AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266102931
Éditeur : Pocket (02/03/2001)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 52 notes)
Résumé :
« Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire -rare- et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles (...), elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pou... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  25 mai 2014
Une lecture ancienne... mais qui m'avait passionnée et mieux fait comprendre le parcours tumultueux de cette célèbre avocate, engagée avec fougue contre toutes les injustices. Une enfance auprès d'une mère hostile... Un récit où le mythe de l'"amour maternel" vole en éclats...
Un texte autobiographique de la célèbre avocate... offrant le portrait d'une mère à la forte personnalité mais pas aimante... qui surtout... aurait voulu une fille soumise, dans un rôle féminin traditionnel... Parfois, il n'y a pas pire "machistes".et "ennemies des femmes", que les femmes elles-mêmes..
Heureusement, Gisèle Halimi, déjà enfant, avait un caractère "trempé"... et savait surtout ce qu'elle voulait : agir, être autonome, indépendante... et échapper à cette condition féminine réduite à une sorte "d'asservissement" , de silence !! ...et surtout et avant tout, se battre pour réduire, lutter contre toutes formes d' injustices...Son autre récit "Le lait de l'Oranger"... complète ce texte autobiographique...en rendant hommage à son père, adoré et tant regretté...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          516
dedanso
  17 juillet 2014
Cette lecture me laisse vraiment perplexe. J'ai l'impression, assez désagréable, d'être passée à côté de ce que Gisèle Halimi voulait partager avec son lecteur.
Car il est vrai que Fritna, sa mère, était distante, trop distante. Gisèle Halimi a beaucoup souffert de ce qu'elle appelle le non amour de sa mère. Pour ma part, je pense que sa mère l'a aimée, à sa façon, certes fort peu démonstrative. J'ai la sensation qu'elles sont passées à côté l'une de l'autre, ne sachant pas se comprendre.
C'est étrange de voir comme l'amour est si proche de la haine parfois. Dans son récit, Gisèle Halimi ressent vivement les deux (en cela le récit de la mort et de l'enterrement de sa mère est poignant).
Elle y laisse également libre cours à son amertume : envers Fritna - cette figure maternelle vacillante, envers la médecine ("De toute manière je n'aime pas les médecins. Non pas à cause de leur ignorance ou de leurs erreurs, nous sommes sans grande illusion."), envers les fonctionnaires parfois, envers les hommes bien-sûr. Je la trouve en cela très excessive et manichéenne. D'ailleurs ses fils, dont elle dépeint à maintes reprises les liens les unissant à Fritna et à elle-même, le lui reprochent assez, à leur manière.
A l'instar de l'auteur, la question qui m'a taraudé tout le long de ma lecture reste sans réponse au final, seule la question change : quand l'amour n'est pas démontré physiquement et verbalement, est-ce que cela signifie qu'il n'y a pas d'amour?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
peneloppe277
  07 avril 2010
Livre d'émotion mais aussi de violence où le mythe de l'amour maternel vole en éclats et où, malgré les substituts, se construit une personnalité en révolte contre l'injustice.
Commenter  J’apprécie          90
PickItUp
  12 mai 2018
Toute sa vie durant, Gisèle Halimi s'est toujours demandé pourquoi sa mère, Fortunée, alias Fritna, ne l'aimait pas et ne lui avait jamais témoigné de signes de tendresse. Heureusement qu'il y avait Edouard, son père qui, lui, était très affectueux avec ses deux filles, Gisèle et Gaby... Malgré ce manque d'amour maternel, Gisèle est devenue avocate pour défendre becs et ongles la cause des femmes, des opprimés.
Récit auto-biographique très émouvant.
Commenter  J’apprécie          50
Latviane
  28 décembre 2013
Une biographie et autobiographie pleine d'émotions aussi diverses que fortes (amour, souffrance, révolte). Comment se construire en tant que fille, face à la violence d'un amour maternel si peu ou si mal exprimé à l'égard du féminin ? Est-ce cela aussi la "résilience" ?
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
dedansodedanso   17 juillet 2014
Fortunée avait-elle senti cette rupture d'avec tout ce qui était son univers, son éducation, son destin en somme, comme une rupture intime d'avec elle-même? Ma part de liberté, devrais-je la payer du deuil de son amour? Certes, si j'avais raison de me révolter, c'est qu'elle avait eu tort de s'être soumise. Pour elle, mes choix annulaient sans doute rétrospectivement sa vie. Et sa rigidité affective avait fait le reste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
PickItUpPickItUp   12 mai 2018
Le principe selon lequel l'enfant est une personne et qu'il faut le traiter comme telle relevait d'une sorte de folie. Un enfant n'avait droit à aucune explication réelle. C'était un enfant, à former du mieux possible en grande personne, c'est tout. Et sans trop d'histoires.

Quand ma mère ou mon père me racontait à plusieurs reprises et complaisamment l'histoire de ma naissance: "Une fille ? Catastrophe ! Pendant trois semaines, nous avons caché ta naissance ..." [ ...], ils en se doutaient pas des dégâts qu'ils causaient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
PickItUpPickItUp   12 mai 2018
Je voudrais qu'elle parle. C'est plus fort que moi. Je m'étais promis, pourtant, de classer l'affaire. Archiver le dossier "La mal-aimée". Ce qui a donné forcément "la tordue", celle que l'absence de connivences, de gestes, de repères, de mots d'amour avec sa mère aura privée de moyens, d'aptitudes à la relation avec les autres. Qui, physiquement, plus que la mère, peut initier à la sensualité enfouie dans chaque enfant, à la force de la complicité, au bonheur de se croire unique pour l'autre ?

Je veux savoir. Je veux comprendre les raisons de ce rejet. Peut-être arriverais-je ainsi à minimiser les conséquences, à réécrire autrement mes années d'errance affective, de quête ininterrompue ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ADAMSYADAMSY   24 janvier 2015
Dans nos discussions, qui souvent tournaient à l'affrontement, ma mère me jetait au visage, avec une certaine violence : "Tu n'as pas honte, moi qui ai tant fait pour toi (chaque fois, la même réaction en moi muette, intérieure, violente "sauf m'aimer, Maman !") Et tes enfants ? Tes enfants, je les ai élevés. Et, se tournant vers Edouard, "Elle les a abandonnés pour défendre les Arabes, en Tunisie et en Algérie."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Gisèle Halimi (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gisèle Halimi
Gisèle Halimi "La loi sur l'avortement" | Archive INA
Dans la catégorie : Femmes célèbresVoir plus
>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique>Femmes célèbres (71)
autres livres classés : relations mère-filleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
693 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre