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ISBN : 2258102618
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/03/2013)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Un témoignage unique, d'une franchise exceptionnelle, sur le monde du cyclisme, le système Lance Armstrong et la pratique du dopage à tous les niveaux.


« Un jour je suis un type ordinaire, avec une vie normale. Le lendemain je me retrouve sur un trottoir de Madrid avec un téléphone secret et un trou dans le bras qui dégouline de sang, à espérer que je ne me ferai pas prendre. »


Tyler Hamilton n'est pas un saint. Il a fai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Davjo
  26 août 2014
Énorme bouquin, lu pied au plancher, en retenant mon souffle.
La façon dont le livre a été écrit s'apparente à une thérapie, une psychanalyse via Skype, avec le journaliste Daniel Coyle.
« Nos entretiens se sont étalés sur près de deux ans. J'ai eu à certains moments le sentiment d'être un prêtre recevant la confession; à d'autres, un psy. Au fil du temps, j'ai constaté que le fait de parler transformait lentement Hamilton. »
C'est un récit à la première personne, une confession, une autobiographie et aussi le portrait d'une personnalité hors-norme qui apparaît comme une sorte de psychopathe: Lance Armstrong.
Ça ferait un super film hollywoodien. Je vois la scène: l'homme, solitaire, ramasse du bois mort dans les collines alentour. Il rentre chez lui et s'adonne à la menuiserie (le nouveau passe-temps de Tyler Hamilton) tandis que sa (nouvelle) femme se gare en voiture. Un cycliste s'arrête pour lui demander de l'eau. L'homme se souvient...
Résumé: Tyler Hamilton est un brave gars du Colorado, un boy-scout, humble, aimable, poli, doté d'une capacité ahurissante à supporter la douleur « Je suis capable de tenir quoiqu'il arrive...Plus c'est dur, mieux je m'en sors. ». Bref, il est fait pour le vélo.
Première rencontre avec Armstrong, vers 1994, " tout le monde le trouvait prétentieux", il admire la puissance du tout jeune champion du monde.
Tyler Hamilton est engagé par Thom Weisel, un millionnaire fan de cyclisme qui veut mener ses boys au sommet du Tour de France. Mais en Europe, en 1996, les US Postal se font laminer, ils doivent s'accrocher rien que pour finir les courses, les autres coureurs défiant les lois de la physique.
Pragmatique, Weisel engage un médecin espagnol, Pedro Celaya. Hamilton se rend compte que les coureurs qui ont droit aux petits sachets de papier blanc qui circulent sont meilleurs que ceux qui roulent "pan y agua", expression qui rythme tout le bouquin.
Même s'il veut se prouver qu'il est plus fort qu'un petit sac en papier, il doit se rendre à l'évidence, ces 1000 jours de sa carrière professionnelle où il est resté pur, c'est comme s'il s'était laissé voler son gagne-pain. La petite gélule rouge qui contient de la testotérone lui fait du bien: "un moi amélioré".
C'est l'époque de Gérone, l'amitié avec les autres "posties", Scott Mercier, Darren Baker, Georges Hincapie, Marty Jemison. Un coureur italien nommé Baffi amène avec lui sa centrifugeuse. Puis c'est la première injection d'EPO (p.57), ce qu'on ressent...Il conclut: elle récompensait mes points forts.
Son premier Tour de France, celui de 1997, invraisemblablement dur, où il assiste au numéro de malabar de l'équipe Festina. Jean-Cyrille Robin, leur leader, débauché de cette même équipe Festina, finit le Tour à la 15è place.
1998, c'est le retour de Lance Armstrong, guéri de son cancer. le personnage a un don pour déceler les points faibles chez les autres, il a réponse à tout. Il déteste les "peut-être" et classe les gens en deux catégories: les geignards et les anti-geignards. Il n'aime pas les intellectuels du type Bobby Julich. Si on le contredit, on a droit au Regard... C'est un homme qui a une vision sans nuance sur le monde.
Hamilton participe au Tour 98 (contrairement à Lance qui n'a pas encore le niveau) et décrit l'affaire Festina de l'intérieur, la panique dans les équipes, presque 25 000 dollars de produits jetés dans les wc...
Puis c'est la grande US Postal de l'année 99 ... Armstrong prépare son équipe, il a choisi un nouveau directeur sportif, Yohan Bruyneel (coureur retraité de la Once), un homme qui «... sait parfaitement donner un air de normalité aux choses les plus scandaleuses. » Il y a de nouveaux médecins, débauchés de la Once... Son jardinier, un Français nommé Philippe, approvisionnera l'équipe en EPO par moto, on l'appelle Motoman. Il présente le docteur Ferrari à Hamilton. La règle d'or de Lance: « Quoi que tu fasses, ces salopards sont toujours en train d'en faire plus...» Hamilton décrit bien l'importance de Ferrari, comparé à un ordinateur, celui qui lui donne les bons chiffres. Armstrong gagne le tour et, face aux doutes des journalistes, choisit d'être offensif. Comme il l'a été pour intimider Christophe Bassons.
Hamilton s'installe à Nice, près d'Armstrong. Cela leur permet d'aller se tester en Italie auprès de Michele Ferrari, leur véritable entraîneur, « qui a le chic pour profiler nos entraînements comme des séances de torture, presque au point de nous tuer, mais pas tout à fait.» Il s'agit de rouler six heures en suivant des programmes de watts et de cadence, les coureurs rentrent chez eux épuisés à en perdre connaissance. Et utilisent les produits qui ont pour nom AMGEN, EPREX, Andriol....Ferrari est obsédé par le poids des coureurs, il mesure aussi leur taux de lactate après l'ascension d'une côte. Et il explique à Hamilton des concepts physiologiques comme le fait qu'une cadence plus rapide est moins éprouvante pour les muscles car la charge de travail est transféré du physique à l'appareil cardiovasculaire.
« On éprouvait le sentiment de se pousser plus loin que jamais, de se transformer en un être plus puissant. »
Et ce n'est pas fini. On l'emmène en jet privé en Espagne pour lui prélever du sang dans une clinique " C'était irréel, un monde imaginaire", Hamilton décrit une énorme aiguille. Il faut manipuler doucement les poches de sang, car les globules rouges sont vivants...Le sang lui sera réinjecté pendant le Tour de France. Il est boosté de plusieurs watts...
Tour 2000. Deux hommes font peur à LA qui essaie toujours de tout savoir sur tout le monde, quels sont les produits qui circulent....Jan Ullrich "superboy" et Pantani, le coureur romantique, aux attaques imprévisibles, qui va faire douter Armstrong au point que celui-ci fait appeler Ferrari en pleine course via Bruyneel et l'oreillette....
Les relations se tendent. Hamilton progresse au point de se rapprocher du niveau d'Armstrong et de battre un de ses records sur les tests organisés par Ferrari. Il décrit la paranoïa d'Armstrong « Les amitiés de Lance suivent toutes le même schéma bizarre, la même évolution, quelque chose dérape (...) Des tueurs impitoyables, voilà comment Lance voyait le monde. »
Mis de coté, il fait le Tour de France 2001 "pan y agua" ce qui permet de comparer ses performances dopé/non dopé: « J'ai fini à la 94 è place, à 2h et demie de Lance....»
Il rejoint la CSC de Bjarne Riis qui lui présente le docteur Fuentes dont il fait le portrait (p.158), un préparateur qui s'est formé en Allemagne de l'Ouest et a aidé un peu tout le monde en Espagne où on est un peu plus coulant avec le dopage. Ils se font un planning pour les poches de sang à fournir.
Hamilton décrit bien le stress du dopé qui fait des allers-retours entre chez lui et la clinique. En parallèle, le docteur italien Cecchini lui prépare un programme de fractionné basé sur des accélérations de 40" suivis de temps de repos de 20".
Pour le Tour d'Italie, sa femme Haven surveille les poches de sang mises au frais dans le frigo d'un appartement de Monaco, au cas où il y aurait une panne d'électrecité.
Hamilton finit 2è du Giro 2002, malgré un trait de fracture à l'épaule.
Hamilton décrit ce petit monde des coureurs qui se côtoient. Même s'il n'est plus son patron, Armstrong est toujours là dans le bouquin comme une menace qui rôde. Un certain Floyd Landis vient d'apparaître dans son entourage. Hamilton l'aime bien et le décrit comme plus dur, moins béni oui-oui que lui-même, "Floyd était abrasif"...Ce sont des passages passionnants quand on connaît la suite, les trajectoires parallèles des deux anciens lieutenants du Boss...
Tour 2002, Hamilton est au service de Jalabert et Carlos Sastre, il finit 15è du Tour en ayant pris deux poches de sang, des rendez-vous clandestins dans des hôtels avec Fuentès qui le perfuse. Armstrong remporte son 4è tour en manifestant une supériorité presque embarassante. C'est aussi l'année de l'affaire Rumsas...On le voit, les dopés passent souvent au travers du filet, mais ce n'est pas si simple de prendre les produits....
Ensuite, Tyler Hamilton gagne Liège-Bastogne-Liège, il reste fier de sa victoire sous la pluie, on peut la voir sur Youtube, il a évidemment bénéficié d'une PS comme il les appelle. Il change de dimension, devient un rival crédible du Boss.
Au cours de la troisième semaine du Tour de France 2003, juste après l'injection de sa troisième poche de sang, Hamilton réalise une performance d'extraterreste sur l'étape de Bayonne, une échappée solitaire qui lui permettra de rejoindre la 4è place du classement général. Tout ça avec une fracture de la clavicule.
Retour aux USA, il est devenu une star, mais la dépression le rattrape, c'est une épreuve très douloureuse. L'Effexor 150 mg et le soutien de Haben, sa femme, le sauve petit à petit.
Il a changé d'équipe, il a 33 ans, il n'a plus beaucoup de temps. Fuentès, toujours aussi fou, (sans compter que son vieil assistant atteint de démence a pu mélanger les poches de sang) lui apprend qu'il a acheté un congélateur médical, surnommé Sibérie, qui permet une conservation plus longue des poches de sang prélevées. Mais il faut les mélanger lentement à une solution d'éther de glycol.
Pendant le Dauphiné Libéré, Hamilton fait l'ascension du Ventoux la plus rapide de l'histoire et les ennuis commencent. Il est convoqué par Verbruggen de l'UCI où on essaie de l'intimider et Floyd Landis lui apprend que Armstrong, fort de son réseau, a mis l'UCI sur sa piste.
Puis c'est le Tour de France 2004, il chute et nous avons droit dans le roman à une scène hallucinante où, malade à cause d'une poche de sang corrompu, il passe sa journée de repos à Limoge, grelottant de fièvre, pissant du sang, auprès de son chien mourant. Il abandonnera le Tour quelques jours plus tard.
ATTRAPÉ.
Juste après son titre de champion olympique du contre-la-montre, il est déclaré positif suite à une transfusion sanguine. Les chapitres suivants sont la description de sa lutte pour prouver son innocence, il décrit le processus par lequel passent tous les dopés, celui du déni, les avocats engagés, les procédures, on connaît ça. Puis l'affaire Fuentès éclate et mouille une grosse partie du peloton.
Son mariage n'y résiste pas. Pendant ce temps-là, Armstrong remporte son 7è tour de France, adresse un message aux sceptiques...
Les années suivantes d'Hamilton se passent dans une équipe de seconde zone aux Etats-Unis.
Alors, comment ça se finit? Celui qui fait tout basculer, c'est Floyd Landis « le gamin mennonite obstiné capable de citer de mémoire la Bible ». Privé de compétition parce qu'il a été pris lui aussi, il ressent une grande injustice quand Armstrong fait son come-back.
Les derniers chapitres sont le récit façon John Grisham du filet qui se resserre petit à petit autour d'Armstrong. C'est difficile, il faut des enquêteurs obstinés et résistants - Novitzky, Travis Tygart- pour combattre le mythe qu'il est devenu, prêt à tout, surveillance des témoins, piratages informatique, intimidation (une scène dans un bar à Aspen entre Hamilton et Armstrong) pour en arriver à une sorte d'épilogue: les aveux d'Armstrong au micro d'Oprah Winfrey.
En conclusion. J'ai regardé les courses, j'ai suivi passionnément dans les journaux tous les rebondissements. Ce livre nous révèle l'envers du décor et c'est une synthèse facile à lire d'un des témoins principaux.
Il m'a fait changer d'avis. Je trouvais absurde qu'Armstrong soit destitué de ses titres et que les lignes du palmarès restent vierges durant son règne. J'interprétais cela comme une sorte de révisionnisme sportif. Je pensais qu'il fallait que le Tour vive avec cette tache, ce doute, car après tout, ce n'est pas Armstrong qui a inventé le dopage, c'est juste l'homme qui s'est le plus intelligemment adapté, avec le meilleur préparateur. Mais ce livre nous montre que ce n'est pas seulement de l'intelligence mais une manière d'être, un refus de perdre pathologique qui le conduit à la corruption (Verbrugghen, UCI), à tisser un réseau fort pour se protéger, à intimider dans le peloton et en dehors...Et j'en passe. Il s'en est fallu de si peu pour qu'il reste une légende à peine atteint par les accusations que la sanction doit être aussi symbolique: une ligne vierge, un palmarès effacé. Quand on pense qu'il a essayé d'acheter le Tour (2006), et qu'on lui a prêté un destin politique...
Ne pas être dupe. Et si Hamilton et Landis ne s'étaient pas fait prendre ? Et si Armstrong n'avait pas essayé de revenir en 2008 ? On n'aurait jamais été sûr de la vérité. D'autres avaient parlé mais jamais les premiers rôles. Ce qui me fascine le plus, c'est de constater à quel point la vérité tient à un fil. Il est finalement assez rare que les histoires réelles se bouclent aussi bien qu'une fiction...
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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Fandol
  02 janvier 2017
L'homme est ainsi fait qu'il n'hésite pas à utiliser tous les moyens naturels ou non pour dépasser l'autre et ceci dans tous les domaines. Là où c'est le plus voyant, c'est dans le sport. Or, depuis longtemps, le cyclisme donne l'exemple en matière de lutte contre le dopage parce que le mal était profond mais nous savons que beaucoup d'autres disciplines ont bien des difficultés à se donner les moyens de retrouver l'équité sportive.
Daniel Coyle, célèbre journaliste du New York Times qui a guidé Tyler Hamilton pour rédiger "La course secrète", l'écrit en préambule : « le cyclisme est le sport le plus exigeant du monde, sur le plan tant physique que mental. » Après avoir passé quinze mois avec Lance Armstrong et ses proches, il a publié « La guerre de Lance Armstrong », se demandant si le Texan se dopait, le comparant à « un saint laïque ayant vaincu le cancer » alors que Tyler Hamilton n'est qu'un héros ordinaire, en 2012. Neuf ans plus tôt, celui qui était le coéquipier préféré d'Armstrong est « humble, poli, le parfait boy-scout » mais il devenait insipide dès que l'on parlait cyclisme. Enfin, il faut savoir que Coyle a vérifié tout ce que lui a confié Hamilton au cours de deux ans d'entretiens.
C'est donc avec beaucoup de sincérité que cet homme originaire de Marblehead, une ville de 20 000 habitants, située au nord de Boston, confie ses souvenirs et raconte ce qu'il a vécu. Skieur à ses débuts, il reconnaît : « J'ai un don pour la souffrance ». Alors qu'il est espoir olympique à ski, une blessure au dos le pousse à rouler toute l'année. C'est ainsi qu'il devient champion US universitaire en 1993 et que, l'année suivante, il rencontre Armstrong au Tour DuPont. Celui-ci est déjà champion du monde et il est le seul à le féliciter et à le défendre après un excellent prologue.
Tyler Hamilton ne cache rien et reconnaît avoir subi sa première injection (fer et vitamines B), en 1995. Cela est légal mais troublant. En 1996, avec l'US Postal, il part pour l'Europe aux côtés de Andy Hampsten mais force est de reconnaître : « On se faisait laminer ». Hampsten qui refuse le dopage, cesse sa carrière à 32 ans alors que l'EPO est en train de tout changer.
« Personne ne se lance dans le cyclisme avec l'intention de se doper. Si on aime ce sport, c'est pour sa pureté, il y a toi, ton vélo, la route, la course. » Mais il faut des résultats et Tyler Hamilton décrit bien la spirale infernale où les médecins sont au premier rang. Tout au long de ce livre-témoignage extraordinaire, il cite tous les noms, tous les lieux et détaille les procédés employés. Il confirme que certains coureurs acceptent leur sort et restent « pan y agua », au pain et à l'eau, selon son expression très imagée. Mais ils végètent dans les profondeurs des classements ou bien laissent tomber loin de l'âge limite.
Rien n'arrête ceux qui courent après la gloire et l'argent. Après le Dr Ferrari, « notre entraîneur, notre médecin, notre dieu », c'est le Dr Fuentes et les transfusions sanguines qui s'ajoutent aux procédés déjà en cours. Les succès sont là alors qu'il note qu'au Tour 2002, les Français sont à la traîne parce que notre pays est plus rigoureux.
Arrivent les premiers résultats positifs et il clame son innocence, lui qui se dope depuis huit ans ! Si L.A. manipule le système, Hamilton devient vite un zombie. S'il récupère sa médaille d'or du contre la montre des JO d'Athènes, il ne réussit pas à effacer le contrôle positif de la Vuelta. Pris une nouvelle fois, il avoue prendre de la DHEA puis arrête le vélo et monte une entreprise de remise en forme à Boulder.
Tyler Hamilton a tout détaillé au procureur, devant le jury, à ses parents puis à l'USADA malgré les menaces d'Armstrong : « Je vais faire de ta vie un putain d'enfer. » Il reconnaît enfin : « Mon sport va nettement mieux et nettement moins vite. » Puis, un peu plus loin : « le courage se trouve plus souvent chez celui qui termine parmi les derniers que chez le vainqueur. »
Une postface permet de faire le point sur ce qui s'est passé après les aveux de Lance Armstrong.
Après de telles confessions, Tyler Hamilton se dit calciné, abîmé mais plus fort, comme du bois passé dans le feu.

La course secrète (Prix du meilleur ouvrage sportif en 2012) est un témoignage bouleversant, révélateur d'une époque qui a fait très mal aux amoureux d'un sport simple et magnifique. Chacun rêve que tout cela soit révolu mais la recherche effrénée de gloire et d'argent est toujours bien présente.
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lemarbre
  18 mars 2018
Il y a déjà longtemps que j'ai lu ce roman, et je m'en rappelle toujours! Si tu aimes le monde du cyclisme, prend le temps de le lire. Tu vas en apprendre des choses! Il y a beaucoup de détails, on comprend bien la pression que les cyclistes ont à gérer et ce qui en pousse plusieurs à se doper.
Bonne lecture
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danyx
  07 novembre 2015
Sportif pratiquant et passionné, j'ai naïvement cru que lance Armstrong avait été victime de rumeurs,de jalousie.
J'ai avalé ce livre. Au delà du choc de la vérité du dopage, l'auteur nous fait vivre la vie de sportif de haut niveau, la course en équipe, l'entraînement, la face cachée des compétitions.
C'est pour moi le meilleur livre sur le dopage, et un des meilleurs sur le sport.
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frgi
  07 février 2016
Livre magnifique, lu en 3 jours !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DavjoDavjo   26 août 2014
C'est là que ça s'est produit. Si vous voulez savoir comment le dopage peut influencer une course, regardez ces 10 secondes au pied de l'Alpe-d'Huez en 2003. Quand Lance et sa bande ont accéléré, je me suis instantanément retrouvé à cinq ou dix mètres derrière. Sans la poche de sang, l'écart se serait creusé et je ne serais jamais revenu. Mais la poche de sang m'a procuré ces 5 battements de coeur, ces 20 watts supplémentaires. C'est grâce à la poche de sang que j'ai pu m'accrocher et revenir
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DavjoDavjo   26 août 2014
Voici ce qui nous a permis de battre les contrôleurs: ils testaient moins le dopage que la discipline ou l'intelligence du dopé.
Conseil n°1: Porter une montre
Conseil n°2: Toujours avoir son portable sous la main
Conseil n°3: Connaître son délai d'incandescence, c'est-à-dire le temps durant lequel on reste positif après avoir pris la substance.
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DavjoDavjo   26 août 2014
L'astuce quand on roule après une transfusion, c'est d'ignorer les signaux d'alerte, de dépasser les murailles, on atteint un palier et voilà qu'on peut se maintenir dans cette position. La transfusion m'avait donné 3 ou 4 % de puissance en plus, soit 12 ou 16 watts supplémentaires; je pouvais soutenir un rythme cardiaque de 180 battements par minute au lieu de 175. Cinq battements par minute, ça changeait tout.
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