AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782020842525
187 pages
Éditeur : Seuil (24/08/2006)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes)
Résumé :

Cela commence dans un pays d'Asie indéfini, vaste morgue gelée dont Wu Tse veut s'échapper. Il y parvient, travaille dans un chantier pour réunir l'argent nécessaire à son passage vers un pays riche. Piégé par un habile entrepreneur, il fait la rencontre d'une jeune femme, la belle Kwan, avec qui il monte un coup pour payer un départ accéléré. Mais le cargo prend l'eau. Wu Tse échoue sur une... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
JimmyCz
  19 août 2015
Toujours pour mon plus grand plaisir ce même style brut et imposant de la part de cet auteur. L'on y suit les péripéties de Wang Tse, émigré clandestin qui quitte donc son pays pour rejoindre l'occident. Mais les choses se passent dramatiquement et peut être même fatale.
Le récit est violent, mais Hak n'exagère jamais cette violence pour la rendre malsaine d'exubérance. le propos en est quasiment documentaire si ce n'est que le héros est le narrateur dans beaucoup de situations et que ses pensées nous sont dévoilées.
Certains passages sont très dérangeants notamment sur le cannibalisme, mais il demeure toujours ce pragmatisme et cette simplicité de la narration (très traditionnelle de la littérature tchèque) qui occasionne le fait que si l'on est choqués par les situations décrites, l'on n'est pas choqués par les procédés de descriptions ni par l'intention de l'auteur.
Il s'agit de nous raconter l'histoire de la monstruosité humaine, dans la survie comme dans les systèmes horribles qu'il a mis en place.
Un excellent ouvrage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
liliba
  10 mars 2011
Ce n'est pas tant le sujet, très dur pourtant, de ce roman que j'ai détesté, que le style de l'auteur et sa façon de s'exprimer, tour à tour pamphlétaire, tour à tour morbide ou ensuite tentant (vainement) l'humour... Dès les premières phrases, j'ai donc été rebutée par le style, bien avant d'être écoeurée par les scènes du début ou, pour survivre, Wu Tse dépèce et mange des cadavres...
Nous sommes dans un pays d'Asie indéterminé, à la politique totalitaire stupide et mortifère (cherchez bien, vous trouverez assez vite quels pays peuvent correspondre... et pas seulement en Asie...). Les hommes tentent de fuir le régime, certains mourront en cours de voyage, d'autres y arriveront, mais pour atteindre quel eldorado ? le voyage de cet homme, ses rencontres, notamment celle avec la belle Kwan, sont assez poignants malgré tout, car on sent derrière le texte que tout cela pourrait être vrai, existe d'ailleurs sûrement quelque part dans le monde... Mais j'ai totalement décroché quand le jeune homme arrive sur la côte africaine, qu'il se retrouve face aux anthropophages et un centre médical plus que particulier. Là, j'ai trouvé que l'histoire devenait un grand n'importe quoi, certes reflétant la stupidité de la vie de certains, mais bon...
C'est un peu trop également à mon goût le panégyrique de l'horreur : mort bien sûr (mais finalement, la mort est loin d'être le pire qui puisse arriver à ces hommes et ces femmes...), mais aussi tyrannies, corruptions et trafics en tous genres, dont celui des corps, maladies, meurtres, violences sexuelles... Et tout ça pour ça... Pour arriver enfin dans le monde moderne dans lequel nous vivons, mais dans lequel ces pauvres êtres n'arriveront probablement jamais à se faire une place...
Déprimant de bout en bout !

Lien : http://liliba.canalblog.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
lilibaliliba   10 mars 2011
Une centaine de personnes embarquées ?
Une multitude d'espoir et de souvenirs ?
Soudain c'est la nuit à fond la cale. La rampe d'embarquement s'éloigne, le cargo quitte les eaux côtières, la proue fend les vagues, Wu Tse respire les relents de fioul. Combien de jours devront-ils passer dans ce sarcophage ? L'acier dégoulinant d'huile de moteur pue la prison, la prison se remplit d'excréments, les relents d'excréments empoisonnent tout le monde : un nouveau-né déjà mort (sanglotent les femmes). Et les hommes enfermés dans la cale maudissant le ciel: devront-ils tous mourir ?
Entre deux crises de claustrophobie, un vieillard raconte son histoire: la maison vendue pour une somme d'argent ridicule, le troupeau de brebis échangé contre les faux papiers, le village natal abandonné pour suivre les passeurs, les papiers d'identité confiés au chef des convoyeurs, l'interminable attente de l'embarquement dans un hangar désaffecté.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
lilibaliliba   10 mars 2011
Chaleur. Soif.
Spasmes musculaires.
Transformé en machine, Wu Tse fabrique une centaine de pantalons chemise vestes par jour. Production record, rendement inhumain... - mais Wu Tse ne sent aucune fatigue. Découper le tissu, assembler les morceaux, coudre : la machine Wu Tse chie une quantité de produits suffisantes pour inonder le marché mondial. Au travail à partir de 5 heures du matin, Wu Tse trime. Il n'a plus faim. Et, pour étancher sa soif, on lui donne à boire de l'huile de moteur : une machine doit être bien huilée (quand l'atelier clandestin passera à l'âge électronique on abreuvera la machine Wu Tse avec l'électricité).
Progrès technologique. Main-d'oeuvre ultramoderne.
Tubes de néon éclairant la machine Wu Tse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lilibaliliba   10 mars 2011
Visages fermés. Stress & anxiété.
Freinage. Réouverture des portes.
Les passagers s'extraient du train, prennent (dressés à parcourir automatiquement leur trajet) la direction adéquate (correspondance ou sortie). Wu Tse s'élance vers l'Escalator fléché sortie. Foule de gens devant, foule de gens derrière : Wu Tse cherche à comprendre le comportement à adopter : les gens glissent leurs ticket de transport dans la fente de l'appareil, le reprennent sans s'arrêter de marcher, passent. Mais Wu Tse n'a pas de ticket de transport. Épave humaine échouée sur la rive strictement réglementée, il lance un 's' il vous plaît' sans conviction... - et la foule pressée l'écarte.
Obstacle fâcheux.
Élément étranger (aussitôt détecté).

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
terrystadterrystad   22 octobre 2020
Quel barrage dresser contre l'afflux d'immigrés?
(...) transformés en matière première dont on peut faire un bizness plus lucratif que le trafic d'armes. Les bénéfices annuels (estimés à des milliards de dollars) ne confirment-ils pas que la demande est inépuisable?
(...) Un mur hérissé de barbelés
(...) Durcir la politique d'émigration fait monter les prix.
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Pavel Hak (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pavel Hak
PAVEL HAK "Vomito Negro" .Entretien avec Pavel Hak à propos de son livre "Vomito Negro" aux éditions VerdierRéalisation; Julia Cordonnier / Montage: Agnès Touzeauwww.editions-verdier.frLivres hebdo vendredi 17 juin 2011 L?île maléfique par Sean J. Rose le nouveau livre de Pavel Hak poursuit le goût de l?auteur de Trans pour la traque angoissée, cette fois sous les tropiques des Caraïbes. Safari, Sniper, Lutte à mort? Dès ses premiers titres parus chez Tristram, Pavel Hak évoquait la violence et le struggle for life? Dans Vomito negro, l?auteur, né en 1962 dans le sud de la Bohême et aujourd?hui écrivain français à part entière, poursuit un thème de prédilection qui est la survie dans un monde où le progrès scientifique signifie seulement exploitation de l?homme par l?homme plus efficace et entropie nous entraînant tout droit vers le chaos. La noirceur est volontairement excessive, elle trahit sans doute un certain pessimisme, elle fait surtout partie de l?esthétique. Pavel Hak, comme il l?avait brillamment démontré au travers de Trans (Points, 2009), sait jouer des genres afin d?en forger un nouveau, entre suspense de polar et outrance ironique de série B postmoderne : son histoire de fugitif était un roman noir avec un soupçon de SF mâtiné de littérature de goulag, où se déployait un pay-sage aux ciels crépusculaires. Avec Vomito negro, on change de latitudes (nous sommes sous les tropiques, quelque part dans une île des Caraïbes) mais pas de rythme : celui de la course folle où l?angoisse le dispute à la menace. ( ...) L?auteur de Vomito negro est passé maître dans le chromo gothique gore, il possède avant tout l?art de maintenir une cadence effrénée sans que lui-même ne s?essouffle.
+ Lire la suite
autres livres classés : nécrophagieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox