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ISBN : 284805204X
Éditeur : Sabine Wespieser (30/11/-1)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Tous ceux qui ont fréquenté l’atelier du peintre Ivor Woodall, au Cap, s’interrogent sur les causes de sa mort brutale, à quarante-deux ans. Notamment deux formidables figures féminines : Stella, obsédée par la chanson de Miriam Makeba – Love Tastes Like Strawberries – et Françoise, une jeune Rwandaise, qui avec sa sœur Doudou, tente de retrouver un équilibre.
Après L’Église des pas perdus (Sabine Wespieser éditeur, 2006), Rosamund Haden, revient avec un roma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  30 avril 2016
Ce roman met en scène Stella et Françoise, deux jeunes femmes fort différentes que le hasard réunit le vendredi soir dans l'atelier d'un peintre pour des cours de dessins.
L'une est une afrikaner trentenaire qui écrit des chroniques pas bien sérieuses pour un magazine féminin. Elle a tendance à mentir comme elle respire et se complaît dans un état anxieux aggravé par la mort récente de sa mère.
L'autre, toute juste la vingtaine, a traversé quatre pays, des fleuves et des rivières en compagnie de sa petite soeur pour fuir le génocide rwandais. Elle doit assurer leur survie comme elle peut en trouvant des petits boulots.
L'auteur joue sur sur cette différence qui fait contraster la frivolité de l'une et la gravité de l'autre pour construire son roman.
Alors que Stella ressasse un souvenir d'adolescence sans grande importance, les souvenirs qui remontent à l'esprit de Françoise, eux, sont terribles. Mais malgré leurs divergences, les deux femmes ont une préoccupation commune et universelle: l'amour, bien sûr...
Entre passé proche et réminiscences anciennes, l'intrigue s'attache surtout à dépeindre les chassés croisés amoureux les reliant toutes deux à Ivor, Timothy, Luke et Jude qui fréquentent eux aussi le cours de dessin. Des amours assez libres ne s'embarassant ni de l'âge, ni du sexe ou de la couleur de peau car au Cap, les fraises ont l'air de se manger en salade.
Cette histoire qui transporte de l'Afrique du Sud au Rwanda en passant par la Grèce, paraît de prime abord fort complexe mais s'avère plutôt simpliste et finalement un peu décevante. Il lui manque un peu de profondeur pour être totalement séduisante.
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ValerieLacaille
  08 juillet 2016
Rosamund Haden signe là un formidable portrait croisé de femmes dans ce doux roman dont le titre est tiré des paroles de la chanson de Miriam Makeba, "Love tastes like strawberries", aux accents planants, entre sonorités hippies et langueur de l'Afrique du sud.
Françoise, jeune Rwandaise réfugiée au Cap avec sa chère soeur, Doudou, essaie de joindre les deux bouts entre son travail de caissière chez Spar et ses heures de pose en tant que modèle pour Ivor Woodal. de mère tutsie, elles avaient fui leur pays après que la nouvelle épouse hutue de leur père ait commandité leur élimination. Après des jours d'errance, de peur, de faim et de soif, elles sont inséparables et tentent de se construire un destin.
De l'autre côté du chevalet, voici Stella, qui essaie, elle, de faire le deuil de sa mère, ancienne maîtresse d'Ivor. Leur relation alors qu'elle n'était alors qu'une adolescente l'a profondément marquée et en entrant dans le sillage de l'artiste, c'est à la fois un questionnement sur l'amour et une réflexion sur elle-même qu'elle va mener, afin de trouver son propre équilibre, jusque là défaillant.
Un roman savoureux comme une coupe de fraise légèrement sucrée... avec une touche de chantilly à la dernière page!
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Norlane
  15 septembre 2016
Un air de Bridget Jones en Afrique du Sud, avec un côté plus dramatique : la perte d'une mère, la construction d'une ado, deux gamines ayant dû fuir le Rwanda.
Lecture mitigée : des pages, des phrases, m'ont enthousiasmée, tombant pile dans ma vie comme savent parfois le faire les livres, mais la narration - mélange de présent et de flashbacks bizarrement agencés - m'a finalement laissée à la surface des relations tissées dans ce groupe de dessin pas si amical. Et puis, l'histoire de Stella m'a paru moins intéressante que celle de Françoise et Doudou alors que c'est la 1ère que nous suivons le plus...
(et aïe, la grosse faute d'orthographe au détour d'une phrase...)
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tomsoyer
  20 février 2019
Un bon roman qui relate la vie des modèles d'Igor qui donne des cours de dessin..
Plein de thèmes sont abordés
L'Amour , les secrets de famille , l'errance de jeunes à qui la vie de sourit pas toujours , l'argent , la drogue etc.
J'ai été un peu déçue nous n'apprenons pas grand chose du Rwanda .
Les retours chronologiques m'ont aussi un peu perdue surtout au début du roman.
Je lirai quand j'en trouverai le temps "l'église des pas perdus"
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itzamna
  04 décembre 2016
Rosamund Haden, auteure sud africaine, nous offre ici un roman polyphonique où se répondent les voix de Françoise et Stella, les deux jeunes femmes sur lesquelles repose ce récit. Nous sommes au tout début des années 2000 et toutes deux participent au cours de dessin d'après modèle dispensé par Ivor Woodall, peintre réputé du Cap. L'une est modèle, l'autre s'essaye au dessin. Toutes deux sont plutôt discrètes, à la recherche d'un nouvel équilibre dans leur vie bouleversée par la guerre et la fuite pour l'une, Françoise, et par la mort d'une mère, pour Stella. Les deux jeunes femmes se croisent sans jamais se rencontrer réellement : l'une pose, l'autre dessine. Françoise, de mère Tutsie, a fuit le Rwanda, son père et sa belle-mère, Hutue pleine de haine et de violence. Elle garde espoir de retrouver sa mère, Tutsie, qui avait fuit le pays au début de la guerre. Stella, elle, a perdu sa mère quelques mois plus tôt, et tente de faire son deuil de cette mère artiste elle-même, pleine d'assurance et de confiance en elle, qui confisque à Stella son premier amour d'adolescente mal dans sa peau.
Ce sont deux parcours qui se croisent au long des 400 pages du livre : l'une, Françoise, qui cherche ses racines et sa mère, aura grandit trop vite dans un monde de violence où elle se retrouve responsable d'une soeur insouciante et égoïste, Doudou ; l'autre, Stella, essaye de faire le deuil de sa mère et de son amour d'adolescente, Ivor justement, rencontré au cours d'un voyage en Grèce. Des pages doivent se tourner, qui impliquent souffrance et résignation.
Ce roman est riche, les portraits de femmes sont touchants, les caractères sont forts, plus ou moins aimables, rien n'est lisse. Beaucoup de choses s'expriment, grâce aux personnages, au contexte de cette ville, du pays, du continent. Il y est question de la guerre, de la pauvreté, de la mort, de l'amour, de l'amitié, de la jalousie, de l'art...
Une belle découverte qui me donne envie de lire l'autre roman de Rosamund Haden, L'église des pas perdus.
Lien : http://itzamna-librairie.blo..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   13 février 2017
Couchée sur le dos, elle tente de respirer calmement. Elle pense à Timothy pour chasser ses cauchemars. Mais ils trouvent le moyen de revenir. Elle ne peut contrôler le mouvement de sa pensée. Ses souvenirs ont leur vie propre. Comme les eaux d'une rivière, ils l'emportent sans qu'elle puisse s'arrêter avant les rapides qui, elle le sait, commencent juste après la courbe. Elle ne peut que retenir son souffle et s'abandonner au courant.
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NikozNikoz   16 novembre 2016
Je trouvais ça existant, les cours de dessin, d'après modèle.
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ValerieLacailleValerieLacaille   07 juillet 2016
Doudou lui tient la main dans le noir. Un rituel inauguré dans la forêt, et auquel elles n'ont jamais renoncé. Elles ont trop peur de ce qui arriverait si elles y renonçaient.
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Video de Rosamund Haden (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rosamund Haden
Rencontre avec Diane Meur autour de L' Amour a le goût des fraises de Rosamund Haden (traduit de l'anglais Afrique du sud. Sabine Wespieser 2016) et de la Vie hors du temps de Tezer Özlü (traduit de l'allemand. Bleu Auteur 2014), animée par Pierre Vanderstappen du Centre Wallonie Bruxelles. Captation et montage Frisnel Enkary.
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