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ISBN : 2368121935
Éditeur : Charleston (09/01/2018)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 191 notes)
Résumé :
À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé.
De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.
Quant à l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  01 mars 2018
C'est un roman si dense que je ne sais même pas par où commencer… Peut-être que le plus simple est de vous parler de la structure : l'auteure a fait le choix d'une alternance de points de vue. Trois narratrices se partagent ainsi le récit. La première se nomme Caroline Ferriday, nous la découvrons en 1939, elle est issue d'une famille aisée et est employée au consulat français. Elle partage son temps libre entre des soirées auprès de New-Yorkais qui ont des préoccupations bien différentes des siennes et les oeuvres de bienfaisance pour lesquelles elle se bat. Côté coeur, elle mène également son propre combat : nier l'attirance qu'elle éprouve pour Paul Rodière, un célèbre acteur français (et marié) séjournant à New-York. La deuxième narratrice est Kasia Kuzmerick, c'est une jeune polonaise vivant à Lublin auprès de sa soeur, Zuzanna, de son père et de sa mère qui est l'être qu'elle aime le plus au monde. Elle apprécie la compagnie de Pietrik, un de ses camarades engagé dans la résistance. Pour la petite anecdote, c'est à Lublin qu'un des premiers ghettos a été établi par les nazis. Enfin, la troisième narratrice est Herta Oberheuser. C'est une jeune femme allemande qui se destine à devenir médecin et rêve en particulier d'exercer la chirurgie. Aucune femme ne se voyant confier cette spécialité à l'époque et pensant pouvoir enfin toucher du doigt son rêve, elle accepte sans hésiter un poste qu'on lui propose dans un camp de travail pour femmes, à Ravensbrück.
Je vais le dire tout de suite : à mon avis, le seul point faible du roman est la liaison entre Caroline et Paul. On y croit, on n'y croit plus, c'est incessant et assez peu utile. Je n'ai pu me défaire de l'idée que l'auteure avait délibérément choisi d'offrir aux lecteurs une histoire d'amour contrarié mais je n'ai pas compris pourquoi. De l'amour, il y en a à revendre dans ce roman, ce n'était pas la peine d'en ajouter. D'ailleurs, c'est un élément inventé comme nous le révèle l'auteure à la fin de son texte. Pour le reste, rien à dire. C'est incroyablement bien maîtrisé et bien documenté. J'imagine toutes les recherches qu'il a fallu faire pour écrire un tel roman. Il est intéressant de voir comment la situation était perçue à des milliers de kilomètres, d'autant plus que le personnage de Caroline n'a pas été inventé : son histoire, son dévouement, ses qualités humaines en font un véritable personnage romanesque qui aurait pu faire l'objet d'un roman à part entière. Cependant, les passages que j'ai préférés sont ceux mettant en scène Kasia et plus largement la vie des Polonaises au camp de Ravensbrück et, dans une moindre mesure, les passages nous permettant de découvrir l'évolution de Herta. « Dans une moindre mesure » car ce personnage ambigu est particulièrement détestable. J'ai déjà lu beaucoup de romans traitant de cette triste période mais je n'arrive pas à me souvenir d'un roman abordant précisément le même sujet. Il y a bien Kinderzimmer de Valentine Goby qui se déroule dans le même camp de concentration, mais je ne crois pas qu'il y soit question des « Lapins » comme c'est le cas dans Le Lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux. Les « Lapins » sont ces jeunes filles sautillant à travers le camp – quand elles n'étaient pas alitées des mois durant – et sauvagement blessées, voire mutilées aux jambes, objets d'expériences scientifiques menées par le professeur Gebhardt qui cherchait à se réhabiliter aux yeux d'Hitler, lui qui n'avait pu sauver Heydrich, mortellement blessé lors de l'attentat de Prague. Un sujet effroyable mais qu'il faut connaître. En outre, c'est une magnifique leçon de force, de courage, de solidarité et d'amour. Je termine en ajoutant qu'il s'agit d'un premier roman, et ça, c'est assez incroyable…
Un grand merci à Babelio et aux Editions Charleston qui m'ont permis de découvrir cette histoire émouvante et instructive !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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coquinnette1974
  29 mars 2019
Pour le voyage du retour, il me restait à dévorer : le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux de Martha Hall Kelly. Je suis ravie d'avoir choisi qu'il m'accompagne pour les onze heures d'avion.
Nous découvrons trois femmes, pendant la seconde guerre mondiale puis jusqu'en 1959. Nous les accompagnons pendant les périodes les plus importantes de leur vie..
Trois femmes, trois destins différents mais quelque chose va les relier à un moment ou un autre... Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes...
À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé...
De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale...
Quant à l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux de Martha Hall Kelly est un roman absolument magnifique, poignant, dont la lecture m'a captivé du premier au dernier mot.
Petite précision : même s'il s'agit d'un roman, il est basé sur des faits réels et sur des personnages réels. Pas tous, mais dans ce roman ont existés : Caroline Ferriday, ses parents ; Herta Oberheuser et ses parents ; ainsi que tous les employés du camp de concentration.
Par contre, les dialogues ont tous été inventés, ils sortent de l'imagination de l'auteure. Kasia et sa soeur sont des personnages inventés toutefois l'auteure s'est inspirée de personnages réels.
Il y a vraiment eu des expérimentations sur les prisonnières dans ce camp, et elles étaient surnommées les lapins pour deux raisons : elles se déplaçaient dans le camp en sautillant après leurs opérations et aussi car elles étaient les lapins de laboratoire des nazis.
J'ai lu énormément d'ouvrages (romancés ou non) sur la seconde guerre mondiale, je savais que les nazis avaient fait des expérimentations sur les prisonniers mais j'ignorais que c'était à ce point là. C'est aberrant de faire un truc pareil !
Martha Hall Kelly a fait un énorme travail de recherche, on sent qu'elle connait son sujet et j'ai trouvé ce roman captivant. Il m'a appris énormément de choses.
J'ai trouvé ça très intéressant de suivre trois femmes totalement différentes sur la même période. Elles vont vivre la seconde guerre mondiale de manière totalement opposée.
Elles sont touchantes chacune à leur manière même si j'ai évidemment eu énormément de difficultés à apprécier Herta. Elle est médecin et elle choisit de servir son camp d'un façon totalement atroce, c'est incompréhensible. Alors certes, elle était allemande, croyait faire des choses "justes" mais les parties sur cette femme m'ont mis parfois très mal à l'aise. Pourtant, je suis ravie que l'auteure ai choisi de nous la faire découvrir car ça apporte une autre dimension à ce roman, il fait froid dans le dos, est très crédible et on s'y croirait. Et ça permet aussi de se poser des questions sur les motivations de ses médecins, sur ce qu'ils ont fait, et sur comment ils s'en sont sortis.
Au début, j'avais du mal à comprendre comment Caroline pouvait être rattachée au camp de concentration, je me doutais bien qu'elle n'irait pas.. Et le lien est en fait hyper bien trouvé, elle n'y va certes pas mais elle va faire beaucoup pour ses femmes... après...
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux est un excellent roman, qui m'a touché du début à la fin. C'est le premier roman de Martha Hall Kelly mais j'espère que ce ne sera pas le dernier car j'adorerais la relire.
Ma note : cinq étoiles.
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Valmyvoyou_lit
  09 février 2018
Je viens de finir ce livre et je suis bouleversée.
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux est un livre à trois voix. Celle de Caroline, une Américaine qui se bat pour envoyer des colis aux orphelins de France, celle de Kasia, une jeune polonaise qui est arrêtée par les nazis et envoyée, avec une partie de sa famille, au camp de Ravensbrück et celle de Herta, une jeune médecin allemande qui exerce dans le camp. Nous suivons les destins de ces trois jeunes femmes qui vont finir par se croiser.
Ce livre est criant de vérité. le travail de recherche effectué par l'auteur est exceptionnel. Certains des personnages qui ont vraiment existé. Bien que racontés de façon romancée, les faits décrits dans ce livre sont vrais.
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux débute en septembre 1939 et s'achève en 1959. le fait de suivre les héroïnes sur deux décennies apporte de la puissance à l'histoire. Nous découvrons de quelle manière, chacune des trois femmes s'est retrouvée à la place qui fut la sienne pendant la guerre, ce qu'elles ont fait et vécu pendant cette période, et les conséquences sur leur vie.
Kasia est le personnage qui m'a le plus touchée. L'auteure ne nous épargne pas lorsqu'elle nous raconte ce que cette jeune polonaise a vécu. Kasia a été une "lapin", les nazis ont fait des expérimentations insoutenables sur elle. Quel travail de mémoire, Martha Hall Kelly, a effectué !
Caroline Ferriday est un personnage réel. La découverte de sa générosité a été, pour l'auteure, le déclencheur de l'écriture de ce roman.
Herta a, elle aussi, existé. C'est osé de la part de l'auteure d'en faire un personnage central de ce livre. de quelle manière, l'idéologie allemande a transformé cette femme ?
L'auteure nous livre les pensées de chacun des protagonistes, leurs actions, le ton est juste.
J'ai souffert dans ma chair et j'ai pleuré, en lisant ce livre magnifique. Il est bouleversant, révoltant, émouvant, c'est un choc nécessaire. Il m'a fait passer par une palette incroyable d'émotions, allant de la compassion à la haine. C'est un vrai coup de poing.
Je pense que je resterais marquée longtemps par cette poignante fresque historique. Je n'arrive pas à lui rendre hommage, je ne sais que vous dire ce que je ne dis pas souvent : "lisez-le !". le bandeau sur la couverture cite Tatiana de Rosnay : "Un premier roman époustouflant, absolument impossible à lâcher". Elle a tout dit !
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NathalC
  30 juin 2018
C'est très dur pour moi de donner mon avis sur ce roman. Je suis vraiment mitigée…
La 2nde guerre mondiale, les atrocités subies par les prisonniers dans les camps, la vie à cette époque, tout cela m'a toujours interpellée.
Ce roman retrace la vie de 3 femmes durant cette guerre et dans la période après-guerre.
L'une est Américaine et se démènera toute sa vie pour venir en aide aux autres, et aux Européens.
L'une est Polonaise et survivra au camps de Ravensbrück.
La 3ème est Allemande, médecin, fidèle à Hitler, et sera la seule femme jugée après la guerre pour crime contre l'humanité.
L'auteur est partie de faits réels et de personnages réels.
Caroline, l'Américaine et Herta, l'Allemande, ont vraiment existé.
La jeune Polonaise est un personnage inventé mais créé grâce aux recherches et témoignages qu'a recueillis l'auteur.
Les évènements sont donc avérés, l'histoire et son fil conducteur exacts, le tout romancé…
C'est peut-être ce qui m'a gêné dans cette lecture. Il m'a manqué un "je ne sais quoi", ou alors il y avait un petit "trop" qui m'a empêché d'avoir un coup de coeur.
Quelque chose m'a gênée dans cette lecture mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Peut-être trop romancé !
Kasia est le personnage qui m'a le plus touché. Comment survivre à tant d'horreurs ? Et pourtant l'auteur ne décrit pas l'horreur comme je l'imagine, je la trouve relativement soft.
Herta est donc médecin, du côté Allemand, mais est surtout un bourreau. Comment un être humain peut-il en arriver à détruire le corps d'un autre être humain, au nom de quelle science ? de quel idéal ?
Caroline, l'Américaine, ne m'a pas convaincue.
Je pense que j'oublierai assez vite ce livre.
En mémoire me restera les faits, l'horreur qu'a fait subir Herta Oberheuser, l'horreur subie par ces dizaines de cobayes !
Quant au sujet, et pour les personnes intéressées par le camp de Ravensbrück, je conseille plutôt le livre de Valentine Goby "Kinderzimmer", livre qui m'a vraiment marqué, au plus haut point !
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PrettyYoungCat
  24 janvier 2019
Comme j'aurais voulu aimer « le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux ». Un titre poétique, une jolie couverture à l'atmosphère rétro (sur l'édition grand format), un thème qui m'est cher (la seconde guerre mondiale) avec un épisode particulièrement sensible : les femmes internées à Ravensbrück et les expérimentations qui y ont été faites.
Mais si je ne peux pas dire que j'ai détesté, je suis bien loin du coup de coeur attendu et cela à cause du traitement des personnages (certains ayant existés).
D'abord, je m'offre une parenthèse pour passer un petit courroux sur cette mode littéraire du roman polyphonique. Ce qui était une originalité auparavant devient un procédé quasi systématiquement usité dans la littérature contemporaine. Parfois cela s'y prête très bien et apporte une plus-value. Mais en l'occurrence, dans cette histoire j'ai trouvé que cela avait pour but de créer artificiellement un « suspense » et cela m'a surtout donné l'impression de couper le récit au lieu de lui apporter une dynamique.
Cette histoire comporte trois personnages principaux.
Caroline tout d'abord, qui a réellement existé, est bénévole au Consulat de France à New York pour aider les familles et orphelins de France durant la guerre. Néanmoins, alors que ce personnage pouvait s'avérer hautement attachant et intéressant, c'est l'héroïne qui m'a vraiment exaspérée. En fait l'auteure a cru bon d'ajouter une histoire d'amour avec un acteur français et cela m'a rendu l'histoire d'une mièvrerie aux relents sucrés écoeurants. Quelques extraits improbables «Le malheur lui allait bien. Mal rasé, débraillé, séduisant dans sa peine. »
Alors qu'il revenait de déportation…
Et je ne suis pas sûre que la vraie Caroline aurait apprécié qu'on fasse d'elle une cruche superficielle : « de plus j'étais devenue experte dans le choix de bon manteau pour un enfant. L'essentiel était de trouver la couleur adéquate. Nous étions à Paris, après tout. Un manteau jaune sur un enfant au teint cireux était presque pire que pas de manteau du tout. »
Tout simplement affligeant !
Kasia ensuite, est une Polonaise déportée au camp de Ravensbrück avec notamment sa soeur et sa mère. Elle sera la victime d'expérimentations effectuées par les médecins nazis. Surnommées les "Lapins" car sautillant après les atroces mutilations exercées sur leur(s) jambe(s) et parce que cet animal est utilisé dans les laboratoires, j'y ai appris que ce sadisme consistant à prélever une partie de l'os et du muscle de la jambe et d'y introduire toutes sortes de corps étrangers avait pour but de recréer la blessure de Reinhard Heydrich (décédé suite à l'attentat perpétré par la résistance Tchèque) pour vérifier s'il aurait pu être sauvé par l'inoculation de sulfamides. Ce que prétendait Hitler qui éructait que tout n'avait pas été fait pour sauver son ami. Détail qui m'a intéressée, même si je savais déjà que les expériences menés par les nazis étaient souvent destinées à réduire les pertes de soldats allemands et donc à reproduire les conditions et blessures auxquelles ils étaient confrontés. J'ai appris aussi que la Pologne avait été sous le joug du communisme soviétique durant de nombreuses années après la guerre. Autant dire une dictature. Pas un mot néanmoins du côté juif et des pogroms que l'on pouvait encore déplorer après-guerre. le personnage de Kasia ne m'a étrangement pas été particulièrement attachant malgré toutes les horreurs subies… et je prête cela encore une fois à l'écriture de l'auteure car tous les ingrédients sont pourtant réunis pour qu'on ne puisse qu'éprouver de la compassion.
Enfin, Herta, femme médecin allemande qui s'enrôle à Ravensbrück sans vraiment à quoi s'attendre. Elle s'imaginait un camp de travail et d'éducation pour femmes et découvre qu'on y pratique des barbaries. Elle s'en offusque et décide qu'elle ne restera pas. Finalement, la conjoncture économique de sa famille la contraint à rester… Creuser la psychologie de ce personnage était donc quelque chose de vraiment intéressant à travailler selon moi. Comment bascule-t-on du « côté obscur » ? Voilà une question captivante. Mais la narration nous dresse un regard froid et distant sur les choses « J'avais beau me faire quelques coupures pour soulager la tension, je n'arrivais toujours pas à dormir. » Je ne sais pas trop si quelqu'un qui se scarifie penserait en ces termes, comme on prendrait une tisane les jours où on se sent nerveux. Il y avait matière à mon avis à complexifier (car je pense que le cloisonnement psychique en cours chez les bourreaux nazis n'est pas simple à analyser) le personnage et à développer la partie émotionnelle. Malheureusement ça n'a pas été le cas.

Suis-je devenue particulièrement difficile après toutes ces lectures sur la seconde guerre mondiale ? Il se peut bien. « le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » n'est pas un mauvais livre. Mais il aurait pu être un grand livre.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
dcombierdcombier   04 juin 2019
Mère était bénévole auprès de l'ADIR, l'Association des déportées et internées de la résistance, une nouvelle organisation qui aidait les femmes sorties des camps de concentration à rebâtir leur vie. Ces femmes "fortunées" avaient tout perdu : leur mari et leurs enfants, leur maison, et le gouvernement français se concentrait sur les hommes qui revenaient, essentiellement des soldats, ainsi que tous ceux qui avaient survécu à la guerre. Ces femmes, elles, n'étaient que secondaires.
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calypsocalypso   28 février 2018
- Qu'est-ce que tu apporterais, toi, chuchota Zuzanna, en riant encore, à Matka.
Matka réfléchit un long moment, les yeux baissés sur ses mains, si longtemps que je pensai qu'elle ne voulait finalement pas jouer à notre jeu. Quand elle prit enfin la parole, elle avait une expression étrange.
- J'apporterais un bouquet de fleurs, des roses et des lilas.
- Oh, j'adore le lilas, dit Luiza.
- Je marcherais la tête haute et, en chemin, je donnerais ce bouquet aux gardiennes et je leur dirais de ne pas s'en vouloir de ce qu'elles ont fait.
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ladesiderienneladesiderienne   21 avril 2018
Je pris le "Journal "médical" et remarquai une petite annonce pour un médecin dans un camp de rééducation pour femmes, à quatre-vingt-dix kilomètres au nord de Berlin, près du centre de villégiature de Fürstenberg, au bord du lac Schwedt. Ce type de camps se multipliait, destinés essentiellement aux tire-au-flanc et aux petits délinquants. L'idée d'un changement de décor m'attira. Un centre de villégiature ? Mutti me manquerait, mais pas Heinz.
La seule chose que je savais sur ce camp était que mon ancien camarade de faculté, Fritz Fisher, y travaillait. Le nom me plaisait.
Ravensbrück.
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ladesiderienneladesiderienne   25 avril 2018
- Qu'est-ce que j'aurais donné pour des petits pois là-bas ! soupira-t-elle.
Elle n'arrivait toujours pas à prononcer le nom de Ravensbrück.
- Au moins maintenant Herta Oberhauser est dans une cellule glaciale, en train de manger des haricots rouges en conserve.
- Il faudrait que tu penses à tourner la page, Kasia.
- Je ne leur pardonnerai jamais si c'est ce que tu veux dire.
- Cette haine à laquelle tu t'accroches ne sert qu'à te faire souffrir.
Ma sœur m'irritait que très rarement mais son positivisme me tapait sur les nerfs. Comment aurais-je pu pardonner ? Il y avait des jours où seule la haine me permettait de continuer.
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NathalCNathalC   26 juin 2018
- Je ne suis pas mariée.
- Pas encore ! s'exclama Mme Huff en contemplant les cadres en argent sur le manteau de la cheminée. Tu as eu deux offres auxquelles tu n'as pas encore répondu.
Deux offres ? De quoi parlait-on ? D'un hectare à Palm Beach à l'abri du regard des voisins ?
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Video de Martha Hall Kelly (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martha Hall Kelly
« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l'histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l'Histoire ? et de l'histoire des femmes ? ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai
« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d'autres. J'ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review
À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé.
De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.
Quant à l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbru?ck, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que L Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.
Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer L Histoire à travers la quête de l'amour, de la liberté et des deuxièmes chances.
Plus d'infos sur le livre : http://www.editionsleduc.com/produit/1393/9782368121931/
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
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