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EAN : 9782715228894
232 pages
Éditeur : Mercure de France (10/02/2011)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Un autoportrait de l’écrivain à travers treize moments fondateurs de sa vie : journées de fête, nuits blanches, maladies, ravissements, ivresses ou encore solitude. Un voyage initiatique qui conduit le lecteur tantôt en bordure d’une forêt près de Laon, tantôt dans une chambre d’enfant au Niger ou dans un collège en Alsace, mais aussi dans un pensionnat militaire ou un train de nuit pour l’Italie
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lolitalaura
  06 janvier 2018
Bon, il faut absolument que je fasse une critique sur ce livre. C'est ce que je me dis depuis que je l'ai terminé, il y a deux nuits. Mais les mots ne viennent pas facilement, alors je vais essayer de bricoler quelque chose. Je ne peux pas faire autrement. C'est un peu comme au début du livre, quand un tout jeune Yannick se trouve dans l'incapacité d'écrire ce qu'il ressent ; sauf que, dans mon cas, une page blanche ne me semble pas appropriée.
Ce que je peux dire avec certitude, c'est que le Sens du Calme va devenir mon compagnon de voyage, et ce même si je ne prends pas l'avion. Je vais l'emmener partout, non pas comme un talisman (la place est déjà prise), mais plutôt pour ne pas oublier la raison de ma volonté d'être libre. C'est le troisième livre de Yannick Haenel que je lis ; ayant adoré ses précédentes oeuvres et m'étant renseignée sur lui, ayant lu des critiques et vu des interviews, je me disais que j'avais fait un rapide tour de ses horizons idéologiques, que j'allais sûrement apprécier ce livre assez mystérieux (le résumé n'aide pas beaucoup, mais il intrigue). Ce que je savais, en ouvrant le Sens du Calme, c'est que j'avais affaire à une sorte d'essai qui allait traiter de la parole, du langage, et finalement de la littérature au sens large du terme. Je me disais que j'allais passer un sympathique moment, à sourire de temps en temps, à apprécier la prose de Yannick, que j'aime tant. Mais je ne m'attendais pas à ça. Au départ, cela ressemblait assez à ce que j'avais prévu, l'aspect autobiographique fort sympathique en plus, qui effectivement m'a fait sourire, plus d'une fois. L'ambiance était chaleureuse, je me retrouvais un peu, voir beaucoup dans les digressions de Yannick... Et puis, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais au lieu de rester tranquillement à bavarder d'une douce folie s'apparentant peut-être à un genre de clairvoyance, j'ai débarqué au coeur des choses. C'est comme si vous alliez à une exposition sympa, et que vous vous retrouviez à l'intérieur d'un magnifique tableau, au centre de la scène représentée. Mon esprit avait deux choix : penser que Yannick Haenel était tout à fait dingue, et refermer son livre; ou admettre que ce dont il parlait existait bel et bien, et m'embarquer avec lui dans ses expériences autour d'une chose à laquelle, j'en suis intimement persuadée, beaucoup de gens ne croient pas, ou ne veulent pas admettre qu'elle existe de cette manière. Je suis floue ; c'est vrai. Mais ce qui est abordé dans ce livre est personnel à chacun, et en même temps universel. Nous n'avons pas tous les mêmes mots pour en parler. D'ailleurs, c'est tout le lyrisme de la prose de Yannick qui s'y rapporte : le fait que son sujet n'ait pas d'appellation stricte lui permet des envolées métaphoriques et poétiques de toute beauté. Ce livre parle de la vie; il tente de libérer les esprits. Il offre une vision des choses haut perchée par rapport à la réalité uniforme dans laquelle nous croyons vivre ; digne, peut-être, d'un fou. Mais si nous changions de point de vue ? Alors, c'est toute une dimension nouvelle qui s'ouvre. J'avais conscience, intuitivement, avant d'ouvrir le livre, de son existence. Mais pas à ce point.
Finalement, ce livre est gage d'espoir et délivre pour moi un message ; le suivant : il n'y a qu'un pas à faire.
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alaiseblaise
  07 juin 2011
Autoportrait de l'écrivain.
Ce livre ne se raconte pas. Ce n'est ni un roman, ni un récit, ni une autobiographie, ni un essai.
Ce livre se regarde.
C'est plutôt un tableau de Yannick Haenel peint par lui-même, devant nous, de pages en pages, de mots en mots comme des touches de couleurs.
C'est plutôt un tableau peint par le lecteur, aussi, de pages en pages, de mots en mots où l'auteur, Yannick Haenel, apparaitrait de plus en plus nettement au fur et à mesure de notre lecture. Comme une sorte de révélateur.
On y voit de belles touches sur la lecture et l'écriture.
«Dans l'instant illimité de la lecture, on est partout et nulle part.»
«Je vivais donc ainsi, dans une chambre, avec du papier et de l'encre, deux ou trois livres et mon manteau, du café, des biscuits. J'étais l'homme le plus heureux du monde.»
On y voit les couleurs de la solitude où «le silence et le corps se confondent.».
«Comment s'appelle cette liberté qui s'ouvre dans la solitude, qui vous arrache aux critères, à l'échange, à la durée ?»
On y voit cette très belle teinte sur la solitude du lecteur : «Lire vous sépare des échanges de convention.»
On y voit, dessinés, des labyrinthes évanouissants. «Le bonheur est plus fort que le labyrinthe, parce qu'il in clut le labyrinthe.»
Haenel a écrit un roman intitulé «Cercle" comme un passage qui va s'ouvrir...
J'aime beaucoup l'écriture de Yannick Haenel.
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natalieH
  09 juillet 2011
Une chronique autobiographique, de courts chapitres avec des titres ouvrant à la méditation littéraire : une saison libre, l'instant du néant, je suis de dos. le texte se construit autour de figures et d'éléments fortement symboliques, le sang, le cercle, le labyrinthe, la nuit. C'est aussi un portrait générationel où l'on saisit quelque chose de l'esprit du temps, des années 80 à aujourd'hui, un parcours égotiste qui souvent fait penser à Stendhal (les listes, l'Italie, les femmes). C'est encore un récit avec images où photographie et texte se font écho, sous-tendu par l'obsession de l'écriture et la quête de l'espace intérieur nécessaire à la création.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
natalieHnatalieH   09 juillet 2011
Celui qui demeure dans sa solitude, que lui arrive-t-il ? Est-ce que ça s'ouvre, est-ce que ça se ferme ? Est-ce de la pensée, cette chose rouge et blanc qui passe de l'un à l'autre comme l'éclair ? Un tel passage implique des horizons qui s'effacent. On commence à se vider minutieusement de son moi, jusqu'à ce que n'existe plus, à sa place, qu'un champ libre.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   26 septembre 2013
J'ai une brusque envie d'en finir - là, tout de suite. C'est un étrange désir, qui brille comme une lame de couteau. Peut-être que je ne supporte plus mes battements de coeur : la découverte de la jouissance a été trop forte.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   26 septembre 2013
Tout cela suffit d'habitude à me griser : la lumière dans les arbres, l'odeur de poudre, l'enfer à qui je tourne le dos; mais cet après-midi, ça ne marche pas bien.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   26 septembre 2013
J'avais la sensation que la souffrance n'existerait plus jamais, et que mon corps, mes pensées allaient s'épanouir dans cette extase du temps.
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LolitalauraLolitalaura   09 février 2018
Il faut briser ses chaînes sans qu'ils le voient. Il n'y a que ça de vrai : l'imperceptible. Essaie de te révolter, ils te tomberont dessus tout de suite.
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Videos de Yannick Haenel (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yannick Haenel
Lectures de passages du collectif "Les désirs comme désordre" par Blandine Rinkel, Emmanuel Villin, Sarah Haidar, Laurent Binet, François Bégaudeau, Caroline de Mulder, Pierre Adrian, Yannick Haenel, Maria Pourchet.
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