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Khojesta Ebrahimi (Traducteur)
EAN : 9791093569369
236 pages
Éditeur : Editions Le Soupirail (12/03/2019)
3.33/5   3 notes
Résumé :
Douze nouvelles qui nous plongent au coeur d’histoires empreintes d’un quotidien entaché par la guerre où il est question d’amours meurtris, de loups, de corps à la morgue, de femmes enlevées, de talismans, de bombardements, de la condition des femmes et révèlent des écritures,
qui souhaiteraient infléchir le destin.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
greg320i
  24 septembre 2019
Grand merci au site Babelio, à leur nouvelle masse critique qui une fois encore se paye la part du lion : que du grand choix, ma foi !
Et naturellement avec cela, mes remerciements iront aussi à l'éditeur , gentil donateur de mon livre reçu avec une aimable lettre de 'bienvenue'
J'entame donc si vous le permettez,avec honneur et fierté ,ma critique pour vous rendre grâce de mon bonheur à lire aujourd'hui renouvelé.

Ah , mes douces, mes douze femmes...
Vous tous, venues d'ici et là, plongées entre chaos et trépas,
Sous le ciel horrible de Kaboul qui ne vous a pas épargnés ses pires vérités :
La vie chamboule le quotidien quand on 'est' du mauvais côté...
Naître ainsi qu'à la merci des bombes et des démons d'hommes.

Ne connaitre que déchéance et manque de chances ?
Vous vous y refusez poliment pourtant ,
Sortant la tête haute ,voulant allez de l'avant ,
gagnant à être connues et reconnues comme "écrivains" .
Pour une lutte tenace contre ce destin perfide et malsain,
vous mesdames, sortaient l'arme absolu et finale : la plume !
Et c'est donc ici que je vous le dit bien haut: Bravo !
Oui, grâce à ce livre, vous m'enchantez de vos écrits,
Vos cris du coeur, rancoeurs et autres soeurs de couleurs m'on touché,
Je dois donc vous l'avouer avec l'once de pitié à votre condition ô combien déplaisante sous ce ciel horripilant qui -souvent- déchante ,,
Et bien oui : J'ai aimé !
Aimer comme on aime la rencontre avec l'inconnu,
Aimer se rendre sur une terre qui à souffert;
allez plonger ses yeux vers d'autres frontières,
Ici aujourd'hui, siège donc ma bénédiction de ce jour:
Vous avoir lues mes belles, mmm , ô combien rebelles !
Et pour cela, pour avoir su découvrir le plaisir de vos récits inédits,
Je n'aurai ici plus qu'un simple mot à vous dire :
Merci...
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Terraque
  29 octobre 2019
Qui suit l'actualité ne peut ignorer les combats incessants qui minent l'Afghanistan depuis des décennies. Il y a eu les Russes. Et toujours les Talibans… Encore des attentats à répétition et trop de sang qui coule. La littérature peut-elle survivre à pareil désastre ? Bien sûr que oui ! La question pertinente est de se demander ce qu'ont à écrire les femmes de ce pays, dont on ne connaît que les silences.
Ce recueil reçu dans le cadre de l'opération Masse critique y répond magistralement. « Personne ne comprend ma douleur. C'est pourquoi dorénavant je vais raconter mes douleurs à ce bout de papier ». Ce soldat enrôlé de force dans l'armée afghane pressent la fin. Près du champ de bataille, la mort rôde. La femme qu'il aimait lui manque cruellement. le narrateur de cette douzième et dernière nouvelle du recueil est un homme. Une exception qui fait écho aux autres narratrices, à qui l'ouvrage donne voix.
Douze nouvelles de femmes afghanes. Les autrices, certaines émigrées en Amérique du Nord, d'autres vivant en Afghanistan, semblent s'être accordées pour composer un même cri de douleur. Cette polyphonie tragique conte une seule et même souffrance face au carcan des traditions, à l'absurdité de la guerre et à l'arbitraire qui en découle. Leurs doubles féminins suffoquent sous l'oppression. Elles ne supportent plus la place qui leur est réservée. Celle de rester sous l'étouffoir. Leurs cris tentent de déchirer la chape patriarcale qui les oppresse.
La grande majorité des nouvelles ne fait pas l'économie de la cruauté, sans effet de manche, simplement pour la constater de façon implacable. Ainsi Wasima Badghisi symbolise au sein d'une même famille les dégâts d'une guerre fraticide. « le cri de la rivière ressemble toujours aux lamentations des femmes », écrit-elle. Sous le ciel de Kaboul coulent des rivières noires de désespoir. La dramaturge iranienne Alia Ataee est peut-être celle qui l'incarne le mieux. Partie d'un mariage, une femme se retrouve prise au piège dans le désert, coincée dans la trappe d'une cache de trafiquants, qu'utilise son frère. L'horreur atteint son paroxysme avec la nouvelle « Chien-Mouche ». Quand la vie humaine ne vaut pas plus que celle d'un animal. Moins à vrai dire. La seule issue pourrait bien être la mort, laisse penser un autre texte.
Homeira Qaderi écrit superbement : « Sans même avoir beaucoup pleuré dans la vie, je suis devenue aveugle ». En nous arrachant des larmes, ce recueil, magnifique travail d'édition, donne à voir.
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ChristelleH
  30 octobre 2019
Très déçue de ses nouvelles que l'opération Masse critique de Babelio m'a pourtant offert. Je n'ai absolument pas aimé. Ni les histoires très cruellement réalistes, ni leur ton glacial, ni leur construction.
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