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EAN : 9782080285607
208 pages
Flammarion (01/03/2023)
3.61/5   28 notes
Résumé :
Le siècle se terminait lentement, et l'on pensait déjà au suivant, tout en préparant la grande Exposition universelle de Paris qui devait lancer avec faste les années 1900. Cependant, des impatients refusèrent que leur époque connaisse une fin tranquille et décidèrent de l'achever à folle allure. Ils partageaient la même passion : la locomotion nouvelle. Et la même obsession : la vitesse". Paris, automne 1898.
Une jeune mécanicienne de génie prend part à la c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Un petit livre que j'ai trouvé intéressant et amusant pour l'époque, on est aux antipodes de notre société actuelle.
On allait vers les années 1900, les voitures électriques allaient être abandonner au profit de celles à essence.
"Jeantaud, enfermé dans son bureau, désespérait devant ses livres de compte. L'industrie des voitures électriques mourait à petit feu, asphyxiée par le succès grandissant des voitures à pétrole."
On est en 2023, l'inverse est en train de se produire. Que faut-il en déduire, ils étaient en avance sur nous, c'est certain, mais peut-être que d'autres enjeux économiques se jouait déjà ?

"Paris, dimanche 3 juillet 1898.
Dans le jardin des Tuileries, on se bousculait sous des vélums blancs pour observer les étonnantes machines de la première Exposition internationale d'automobiles. Parmi les connaisseurs, les pétrolistes s'attardaient devant les modèles Panhard et Levassor, tandis que les vaporistes étudiaient les véhicules Bollée ; mais la majorité des visiteurs étaient simplement des curieux venus découvrir ces engins insolites. Certains s'enthousiasmaient pour la locomotion nouvelle, d'autres étaient sceptiques : "Non, vraiment, une voiture sans attelage, ce n'est pas joli."

La mécano de la Jamais Contente de Jérôme Hallier, est une histoire vrai, dixit son auteur.
Une rivalité sans répit, opposèrent, le comte de Chasseloup-Laubat, accompagné de son mécanicien, Gabriel, à Camille Jenatzy, et sa mécanicienne, Céleste. Ils étaient épris de vitesse, de records, c'était une question d'honneur. Cela dura de l'automne 1898 au printemps 1899.
Deux "électromobilistes" qui cherchaient par tous les moyens d'améliorer la forme et la vitesse de leur voiture, en vue de battre un record de vitesse.
Gabriel et Céleste, poussaient leur patron à toujours relever les défis, à se dépasser. Ils s'entendaient bien, malgré les enjeux.

Puis le premier tour de France, organisé, par le comte de Chasseloup-Laubat, pris le départ à Paris, le 15 juillet 1899.
"La veille du départ du Tour de France, les véhicules participants étaient rassemblés devant les hautes colonnes du siège de l'Automobile Club. La variété et le nombre des engins répartis en trois catégories - voitures, motocycles et voiturelles - avaient attiré un public si dense que la circulation sur la place de la Concorde était devenu impossible. Parmi la trentaine de véhicules de première catégorie, on comptait les derniers modèles Peugeot, Bollée, Panhard et Levassor, Lefebvre ou Decauville. Les chauffeurs étaient assis fièrement dans leur voiture, à côté de leur mécanicien qui les accompagnerait le long des sept étapes et des 2300 kilomètres."

Le titre et la couverture m'ont attiré, un agréable moment de lecture.



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Les clochettes se mirent à tintinnabuler, Alerte verte, Alerte verte, il y aura plus d'un seul livre présenté au conclave aujourd'hui.
Les Phoenix glapirent de contentement et Charly se passa une main dans les cheveux qui commençaient à être longs.
Aujourd'hui, il avait davantage de temps.
David lui apporta le Livre suivant « le mécano de la jamais contente » de Jérôme Hallier.
Le Phoenix commença sa Lecture sans plus d'attente. le public était exalté.

Charly éclata d'un petit rire franc à la lecture de la première phrase.
« le diable peut-être, mais un bon diable assurément » Georges Prade »
« J'adore inverser les codes » Fit-il ...

La course à la vitesse ! Vous ai-je déjà dit que mon grand-père posait les chemins de rails ?...
L'ACF « L'automobile Club de France » et là je me dis qu'est-ce que je fous là … Il y a encore quelques mois à peine, je n'aimais même pas les jeux de voitures sur console, je n'ai jamais possédé de voiture, etc, etc…

Je poursuis ma lecture avec peine, n'étant pas du tout du monde de l'automobile, ce qui, je le sais, est purement subjectif.

On va dire qu'il est bien « dans sa catégorie » mais pour la note je ne pourrais monter à plus de 2,5/5 …

Ce conclave est à présent terminé.

Allez avec sagesse, dites-nous franchement, ça passe ou ça casse ?!...

Phoenix
++
Lien : https://linktr.ee/phoenixtcg
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3 juillet 1898 – 24 juillet 1899 : une année inoubliable dans l'Histoire de l'automobile.
Alors que les rues de Paris sont encore remplies d'hippomobiles, les engins automobiles à moteur à combustion interne ou à essence commencent à prendre le relais de ses véhicules à cheval. L'Automobile Club de France a été fondé en 1895, et deux ingénieurs se disputent pendant un an à coups de courses de vitesse le commerce des automobiles électriques !
À ma gauche Charles Jantaud, constructeur automobile à qui l'on doit la première voiture électrique la Tilbury, et dont le modèle est ici piloté par le comte Gaston de Chasseloup-Laubat, secondé par son jeune mécanicien Gabriel Sace pour pousser la Duchesse au maximum de ses capacités. À ma droite, celui qu'on surnomme le Diable rouge à cause de sa barbe rousse, Camille Jenatzy, fabricant de fiacres électriques, et pilote automobile de ses propres engins, secondé par la jeune mécanicienne, celle du titre, Céleste.
Forcément les deux jeunes mécanos, dont les pilotes s'affrontent sur la route d'Achères, vont se lier au fur et à mesure des courses, en même temps que la tension monte entre Jenatzy, petit, robuste, fier et sanguin, assoiffé de victoire, et Chasseloup-Laubat, grand, frêle, élégant et calme, qui organise parallèlement le premier Tour de France automobile.

En se basant sur des faits réels, Jérôme Hallier nous raconte dans ce roman prenant et passionnant la rivalité entre les deux pionniers de la course automobile. Aussi et surtout le premier record de vitesse détenu par Jenatzy à bord de son engin en forme d'obus, La Jamais contente, équipée de pneus Michelin : atteindre les 100 kilomètres à l'heure. On est plongé dans l'ambiance fin de siècle où les annonces se faisaient dans les journaux, ici le Vélo, Le Figaro et La France automobile de Paul Meyan. Dans ce roman, tout est vrai, sauf Céleste, Gabriel et leur histoire !

« Mais l'électricité est propre, silencieuse et inodore ; on est loin de la fumée, du boucan et de la puanteur de ses rivales » … c'était donc avant 1900, et on parlait déjà de voitures électriques, projet finalement abandonné... enfin pour quelques temps. Et le préfet donnait alors l'autorisation de porter la vitesse maximale dans Paris à 20 kilomètres à l'heure.

La Jamais Contente est aujourd'hui visible à Compiègne, au musée du château. Une réplique est également exposée au musée de la voiture Autoworld de Bruxelles.

Voici sa description : « La carrosserie de la Jamais Contente, montée sur des suspensions à ressorts semi-elliptiques et des petites roues rouges, consistait en un long cylindre de 3,5 mètres, terminé à l'avant comme à l'arrière par une pointe destinée à lutter contre l'air ».
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Quand on choisi un livre pour son titre et sa couverture, impossible alors d'ignorer « La mécano de la Jamais Contente » .
Dans un son dernier roman, Jérôme Hallier nous raconte l'histoire héroïque de la rivalité entre deux hommes que tout oppose, le compte Gaston Chasseloup Laubat et l'ingénieur Camille Jenatzy.
Qui de ces deux pilotes de course automobile dépassera la barre symbolique des 100 kilomètres par heure ? Un « quasi mur du son » pour une époque où l'on roule à .. 20 à l'heure dans les rue de Paris !
Le premier descend d'un illustre général de la Révolution quand l'aïeul italien du second a émigré en Belgique, au XVIIIème siècle, pour y fonder une manufacture de caoutchouc.
Un monde de fait de gentilshommes et d'audacieux, une jolie romance et voilà un texte court, comme une parenthèse littéraire, qui nous ramène aux débuts de l'histoire de la nouvelle locomotion, pour y découvrir des enjeux de société des plus modernes.
Une jolie écriture emplie d'émotion au service d'une histoire vraie, « La jamais contente » et son « mécano Jérôme Hallier » une belle découverte !
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Carton jaune pour commencer à Flammarion qui commercialise ce petit livre de 190 pages aux gros caractères au prix excessif de 20,50 !
Concernant le roman de Jérôme Hallier, j'avoue ma déception. Habitant dans les Yvelines, j'avais entendu parlé du record de "La Jamais Contente" dans la ville d'Achères. le récit ancien de ce duel entre les pilotes Jenatzy et Chasseloup m'intéressait donc assez fortement. Bonne idée de se documenter grace à la lecture d'un bon roman "historique". Il y avait matière à écrire. Et ben à la fin, une impression de lecture très décevante. La faute ? Les deux mécanos, elle et lui, rajoutés ou créés par l'auteur : des personnages neu-neus, une histoire plan-plan, elle sauvée des eaux, lui, vengeur mollasson et peu crédible, bref une bonne idée au départ, mais un résultat fade. Jenatzy et Chasseloup auraient mérité d'être plus fouillés. Une note de 2,5, la moyenne.
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critiques presse (1)
LeMonde
17 avril 2023
Dans cette réjouissante épopée richement documentée, et grâce à sa science du récit au rythme décoiffant, Jérôme Hallier exhume un rêve oublié.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Je le connais, il est fait comme moi
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Videos de Jérôme Hallier (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Hallier
Avant de mourir en 1945 dans la guerre du Pacifique, le baron Nishi fut adulé au Japon pour avoir remporté une médaille d'or aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932. Sous la plume romanesque, Jérôme Hallier raconte le destin hors du commun d'un homme tiraillé par ses démons et qui ne trouvait le réconfort qu'auprès de son cheval, Uranus. Découvrez l'émission intégrale sur WebTvCulture en cliquant sur ce lien :
https://www.web-tv-culture.com/emission/jerome-hallier-briller-pour-les-vivants-51818.html
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