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EAN : 9782226254269
192 pages
Éditeur : Albin Michel (03/01/2014)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 22 notes)
Résumé :
A 40 ans Molly est dans le coma après une rupture d'anévrisme à New York, c'est ce que vient d'apprendre la narratrice, son amie française, avec douleur et stupéfaction. Pour conjurer l'attente elle décide de lui écrire, de lui rappeler tous les petits faits de leur amitié, née dans leur milieu professionnel, le cinéma. Au fur et à mesure, Molly ne se réveillant pas, elle en vient aussi à lui confier ses déboires conjugaux, tout en sachant qu'ils ne sont rien face à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  13 mai 2014
Elles sont amies depuis pas mal d'années maintenant. Elles se sont rencontrées au cours d'un festival de cinéma. Elles font le même métier, distributrices de films. Elles se croisent au gré des nombreux festivals internationaux et s'apprécient énormément. L'une est américaine, l'autre française.
Pourquoi est-ce que Molly est l'amie de la narratrice ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, vous, pour essayer de comprendre ces liens indéfectibles.
"Pourquoi toi, l'Américaine, la pragmatique, la business woman, la midinette, pourquoi occupes-tu une telle place dans ma vie?
Dans le désordre: parce que tu me fais rire, que tu m'émeus.
Parce que tu es infatigable.
Parce que tu me rapportes toujours un souvenir des pays où tu pars sans moi.
Parce que tu as l'art d'offrir des cadeaux incroyables. Jamais je ne me séparerai de cette boule ivoire, nichée dans une boîte laquée noire, qui diffuse un parfum de vanille. Je ne sais pas où tu l'as dénichée, ni comment tu en as eu l'idée. Tu me l'as offerte "pour l'inspiration" et, depuis quinze ans, je n'ai pas écrit une seule ligne sans l'avoir à côté de moi.
Parce que tu n'oublies jamais une fête ou un anniversaire.
Parce que, comme moi, tu adores la soul music, les oreillers tout mous, les pivoines, les bouillottes et les boucles d'oreilles.
Parce que, dans chaque festival, tu déniches le meilleur japonais, le meilleur cappuccino, la meilleure librairie et que tu remets tes fiches à jour chaque année.
Parce que tu sais réparer mes pannes de téléphone et d'ordinateur.
Parce que tu as toujours au fond de ton sac des mouchoirs en papier, des piles, des bonbons, de l'Advil, une lime à ongles, un marque-page et une fiole de Tabasco car tu estimes qu'il n'y en a jamais assez dans le Bloody Mary.
Parce que tu sais faire des tours de cartes.
Parce que tu es capable de te mettre du vernis à l'arrière d'une voiture en marche sans que cela déborde.
Parce que tu as le sens de l'orientation.
Parce que tu lis toujours mon horoscope en même temps que le tien.
Parce que tu ne te maquilles jamais les yeux mais que tu mets du rouge à lèvres alors que je fais le contraire.
Parce que ton français est inexistant et que j'adore te parler en anglais.
Parce que je peux tout te dire."
Cette magnifique déclaration d'amitié, la narratrice l'écrit à Molly, Molly qui vient d'avoir un terrible accident et qui se retrouve dans le coma. Alors pour ne pas rompre ce lien qui les unit, elle se promet que lorsque son amie reviendra de son étrange voyage, elle lui offrira toutes les lettres qu'elle lui destine.
Mais que sait-on sur le temps qui passe et qui éloigne ceux qui s'aiment ? Comment se protéger et protéger ce solide sentiment qu'est l'amitié ? Jusqu'où sommes-nous capables de résister ? Jusqu'où sommes-nous capables du don de soi ? Combien de petits renoncements sommes-nous prêts à endosser ?
Un roman fort qui nous fait réfléchir sur le sens du mot amitié. Cependant, je ne me suis pas attachée aux héroïnes. Je n'ai pas cru à leur amitié. Je ne suis pas arrivée à les associer. Et puis l'histoire de couple de la narratrice vient parasiter la réflexion première. C'est dommage...
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Missmarguerite
  19 février 2014
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai vu arriver dans ma boîte aux lettres ce roman, reçu dans le cadre de Masse Critique, grâce à Babelio et aux Éditions Albin Michel, que je remercie chaleureusement. Parmi la liste des ouvrages proposés, celui-ci m'avait attirée à la fois par son résumé, par sa photo de couverture et par le fait que je ne connaissais absolument pas l'auteur, Michèle Halberstadt. Une belle occasion de la découvrir, donc.
Un soir, la narratrice, française, apprend que sa meilleure amie Molly, qui vit à New York, est dans le coma suite à une rupture d'anévrisme. Elle décide de lui écrire, de lui raconter leur amitié, son désarroi face à ce coma, un peu de sa vie quotidienne, de son travail, de sa famille. le tout dans des chapitres courts, alternance de pensées sur l'amitié donc, d'événements passés et présents. Cette narratrice dont on ignore le nom, évolue dans le même milieu professionnel que l'auteur, ce qui m'intrigue bien sûr quelque peu et me fait me demander si Michèle Halberstadt a insufflé d'autres choses dans son roman.
Je ressors de cette lecture malheureusement un peu déçue, je dois bien l'avouer.
Certains extraits sonnent très juste : l'angoisse, l'envie de retrouver son amie comme avant, le souhait de la voir se réveiller presque miraculeusement sans envisager les possibles séquelles, dans une sorte de déni qui alterne avec la lucidité pourtant nécessaire. de même que l'énumération des raisons pour lesquelles elles sont amies, avec leurs points communs mais aussi et surtout leurs différences : ce chapitre sonne vrai et très naturel. de même également lorsqu'elle dit qu'on n'est jamais une mère parfaite, ni même la mère -imparfaite- que l'on voudrait être : ces phrases trouvent un écho profond en moi quant au fond, moins quant à la forme; la façon de l'écrire me touche moins que ce que les mots expriment en réalité.
En fait, j'ai ressenti un grand manque d'émotions durant ma lecture, à des moments où, pourtant, elles auraient dû déferler. Je pense par exemple à la découverte du fait que son mari la trompe. Elle aborde alors le froid qui engourdit, le dos qui se courbe comme sous l'effet d'un coup reçu au ventre, la mâchoire qui se serre, la tête que l'on secoue. Oui, mais... j'ai trouvé cela vide, une description clinique, presque vue de l'extérieur si ce n'était le froid qu'elle décrit -pardon, qu'elle signale. Plus tard, bien plus tard, lorsqu'elle annonce à son mari qu'elle est au courant de cette liaison, je reste dubitative devant la scène et les mots employés. D'autre part, face à la maladie et à ses séquelles, les mots des adolescents de Nos étoiles contraires me semblaient plus justes, plus profonds, plus naturels et ô combien plus émouvants.
J'ai trouvé le style parfois haché, pas assez fluide. Ainsi, on peut lire en 2 lignes : "j'enrage de te voir renoncer à ta coquetterie", "tu as l'air de bonne humeur", "je suis enchantée que ma présence t'ait donné envie de sortir de chez toi", sans transition, sans mots liens. On suit sans doute la pensée de la narratrice, mais cette absence de mots liens, de suivi, me gêne, je l'avoue. de même que l'insistance à placer le prénom Molly me semble donner un aspect un peu artificiel, bancal à certaines phrases.
J'ai la nette impression, un peu dérangeante, que ce roman aurait pu me plaire, qu'il aurait dû me plaire, mais qu'il se solde par un rendez-vous manqué. Et j'ai du mal à savoir exactement pourquoi. le rythme? le choix des mots? une impression diffuse de mise à distance? Mise à distance que la narratrice finit par exprimer elle-même, d'ailleurs, lorsque se termine ce récit d'une amitié soumise à l'épreuve de ce qu'il faut bien appeler un deuil. le deuil de la personne qui a été et ne sera plus, de la vie qui ne sera plus ce qu'elle fut, d'une relation qu'il faut se résoudre à voir changer.
A notre décharge ("notre", parce que, si je suis déçue par ce roman, ma responsabilité de lectrice est, je le sens, particulièrement engagée dans cet "échec" relatif), je note que je sortais à peine de la lecture de Deux petits pas sur le sable mouillé, qui était quant à lui gorgé d'émotions. Peut-être le moment était-il alors mal choisi, peut-être aurais-je dû attendre un peu, intercaler une lecture totalement différente avant d'aborder cette Amie américaine qui, je n'en doute pas, recèle un certain potentiel et dont l'écriture plaira certainement à d'autres qu'à moi.
Lien : http://margueritelit.canalbl..
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xnewlo
  23 avril 2014
Ce livre, c'est l'histoire d'une amitié entre une française, Michèle. Et une américaine, Molly. Alors que ces quarantenaires sont épanouies dans la vie grâce à leur carrière, leur vie de famille etc....Molly est victime d'une rupture d'anévrisme, l'ayant projetée dans un profond coma...
A travers l'histoire de leur amitié et de leurs souvenirs partagés, Michèle nous présente un portrait sincère et plein d'amour de sa meilleure amie Molly.
Mais voilà... A part une succession de souvenirs, on ne peut pas vraiment parler d'histoire racontée en continu... Bien que l'ensemble soit juste... j'ai parfois trouvé ce livre un peu fade...
J'aurai aimé plus de pages, des dialogues... des scènes....
Vite lu, et sera vite oublié...dommage...
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sylire
  10 mars 2014
La narratrice de ce roman et son amie Molly se sont connues au cours de leur vie professionnelle, à l'étranger. Elles sont toutes deux acheteuses et distributrices de films. La narratrice, mariée et mère de deux enfants, concilie comme elle peut sa vie de famille avec les exigences de son métier. Son amie américaine, Molly, mène avec panache sa vie de célibattante à New York. Les deux amies aiment se retrouver et parler de longues heures de leur vie et de leur métier, jusqu'au jour où la narratrice apprend que son amie est dans le coma, entre la vie et la mort, victime d'une rupture d'anévrisme.
Folle d'inquiétude, elle se rend à son chevet. de retour en France, la narratrice pense à Molly, presque nuit et jour, pendant des semaines. Un beau jour, Molly se réveille mais elle n'est plus la même. La rupture d'anévrisme a créé des séquelles physiques irréversibles que l'américaine n'accepte pas. Refusant ou ne pouvant tout simplement pas se battre, elle se laisse aller et son caractère se modifie. La narratrice ne retrouve plus son amie...
Dans ce court roman, il est question de la maladie, de ce qu'elle implique pour l'entourage indirect. Les premiers temps sont douloureux : le choc de la nouvelle, la folle angoisse du diagnostique puis parfois, le douloureux constat que celui (ou celle) que l'on a connu n'est plus le (la) même. Comment gérer la lutte très intime entre le manque d'envie et le devoir ? Voilà une situation à laquelle tout le monde peut être confronté un jour ou l'autre.
Un roman d'une grande sincérité sur le sujet sensible de l'amitié.
Lien : http://sylire.over-blog.com/
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fann
  29 août 2014
L'amitié peut-elle résister face à l'épreuve de la maladie ? L'auteur apporte une réponse juste et sensible mais je n'ai rien ressenti à la lecture du roman, hélas. Quelques passages sonnent justes, particulièrement celui sur la maternité et c'est tout. Il manque quelque chose pour vibrer avec la narratrice et s'attacher à son histoire.
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critiques presse (1)
LaPresse   07 juillet 2014
Ce roman aux accents de vérité explore la force de l'amitié, mais aussi ses limites.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
fannfann   29 août 2014
Je ne suis pas la mère que j'aurais voulu, ni, pire encore, pensé pouvoir être. Le quotidien a rongé mes ambitions, rabattu mon caquet. L'usure, l'impatience, la fatigue, l'exaspération ont grignoté mes réserves, que je pensais inépuisables, de douceur et de compréhension. L'amour que j'ai pour mes enfants, qui a jailli en moi à la seconde même où j'ai su qu'ils grandissaient dans mon ventre, est immense, infini, inextinguible. Hélas, les qualités qui devraient en découler, la patience, le calme, le contrôle de soi et de ses nerfs, ne me sont pas venues en complément. A défaut, j'ai des réserves de culpabilité, ce sentiment frustrant et inutile qui rend lucide donc malheureux, mais ne permet ni de réparer les erreurs commises ni d'éviter d'en commettre de nouvelles dans l'avenir.
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blablablamiablablablamia   12 février 2014
Pourquoi toi, l'Américaine, la pragmatique, la business woman, la midinette, pourquoi occupes-tu une telle place dans ma vie?
Dans le désordre: parce que tu me fais rire, que tu m'émeus.
Parce que tu es infatigable.
Parce que tu me rapportes toujours un souvenir des pays où tu pars sans moi.
Parce que tu as l'art d'offrir des cadeaux incroyables. Jamais je ne me séparerai de cette boule ivoire, nichée dans une boîte laquée noire, qui diffuse un parfum de vanille. Je ne sais pas où tu l'as dénichée, ni comment tu en as eu l'idée. Tu me l'as offerte "pour l'inspiration" et, depuis quinze ans, je n'ai pas écrit une seule ligne sans l'avoir à côté de moi.
Parce que tu n'oublies jamais une fête ou un anniversaire.
Parce que, comme moi, tu adores la soul music, les oreillers tout mous, les pivoines, les bouillottes et les boucles d'oreilles.
Parce que, dans chaque festival, tu déniches le meilleur japonais, le meilleur cappuccino, la meilleure librairie et que tu remets tes fiches à jour chaque année.
Parce que tu sais réparer mes pannes de téléphone et d'ordinateur.
Parce que tu as toujours au fond de ton sac des mouchoirs en papier, des piles, des bonbons, de l'Advil, une lime à ongles, un marque-page et une fiole de Tabasco car tu estimes qu'il n'y en a jamais assez dans le Bloody Mary.
Parce que tu sais faire des tours de cartes.
Parce que tu es capable de te mettre du vernis à l'arrière d'une voiture en marche sans que cela déborde.
Parce que tu as le sens de l'orientation.
Parce que tu lis toujours mon horoscope en même temps que le tien.
Parce que tu ne te maquilles jamais les yeux mais que tu mets du rouge à lèvres alors que je fais le contraire.
Parce que ton français est inexistant et que j'adore te parler en anglais.
Parce que je peux tout te dire.
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parolesparoles   14 mai 2014
Enjoy while it lasts. It doesn't, "Profite tant que ça dure. Ça ne dure pas".
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ETOILEEETOILEE   20 mai 2014
Dans ton pays, le drapeau est bleu comme la façon dont tu aimes manger tes steaks, blanc comme l'écran de cinéma avant que le film commence et rouge comme le cœur de notre amitié qui ne cessera jamais de battre.
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xnewloxnewlo   23 avril 2014
Déménager, c'est écouter chaque objet nous raconter son histoire.
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Videos de Michèle Halberstadt (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michèle Halberstadt

Michèle Halberstadt répond au questionnaire de Proust
Interview réalisée après l'enregistrement de son dernier ouvrage, La petite (Albin Michel, 2011). © Éditions Thélème - réalisation Laurent Desalmand.
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