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ISBN : 2843045975
Éditeur : Zulma (03/01/2013)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 300 notes)
Résumé :
C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l’auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  18 octobre 2016
Atôra, un petit coin de campagne au nord-est de l'île Honshu, Japon.
Un vieux moine aveugle.
La quiétude d'un jardin zen, les saisons qui avancent se font éternelles.
Un peintre qui transpose son art et celui du jardin sur des éventails.
Des haïkus contemplatifs.
Même une ancienne courtisane, maitresse des lieux.
Les seins d'une jeune femme qui se bercent comme le lys au vent.
Oui, ce roman a tout pour me plaire, tout pour attirer au moins mon attention.
Je m'installe donc dans ce jardin que des âmes millénaires ont contemplé, que le vent a immuablement soufflé de son refrain, la neige étouffé de sa candeur. le vieux moine aveugle psalmodie ses sutras ; le soleil distille ses rayons sur le lac, la belle pucelle aux longs cheveux lisses comme des lianes de saule nage nue ; les grues cendrées s'envolent, je la regarde, l'oeil amoureux, ma bière qui s'évente, l'air qui se fait étouffant.
J'en apprends un peu sur ces êtres qui tournent autour de ce jardin, mais je me sens perdu. Je n'arrive pas à me concentrer. J'y avais mis beaucoup de coeur, trop d'attente certainement, dans cette balade bucolique entre montagne et mer. Je ne connaissais pas encore Atôra, ni même Matabei, disciple du peintre, sérieux candidat pour chavirer l'âme fleurie de cette jeune fille, disciple de la courtisane. Et plus je m'aventurais dans la profondeur de cette toile, plus j'enrageais de rester si froid, presque hermétique, à l'univers décrit par l'auteur. Hubert Haddad éclaire de sa plume ce texte, à moins que cela soit le clair de lune qui illumine ses pages. Je le découvre aussi, mais fait preuve de suffisance face à cette histoire. La motivation ne suffit pas, je manque de concentration et mon esprit s'évade déjà entre les saules et les ormes de ce jardin, l'oeil à la recherche d'une naïade au corps caramélisé par le soleil, blanchi par la neige. Je m'en veux, terriblement, profondément.
Il a fallu qu'un élément se déclenche pour me remettre sur la ligne de flottaison. Les cygnes s'envolent au milieu des canards, les oiseaux chantent toujours innocemment, mais les cigales se sont tus. Les Dieux ont un message, et ma lecture devient subitement plus intéressée. J'oublie la magie des lieux, la jeune femme a disparu, la terre gronde, la vague submerge. Il a fallu donc que ce 11 mars 2011 entre en jeu pour que mon esprit soit capté par ce roman. Triste à dire, triste à lire. La désolation se lit sur les pages qui suivent, la terre inondée, la terre brûlée par le sel, des cadavres, des explosions et des gens que l'on déporte, 10 kilomètres autour, puis vingt, puis trente. Plus personne dans la zone, à part quelques vieux irréductibles qui veulent mourir sur leur terre, ou Matabei qui cherche sa naïade.
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Ellane92
  11 mars 2016
Le narrateur raconte la vie de Matabei, un homme qui, suite à un accident, se retrouve dans la pension de dame Hison, ancienne Geisha, et apprend auprès du jardinier l'art de peindre les éventails et de trouver l'harmonie d'un jardin. le narrateur, Hi-Han, fut lui-même pensionnaire de la maison, et apprit auprès de Matabei son art, avant de s'enfuir à cause d'une femme qui avait séduit son maitre.
Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Hubert Haddad, poète et écrivain, et à mon avis, je me suis trompée sur le livre avec lequel faire sa connaissance. Pour être honnête, je n'ai pas beaucoup (voire pas du tout) d'affinité avec la littérature asiatique, surtout quand elle est "contemplative". D'autre part, je n'aime pas les récits de troisième ou quatrième main : Haddad nous raconte le récit de Hi-Han qui nous conte la vie de Matabei qui nous livre celle du "vrai" maître d'éventails, Osaki Tanako, jardinier de la pension. Je trouve que c'est compliqué, on ne sait jamais qui raconte quoi, ni à quel moment ça se passe.
Ce livre est, grosso modo, divisé en deux parties. La première, qui raconte les passations d'expérience et de sagesse dans la pension de dame Hison, est essentiellement "contemplative", emplie de descriptions du jardin japonais, de la place de chaque essence, de sa couleur, de son intégration dans le tout... Comme je l'ai dit, je ne suis pas assez sage pour que ça me "parle" ou m'intéresse. A noter quand même, dans cette première partie, la galerie de personnages qui vivent à la pension, assez réussie et attachante (de la Coréenne sans enfant qui vit avec ses poupées aux amoureux discret et officieux ou même l'énervant mais drôle commerçant Monsieur Ho), mais pas assez approfondie à mon gout. Cette première partie voit également naitre et se développer la folie amoureuse de Matabei pour une jeune pensionnaire recueillie par Dame Hison, Enjo. Ca, c'est pareil, ça m'échappe : comment un homme qui maitrise tant de sa vie, qui introjecte son environnement, qui "cultive son jardin" (aux sens propre comme figuré) avec tant de rigueur et de minutie peut ne plus se contenir à la vue d'une jolie paire de seins ? La sérénité la plus totale en même temps que la folie amoureuse la plus paroxystique ? En fait, à dire vrai, j'ai trouvé cette folle passion un peu ridicule, comme ça, vue de l'extérieur, entre un vieux monsieur un peu sage qui perd la tête pour une jeunesse pas très sage !
Bref, la seconde partie est celle de la désolation, suite à un tremblement de terre provoquant un tsunami, et celle de l'errance de Matabei sur les ruines de son jardin, à la recherche d'Enjo. J'ai finalement préféré cette seconde partie, plus courte, plus intense émotionnellement (en tout cas, pour moi).
Que dire d'autres sur ce peintre d'éventails ? L'écriture de Haddad est recherchée, parfois alambiquée, ne fluidifiant pas le récit. Les quelques passages sur la peinture sur éventails (il y en a bien moins que sur l'entretien du jardin, mais il semble que ces deux actions ne soient que les deux faces d'une même activité) sont passionnants, et les Haïkus qui y sont inscrits sont inspirés.
Mais je suis globalement déçue de cette lecture...
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kuroineko
  16 mars 2013
Le peintre d'éventail représente un véritable travail d'orfèvrerie littéraire.
Dans la pension de Dame Hison, ancienne courtisane, viennent se réfugier des êtres abîmés. Son auberge et ses environs forment un microcosme où le temps semble s'être arrêté. Une autre caractéristique de l'endroit est le magnifique jardin. Hubert Haddad rend justice à la nature par de superbes descriptions poétiques émaillées de haiku. le jardin, rassemblant en un seul organisme les multiples sortes de jardins japonais, devient un personnage du roman à part entière si ce n'est le personnage principal.
Il est également question ici de la transmission du savoir afin que la beauté ne se perde pas. A travers les expliquations données au jeune Hi Han, Haddad résume les conceptions fondamentales de l'esthétique japonais basées sur la recherche d'une perfection inachevée, dans le respect du concept "wabi sabi", ou recherche de l'élégance épurée.
Si la première partie du roman offre une vision assez contemplative, la seconde partie voit les forces de la nature et des hommes se déchaîner sur cet endroit retiré. Ce presque paradis perdu est alors emporté par la réalité dévastatrice. Pourtant, la vie s'accroche et permet de retrouver la beauté même au coeur de la fange.
J'a découvert cet auteur avec ce livre. Son écriture m'a beaucoup émue par sa grande sensibilité et par la qualité évocatrice de sa poésie.
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Kittiwake
  16 juin 2014
C'est pour fuir les démons qui le hantent et que la vie trépidante du Japon moderne n'a pas la moindre chance d'apaiser que Matabei se réfugie chez Dame Hison, qui règne sur une petite communauté bigarrée, loin des tumultes de la ville sur l'île d'Honshu. La petite pension cache un trésor inestimable : crée et entretenu par Osaki Tanako, un jardin merveilleux réjouit le regard. Dompter la nature et la sublimer en l'immortalisant sur de fins éventails : Matabei est séduit et devient le disciple de l'artiste.
Mais le feu couve sous les cendres et l'harmonie est un équilibre fragile que les passions humaines sont promptes à disloquer. Sans compter qu'un drame autrement plus destructeur viendra douloureusement accréditer la thèse de l'impermanence...
Dans un Japon contemporain, clairement bien connu et compris, le drame collectif vient balayer la vanité des conflits triviaux, animés par des passions dérisoires.
Toute la magie de ce roman est portée par la finesse de l'écriture, aussi précise et artistique que les créations d'Osaki. La poésie et la magie qui se dégagent du teste fait accéder le lecteur à l'émerveillement que produit la contemplation de l'oeuvre picturale du maître des éventails.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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brigittelascombe
  02 mars 2013
Tout est éphémère, même une oeuvre s'abolit d'un simple coup du sort. Seule reste, alors, la transmission du savoir ancestral.
C'est ce passage de l'artisan à l'artiste qui sait capter "l'émotion pure" que transcrit, d'une prose toute poétique, Hubert Haddad dans son roman le Peintre d'éventails.
Un seul et même lieu la pension de Dame Hison (veuve passionnée, courtisane "aux formes pleines") dans la bourgade japonaise d'Atorâ où évolue son microcosme. Plusieurs êtres déchirés s'y croisent: un négociant de thé grand buveur jovial, une vieille fille coréenne qui croit aux esprits et une vieille domestique ancienne planteuse de riz fatiguée. Arrive Matabeï, amant occasionnel (solitaire et silencieux) de Dame Hison. Traumatisé par la perte des siens suite aux bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, puis par un décés accidentel, il deviendra le disciple d'un vieux peintre d'éventails et jardinier (du jardin de Dame Hison qu'il transforme en oeuvre d'art) serein qui connait les harmonies subtiles. C'est l' histoire de Matabei et le drame passionnel attenant (par l'intermédiaire d'une jeune "demoiselle des neiges ou ardente démonne" encore un vieux fou exalté, ressemblant au "il" de le tailleur gris de Andrea Camilleri, mais un "il" artiste inspiré et non banquier ) que nous conte ici Xu Hi-Han, garçon de chambre gauche devenu cultivé et ayant appris "l'éveil" grâce aux bons soins de son "maître".
"Le monde est une blessure" écrit dans l'un des haïkus raffinés (qui parsèment le Peintre d'éventail) Hubert Haddad (écrivain, poète, historien d'art dont le roman Palestine a été couronné par le prix des Cinq Continents de la Francophonie en 2008 et le prix Renaudot du Livre de poche 2009). Ce sont ici des blessures intimes suite à de vrais séismes japonais (Hiroshima, tremblement de terre de Kobé, récent tsunami) à la violence absurde et destructrice qu'expose ici l'auteur.
L'art, moyen d'expression de la pensée, serait-il le talent de retrouver un équilibre en sublimant l'indicible et en "accordant les contraires"?
Le Peintre de l'éventail est à lire dans un sens artistique et dans un sens plus spirituel, celui du zen. le dépaysement, en prime, emporte son lecteur très loin au coeur d'émotions efflorescentes.
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critiques presse (3)
LaPresse   25 mars 2013
Le peintre d'éventail, 25e roman d'Hubert Haddad, est si remarquablement écrit que même le lecteur le plus vorace voudra ralentir la cadence de sa lecture pour mieux le savourer et que l'amateur de jardins en lira et relira toutes les pages.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lhumanite   18 février 2013
Hubert Haddad signe là un magistral roman d’initiation et de transmission, dépaysant à l’envi. 
Et suggère, dans la quête de beauté, le sens possible d’une présence au monde.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Liberation   28 janvier 2013
L’auteur protéiforme a du goût pour les contrées inconnues comme pour tous les genres littéraires, et préfère pétrir la pâte de l’imaginaire, dans un mode hallucinatoire.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (139) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   21 avril 2016
Depuis la fin de l’été, un même rêve tourmentait les nuits de dame Hison. Elle était la femme Trois-pouces, nabote au milieu d’hommes chats tout engrossés d’une vie de bombance qui la manipulaient comme une marionnette. C’est en tirant sur ses longs cheveux qu’ils activaient sa tête et ses membres. Leurs pattes nombreuses empestaient la sauce soja et le poisson ; certains avaient des ongles encrassés qui manquaient l’éborgner. Puis une main plus fine et très blanche s’emparait d’elle et l’emportait loin de cette compagnie, dans la nuit noire, jusqu’aux rives d’un étang plus ténébreux encore, où sa ravisseuses la précipitait avec ce mot d’adieu aux lèvres : « Putain. » Mais elle ne coulait pas, elle flottait parmi ses grands cheveux mêlés de petite fille. Elle dérivait sur l’eau noire, ses beaux habits en guirlande autour d’elle, comme des grues de papiers tombés d’un arbre à vœux. Un silence monstrueux s’étendait alors sur elle et sur le monde…
Dame Hison s’éveilla une nouvelle fois en sueur, le front et la nuque glacés, avec une impression pénible de dépossession. A cette heure nocturne, le jardin exhalait les parfums les plus délectables, chrysanthèmes, seringats, sauges diverses, camélias, orchidées, miel des buddleias, roses encore, avec en embuscade cette senteur mémorable, un peu astringente, de terre retournée d’écorce et de feuilles mortes. Par la baie entrouverte de sa chambre, elle vit une lune très pâle, garante de pluie, glisser sur les hautes brumes. Une chouette hululait au-dessus de la maison ; son aile parfois voilait d’un trait la lune. Elle se dit qu’aucun homme n’aurait connu son prénom, qu’à personne elle ne se serait présentée autrement que dame Hison.
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KATE92KATE92   07 août 2014
p. 117/118
Le chemin grimpait maintenant entre les buissons de fusains, d'aralias et de houx, parmi des rochers d'inégales dimensions émergeant des mousses et des lichens ambrés, avec en arrière-plan des pins parasols et des cèdres nains. Il ne pouvait qu'admettre une fois de plus la souveraineté de la nature. Jardiniers et maîtres paysagers s'épuisaient en vain dans l'imitation de son aspect sauvage. Tant d'harmonies et d'heureux contrastes n'étaient pas dus au seul hasard : des millénaires d'ajustement avaient façonné ces abords jusque dans la sensibilité de générations contemplatives. Seules, la foudre, les intempéries ou la dégénérescence liée à l'incurie humaine pouvaient s'attaquer au paysage. Mais une magie native remodelait vite ces espaces. La nature respirait de tous les souffles de la montagne. Son énergie calme était comme la pensée des éléments, un dialogue entre ciel et terre. Matabei s'immobilisa, l'esprit aux aguets. Une bourrasque échevela un cèdre pleureur aux lianes d'or : portées par le vent, les cloches d'un sanctuaire shinto tintèrent en même temps que sifflait le milan. A quelle fin les signes du monde, coïncidaient-ils ?
(...)
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le_Bisonle_Bison   24 août 2016
Il y eut une troisième explosion le lendemain à l’aube. Une épaisse fumée tournoya dans l’azur à peine voilé de brume et, chassée par le vent d’est, alla coiffer la première montagne d’un panache en forme de cortinaire. Matabei avait entrouvert les paupières sur la clarté bleuâtre tombant des fenêtres. Le chant éperdu des oiseaux de la forêt laissé croire à l’innocence du jour. Il avait rêvé de son vieux maître aux cendres délavées qui lui parlait de nuages et des fleurs de la mémoire. Ce qui se passait dans le territoire d’Atôra excédait toute raison ; la terre et l’océan étaient venus à bout des espérances humaines. Du littoral déserté s’étendait une haleine de mort.
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le_Bisonle_Bison   04 septembre 2016
A force d’immobilité muette, longtemps après la dernière goutte de pluie, le jardin nocturne reprit autour d’eux sa magique présence et les amants soupirèrent, chacun dans ses pensées, tandis que le feuillage naissant des saules et des ormes frissonnait doucement sous la clarté revenue de la pleine lune. 
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PiatkaPiatka   17 juillet 2014
Pas plus qu'un dictionnaire des mots de saisons ne procure les émotions justes au haïkiste, les livres de recettes ne sauraient donner d'esprit à l'apprenti cuisinier. Mais épier une ancêtre aux mains déformées en train de couper le poisson cru fera de vous un maître du couteau. [...]
Ses gestes me fascinaient par leur minutie grelottante.
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