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ISBN : 2368121935
Éditeur : Charleston (09/01/2018)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 49 notes)
Résumé :
« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l'histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l'Histoire – et de l'histoire des femmes – ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai
« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d'autres. J'ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  01 mars 2018
C'est un roman si dense que je ne sais même pas par où commencer… Peut-être que le plus simple est de vous parler de la structure : l'auteure a fait le choix d'une alternance de points de vue. Trois narratrices se partagent ainsi le récit. La première se nomme Caroline Ferriday, nous la découvrons en 1939, elle est issue d'une famille aisée et est employée au consulat français. Elle partage son temps libre entre des soirées auprès de New-Yorkais qui ont des préoccupations bien différentes des siennes et les oeuvres de bienfaisance pour lesquelles elle se bat. Côté coeur, elle mène également son propre combat : nier l'attirance qu'elle éprouve pour Paul Rodière, un célèbre acteur français (et marié) séjournant à New-York. La deuxième narratrice est Kasia Kuzmerick, c'est une jeune polonaise vivant à Lublin auprès de sa soeur, Zuzanna, de son père et de sa mère qui est l'être qu'elle aime le plus au monde. Elle apprécie la compagnie de Pietrik, un de ses camarades engagé dans la résistance. Pour la petite anecdote, c'est à Lublin qu'un des premiers ghettos a été établi par les nazis. Enfin, la troisième narratrice est Herta Oberheuser. C'est une jeune femme allemande qui se destine à devenir médecin et rêve en particulier d'exercer la chirurgie. Aucune femme ne se voyant confier cette spécialité à l'époque et pensant pouvoir enfin toucher du doigt son rêve, elle accepte sans hésiter un poste qu'on lui propose dans un camp de travail pour femmes, à Ravensbrück.
Je vais le dire tout de suite : à mon avis, le seul point faible du roman est la liaison entre Caroline et Paul. On y croit, on n'y croit plus, c'est incessant et assez peu utile. Je n'ai pu me défaire de l'idée que l'auteure avait délibérément choisi d'offrir aux lecteurs une histoire d'amour contrarié mais je n'ai pas compris pourquoi. De l'amour, il y en a à revendre dans ce roman, ce n'était pas la peine d'en ajouter. D'ailleurs, c'est un élément inventé comme nous le révèle l'auteure à la fin de son texte. Pour le reste, rien à dire. C'est incroyablement bien maîtrisé et bien documenté. J'imagine toutes les recherches qu'il a fallu faire pour écrire un tel roman. Il est intéressant de voir comment la situation était perçue à des milliers de kilomètres, d'autant plus que le personnage de Caroline n'a pas été inventé : son histoire, son dévouement, ses qualités humaines en font un véritable personnage romanesque qui aurait pu faire l'objet d'un roman à part entière. Cependant, les passages que j'ai préférés sont ceux mettant en scène Kasia et plus largement la vie des Polonaises au camp de Ravensbrück et, dans une moindre mesure, les passages nous permettant de découvrir l'évolution de Herta. « Dans une moindre mesure » car ce personnage ambigu est particulièrement détestable. J'ai déjà lu beaucoup de romans traitant de cette triste période mais je n'arrive pas à me souvenir d'un roman abordant précisément le même sujet. Il y a bien Kinderzimmer de Valentine Goby qui se déroule dans le même camp de concentration, mais je ne crois pas qu'il y soit question des « Lapins » comme c'est le cas dans Le Lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux. Les « Lapins » sont ces jeunes filles sautillant à travers le camp – quand elles n'étaient pas alitées des mois durant – et sauvagement blessées, voire mutilées aux jambes, objets d'expériences scientifiques menées par le professeur Gebhardt qui cherchait à se réhabiliter aux yeux d'Hitler, lui qui n'avait pu sauver Heydrich, mortellement blessé lors de l'attentat de Prague. Un sujet effroyable mais qu'il faut connaître. En outre, c'est une magnifique leçon de force, de courage, de solidarité et d'amour. Je termine en ajoutant qu'il s'agit d'un premier roman, et ça, c'est assez incroyable…
Un grand merci à Babelio et aux Editions Charleston qui m'ont permis de découvrir cette histoire émouvante et instructive !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Livresque78
  17 janvier 2018
Les Editions Charleston nous proposent ici, je pense, le roman le plus bouleversant qui soit.
En tout cas, me concernant, je ressors de cette lecture avec des sentiments qui se bousculent. 
Un roman à trois voix,  qui s'inspire d'événements et de faits réels, trois femmes aux destins opposés, aux univers totalement différents mais  dont les routes vont plus ou moins se croiser.
Martha Hall Kelley, écrit ici un roman sur un sujet, qui a certes, été de nombreuses fois traité., cependant, la justesse de narration, l'émotion qu'elle y met, en font une lecture totalement unique.
Des femmes qui, durant la Seconde Guerre Mondiale vont subir et vivre de différentes façons l'horreur de l'occupation. Bien sûr certaines se retrouvent du meilleur côté de la barrière, une position qui amène à la réflexion et à une forme ou en tout cas à une tentative de compréhension.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Valmyvoyou_lit
  09 février 2018
Je viens de finir ce livre et je suis bouleversée.
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux est un livre à trois voix. Celle de Caroline, une Américaine qui se bat pour envoyer des colis aux orphelins de France, celle de Kasia, une jeune polonaise qui est arrêtée par les nazis et envoyée, avec une partie de sa famille, au camp de Ravensbrück et celle de Herta, une jeune médecin allemande qui exerce dans le camp. Nous suivons les destins de ces trois jeunes femmes qui vont finir par se croiser.
Ce livre est criant de vérité. le travail de recherche effectué par l'auteur est exceptionnel. Certains des personnages qui ont vraiment existé. Bien que racontés de façon romancée, les faits décrits dans ce livre sont vrais.
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux débute en septembre 1939 et s'achève en 1959. le fait de suivre les héroïnes sur deux décennies apporte de la puissance à l'histoire. Nous découvrons de quelle manière, chacune des trois femmes s'est retrouvée à la place qui fut la sienne pendant la guerre, ce qu'elles ont fait et vécu pendant cette période, et les conséquences sur leur vie.
Kasia est le personnage qui m'a le plus touchée. L'auteure ne nous épargne pas lorsqu'elle nous raconte ce que cette jeune polonaise a vécu. Kasia a été une "lapin", les nazis ont fait des expérimentations insoutenables sur elle. Quel travail de mémoire, Martha Hall Kelly, a effectué !
Caroline Ferriday est un personnage réel. La découverte de sa générosité a été, pour l'auteure, le déclencheur de l'écriture de ce roman.
Herta a, elle aussi, existé. C'est osé de la part de l'auteure d'en faire un personnage central de ce livre. de quelle manière, l'idéologie allemande a transformé cette femme ?
L'auteure nous livre les pensées de chacun des protagonistes, leurs actions, le ton est juste.
J'ai souffert dans ma chair et j'ai pleuré, en lisant ce livre magnifique. Il est bouleversant, révoltant, émouvant, c'est un choc nécessaire. Il m'a fait passer par une palette incroyable d'émotions, allant de la compassion à la haine. C'est un vrai coup de poing.
Je pense que je resterais marquée longtemps par cette poignante fresque historique. Je n'arrive pas à lui rendre hommage, je ne sais que vous dire ce que je ne dis pas souvent : "lisez-le !". le bandeau sur la couverture cite Tatiana de Rosnay : "Un premier roman époustouflant, absolument impossible à lâcher". Elle a tout dit !
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basileusa
  31 mars 2018
Trois femmes, trois destins du début de la seconde guerre mondiale aux années soixante. Une américaine qui travaille à l'ambassade de France à New-York, une polonaise qui va subir l'occupation nazie ,l'enfermement dans un camp puis le contrôle russe sur son pays et enfin une allemande qui va travailler dans un camp comme médecin. J'ai trouvé ça intéressant d'avoir un point de vue du côté des nazis parce que c'est l'éternelle question qui revient : comment ont-ils pu commettre ces atrocités ?
Très documenté ( tiré de personnages réels et de témoignages notamment comme elle l'explique à la fin livre ), l'auteur nous livre un récit moins connu des camps en s'intéressant aux "lapins" ,ces femmes polonaises charcutés et tués au nom de la science. J'ai appris pas mal de petits détails que je ne connaissais pas (l'échange des numéros par exemple, l'envoie de colis aux orphelins qui se poursuit même pendant la guerre ...) et comme beaucoup j'ai trouvé ce roman juste et poignant,sans excès. Un roman impossible à lâcher et dont je me souviendrais !
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Gaoulette
  23 mars 2018
Trois femmes. Trois destins croisés. Mais surtout deux histoires vraies. Je vous laisse découvrir lesquelles.
Martha Hall Kelly décide de nous replonger dans les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale à travers le parcours de trois femmes. Caroline, Herta et Kasia. Une américaine, une allemande et une polonaise. Trois femme qui seront marquées par cette Guerre et surtout par un fait divers monstrueux.
Trois voix qui nous plonge dans l'horreur absolue.
Trois voix qui nous relatent les conséquence dans l'après Guerre.
Martha Hall Kelly a fait un travail remarquable pour nous offrir ce premier roman. Elle s'attaque à un fait qui est resté dans l'ombre. Que s'est t'il réellement passé au Camp de Concentration pour femmes de Ravensbrück?
J'ai beau avoir étudié, beaucoup lu sur cette période noire, j'en apprend toujours et j'en reste sans voix.
Attendez vous à être émue et attristée par Kasia.
Attendez vous à essayer de comprendre Herta.
Mais surtout on oublie parfois certains héros de l'ombre comme Caroline.
Comment une fille de la haute bourgeoisie va être liée à jamais avec une pauvre polonaise, prisonnière de guerre et une des rares médecins femme de la Seconde Guerre Mondiale.
A travers ces recherches historiques, l'auteure n'oublie pas de parler d'amour (fraternel, maternel, patriotique). Elle nous démontre la force de ces femmes qui gardent leur conviction envers et contre tous. le lecteur détestera une des héroïnes mais il sera appelé au pardon.
Le gros coup de coeur pour ce roman très attendu chez les Editions Charleston. J'ai adoré les recherches historiques, la quête de réponse pour Kasia, la mise en avant d'une héroïne inconnue Caroline et ce que représente Herta.
Je recommande ce roman qui fera parler de lui cette année 2018!
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   20 avril 2018
Sa tenue posait néanmoins problème : pantalon vert, veste de sport en velours aubergine, mocassins en daim marron, et pour couronner le tout, une chemise noire. Seuls les prêtres et les fascistes portaient des chemises noires. Et les gangsters, bien sûr.
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calypsocalypso   28 février 2018
- Qu'est-ce que tu apporterais, toi, chuchota Zuzanna, en riant encore, à Matka.
Matka réfléchit un long moment, les yeux baissés sur ses mains, si longtemps que je pensai qu'elle ne voulait finalement pas jouer à notre jeu. Quand elle prit enfin la parole, elle avait une expression étrange.
- J'apporterais un bouquet de fleurs, des roses et des lilas.
- Oh, j'adore le lilas, dit Luiza.
- Je marcherais la tête haute et, en chemin, je donnerais ce bouquet aux gardiennes et je leur dirais de ne pas s'en vouloir de ce qu'elles ont fait.
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rkhettaouirkhettaoui   18 février 2018
Quand j’étais actrice, j’avais volontiers porté toute sorte de costumes inimaginables, mais celui-là passait les bornes parce qu’il incluait le sarafane, une robe noire à rayures rouges et vert vif en forme de trapèze allongé et une chemise à manches ballons brodée de fleurs. Mère insistait également pour que nous portions toutes le kokochnik, que je trouvais particulièrement embarrassant. C’était une coiffe haute – comme si je n’étais pas déjà assez grande – brodée de fils d’or et d’argent, incrustée de pierres semi-précieuses, d’où pendaient de longues rangées de perles et qui me faisait ressembler à une version à peine réduite de l’Empire State Building décoré de guirlandes.
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rkhettaouirkhettaoui   18 février 2018
Le profil de Nadia aussi était presque parfait, comme on pouvait s’y attendre d’une fille aux traits si délicats. La seule chose qui le gâchait un peu était l’hématome mauve sur son front, séquelle d’un incident à l’école. Elle portait le pull en cachemire qu’elle me laissait caresser quand je voulais, de la couleur d’un melon vert.
Je comprenais mal comment une situation aussi dramatique pouvait donner lieu à une scène aussi belle. Les réfugiés avaient construit une cité des plus élaborées avec des draps et des couvertures.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   20 janvier 2018
Alors que le taxi démarrait, j'aperçus encore Paul dans la foule et sentis le bonheur des "retrouvailles", un de ces mots français qui n'a pas vraiment d'équivalent en anglais, "le bonheur de rencontrer de nouveau quelqu'un qu'on aime après très longtemps".
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« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l'histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l'Histoire ? et de l'histoire des femmes ? ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai
« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d'autres. J'ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review
À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé.
De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.
Quant à l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbru?ck, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que L Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.
Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer L Histoire à travers la quête de l'amour, de la liberté et des deuxièmes chances.
Plus d'infos sur le livre : http://www.editionsleduc.com/produit/1393/9782368121931/
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
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