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ISBN : 2377351026
Éditeur : Archipoche (02/05/2018)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Un moment d'inattention, un seul, et une vie peut basculer. Perdue dans la contemplation d'une carte du monde qu'elle avait dessinée jadis, Alice laisse sans surveillance la fille de sa meilleure amie. Lorsqu'elle revient à elle, il est trop tard...

De ce qui pourrait n'être que le récit d'un accident, Jane Hamilton a fait le point de départ d'un roman sur la culpabilité et la rédemption qui a bouleversé l'Amérique. Le réalisateur Scott E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  26 juillet 2018
La Carte du monde est un roman extrêmement dense d'environ 560 pages, dont le point de départ ne relève d'aucun suspense puisqu'il est annoncé sur la quatrième de couverture. C'est l'histoire d'Alice, une jeune femme qui vit avec son mari Howard, un « paysan poète et philosophe », dans la ferme qu'ils ont entièrement rénovée, à Prairie Center. Ils sont les heureux parents de deux fillettes, Emma et Claire, c'est ce qui les lie à leurs voisins, Theresa et Dan, qui ont également deux petites filles, Audrey et Lizzy. le jour où débute notre histoire, Alice est chargée de garder les quatre filles à la ferme. Elle leur promet de les emmener nager dans la mare qui se trouve sur la propriété mais son propre maillot reste introuvable et elle fouille quelques pièces de la maison en espérant mettre la main dessus. Sans trop savoir pourquoi, ses pas finissent par la conduire jusqu'au vaisselier où elle est pourtant convaincue de ne pas y trouver le vêtement disparu. Elle tombe alors sur une carte du monde, sa carte du monde, « un monde entier qu'[elle avait] dessiné en secret » lorsqu'elle était enfant. Son esprit s'égare dans les méandres de ses souvenirs et, bientôt, ce ne sont plus les secondes mais les minutes qui passent. Combien ? Elle ne saurait le dire. Sans doute très peu. Mais bien assez pour que Lizzy, deux ans, ait disparu de la maison. Alice retrouvera son petit corps recouvert d'un maillot de coton rose dans la mare. Juste quelques minutes, juste quelques centimètres.
Le début du roman qui expose les circonstances de ce terrible drame est une véritable réussite. Il faut comprendre que ce n'est pas un roman sur le drame en tant que tel mais sur les conséquences de ce drame. Autrement dit, l'auteur ne s'encombre pas de détails insignifiants et va à l'essentiel. Il ne faut en effet pas plus de 30 pages pour que la mort de la petite Lizzy soit annoncée. A partir de là, toute la palette des sentiments peut être déclinée, à commencer par la colère et l'injustice. Présenté comme un roman interrogeant la culpabilité et le pardon, La Carte du monde propose, à partir de cet élément déclencheur, un autre événement, qui n'est pas sans lien avec le premier, mais qui vient « perturber » le cheminement personnel (Alice) et relationnel (Alice/Theresa) qui aurait pu se suffire à lui-même, ce que je pensais lire en fait. Un roman sur la reconstruction et le pardon. Et rien d'autre. Ce n'est donc pas tout à fait le cas puisqu'Alice se retrouve très rapidement la cible d'insinuations calomnieuses qui vont la conduire en prison. Evidemment, même si ce n'est pas ce à quoi je m'attendais en choisissant de lire ce titre, je ne peux pas nier que l'ensemble est très cohérent et très convaincant. Les dialogues, les émotions et les réactions, en clair tout ce qui correspond à la psychologie des personnages me paraît avoir été traité avec une grande justesse. Les scènes de procès en particulier et toutes les scènes qui les encadrent sont passionnantes. Même si ce roman n'est pas un coup de coeur, il m'a beaucoup émue et je comprends qu'il ait « bouleversé l'Amérique » lors de sa parution en 1994.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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LePamplemousse
  01 mai 2013
Un livre tout simplement merveilleux.
Malgré un sujet très difficile, j'ai dévoré ce roman pourtant épais.
Le personnage principal est confronté à une situation horrible, la mort de la fille de son amie, alors qu'elle devait la surveiller et à partir de là, nous suivrons sa descente aux enfers.
Car comment vivre avec une telle culpabilité ?
Comment supporter de vivre et d'être entourée par vos proches quand vous êtes la cause de la destruction d'une famille ?
Pourtant, Alice a elle aussi une famille dont elle doit continuer à s'occuper, un mari qui l'aime toujours, un métier et des amis mais elle n'arrive pas à profiter de cela, elle s'enfonce dans une spirale destructrice.
Ce roman m'a bouleversé et j'en garde un souvenir très vif malgré les années.
Il y a aussi des pages magnifiques qui parlent de la nature, des animaux, du travail dans une ferme, ce qui allège un peu le propos.
Commenter  J’apprécie          60
sdelimoge
  10 octobre 2018
Bon. C'est pas joyeux. Je ne sais pas ce qu'a publié Jane Hamilton depuis ce roman, mais clairement j'ai pas du tout envie de m'y attarder. Je crois que c'est une autrice que je vais bannir de toutes mes prochaines lectures. Je vous explique pourquoi. Tout commence bien pourtant. La 4ème de couverture me plait beaucoup, elle est pleine de promesse. On me vend un roman poignant, un drame addictif, une plongée dans la psychologie des personnages. D'ailleurs les premiers chapitres savent me convaincre. Dès le départ j'adore les moments de vie que nous offre Jane Hamilton, surtout ceux passé dans la ferme familiale. J'imagine très bien cette belle ferme américaine avec cette grande famille unie: Alice, Howard, Emma et Claire. J'arrive même à apprécier Alice et sa capacité d'observation, j'aime la façon dont elle pense et comment elle décortique le monde qui l'entoure. J'aime le fait qu'elle se sente atypique, hors du moule. Une mère différente, une épouse différente… Et puis les pages défilent et je commence à hausser les sourcils. Quelques trucs me chiffonne, mais ce n'est pas grand chose. Jusqu'à ce que je me rends compte que je déteste Alice. Je déteste cette mère qui pense si peu de bien de sa première fille, qui la trouve laide en comparaison à sa seconde fille. Dans ses yeux, Emma sa première fille nous semble être une monstruosité sans coeur et pleine de laideur. Claire est plus jolie, selon elle, donc elle a plus de chance dans la vie. Ce genre de façon de penser, me donne des boutons. Ce dictât de la beauté, ça me gave sérieusement. Alors, oui le roman est publié en 1994, mais quand même ? On saurait attendre plus de modernité d'une publication de cette époque non ? Voilà comment je finis par détester Alice. Et puis le drame arrive. La petite fille de sa voisine qui finit noyée dans la mare de son jardin. Grosse négligence de sa part, moment d'inattention. Là je me dis que ça va enfin être intéressant. Que le procès va débuter rapidement et qu'on va avoir droit à des détails croustillants. Mais c'est d'une lenteur abyssale. On se perd dans des détails futiles, des flash back sur la vie d'Alice. Ce roman fait 570 pages et il y a bien la moitié qui n'était pas nécessaire pour en faire une histoire qui tienne la route. C'est beaucoup trop long. le roman est en trois parties. La première sur le point de vue d'Alice. On a l'histoire du drame, l'enterrement et le début de l'enquête. Seconde partie c'est le point de vue de Howard, parce qu'Alice est en prison à ce moment-là. On a la vie à la maison, les tâches quotidiennes. Et semblerait qu'en 1994 aux USA, l'homme soit incapable de faire à bouffer. Troisième et dernière partie on retrouve Alice qui raconte son passage en prison. On a donc un livre plein de promesses non ? Un drame, une amitié en suspend, des personnages brisés. La réadaptation d'une famille face à une histoire atroce. Un père qui se démène pour s'occuper de ses filles. Et puis l'univers carcérale, la prison pour femmes. Et au final, c'est chiant, c'est long et ça fait plouf.
Lien : Https://booksonmyroad.wordpr..
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Lalilidelili
  09 juillet 2018
" Des personnages d'une humanité bouleversante" New York Times book.
Un moment d'inattention, un seul et une vie peut basculer. C'est ce qui s'est passé pour Alice. Mère de deux petites filles, Alice garde la fille de sa voisine et amie. Quelques minutes d'inattention et c'est le drame.
Tout au long de la lecture, on vas plonger dans le désarroi, de remords, dans une descente en enfer.
De la culpabilité, de la trahison, cette façon dont une vie peut basculer est parfaitement écrit dans ce roman. L'auteur nous plongé dans cette histoire sans difficulté. On ressent tout les sentiments du personnage principal, on vit de façon intense cette culpabilité, cette grande peine.
Un livre très bien mené, très bien écrit que je recommande pour cette thématique peut commune. Merci aux Editions de l'Archipel pour ce livre
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nath74gri
  07 juillet 2018
Merci aux éditions Archipel pour ce livre "la carte du monde" de Jane Hamilton (traduction François Vidonne).
L'histoire de fond est plutôt intéressante, Alice, mère de deux filles, infirmière scolaire, vit dans une ferme avec son mari Howard. Mais un jour, la fille de sa voisine, sous sa garde, se noie dans la mare de la ferme. Drame malheureusement terrible, et Alice a du mal à s'en remettre. Et dans la foulée elle est incarcérée suite à une plainte d'un enfant à son encontre. C'est déjà Alice qui nous raconte le début de l'histoire, Howard prend la suite pendant l'incarcération d'Alice, puis cette dernière reprend la narration lors de sa libération.
Beaucoup de descriptifs, de longueurs, qui font que ces 571 pages sont lassantes et ennuyantes......dommage......
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
calypsocalypso   26 juillet 2018
A l’époque où je pleurais ma mère, et plus tard ma tante Kate, je me disais que, toutes mortes qu’elles fussent, elles étaient toujours en moi, elles habitaient mon univers intérieur, qui n’était pas moins varié et bruyant que la vie elle-même. Très tôt déjà, je plaçais le don de mémoire au-dessus de toute autre qualité. Je comprenais qu’en vieillissant, nous rassemblons une nation entière en nous, des lieux et des gestes disparus ; nous les croyons nôtres et, aussi impénétrables que la pierre, nous brandissons seuls la torche qui éclaire notre passé.
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calypsocalypso   26 juillet 2018
J’avais toujours pensé que la perte de la Grâce ne pouvait résulter que d’une terrible erreur ou d’un accident fatal. Je ne savais pas encore que cela pouvait survenir si progressivement que l’on ne sent pas le souffle nous manquer, ni la chute finale. L’évolution est parfois imperceptible. J’ai découvert qu’il fallait au moins deux choses – et le plus souvent trois – pour altérer le cours d’une vie : un écart par rapport à la vérité, puis un autre, puis un troisième. Alors, vous réalisez, l’espace d’un instant, à quel point vous avez rapidement touché le fond.
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Vidéo de Jane Hamilton
Une Carte du monde. Extrait
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