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EAN : 9782072993091
Gallimard (25/08/2022)
3.58/5   20 notes
Résumé :
C’est l’histoire d’un banquier qui veut tout dépenser.

Au début des années 90, le jeune Bataille arrête la philosophie pour s’inscrire dans une école de commerce et décroche son premier poste à Béthune, dans la succursale de la Banque de France.
Dans cette ville où la fermeture des mines et les ravages du néolibéralisme ont installé un paysage de crise, la vie du Trésorier-payeur devient une aventure passionnée : protégé par le directeur de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Laccrocheplume
  12 septembre 2022
Yannick Haenel appartient à cette catégorie d'écrivains qui se regardent écrire depuis si longtemps que l'on se demande bien quand il va se passer quelque chose.
Mais ça crée une attente tout de même parce qu'il a l'air si acharné dans cette noble tâche ; et de surcroit, il sait former de belles phrases et il a beaucoup lu. Les données d'ordre géographique, dialectique, les prix littéraires sont là pour en faire un écrivain installé. Malheureusement il y a une absence totale de foi. Il ne croit de toute évidence pas en la puissance du roman. Il s'essaye au roman comme un essayiste en mal de sujet, c'est à dire en cherchant désespérément un sujet qui le galvanise, puis il condense son récit maladroitement en de petites joutes intellectuelles à coloration philosophique motivées par son amour pour sa plume qui enfin se réveille, par petits soubresauts, puis retombe. Il a beau la regarder avec insistance, cette plume, rien ne se passe. C'est malheureux mais c'est comme ça.
Il y a bien un amour "fou" avec la troublante mais peu convaincante Lysia. Il y a bien un personnage (Georges Bataille) qui devrait insuffler un peu de désir dans ce texte mais ça tombe à plat, aucun feu ne brûle dans cette plume. 'De toute façon, il a décidé qu'il a vu « l'épaisseur du temps » (à nous de la traverser) « Cette chance des géométries inoccupées » (à nous de les occuper). 'De toute façon, « en tout temps », il attend « ce trouble qui déclenche les romans » (à nous de saisir ce trouble).
« Je voudrais que son visage se lève en vous. » Amen.
Je lui suggère (en toute sympathie parce que tout travail acharné mérite de l'empathie) de regarder au loin, vers l'horizon qui est dégagé : des prix littéraires, du papier à disposition malgré la pénurie actuelle, un label. Des appuis. Toute la presse en parle. Il a tout de même très mal assimilé cette notion répétée partout : de même que le sujet d'un tableau c'est la peinture, le sujet d'un roman c'est l'écriture. C'est le problème quand un écrivain est trop exposé médiatiquement avant d'avoir fait ses preuves, mais il n'est pas le seul à pâtir de ce mal du siècle. S'il pouvait enfin comprendre que ce n'est pas en se regardant avec une plume égocentrique écrire des « Il n'y a rien de plus beau qu'un roman qui s'écrit ; le temps qu'on y consacre ressemble à celui de l'amour : aussi intense, aussi radieux, aussi blessant » qu'il peut écrire des livres qui nous galvanisent, ce serait bien pour la suite (ce parallèle entre l'écriture et l'amour qu'il ne cesse d'invoquer me paraît extrêmement préoccupant, mais cela ne nous concerne plus)… Ou alors qu'il écrive simplement des essais des comptes-rendus documentaires et oublie une fois pour toute le roman car le papier est rare, et notre temps après tout (regardons-nous également le nombril, il n'y a pas de raison) l'est tout autant !
Enfin je finirai par cet extrait qui en dit long. « Je n'ai jamais vraiment cru à la différence entre réalité et fiction; elle ne mène qu'à l'assèchement du langage. » Comment est-on passé d'une foi catholique ferme et vigilante à nos Dieux autoproclamés du roman qui nous abreuvent d'intentions et d'injonctions, de désirs invoqués mais non communiqués malgré un effort certain ? Mystère ! Seule la voix du grand menteur-mentor littéraire de notre siècle a la réponse ! L'érudition (malheureusement ou heureusement) ne peut masquer l'absence de foi, le manque d'imagination (malgré cette injonction à imaginer) ne peut donner du relief à une entreprise romanesque dépourvue de feu.
Le roman est mort. Vive l'écrivain Yannick Haenel qui se regarde écrire tout en nous dictant nos impressions d'une voix dogmatique. Cette voix a fini par me lasser malgré les nombreux adoucisseurs semés ça et là sur 420 pages (ces quelques moments de lucidité, ces remarques sur le désir qui appelle le roman et s'éteint, ces quelques petites étincelles de modestie peu convaincantes) !
3/5 pour cette plume laborieuse tout de même !
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Sofiert
  09 septembre 2022
Dans les 65 premières pages de son roman, Yannick Haenel expose longuement ( un peu trop à mon goût) la genèse de l'histoire qu'il va nous raconter.
Invité à participer à une exposition qui inaugure un centre d'art contemporain, sur l'emplacement de l'ancienne Banque de France de Béthune, il visite le bâtiment, toujours en chantier, en compagnie des autres artistes . L'exposition est dédiée à Georges Bataille, et tourne autour du thème de la dépense que celui-ci a développé dans "La part maudite".
Ce concept, astucieusement choisi pour une ancienne banque, enflamme l'imagination de Haenel. D'autant plus lorsqu'il apprend que l'ancien trésorier de la banque s'appelait également Georges Bataille. L'auteur développe alors quelques théories sur l'art contemporain, la philosophie et l'économie qui serviront de contexte à son roman mais s
Le tresorier-payeur, d'abord étudiant en philosophie, fait une expérience quasi mystique devant la porte de la Banque de France.
« La porte de la Banque de France avait allumé dans sa vie un feu inattendu auquel il se devait, désormais, de rester fidèle ; peu importait qu'il ne fût pas à sa place dans le monde de l'économie : c'était précisément parce qu'il n'était nulle part à sa place que l'existence exigeait de lui des révélations ».
Il décide alors de devenir banquier et s'installe à Béthune.
Alors qu'au début des années 1990 le néo-liberalisme est encore flamboyant, il se consacre aux impayés et au recouvrement des dettes qu'il combat avec ardeur. Loin du monde de la finance et du profit, alors même qu'il s'est engagé dans ce monde, il devient le banquier charitable, avec une devise en totale contradiction avec sa profession :
"Seul ce qui est gratuit nous sauve. La solution ce n'est pas l'argent. La solution c'est la gratuité."
Il accueille dans sa maison de briques rouges, reliée à la banque par un souterrain-refuge, ceux qui sont couverts de dettes.
Dans ses deux bureaux-jumeaux, il exécute sa fonction de banquier consciencieux, tout en lisant les philosophes et en rêvant au banquier anarchiste de Pessoa.
Alors même qu'il a choisi de travailler dans une institution mortifere et si loin de ses préoccupations initiales, il échoue à dynamiter le capitalisme mais s'épanouit dans de nombreuses aventures amoureuses et sexuelles. C'est que le banquier n'economise pas ses forces et dépense son ardeur avec de jeunes femmes tout aussi ardentes, jusqu'à trouver l'amour qui lui permettra d'echapper aux chiffres et au calcul.
En s'engageant dans la confrérie des Charitables, une institution à Béthune, et auprès de la communauté Emmaus, il choisit l'érotisme et la solidarité pour échapper à la domination de la finance et simplement être heureux.
Aucune naïveté ni angélisme dans ce roman brillant mais parfois trop bavard qui imagine un vrai personnage, un philosophe altruiste empli de contradictions.
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benoitr
  26 septembre 2022
On lit rarement des livres comme ceux de Yannick Haenel. de par son style, de par son écriture, de par les thèmes qu'il choisit, ses romans sont toujours des objets littéraires d'une curiosité exquise. le dernier en date, le trésorier-payeur n'échappe pas à la règle, nous donnant à lire un récit étonnant, parfois déroutant, mais dont la petite musique finit par instiller sa mélodie en vous au point de ne plus pouvoir vous en passer. Mais avant cela, il faudra consentir quelques efforts pour entrer dans cette histoire imaginée par Yannick Haenel, pour comprendre ce personnage de Georges Bataille, un étudiant en philosophie qui, par choix, va se diriger vers les métiers de la finance, et devenir le trésorier-payeur de la Banque de France dans la ville de Béthune.
Tout commence quand l'auteur est invité à participer à une exposition lors de l'inauguration d'un centre d'art contemporain situé sur l'emplacement de l'ancienne Banque de France de Béthune. Une exposition dédiée à l'écrivain Georges Bataille autour du thème de la dépense qu'il traite dans son livre La part maudite. À partir de là, Haenel va imaginer un récit centré sur le personnage de Georges Bataille dont les études et les passions le destinaient à tout sauf à devenir banquier dans le nord de la France.

Nous sommes entre la fin des années 80 et le début des années 90, au moment, où de nombreux changements s'opèrent dans le Monde. C'est la fin du communisme, l'économie capitaliste s'impose, le néo-libéralisme a le vent en poupe, porté par les politiques de Ronald Reagan – présent dans un savoureux passage du livre – et de Margaret Thatcher. Bien que travaillant pour la banque de France, le trésorier payeur déteste l'argent lui préférant la philosophie, l'amour des femmes : “il ne pensait plus qu'à ça : aller embrasser Lilya, mêler follement sa langue à la sienne, se fondre dans cette humidité de lune qu'avaient ses baisers, et à travers le plaisir que lui procurait cette étreinte, oublier tout, les chiffres, la banque et la fatigue de ses nuits blanches”. Georges Bataille s'est aussi donné pour mission de venir aide à ses clients les plus pauvres empêtrés dans des crédits, à travers un élan philanthropique dont il a le secret.
Homme, bon, naïf par certains aspects, épicurien et en contradiction totale avec son métier, “Seul ce qui est gratuit nous sauve. La solution ce n'est pas l'argent. La solution c'est la gratuité”, le trésorier payeur est un personnage assez curieux, difficile à cerner au premier abord, mais dont on finit par comprendre l'idéal, la pensée profonde au fil des pages.
Au-delà de l'histoire du cet homme, c'est au style de Yannick Haenel que l'on s'attache aussi. Un style dont on déguste chaque phrase, chaque paragraphe, chaque chapitre, avec beaucoup de bonheur, car il faut dire que l'auteur de Tiens ferme ta couronne met beaucoup de soin et de raffinement dans son écriture, notamment quand il s'agit d'évoquer les passions amoureuses du trésorier-payeur à travers des scènes charnelles, d'un érotisme parfois torride.
Un livre qui se lira très tranquillement pour bien profiter de toute la richesse de la prose de Yannick Haenel, écrivain brillant, mais aussi fin amateur de musique pop rock comme on peut le voir dans un passage consacré à la scène rennaise des années 80 où il sera question de Philippe Pascal, chanteur des groupes Marquis de Sade et Marc Seberg et des débuts d'un jeune chanteur nommé Étienne Daho.
Lien : https://www.benzinemag.net/2..
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vratajczak257
  31 août 2022
Un livre qui se déroule à Béthune, à l'ex banque de France devenue un centre d'art contemporain, ce n'est pas souvent qu'on le voit. l'écriture est juste prodigieuse. On voit que Yannick Haenel a été subjugué par le lieu. On ne peut pas dire les choses autrement. C'est d'ailleurs parce que ça se passait là que je l'ai lu. je ne l'aurai pas pris autrement. C'est un livre érudit, profond, poétique, philosophique et intérieur. Ce n'est pas une histoire banale, tout est matière à réflexion et à introspection. Un philosophe qui travaille dans une banque, un sage qui s'interroge sur le sens de la vie, un souterrain qui est l'occasion de travailler sur le moi profond ... C'est un livre hors du commun. Il y est aussi question de sensualité, d'érotisme, de femmes mais aussi de charité, dans le sens originel du terme : l'occasion pour notre trésorier-payeur de résister aux chiffres, au calcul et à l'argent.
ce n'est pas un livre simple ! et le propos du livre ne l'est pas non plus ! Maintenant je ne peux pas dire non plus que j'ai accroché ... Ce serait mentir ! mais je respecte le travail d'écriture de l'auteur. A découvrir pour ceux qui s'en sentiraient capables !
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tristanledoux
  09 septembre 2022
Ecrit avec méticulosité et parfois, malheureusement, avec une certaine préciosité, le Trésorier-payeur est la mise en scène romanesque des thèses économiques que défendait Georges Bataille dans "La Part maudite", sur le thème de la dépense. L'ambition est grande - d'ailleurs elle s'appuie régulièrement sur la pensée de Hegel, le plus ambitieux des philosophes - et surprenante, puisqu'elle semble partir à contre-courant d'une pensée critique très répandue, qui tend à dénoncer - à juste titre - les ravages planétaires du capitalisme financier. le problème, c'est que l'auteur se croit investi d'une mission pédagogique vis-à-vis de son lecteur : il ne peut s'empêcher d'expliquer et d'expliciter ce que le lecteur de ce roman exigeant, bourré de références savantes, n'a pas besoin qu'on lui dise, sans quoi il aurait abandonné depuis longtemps sa lecture (voir par ex p.107 les indications de type Wikipédia à propos d'Alan Greenspan). le point de vue omniscient peut être parfois trop omniscient, au point d'encombrer la narration et de ne plus laisser au lecteur l'espace nécessaire au développement de ses propres réflexions. Et, en particulier dans ce roman, à mesure qu'il avance, son degré d'irritation ne peut manquer d'augmenter, me semble-t-il. Les personnages - y compris le "héros" - restent inconsistants, tout en étant pris en charge de manière surdéterminée par le narrateur, qui prétend les sonder jusqu'au fond de l'âme. C'est que l'intrigue elle-même ne tient pas debout, ou du moins dégage une impression d'artificialité qui rend la lecture laborieuse, d'autant plus qu'il s'agit de traverser les nombreux passages justificatifs et les interventions du narrateur qui cherche à appuyer par d'assez fumeuses envolées lyriques les états d'âme de ses personnages. Ce qui frappe aussi, c'est le rôle assigné à la sexualité dans l'économie de ce récit aux accents mystiques. Les femmes sont très vite à la merci des coups de foudre du personnage central, qui lui-même ne cesse d'être transfiguré jusqu'à l'extase par ses rencontres. C'est proche du fantasme et loin du vécu. Nous devinons, à travers les frasques innombrables et toujours prodigieuses du Trésorier, un auteur qui ne s'embarrasse à aucun moment de problématiser la relation sexuelle et le rapport amoureux. L'amour, mis en scène comme une dimension cosmique de l'existence humaine, donne lieu à des développements risibles et agaçants. Non seulement nous ne sommes pas du tout convaincus par ces flambées passionnelles et sacrées, mais en fin de compte, le souterrain qui relie la maison du Trésorier-Payeur à la Banque de France, et qui est censé figurer, sous le couvert de la notion de "dépense", le renversement de la logique financière du capitalisme globalisé, ressemble plutôt à un élément de décor emprunté à un roman de cape et d'épée.
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critiques presse (5)
LeMonde   16 septembre 2022
Notre feuilletoniste salue ce roman que sous-tend une passionnante critique du capitalisme.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   15 septembre 2022
Dans son nouveau livre, l’auteur du « Cercle » et de « Tiens ferme ta couronne » dépeint dans un banquier anarchiste, entre flamboyance et candeur.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   15 septembre 2022
Yannick Haenel À Béthune, au début des années 1990, un jeune banquier philosophe nommé «Bataille» défend les surendettés.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos   05 septembre 2022
Un banquier anar, homonyme de Georges Bataille, qui préconise une économie de la dépense et du don. Débridé, érudit, séduisant, mais un brin répétitif, l'exercice littéraire et philosophique laisse le lecteur sur sa faim.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Culturebox   31 août 2022
Yannick Haenel nous emmène dans un souterrain, creusé sous l’ancienne succursale de la Banque de France à Béthune, dans le Pas-de-Calais. Ce tunnel existe-t-il vraiment ? Peu importe. L’essentiel est que le romancier lui donne vie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
piyushbpiyushb   16 septembre 2022
Chacun mène comme il le peut le mystère de sa propre existence ; notre blessure s'apaise ou s'infecte, selon la manière dont nous considérons notre âme. Mais il arrive un moment où chacun de nous parvient à se cacher non plus dans l'obscurité, mais dans la lumière, et il ne faut pas rater ce rendez-vous.
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BurjBabilBurjBabil   22 août 2022
Lui qui passait ses journées à établir des lignes de comptes, à évaluer des ratios, à contrôler des taux d’intérêt ... chaque jour, lorsque à 17 heures pile il sortait de la banque, il ne pensait plus qu’à ça : aller embrasser Lilya, mêler follement sa langue à la sienne, se fondre dans cette humidité de lune qu’avaient ses baisers, et à travers le plaisir que lui procurait cette étreinte, oublier tout, les chiffres, la banque et la fatigue de ses nuits blanches.
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piyushbpiyushb   10 septembre 2022
Il n'y a rien de plus beau qu'un roman qui s'écrit ; le temps qu'on y consacre ressemble à celui de l'amour : aussi intense, aussi radieux, aussi blessant. On ne cesse d'avancer, de reculer, et c'est tout un château de nuances qui se construit avec notre désir : on s'exalte, on se décourage, mais à aucun moment on ne lâche sa vision. Parfois un mur se dresse, on tâtonne le long des pierres, et lorsqu'on trouve une brèche, on s'y rue avec un sentiment de liberté inouïe. Les lueurs, alors, s'agrandissent, et c'est toute une mosaïque de petites lumières qui s'assemble peu à peu, jusqu'à former non seulement un soleil, mais aussi une lune : un univers complet, avec ses nuits et ses jours.
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SofiertSofiert   09 septembre 2022
Il expliqua que la planète entière était fondée sur l'économie, c'est à dire sur l'épargne ; que chacun ne fait que ça, économiser- ses forces et son argent- ; qu'on ne cesse d'accumuler, et que l'accumulation est une manière de s'éteindre car la vraie vie réside dans la dépense.
Il raconta que dans certaines sociétés primitives on brûlait les richesses : l'excédent doit se consumer dans la fête, dans les actes sexuels- dans ce qui s'accomplit sans compter.
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vratajczak257vratajczak257   25 août 2022
Sous le ciel couvert du Nord-Pas-de-Calais, d'un gris presque anthracite, la grande plaine de l'Artois découvrait un paysage scandé de montages noires qui ressemblaient à des fourmilières géantes. C'étaient les célèbres terrils, constitués de déchets miniers qui lui rappelaient les anciennes houillères qu'il avait vues dans sa jeunesse en Lorraine.
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