AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 978B00FN3N0KQ
Gallimard (30/11/-1)
4.22/5   134 notes
Résumé :
Qu'est-ce que la philosophie antique ? A cette question, la tradition universitaire répond par une histoire des doctrines et des systèmes - réponse d'ailleurs très tôt induite par la volonté du christianisme de s'arroger la sagesse comme l'ascèse. A cette question, Pierre Hadot apporte une réponse tout à fait nouvelle : depuis Socrate et Platon, peut-être même depuis les présocratiques, jusqu'au début du christianisme, la philosophie procède toujours d'un choix init... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
4,22

sur 134 notes
5
14 avis
4
3 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
0 avis

Unhomosapiens
  17 janvier 2018
Magistral ! Comment comprendre la philosophique antique. Pierre Hadot resitue magnifiquement cette philosophie dans son contexte. Avec cette grande question sous-jacente : pourquoi l'enseignement de la philosophie de nos jours se résume à une série de cours théoriques sur les textes de certains philosophes sans plus aucun rapport avec une existence en relation avec leurs préceptes. Hadot l'explique par le christianisme venu peu à peu remplacer les valeurs antiques, reléguant ainsi Platon ou Aristote dans des discours déconnectés de leurs réalités.
C'est écrit simplement, de manière facilement accessible. C'est un de ces auteurs qui nous rend plus intelligents. Mieux que tous ces cours théoriques, souvenirs d'un enseignement d'état, de plus en plus défaillant.
Commenter  J’apprécie          420
5Arabella
  24 mars 2021
Grand spécialiste de la pensée antique, Pierre Hadot développe dans ce livre sa conception de la philosophie antique. Il différencie la philosophie comme mode de vie, un idéal de « bonne vie » et la philosophie en tant que discours. Il insiste sur l'importance de la philosophie comme une pratique de vie, un exercice spirituel, dans l'antiquité. le discours philosophique théorique ne peut être coupé selon lui d'un art de vivre : sa production relève du mode de vie philosophique, constitue une sorte d'exercice, dans lequel atteindre une hypothétique vérité est moins essentiel que de questionner. D'où les nombreuses dissonances voire incohérences, y compris au sein d'écoles de philosophie, où il ne s'agit pas de produire un corpus de doctrines incontestables et immuables, mais de chercher, mettre en cause et se mettre en cause.
Pierre Hadot passe en revue les différentes écoles de philosophie antiques en partant de ce présupposé. Il aborde la figure de Socrate, qui est en quelque sorte le mythe primitif du philosophe, celui qui revendique de ne rien savoir, mais qui pousse les autres à s'interroger sur eux-mêmes. Il aborde Platon et l'Académie, Aristote et le Lycée, les épicuriens, stoïciens, cyniques, sceptiques. Il met en évidence le choix de vie qu'implique l'adhésion à telle ou telle école, l'éthique que cela suppose, les exercices auxquels cela donne lieu. Et résume tout de même les doctrines, les points théoriques abordés par ces différentes écoles.
Enfin, il se projette à la fin de l'antiquité, et étudie le rapport de la philosophie et du christianisme, ce dernier se définissant en fin de compte comme une philosophie, « la philosophie » ultime en somme, puisque inspirée par Dieu. Et qui s'accompagne d'un mode de vie, le mode de vie chrétien, auquel le discours philosophique donne un appui en vue de sa réalisation. C'est sur ce terrain de mode vie que la religion chrétienne vide en quelque sorte la philosophie antique de sa substance, la réduisant à un discours, à un contenu théorique, puisqu'il ne peut y avoir qu'un seul mode de vie acceptable, le chrétien. Même s'il est possible au chrétien de reprendre quelques bonne pratiques païennes.
La démonstration est brillante, et elle a le mérite de nous faire reconsidérer la perspective scolaire avec laquelle on aborde souvent la philosophie. Même si à certains moments, lorsque Pierre Hadot aborde des pensées très structurées et dont il nous reste suffisamment de traces, de textes, comme le platonisme et l'aristotélisme, l'idée qu'il n'y ait pas là un corpus doctrinal cohérent, qui pouvait être abordé en tant que tel, même s'il pouvait être discuté et en partie modifié, est à mon sens sans doute un peu excessive. La démarche la plus féconde étant pour moi de voir comment les deux dimensions philosophiques mises en évidence par Pierre Hadot s'imbriquent et se complètent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
kouette_kouette
  09 novembre 2020
Allez savoir pourquoi, en cette période où il y en a qui arrivent à se positionner radicalement derrière le "tout ouvert" ou derrière le "tout fermé", j'ai eu envie de reprendre mon initiation philo.

Ce qui est bien avec ce livre, c'est qu'on peut commencer à deviner quel courant nous comblerait.
Rester accroché à la base Socrate/Platon/Aristote.
Avoir envie d'appronfondir une des philosophies hellénistiques, séduit par la continuelle remise en question de l'Académie platonienne, par l'intellect de l'Aristotélisme, par l'indifférence du cynisme, par l'assouvissement des besoins de la chair et l'acceptation du hasard de l'épicurisme, par la morale et l'acceptation du destin du stoïcisme, ou encore par la conclusion de ne rien pouvoir résoudre du septicisme.
Jusqu'ici, l'accroche qu'a pu ressentir le lecteur ne doit pas être étrangère à la forme commune de toutes ces philosophies, à savoir : l'apprentissage par la dialectique, une oralité indispensable, et un mode vie calqué sur ses idées. Je répète (parce que ce point me semble être l'un des plus mis en exergue dans ce bouquin) : le discours et les actes doivent être en accord.
Il n'empêche que le lecteur pourra aussi être inspiré par le temps de la scolastique qui vint ensuite. L'éxégèse des lectures et la systématisation de l'élévation spirituelle. le divin est introduit dans la philosophie.
La philosophie antique se termine avec le christianisme qui semble toutefois être dans une certaine continuité au vu des thèmes abordés jusque-là.

Ce qui est bien avec ce livre, c'est qu'on a la liste d'événements chronologiques de cette époque, un index des noms propres et un index des concepts, permettant de faire des recoupements pour une meilleur compréhension.

Ce qui est moins bien avec ce livre, c'est que l'analyse de Pierre Hadot doit sembler être plus pertinente chez ceux qui ont déjà de bonnes connaissances dans le domaine.
Nonobstant, Aristote a dit : "Ceux qui ont commencé à apprendre enchaînent les formules, mais n'en savent pas encore le sens ; car il faut qu'elles soient parties intégrantes de notre nature [Mot à mot : qu'elles croissent avec nous]. Or c'est là une chose qui demande du temps."
Alors je ne me décourage pas et finis sur une note plus positive.

Ce qui est bien avec ce livre, c'est qu'on apprend le sens réel des citations mises en début de livre. Pour ma part, je retiendrai particulièrement celle de Thoreau :
"Il y a de nos jours des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          183
BlackRadis
  26 décembre 2021
Pierre Hadot commence par dire qu'on réfléchit assez peu dans le cursus scolaire et universitaire à ce qu'est la philosophie.
Lui, le spécialiste de la philosophie antique, s'intéresse au fait qu'autrefois la philosophie était plus un art de vivre qu'une simple théorisation.
La première partie explique ce que Platon a voulu entendre en employant le mot philosophia « désir de la sagesse ».
On a commencé à philosopher aux environs du VI siècle avant JC et avant que le mot n'existe.
Dans le Sud de l'Italie et en Sicile avec des gars comme Parménide et Empédocle.
Le début, c'est quand on a essayé d'expliquer rationnellement l'origine du monde, de l'homme et de la société.
Les Grecs cherchent très tôt aussi à éduquer leur jeunesse (noble) : ce sera le rôle des sophistes.
Platon et Aristote leur reprocheront d'être des professionnels du savoir, apprenant l'art d'argumenter dans un sens comme à son opposé pour convaincre son auditoire (un peu comme à l'ENA, non ?).
Socrate a eu un rôle important dans la définition du philosophe.
Des disciples de Socrate, ceux sont les écrits de Platon qui sont le plus connus : pour leur qualité littéraire ? Pas seulement dit Pierre : aussi parce que celui-ci a créé une école qui a permis de les conserver.
Pierre, comme d'autres (Onfray...), voit de nombreuses analogies entre Socrate et Jésus.
Des gars qui ont eu une vie courte mais une certaine influence ultérieure…
Mais Socrate avais plus d'humour que JC notera Nietzsche.
Le truc de Socrate c'est de dire qu'il ne sait rien (sauf ça justement) et de faire comprendre à ses contradicteurs qu'eux non plus ne savent rien…Ce qui en énerve certains et pourtant il avait du charisme le Socrate…Chacun doit penser par lui-même…Chaque homme a le bien au fond de lui pense Socrate, il faut le faire ressurgir.
Il s'interroge sur la mort, le bien c'est-à-dire sur des valeurs et non sur des concepts…Il ne parle pas de savoir mais de savoir-vivre.
Pierre évoque ensuite « le Banquet » : on y apprend (entre autre) que Socrate tenait drôlement bien la bibine (respect ! Et là c'est Le Breton qui parle).
Socrate dit que toute action de l'homme doit consister à faire le bien.
L'important étant plus l'intention.
Kant développera cette idée de bien moral.
Socrate appelle à se remettre en question : évidemment cela dérange.
Il vivait parfaitement intégré dans la cité avec femmes et enfants.
Il buvait des coups et était un soldat courageux.
Plutarque au IIIème siècle après JC lui rendra hommage en disant qu'il avait montré que la vie quotidienne donnait la possibilité de philosopher.
C'est dans le « Banquet » (sous l'influence de Socrate) que Platon va donner un nouveau sens au mot philosophie.
Le sage et les dieux n'ont pas besoin de philosophie car ils sont déjà sages, l'insensé non plus car il se croit sage : le philosophe c'est le gars entre les deux.
Pour Platon, la philosophie ne peut se faire qu'avec une communauté de vie et un dialogue entre maîtres et disciples.
L'idée de Platon et de son académie est politique : il pense qu'en éduquant les gens influents on peut faire bouger les choses.
La différence avec les sophistes c'est que, dans un souci d'égalité, c'est gratuit.
Le dialogue a pour but de s'élever vers un compromis qui rapproche du logos (l'art de la pensée verbale juste) : il ne s'agit donc pas d'un savoir en soi.
Influencé par Socrate, il veut que ce savoir soit tourné vers le bien et l'amélioration de soi.
Dormir et manger peu, accepter le malheur, renoncer aux plaisirs des sens : voici quelques exercices (pas très folichon faut admettre) proposés par Platon.
La philosophie prépare à mourir car comme dans la mort, il pense que la philosophie entraîne un détachement de l'âme au corps.
Pierre s'intéresse ensuite à Aristote.
La différence de son école c'est qu'il n'y a pas de projet politique, Platon pense que le philosophe doit faire de la politique, Aristote qu'il doit l'influencer.
Son étude est faite d'observation pour voir où se trouve Dieu ….
Pierre s'intéresse ensuite aux écoles hellénistiques.
Environ d'Alexandre le Grand à la domination romaine : du 4ième S au 1er S av JC.
Vers la fin du 4ième siècle, presque toute l'activité se concentre à Athènes, dans les quatre écoles fondées par Platon (l'Académie), Aristote, (le Lycée), Par Epicure (le Jardin) et Xénon (la Stoa).
A cela il faut ajouter deux autres courants qui se différencient par le fait qu'ils n'ont pas d'écoles propres : les sceptiques et les cyniques.
Chaque école propose un véritable mode de vie.
Les cyniques, contrairement aux autres écoles, proposent une véritable rupture dans le comportement même. Ils n'hésitent pas, par exemple, à se masturber sur la voie publique.
« Diogène c'est Socrate devenu fou » aurait dit Platon.
Pyrrhon lui aussi était quelque peu excentrique : il n'enseigne pas, il se contente de vivre et a des disciples qui imitent son mode de vie. Son créneau l'indifférence : ne comptez pas sur lui pour vous secourir si vous vous noyé. Il aime la solitude et pour lui tout se vaut.
Le bien, le mal : une affaire de convention qu'il faut dépasser.
Les épicuriens croient en des dieux qui n'interviennent pas. le but du philosophe est de leur ressembler. Ils croient en l'atome.
Les stoïciens sont indifférents mais à la différence des sceptiques, cette indifférence ne concerne pas le bien moral qui est une valeur absolue.
Les adeptes d'Aristote ont une vision encyclopédique des choses.
Les sceptiques préfèrent suspendre leur jugement car raisonner en termes de bien ou de mal c'est fatigant. Leur philosophie n'est pas un discours mais purement un mode de vie.
Pierre parle ensuite du néo-platonisme : on commence à étudier les textes (de Platon notamment) avec toujours pour objectif de s'améliorer.
Le néoplatonisme et le christianisme s'oppose, sauf sur le fait qu'il faille une intervention divine pour sauver l'homme.
Pierre évoque ensuite les exercices spirituels qui selon lui (même si les preuves sont difficiles à rassembler) ressemblaient plus à du yoga qu'à du chamanisme.
Le but à atteindre, quelle que soit l'école, est la sagesse.
Le sage se contente de peu et supporte la solitude.
Ensuite, le philosophe évoque le christianisme comme philosophie révélée…car cette religion est à la fois un discours et un mode de vie de "comment faire attention à soi-même".
Lentement, la philosophie n'est plus devenu que concepts et théories et c'est ainsi qu'elle est enseignée à l'université.
Mais il y a toujours des personnes qui contestent ce mode d'enseignement et qui se réclame de la philosophie Antique.
Pendant le siècle des Lumières certains philosophes et particulièrement Kant reviendront sur le fait que l'enseignement philosophique ne doit pas être que pure théorie.
Bref, n'attendons pas d'avoir écrit « Critique de la raison pure » et inspirons nous des « Antiques » pour mener une vie philosophique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
michelblaise
  31 août 2020
L'ouvrage de Pierre Hadot "Qu'est-ce que la philosophie antique ?" (Folio essais, 1995) est une excellente "introduction", tout à fait abordable, à la philosophie antique et, plus particulièrement, à celle de Socrate - Platon et d'Aristote.
Je la recommande à ceux qui désirent s'aventurer, ensuite, au-delà de l'antiquité, à la découverte de penseurs post-socratiques. La philosophie est une discipline en constante évolution, mais si l'on devait dater son "point de départ" de notre pensée commune, il convient, indéniablement, de considérer qu'elle est née il y a 2.500 ans avec Socrate dont toute pensée et démonstration philosophique ou métaphysique ne peut faire l'économie.
Bonne lecture.
Michel.


Lien : https://fureur-de-lire.blogs..
Commenter  J’apprécie          230

Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   06 mars 2021
L'expérience stoïcienne consiste dans une prise de conscience aiguë de la situation tragique de l'homme conditionné par le destin. Apparemment, nous ne sommes libres de rien, car il ne dépend absolument pas de nous d'être beaux, forts, en bonne santé, riches, d'éprouver le plaisir ou d'échapper à la souffrance. [......]
Mais il y a une chose, une seule chose, qui dépend de nous et que rien ne peut nous arracher, c'est la volonté de faire le bien, la volonté d'agir conformément à la raison. [.....]
La volonté de faire le bien est la citadelle inexpugnable, que chacun peut édifier en lui-même. C'est là qu'il trouvera la liberté, l'indépendance, l'invulnérabilité, et valeur éminemment stoïcienne, la cohérence avec soi-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
UnhomosapiensUnhomosapiens   17 janvier 2018
L'institution universitaire conduit à faire du professeur de philosophie un fonctionnaire dont le métier consiste, en grande partie, à former d'autre fonctionnaires ; il ne s'agit plus, comme dans l'Antiquité, de former au métier d'homme, mais de former au métier de clerc ou de professeur, c'est-à-dire de spécialiste, de théoricien, détenteur d'un certain savoir, plus ou moins ésotérique. Mais ce savoir ne met plus en jeu toute sa vie, comme le voulait la philosophie antique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
kouette_kouettekouette_kouette   04 novembre 2020
[...] la philosophie apparaît comme une thérapeutique des soucis, des angoisses et de la misère humaine, misère provoquée par les conventions et les contraintes sociales, pour les cyniques, par la recherche des faux plaisirs, pour les épicuriens, par la recherche du plaisir et de l'intérêt égoïste, selon les stoïciens, et par les fausses opinions, selon les sceptiques. Qu'elles revendiquent ou non l'héritage socratique, toutes les philosophies hellénistiques admettent avec Socrate que les hommes sont plongés dans la misère, l'angoisse et le mal, parce qu'ils sont dans l'ignorance : le mal n'est pas dans les choses, mais dans les jugements de valeur que les hommes portent sur les choses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
enkidu_enkidu_   22 août 2014
Selon Plutarque, Platon et Aristote faisaient culminer la philosophie dans une « époptique», c'est-à-dire, comme pour les mystères, dans la révélation suprême de la réalité transcendante.

Il semble donc bien que, depuis le début du Ile siècle apr. J.-C., et plusieurs témoignages nous le prouvent, la philosophie ait été conçue comme un itinéraire spirituel ascendant, qui correspond à une hiérarchie des parties de la philosophie. L'éthique assure la purification initiale de l'âme; la physique révèle que le monde a une cause transcendante et invite ainsi à rechercher les réalités incorporelles; la métaphysique ou théologie, appelée aussi époptique, puisqu'elle est, comme dans les mystères, le terme de l'initiation, apporte finalement la contemplation de Dieu. (p. 238)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
enkidu_enkidu_   22 août 2014
Pour les Anciens, on est philosophe non pas en fonction de l'originalité ou de l'abondance du discours philosophique que l'on a inventé ou développé, mais en fonction de la manière dont on vit. Il s'agit avant tout de devenir meilleur. Et le discours n'est philosophique que s'il se transforme en mode de vie. (p. 266)
Commenter  J’apprécie          120

Videos de Pierre Hadot (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Hadot
Pierre Hadot : La simplicité comme exercice spirituel.
Pierre Hadot : La simplicité comme exercice spirituel. "La vie comme elle va" du 3 janvier 2002. Francesca Piolot s'entretient avec Pierre Hadot, philosophe, spécialiste du stoïcisme ancien et du néoplatonisme, professeur honoraire au Collège de France, il est l'auteur notamment de "Exercices spirituels et philosophie antique", "La citadelle intérieure", "Qu'est-ce que la philosophie antique ?"
"Le monde et la raison, dit Merleau-Ponty, ne font pas problème? Disons si l'on veut qu'ils sont mystérieux, mais ce mystère les définit, il ne saurait être question de le dissiper pour quelque solution, ils sont en-deça des solutions. La vraie philosophie est de rapprendre à voir le monde." Réapprendre à voir le monde en toute simplicité ? C'est à cet exercice spirituel que nous nous livrerons en compagnie de Pierre Hadot, philosophe, auteur notamment de "La philosophie comme manière de vivre".
La chronique du jeudi 3 janvier 2002: "la simplicité : la valeur d'une illusion" Sur le thème de La Simplicité, une méditation philosophique en trois temps : - Rien n'est simple - C'était si simple - Soyons simples !
+ Lire la suite
>Philosophie antique, médiévale, orientale (372)
autres livres classés : philosophie antiqueVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
396 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre