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EAN : 9782072946592
444 pages
Gallimard (10/06/2021)
3.78/5   69 notes
Résumé :
Édouard le Magicien est mort. Et Gisèle Halimi ne peut pas admettre la disparition de ce père tant aimé. Elle décide de lui adresser "une carte postale". En fait, elle écrit ce livre "pour dire ce qui n'a pas été dit". Manière d'expliquer un parcours.

De l'enfant qui engage le combat contre l'institutrice qui la traite de "sale juive", en passant par l'adolescente qui se révolte contre Dieu parce qu'il n'accorde pas leur juste place aux femmes, jusqu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  15 décembre 2013
Gisèle Halimi, grande avocate de la cause des femmes raconte des souvenirs très personnels dans sa Tunisie natale.
A travers son témoignage on comprend mieux le parcours de cette femme atypique qui a dû se battre contre l'inertie de la tradition au sein de sa propre famille, et notamment contre l'image de la femme que sa mère voulait lui inculquer.
Que "Le lait de l'oranger" vous soit une lecture aussi délectable qu'elle le fut pour moi!
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cecilestmartin
  31 août 2021
Un livre que je n'aurais certainement jamais ni acheté, ni lu si on ne me l'avait offert. de Gisèle Halimi je connaissais les combats – celui du droit à l'avortement, de la reconnaissance du viol comme crime - son positionnement en faveur de l'indépendance de l'Algérie…
Je connaissais peu la femme, la mère, la fille. le récit commence par la chute d'Edouard, le père, le premier homme de sa vie. A travers l'histoire de sa famille mais surtout le lent déclin de cet homme inspirant, Gisèle raconte comment elle s'est construite, comment enfant elle a rejeté la religion, un carcan dans la vie des femmes, comment la Tunisie et le mixage culturel a façonné son désir ardent de liberté et de justice sociale. Edouard et Fortunée, malgré les menaces, les punitions – et tout leur amour ! - ne pourront pas empêcher leur fille de s'engager très tôt dans des luttes qui les dépassent.
C'est plusieurs décennies d'histoire qu'elle narre avec une plume ample, un style de grande qualité qui rend le récit fluide et très agréable à lire. L'avocate se livre sans détours, alterne les petites anecdotes parfois très drôles avec des pans de l'Histoire du XXème siècle qui nous rappellent les heures sombres de la décolonisation. On croise ainsi des personnages célèbres, Simone de Beauvoir et Sartre, Simone Veil, Edgar Faure et Jacques Chirac – certains sont légèrement égratignés, d'autres sont dépeints comme plutôt sympathiques malgré les divergences idéologiques.
Gisèle Halimi, une femme courageuse, sûre de ses combats et engagements, tiraillée entre sa vie de mère et sa passion de la justice. Une amoureuse aussi, une femme libre. Très attachante mais parfois agaçante, car elle ne lâche rien, prend des risques, en fait courir aux autres mais dont la ténacité a souvent permis que l'injustice soit réparée, le préjudice reconnu, la condamnation à mort évitée.
Les dernières pages sont particulièrement émouvantes et évocatrices pour chaque lecteur ayant des parents vieillissants.
Un très beau récit que je suis ravie d'avoir découvert.
Challenge MULTI-DEFIS 2021
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legoergosum
  12 juin 2014
Cet ouvrage autobiographique de Gisèle Halimi nous entraîne de Tunis à Paris, respectivement lieu de l'enfance et de l'adolescence de l'auteur, et lieu de l'épanouissement professionnel de cette brillante avocate, féministe née d' une culture nord africaine qui reléguait volontiers les femmes dans des rôles mineurs. A travers ce livre, c'est la figure du père, toujours nommé par son prénom, Edouard, qui transparaît : de la déception de voir arriver une fille dans son foyer, à la colère de la voir déjà transgresser les codes de cette société patriarcale, on passe à la fierté d'un père dont la fille a brillamment réussi. Ces étapes de la vie de l'auteur, cet hommage au père empêtré dans ses traditions plus que dans ses convictions, tout cela constitue une belle histoire,avec, en toile de fond, la guerre d'Algérie, ses horreurs, ses non-dits, les blessures engendrées. Gisèle Halimi est un témoin incontournable de notre histoire de cette 2ème moitié de 20ème siècle.
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Despagesetdeslettres
  15 janvier 2021
Une prière avant de partir à l'école, un père doux capable de se transformer en fouettard, un drame. Voilà à quoi ressemble l'enfance que Gisèle Halimi livre dans ce texte. Pendant quelque 400 pages, elle raconte son père. Celui qui voulait un garçon, celui qui l'a défendue face à une institutrice antisémite, celui qui est malade et dont les jours sont comptés.
Et comment parler de son père et de son enfance sans parler de son Algérie natale. Et de ceux qui la souhaitent libre qu'elle défendra une fois Maître. Attentats, procès, torture, elle choisit ses combats. Entre Paris et Alger, Gisèle Halimi livre ainsi sa vision de la lutte pour l'indépendance. Un récit riche et dense, qui m'a obligée à m'arrêter de temps à autre pour assimiler les informations. Indispensable pour ceux que cette période de l'histoire intéresse.
Vous l'avez lu ? Aimé ?
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miriam
  23 janvier 2015
Une personnalité intéressante : Gisèle Halimi n'est pas seulement une féministe de combat, c'est aussi l'avocate des procès d'Alger, une jeune tunisienne issue d'un milieu plutôt traditionnel qui a su prendre son envol très tôt. Elle raconte sa vie dans un désordre chronologique charmant. Elle a rencontré Coty, De Gaulle, Giscard, Chirac et Mitterrand (recours en grâce), nagé avec Bourguiba, fréquenté Sartre et Simone de Beauvoir... mais son grand homme: c'est Edouard, son père, le magicien.
Tendresse familiale, combats militants, passion du Droit. C'est une autobiographie passionnante et une collection de portraits intéressants
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critiques presse (1)
LesInrocks   30 juin 2021
Dans Le Lait de l’oranger, bouleversant récit autobiographique qui reparaît en poche après une première publication en 1988, Gisèle Halimi écrit le trivial et l’illustre, la vie quotidienne et les événements singuliers, l’intime et l’universel – le vrai, pas celui se déployant insidieusement “au profit d’un seul modèle, celui de l’homme”.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
grasshopersgrasshopers   02 avril 2014
Les hommes sont comme les orangers. Il leur faut choisir ce qui les aide à vivre, ce qui les épanouit.
Fillette, je ne le savais pas encore.
Je n'aimais pas le lait et je détestait la contrainte. Mais je croyais juste de l'imposer à l'arbre qui m'était si cher.
La vie entre les gens, l'histoire entre les peuples sont faites de ces contradictions. Se font à travers ces contradictions.
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HelenkerrHelenkerr   29 mars 2013
Le rôle que Dieu nous attribuait me semblait bien falot. Et puis, pourquoi naître femme serait-il le mauvais lot de l'existence, une sorte de faute à payer, à racheter?
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fanfanouche24fanfanouche24   12 août 2021
Je m'en moquais. Seule la grande émotion de "toucher" enfin la France me submergeait. Ce pays que j'avais construit en moi, à partir de mes lectures, de mes images, de mes fantasmes, me devenait terre et lumière. j'allais m'y intégrer, m'y fondre avec volupté. La tour Eiffel me mettait les larmes aux yeux, Notre-Dame, tel un aimant, me tenait immobile de longues heures sur le parvis, je me perdais, éblouie, dans le Marais. A chaque rue, chaque place, je voyais surgir des vieux hôtels Le Roi-Soleil et Racine. [Imaginaire, mai 2021 ]
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fanfanouche24fanfanouche24   16 décembre 2021
[Ma robe d'avocate ]
Je trouvais toutes les vertus à ce vêtement hors du commun. Il recouvrait des pieds à la tête les costumes bien taillés et les pulls plus modestes, les décolletés féminins ou les soies tapageuses, mieux il les phagocytait. effacées, disparues, les différences. Egalité partout: les riches, les pauvres, les hommes, les femmes, les gros, les maigres.

[Imaginaire, mai 2021, p.121 ]
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fanfanouche24fanfanouche24   12 août 2021
Il refuse. L'hôpital, pour lui, signifie abandon, solitude, mort. En Tunisie, seuls les déshérités se faisaient hospitaliser, les pauvres, les sans-famille. Et, explique Edouard, ils ne quittaient la salle commune que pour la morgue.
[p. 54, [Imaginaire, mai 2021 ]
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