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ISBN : 2368121935
Éditeur : Charleston (09/01/2018)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 74 notes)
Résumé :
« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l'histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l'Histoire – et de l'histoire des femmes – ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai
« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d'autres. J'ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  01 mars 2018
C'est un roman si dense que je ne sais même pas par où commencer… Peut-être que le plus simple est de vous parler de la structure : l'auteure a fait le choix d'une alternance de points de vue. Trois narratrices se partagent ainsi le récit. La première se nomme Caroline Ferriday, nous la découvrons en 1939, elle est issue d'une famille aisée et est employée au consulat français. Elle partage son temps libre entre des soirées auprès de New-Yorkais qui ont des préoccupations bien différentes des siennes et les oeuvres de bienfaisance pour lesquelles elle se bat. Côté coeur, elle mène également son propre combat : nier l'attirance qu'elle éprouve pour Paul Rodière, un célèbre acteur français (et marié) séjournant à New-York. La deuxième narratrice est Kasia Kuzmerick, c'est une jeune polonaise vivant à Lublin auprès de sa soeur, Zuzanna, de son père et de sa mère qui est l'être qu'elle aime le plus au monde. Elle apprécie la compagnie de Pietrik, un de ses camarades engagé dans la résistance. Pour la petite anecdote, c'est à Lublin qu'un des premiers ghettos a été établi par les nazis. Enfin, la troisième narratrice est Herta Oberheuser. C'est une jeune femme allemande qui se destine à devenir médecin et rêve en particulier d'exercer la chirurgie. Aucune femme ne se voyant confier cette spécialité à l'époque et pensant pouvoir enfin toucher du doigt son rêve, elle accepte sans hésiter un poste qu'on lui propose dans un camp de travail pour femmes, à Ravensbrück.
Je vais le dire tout de suite : à mon avis, le seul point faible du roman est la liaison entre Caroline et Paul. On y croit, on n'y croit plus, c'est incessant et assez peu utile. Je n'ai pu me défaire de l'idée que l'auteure avait délibérément choisi d'offrir aux lecteurs une histoire d'amour contrarié mais je n'ai pas compris pourquoi. De l'amour, il y en a à revendre dans ce roman, ce n'était pas la peine d'en ajouter. D'ailleurs, c'est un élément inventé comme nous le révèle l'auteure à la fin de son texte. Pour le reste, rien à dire. C'est incroyablement bien maîtrisé et bien documenté. J'imagine toutes les recherches qu'il a fallu faire pour écrire un tel roman. Il est intéressant de voir comment la situation était perçue à des milliers de kilomètres, d'autant plus que le personnage de Caroline n'a pas été inventé : son histoire, son dévouement, ses qualités humaines en font un véritable personnage romanesque qui aurait pu faire l'objet d'un roman à part entière. Cependant, les passages que j'ai préférés sont ceux mettant en scène Kasia et plus largement la vie des Polonaises au camp de Ravensbrück et, dans une moindre mesure, les passages nous permettant de découvrir l'évolution de Herta. « Dans une moindre mesure » car ce personnage ambigu est particulièrement détestable. J'ai déjà lu beaucoup de romans traitant de cette triste période mais je n'arrive pas à me souvenir d'un roman abordant précisément le même sujet. Il y a bien Kinderzimmer de Valentine Goby qui se déroule dans le même camp de concentration, mais je ne crois pas qu'il y soit question des « Lapins » comme c'est le cas dans Le Lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux. Les « Lapins » sont ces jeunes filles sautillant à travers le camp – quand elles n'étaient pas alitées des mois durant – et sauvagement blessées, voire mutilées aux jambes, objets d'expériences scientifiques menées par le professeur Gebhardt qui cherchait à se réhabiliter aux yeux d'Hitler, lui qui n'avait pu sauver Heydrich, mortellement blessé lors de l'attentat de Prague. Un sujet effroyable mais qu'il faut connaître. En outre, c'est une magnifique leçon de force, de courage, de solidarité et d'amour. Je termine en ajoutant qu'il s'agit d'un premier roman, et ça, c'est assez incroyable…
Un grand merci à Babelio et aux Editions Charleston qui m'ont permis de découvrir cette histoire émouvante et instructive !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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NathalC
  30 juin 2018
C'est très dur pour moi de donner mon avis sur ce roman. Je suis vraiment mitigée…
La 2nde guerre mondiale, les atrocités subies par les prisonniers dans les camps, la vie à cette époque, tout cela m'a toujours interpellée.
Ce roman retrace la vie de 3 femmes durant cette guerre et dans la période après-guerre.
L'une est Américaine et se démènera toute sa vie pour venir en aide aux autres, et aux Européens.
L'une est Polonaise et survivra au camps de Ravensbrück.
La 3ème est Allemande, médecin, fidèle à Hitler, et sera la seule femme jugée après la guerre pour crime contre l'humanité.
L'auteur est partie de faits réels et de personnages réels.
Caroline, l'Américaine et Herta, l'Allemande, ont vraiment existé.
La jeune Polonaise est un personnage inventé mais créé grâce aux recherches et témoignages qu'a recueillis l'auteur.
Les évènements sont donc avérés, l'histoire et son fil conducteur exacts, le tout romancé…
C'est peut-être ce qui m'a gêné dans cette lecture. Il m'a manqué un "je ne sais quoi", ou alors il y avait un petit "trop" qui m'a empêché d'avoir un coup de coeur.
Quelque chose m'a gênée dans cette lecture mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Peut-être trop romancé !
Kasia est le personnage qui m'a le plus touché. Comment survivre à tant d'horreurs ? Et pourtant l'auteur ne décrit pas l'horreur comme je l'imagine, je la trouve relativement soft.
Herta est donc médecin, du côté Allemand, mais est surtout un bourreau. Comment un être humain peut-il en arriver à détruire le corps d'un autre être humain, au nom de quelle science ? de quel idéal ?
Caroline, l'Américaine, ne m'a pas convaincue.
Je pense que j'oublierai assez vite ce livre.
En mémoire me restera les faits, l'horreur qu'a fait subir Herta Oberheuser, l'horreur subie par ces dizaines de cobayes !
Quant au sujet, et pour les personnes intéressées par le camp de Ravensbrück, je conseille plutôt le livre de Valentine Goby "Kinderzimmer", livre qui m'a vraiment marqué, au plus haut point !
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Valmyvoyou_lit
  09 février 2018
Je viens de finir ce livre et je suis bouleversée.
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux est un livre à trois voix. Celle de Caroline, une Américaine qui se bat pour envoyer des colis aux orphelins de France, celle de Kasia, une jeune polonaise qui est arrêtée par les nazis et envoyée, avec une partie de sa famille, au camp de Ravensbrück et celle de Herta, une jeune médecin allemande qui exerce dans le camp. Nous suivons les destins de ces trois jeunes femmes qui vont finir par se croiser.
Ce livre est criant de vérité. le travail de recherche effectué par l'auteur est exceptionnel. Certains des personnages qui ont vraiment existé. Bien que racontés de façon romancée, les faits décrits dans ce livre sont vrais.
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux débute en septembre 1939 et s'achève en 1959. le fait de suivre les héroïnes sur deux décennies apporte de la puissance à l'histoire. Nous découvrons de quelle manière, chacune des trois femmes s'est retrouvée à la place qui fut la sienne pendant la guerre, ce qu'elles ont fait et vécu pendant cette période, et les conséquences sur leur vie.
Kasia est le personnage qui m'a le plus touchée. L'auteure ne nous épargne pas lorsqu'elle nous raconte ce que cette jeune polonaise a vécu. Kasia a été une "lapin", les nazis ont fait des expérimentations insoutenables sur elle. Quel travail de mémoire, Martha Hall Kelly, a effectué !
Caroline Ferriday est un personnage réel. La découverte de sa générosité a été, pour l'auteure, le déclencheur de l'écriture de ce roman.
Herta a, elle aussi, existé. C'est osé de la part de l'auteure d'en faire un personnage central de ce livre. de quelle manière, l'idéologie allemande a transformé cette femme ?
L'auteure nous livre les pensées de chacun des protagonistes, leurs actions, le ton est juste.
J'ai souffert dans ma chair et j'ai pleuré, en lisant ce livre magnifique. Il est bouleversant, révoltant, émouvant, c'est un choc nécessaire. Il m'a fait passer par une palette incroyable d'émotions, allant de la compassion à la haine. C'est un vrai coup de poing.
Je pense que je resterais marquée longtemps par cette poignante fresque historique. Je n'arrive pas à lui rendre hommage, je ne sais que vous dire ce que je ne dis pas souvent : "lisez-le !". le bandeau sur la couverture cite Tatiana de Rosnay : "Un premier roman époustouflant, absolument impossible à lâcher". Elle a tout dit !
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Livresque78
  17 janvier 2018
Les Editions Charleston nous proposent ici, je pense, le roman le plus bouleversant qui soit.
En tout cas, me concernant, je ressors de cette lecture avec des sentiments qui se bousculent. 
Un roman à trois voix,  qui s'inspire d'événements et de faits réels, trois femmes aux destins opposés, aux univers totalement différents mais  dont les routes vont plus ou moins se croiser.
Martha Hall Kelley, écrit ici un roman sur un sujet, qui a certes, été de nombreuses fois traité., cependant, la justesse de narration, l'émotion qu'elle y met, en font une lecture totalement unique.
Des femmes qui, durant la Seconde Guerre Mondiale vont subir et vivre de différentes façons l'horreur de l'occupation. Bien sûr certaines se retrouvent du meilleur côté de la barrière, une position qui amène à la réflexion et à une forme ou en tout cas à une tentative de compréhension.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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kateginger63
  21 février 2018
Et encore une lecture traitant de la seconde guerre mondiale et ses atrocités.
Oui, mais là....;pour un premier roman, l'auteure a fait fort!
Trois histoires, trois femmes, trois destins.
Au début je n'ai pas bien compris le lien avec l'Américaine et les deux autres femmes sises au camp de Ravensbruck.
Ceci est un récit fictionnel mais inspiré de faits réels.
Un sujet (l'expérimentation sur des jeunes filles polonaises en bonne santé surnommées "les lapins" par des médecins nazis) que je ne connaissais pas.
Une histoire captivante qui réussit à trouver une part d'humanité dans chaque personnage rencontré (même la chirurgienne nazi peut nous surprendre par sa "compassion" envers une détenue).
Une gageure que de conter l'horreur et les atrocités et pourtant de chercher toujours une note d'espoir.
J'ai apprécié également le chapitre sur "l'après-guerre", un pan de l'Histoire qui est rarement décrit. Et pourtant....la guerre a marqué définitivement les protagonistes. Qui essaient de s'en sortir et de vivre normalement.
J'ai moins aimé les chapitres sur Caroline, à New-York, pour le côté sentimental voire futile ; en égard aux moments tragiques se passant à Ravensbruck.
L'histoire de Kasia - jeune fille emprisonnée , Résistante - m'a le plus touchée. Des souffrances terribles (aussi bien physiques que morales), et culpabilisante (car a fait emprisonner sa mère et sa soeur malgré elle) . Un personnage bienveillant mais aussi ambivalent, qui cherche sa vengeance pour pouvoir vivre mieux.
Un gros pavé qui se lit en compagnie de quelques mouchoirs.

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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso   28 février 2018
- Qu'est-ce que tu apporterais, toi, chuchota Zuzanna, en riant encore, à Matka.
Matka réfléchit un long moment, les yeux baissés sur ses mains, si longtemps que je pensai qu'elle ne voulait finalement pas jouer à notre jeu. Quand elle prit enfin la parole, elle avait une expression étrange.
- J'apporterais un bouquet de fleurs, des roses et des lilas.
- Oh, j'adore le lilas, dit Luiza.
- Je marcherais la tête haute et, en chemin, je donnerais ce bouquet aux gardiennes et je leur dirais de ne pas s'en vouloir de ce qu'elles ont fait.
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ladesiderienneladesiderienne   21 avril 2018
Je pris le "Journal "médical" et remarquai une petite annonce pour un médecin dans un camp de rééducation pour femmes, à quatre-vingt-dix kilomètres au nord de Berlin, près du centre de villégiature de Fürstenberg, au bord du lac Schwedt. Ce type de camps se multipliait, destinés essentiellement aux tire-au-flanc et aux petits délinquants. L'idée d'un changement de décor m'attira. Un centre de villégiature ? Mutti me manquerait, mais pas Heinz.
La seule chose que je savais sur ce camp était que mon ancien camarade de faculté, Fritz Fisher, y travaillait. Le nom me plaisait.
Ravensbrück.
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NathalCNathalC   26 juin 2018
- Je ne suis pas mariée.
- Pas encore ! s'exclama Mme Huff en contemplant les cadres en argent sur le manteau de la cheminée. Tu as eu deux offres auxquelles tu n'as pas encore répondu.
Deux offres ? De quoi parlait-on ? D'un hectare à Palm Beach à l'abri du regard des voisins ?
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ladesiderienneladesiderienne   25 avril 2018
- Qu'est-ce que j'aurais donné pour des petits pois là-bas ! soupira-t-elle.
Elle n'arrivait toujours pas à prononcer le nom de Ravensbrück.
- Au moins maintenant Herta Oberhauser est dans une cellule glaciale, en train de manger des haricots rouges en conserve.
- Il faudrait que tu penses à tourner la page, Kasia.
- Je ne leur pardonnerai jamais si c'est ce que tu veux dire.
- Cette haine à laquelle tu t'accroches ne sert qu'à te faire souffrir.
Ma sœur m'irritait que très rarement mais son positivisme me tapait sur les nerfs. Comment aurais-je pu pardonner ? Il y avait des jours où seule la haine me permettait de continuer.
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ladesiderienneladesiderienne   20 avril 2018
Sa tenue posait néanmoins problème : pantalon vert, veste de sport en velours aubergine, mocassins en daim marron, et pour couronner le tout, une chemise noire. Seuls les prêtres et les fascistes portaient des chemises noires. Et les gangsters, bien sûr.
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Video de Martha Hall Kelly (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martha Hall Kelly
« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l'histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l'Histoire ? et de l'histoire des femmes ? ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai
« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d'autres. J'ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review
À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé.
De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.
Quant à l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbru?ck, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que L Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.
Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer L Histoire à travers la quête de l'amour, de la liberté et des deuxièmes chances.
Plus d'infos sur le livre : http://www.editionsleduc.com/produit/1393/9782368121931/
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
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