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Henry Horejsi (Autre)
EAN : 9782070366767
384 pages
Gallimard (09/07/1975)
3.83/5   236 notes
Résumé :
Le brave soldat Chvéïk (Dobrý voják Švejk) est un roman satirique inachevé de l'écrivain tchèque Jaroslav Hašek (1883-1923), publié en quatre tomes de 1921 à 1923. Les trois premiers tomes sont intégralement de l'auteur, tandis que le quatrième a dû être achevé après sa mort par son ami Karel Vanek.
L'œuvre relate sur le mode de l'absurde et du grotesque les pérégrinations de Josef Chvéïk, brave Tchèque de Prague vivant à l'époque de la Grande Guerre, sous la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
3,83

sur 236 notes
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LambertValerie
  23 juillet 2021
Quel bon moment de lecture en compagnie du soldat Chvéïk.
Jarosaslav Hasek, nous emmène avec son soldat, un personnage burlesque, un être naïf, considéré comme " un imbécile épique" dans l' odyssée ou ses tribulations cocasses au lendemain de l'attentat de Sarajevo qui a coûté la vie à l'archiduc Ferdinand.
Jaroslav Hasek, tout come son héros le soldat Chvéïk sont tous les deux tchèques et sont coincés dans ces états centraux sous la férule de l'empire Austro-hongrois.
Notre auteur avec un humour mordant et incisif se moque de cette monarchie Austro-hongroise qui sombrera dans la première guerre mondiale.
N'hésitant pas à railler l'empereur, le traitant d'idiot, cette belle réplique : " Probable qu'il ne sait même pas qu'il y a une guerre... Il a la tête fatiguée, le vieux"
Tout le talent de Hasek est de nous faire rire ou sourire de l'idiotie. Car c'est le même trait commun de notre soldat qu'on traite d'idiot notoire. Sauf qu'on comprend bien que Chvéïk n'est pas si idiot que ça.
Il y a des moments savoureux dans les tribulations de notre homme, notamment quand il devient l'ordonnance d'un prêtre militaire.
Hasek n'y va par quatre chemins pour dénoncer tout ce que l'on peut faire avaler aux soldats pour partir à la guerre la fleur au fusil. La messe sur le champ militaire vaut son pesant d'or.
Au final, un très bon livre qui manie une langue et une verve aïgue pour dénoncer les boucheries et tueries des guerres au détriment de " la chair à canon".
Je vous recommande vivement cet petit opus.

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pdemweb1
  03 janvier 2015
Jaroslav Hasek avec le brave soldat Chvéïk a écrit un pamphlet contre la police, la religion et l'armée. Pour les cents ans de la première guerre mondiale, ce pamphlet donne le point de vue de l'auteur qui l'a vécu.
Ce pamphlet ne me fait pas rire, car la révolte de Jaroslav Hasek est trop présente. Avec les boniments et les expériences et des rencontres du soldat Chvéîk, je retiens la vie difficile de des Pragois durant l'Empire Austro Hongrois.
La crainte était d'une lire une farce, mais sans doute parce que Chvéïk n'est pas omniprésent, que la vie des autres personnages est développée, la lecture est intéressante, et même si le métier de vendeur de chien a disparu.
Commenter  J’apprécie          374
jamiK
  27 septembre 2017
Ce roman est un pamphlet burlesque et hilarant contre la guerre, l'armée, le pouvoir, et la religion. le personnage du Soldat Chveik me fait penser à ces personnages du cinéma muet de la même époque, des Charlie Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy... Un benet plein de bonne volonté, qui n'en rate pas une. L'histoire se passe en 1914, un praguois se retrouve après maintes péripéties enrôlé dans l'armé austro-hongroise. Jasroslav Hasek joue sur le côté idiot du personnage, sorte de grand naïf un peu simplet, Panurge, Candide, Charlot... qui trouve toujours une anecdote à raconter dans chaque situation, le burlesque dérive régulièrement vers l'humour noir. Les personnages secondaires sont aussi délirants, en particulier l'aumonier ivrogne qui ne crois pas en Dieu. Les beuveries s'enchaînent à un rythme effréné. Certains aspects de l'histoire ont une part d'autobiographique comme les dérives alcooliques et les vols de chiens. Derrière cette suite de situations loufoques et rocambolesques, ressort un petit bijou de satire politique et sociale totalement désopilante.
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moravia
  11 décembre 2016
Je viens de relire ce brave soldat Chvéïk. J'ai parfois ri jusqu'aux larmes. C'est dire combien le livre est réjouissant.
Je vous déclare avec obéissance Monsieur Hašek que je vous accorde les cinq étoiles.
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Yunnlith
  09 octobre 2015
Figure extrêmement importante en Tchéquie ; lecture obligatoire dans leurs écoles ; j'étais curieuse de montrer cette traduction à une Tchèque venue en Erasmus, et, le scandale passé, elle m'a dit que l'unique traduction disponible pour le moment est plus proche d'une réécriture totale que d'une traduction valable. de ce roman si cher à son coeur, elle n'a pratiquement rien retrouvé. On peut donc déduire, outre qu'une nouvelle traduction est on ne peut plus nécessaire, qu'au fond, nous savons peu de choses sur la véritable oeuvre ; à la rigueur, c'est une réécriture parfaitement française que nous avons là.
Cet aspect mis en évidence, que dire de cette francisation ? La lecture m'a plu. A l'absurde ambiant, se mêle une certaine intelligence, un certain paradoxe notamment incarné par le personnage de Chveïk, pourtant idiot notoire. J'ai peu de connaissances de l'Histoire de la Tchéquie, mais si elle est nécessaire pour une meilleure compréhension du texte, son absence n'entrave pas le plaisir de la lecture.
L'auteur, ayant pris des années à noter les petites histoires populaires dans des tavernes, semble se donner à coeur joie de les utiliser dans des digressions constantes ; et là réside mon premier avertissement : si vous êtes adeptes des récits allant droit au but, et clairs, vous risquez d'être frustré par cette oeuvre, car ce n'est pas du tout son propos. Un homme désireux de se battre pour sa patrie, mais sans cesse éloigné de son but ; voilà l'histoire (qui ne devait pas avoir de fin) en une phrase, et toute la raison d'être de ces digressions.
Mon deuxième avertissement : ce n'est pas un roman "fort en émotions". Si c'est ce que vous recherchez, écartez-vous-en.
Si vous aimez l'absurdité, les anecdotes populaires, l'humour, les sophismes et toute autre chose allant dans cet ordre, en revanche, essayez donc ; vous risquez de passer un bon moment.
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   11 février 2018
- Vous avez lu?
- Non, je n'ai rien lu?
- Mais vous savez la nouvelle?
- Non.
- Enfin, vous savez bien ce que je veux dire?
- Non, je ne m'occupe de rien du tout.
- Mais ça devrait vous intéresser tout de même, voyons?
- Je ne m'intéresse à rien de rien. Le soir je fume tranquillement mon cigare, je bois mes demis de bière, je dîne, mais je ne lis pas. Les journaux mentent. À quoi bon me fatiguer la tête?
- Alors, vous ne vous intéressez même pas à cet assassinat à Saraïévo?
- Aucun assassinat ne m'intéresse, qu'il ait lieu à Prague, à Vienne, à Saraïévo ou à Londres. Pour ça, il y a les autorités! Les tribunaux et la police. Moi, ça ne me regarde pas. S'il se trouve des types assez imbéciles pour aller se faire tuer n'importe où, c'est bien fait pour eux. Il n'est pas permis d'être crétin à ce point-là.
+ Lire la suite
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SachenkaSachenka   10 février 2018
- Quoi donc? fit-il.
- Eh bien, notre Ferdinand... il n'y en a plus!
[...]
- Jésus-Marie, n'en v'là d'une nouvelle! s'écria Chvéïk. Et où est-ce que ça lui est arrivé, à l'archiduc, voyons?
- À Saraïévo. Des coups de revolver. Il y était allé avec son archiduchesse en auto.
- Ça, par exemple! Ben oui, en auto... Vous voyez ce qu'c'est, m'ame Muller, on s'achète une auto et on ne pense pas à la fin... Un déplacement, ça peut toujours mal finir, même pour un seigneur comme l'archiduc... Et surtout à Saraïévo! [...]
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SachenkaSachenka   13 février 2018
- Je suis innocent, je suis innocent! répéta l'homme aux poils hérissés.
- Jésus-Christ aussi était innocent, répondit Chvéik, et on l'a crucifié quand même. Depuis que le monde existe, c'est toujours et partout des innocents qu'on s'est le plus foutu. Maul halten und weiter dienen! comme on disait au régiment. C'est encore ce qu'il y a de mieux et de plus chic.
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pdemweb1pdemweb1   03 janvier 2015
Je vous déclare avec obéissance, mon lieutenant, que je suis excessivement content, répondit le brave soldat Chvéïk ; cela sera quelque chose de magnifique quand nous tomberons ensemble sur le champs de bataille de Sa Majesté l'empereur et son auguste famille impériale et royale ...
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LambertValerieLambertValerie   22 juillet 2021
A chaque exécution d'un condamné à mort assiste un prêtre qui l'obsède de sa présence...
Et en tous ces lieux les serviteurs des Églises brandissent leurs crucifix comme pour dire: " On va te couper la tête, von va te pendre, on va t'égorger, ton corps va être traversé par 15 000 volts, mais ta souffrance n'est rien du tout auprès de celle du Crucifié."...
Et les abattoirs de la Grande Guerre n'ont pu fonctionner non plus sans la bénédiction des prêtres.
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Blanche Cerquiglini présente Les aventures du brave soldat Švejk de J
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