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Citations sur L'envol du héron (20)

jolimoisdemai
jolimoisdemai   30 septembre 2014
Cette ville n'est que salle d'attente. Elle semble faite pour les insomniaques, partout on piétine, dans les gares, devant le tunnel de l'Elbe, devant les toilettes publiques pour dames, aux arrêts de bus, dans les aéroports. Nous pataugeons jusqu'aux genoux dans le temps que nous avons tué.
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art-bsurde
art-bsurde   27 octobre 2014
Quand nous arrivâmes sur une portion de chemin où la forêt était plus épaisse, nous sentîmes aussitôt la fraîcheur ; l'automne attendait déjà à l'ombre des arbres, aspirant la chaleur de l'air et faisant provisions de forces. Le lac avait une autre odeur que le fleuve, une odeur de poussière mouillée. On voyait plus d'algues sur les pierres qui se trouvaient au bord du Rhin, peut-être était-ce pour cela que le fleuve sentait davantage le moisi. Après la baignade, notre peau, une fois sèche, portait l'odeur du lac et on avait l'impression que de minuscules particules de poussière s'étaient déposées dans les pores, les sillons du bout des doigts et autour de tous les poils, même les plus fins et les plus transparents.
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mireille.lefustec
mireille.lefustec   23 mai 2014
Les insomniaques sont des gens qui attendent. Ils attendent le sommeil, puis le jour. après quoi ils attendent toute la journée que la journée passe pour pouvoir se remettre, le soir venu, à attendre le sommeil
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claraetlesmots
claraetlesmots   22 août 2013
Fatigue et somnolence sont les deux extrémités extérieures du seuil dans la demeure de la nuit. De ce seuil d'airain où la nuit et sa fille, le jour, se rencontrent. L'une entre dans la maison au moment même où l'autre la quitte. Aucune des deux femmes ne passe plus de temps avec l'autre qu'il n'en faut pour ces deux saluts quotidiens sur le seuil, mais elles habitent ensemble.
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Caliban
Caliban   11 janvier 2017
Le mélancolique, dit Aristote, a moins besoin de sommeil que l'homme joyeux . Mais peut-être les gens ne sont-ils mélancoliques que parce qu'ils ne dorment pas assez.
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Csyl
Csyl   26 décembre 2014
Etre fatigué de vivre ou fatigué à mourir, ensommeillé, ivre de sommeil, ivre de boisson - à un moment donné, tout cela revient au même. Si l'on est fatigué à mourir pendant un temps suffisamment long, on se fatigue de vivre et on meurt.
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art-bsurde
art-bsurde   07 octobre 2014
Le vent est toujours là dans cette ville. Il souffle sans interruption. En été, il est frais, fouille le feuillage des arbres et fait pivoter la face claire des feuilles vers le haut. C'est dans le train de banlieue que l'on prend conscience de la chaleur. J'aime qu'à Hambourg, même les vielles dames comme il faut ouvrent les abattants des fenêtres dans les transports en commun et s'assoient dans le courant d'air avec leur chapeau. S'il arrive qu'il n'y ait pas de vent, les gens d'ici disent qu'il fait « lourd » et ils ont des problèmes circulatoires. Ils dorment mal, trop, trop peu, réclament des somnifères ou des antidépresseurs.
En hiver, le vent est cinglant et vous enfonce ses longues dents fines dans la peau. Il s'insinue dans les manches, les jambes de pantalon et les trous des lacets de chaussures.
En automne et au printemps, c'est la tempête. La pluie arrive de côté et des parapluies noirs brisés dépassent des poubelles. On dirait qu'une troupe de corbeaux géants est tombée raide morte du ciel et que des passants s'en sont débarrassés à la hâte.
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nodreytiti
nodreytiti   25 août 2013
Je pris mon envol. Tout comme Lutz a pris le sien. Il a pris son envol – en français, voler c’est aussi dérober – et m’a dépouillée de tout
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Csyl
Csyl   26 décembre 2014
Comme l'explique le poète, c'est en intervenant entre les passions avec son regard apaisant que le choeur nous rend la liberté que nous perdrions dans l'ouragan des affects.
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Aifelle
Aifelle   10 septembre 2013
"Je suis toujours assise au bord de mon lit. Des rames souterraines traversent mon corps de frissons depuis la plante de mes pieds jusqu'à la racine de mes sourcils. Dehors, le nombre d'oiseaux qui se sont réveillés s'est accru. Je ne dormirai plus. Je ne suis plus fatiguée, je suis épuisée. Epuisé, c'est bien plus que fatigué. Où ai-je lu cela ? Dans ma tête bruissent des bribes de mon ouvrage sur le sommeil, telles des voix d'oiseaux chanteurs qui s'éveillent. Dans l'épuisement, n'y a-t-il pas aussi la possibilité de puiser, non dans la plénitude, mais dans un vide ? Peut-être l'insomnie est-elle l'état qui convient à l'homme ?".
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