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ISBN : 2352948991
Éditeur : Bragelonne (21/10/2015)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Chargé d'enquêter sur la probable présence d'une civilisation perdue dans le Vide, Nigel Sheldon, créateur de la société du Commonwealth, part en expédition vers cette portion de l'espace extrêmement dangereuse. En s'écrasant sur une planète du Vide, Nigel va découvrir bien plus que ce qu'il venait chercher. Un monde peuplé d'humains y affrontent un terrible ennemi : des prédateurs spatiaux artificiellement modifiés qui exterminent toutes les espèces qui croisent le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
fnitter
  09 juillet 2018
Retour dans le Vide pour suivre cette fois-ci Slvasta et sa révolution, mais aussi Nigel, du moins son clone, venu enquêter.

Les romans du Commonwealth.
L'étoile de Pandore était 100 % SF.
La trilogie du Vide n'était plus que 50 % SF.
Là on frôle les 10 %. C'est de la Fantasy en fait. Mince, si Hamilton voulait en faire (ce qui n'est pas mauvais en soi), il n'a qu'à directement annoncer la couleur. Moi je voulais lire de la SF. D'un autre côté, la troisième loi de Clarke serait-elle passée par là ?
Mais bon, coup de gueule passé. Ça reste quand même vachement bien cet épisode. Le format, plus court qu'habituellement, condense les faits et on ne s'ennuie pas une seconde à Bienvenido… :-)

Une sorte de modèle à la PJ Hérault, le héros supertechnologique dans une société archaïque qui gagne et résout tous les problèmes avec son superordinateur.

Dans la trilogie du vide, force est de reconnaître que la partie intéressante était bien les passages sur Quenceria. Hamilton a exaucé nos désirs et fonde tout ce premier tome dans le vide pour nous faire vivre une révolution lénino-trotskiste.
Passionnant.
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Commenter  J’apprécie          634
Apophis
  13 janvier 2016
Hamilton fait sa Révolution et nous livre son meilleur roman à ce jour
Voilà une nouvelle production de Peter Hamilton extrêmement inhabituelle, qui défie les standards qu'il a lui-même établis. Jusque là, il nous a proposé soit des romans simples (Dragon Déchu, La Grande Route du Nord), soit des cycles complets, en général en trois volumes. Etant donné la taille de la totalité de ces romans, l'édition française les a le plus souvent coupés en deux tomes chacun (certains dépassent les 1000 pages en édition anglaise). Rien de tout cela ici. Ce nouveau cycle ne comptera que deux tomes en VO, et ce premier tome ne fait « que » 645 pages.
Il est donc évident, dès qu'on a fait ce constat, que Hamilton a changé quelque chose à son écriture. Jusqu'ici, il avait l'habitude, dans les grands cycles comme l'Aube de la Nuit, Pandore ou le Vide, de consacrer des chapitres entiers à présenter les protagonistes, la menace contre laquelle ils vont se battre et les lieux de l'action. Rien de tout cela ici, et ce pour deux raisons. D'abord, certains protagonistes (Nigel Sheldon et Paula Myo) sont déjà connus de ses fidèles lecteurs. Ensuite, pour les nouveaux personnages (ceux du vaisseau Brandt ou ceux de la planète Bienvenido), on les découvre désormais progressivement au travers de l'action. Et ça, mine de rien, c'est un changement colossal, car ça change complètement le rythme de l'action et du roman. Un Hamilton, jusqu'ici (à part à la rigueur Dragon Déchu), c'était le Boléro de Ravel, une lente mais inexorable montée en puissance du rythme et de l'action. Dans l'Abîme, ça ressemble plutôt à un morceau de Metallica, ça commence en mid-tempo et ça finit à 200 à l'heure.
Le changement ne s'arrête pas là : alors que La Grande Route du Nord avait (de mon point de vue) montré des signes inquiétants d'essoufflement créatif, L'Abîme a dynamité mes inquiétudes, car cette fois-ci Peter Hamilton n'a pas seulement exercé sa créativité sur l'histoire ou l'univers, il l'a aussi exercée sur ses personnages. Comme je l'expliquais plus en détails dans ma critique du tome 1 de la Grande Route du Nord, ses personnages suivaient jusque là toujours les mêmes archétypes d'un roman à l'autre, à commencer par la toujours présente belle jeune femme se servant de ses charmes et son appétit sexuel féroce pour progresser dans la vie. de même, dans tous les cas, les héros / protagonistes étaient des agents de stabilisation dans une société en voie de désintégration à cause d'une menace non-humaine (Possédés, Primiens, Zanth, etc).
Rien de tout cela ici : les deux héroïnes échappent cette fois complètement à cet archétype (mais je vous rassure, ça reste un Hamilton, il y a du sexe, ouf !), et cette fois, l'intégralité des « héros » cherchent à… renverser la société. Et ça aussi, mine de rien, ça change tout.
Le roman est divisé en plusieurs parties : la première fait une centaine de pages et suit les vaisseaux colonisateurs de la Dynastie Brandt (celle de Pandore / du Vide). C'est un mélange extrêmement réussi de hard SF et d'horreur, dans la plus pure tradition de l'Aube de la Nuit. C'est d'ailleurs presque une histoire à part entière, presque car les clefs pour pleinement la comprendre ne seront fournies qu'au milieu et à la fin du roman. En tout cas, l'ambiance horrifique enfin de retour est jouissive.
La seconde partie (une soixantaine de pages) suit Nigel dans le Commonwealth alors qu'il prépare une expédition vers le Vide. Une remarque sur ces deux parties : Hamilton y explique clairement les concepts à la base de son univers à l'intention de ceux qui n'ont lu ni Pandore, ni la trilogie du Vide (à vrai dire, des concepts comme les biononiques sont expliqués bien plus clairement que dans les romans sur le Vide…). Donc en théorie, vous pourriez pratiquement lire ce roman comme un stand-alone. Sauf que… Hamilton dévoile en quelques phrases les deux énormes révélations de la fin des tomes 2 et 3 du Vide, donc soit il vaut mieux les avoir lus avant, soit il faut accepter d'en savoir beaucoup trop si on veut commencer par l'Abîme et lire la Trilogie du Vide après.
Toutes les parties suivantes se passent dans le Vide, mais pas sur Querencia. On suit la destinée des descendants des Brandt sur la planète Bienvenido (ce n'est pas un spoiler, c'est sur la quatrième de couverture). Vu que nous sommes dans le Vide, les pouvoirs mentaux et les gé-animaux (ici appelés Mods) de la Trilogie du Vide sont également présents. Si vous n'avez pas apprécié cette dernière à cause de son ambiance science-fantasy et de l'alternance de chapitres Commonwealth (donc SF) / Vide (donc quasi-Fantasy), soyez rassurés, Peter Hamilton a pensé à vous. D'abord, le concept est cette fois vaguement steampunk et inspiré par les Révolutions française et surtout Russe. D'autre part, il y a aussi un aspect « vie des survivants d'un vaisseau colonisateur après le crash » (même si c'est longtemps après dans ce cas). Enfin, contrairement à la Trilogie du Vide, il y a des éléments hard-SF très présents même si on se trouve dans le Vide, car ce bon Nigel va y envoyer un clone bardé d'un équipement conçu pour résister aux propriétés anti-technologiques du Vide. Au final, l'ambiance est suffisamment différente pour plaire à tous, je pense, même aux allergiques à Edeard et à son monde. Et ce monde est à la fois assez proche pour qu'il y ait une continuité et assez différent pour éviter les redites que je commençais à voir poindre avec La Grande Route du Nord.
Les grands Cycles d'Hamilton ont toujours été caractérisés par des ennemis très soignés (des Possédés aux Primiens), et les Fallers ne font pas exception à la règle (par contre, c'est un choix étrange de la part du toujours impeccable Nenad Savic d'avoir gardé Faller dans la VF : je pense qu'un terme comme « Déchus » par exemple aurait été parfaitement approprié). On retrouve avec eux l'ambiance de subversion qui donnait tant d'impact aux Possédés de l'Aube de la Nuit, avec un aspect Gore que ces derniers étaient loin d'approcher. Mais le gros point fort des antagonistes du roman ne se situe pas réellement dans les monstres, mais… dans les héros. Que ce soit Slvasta ou Nigel, ils vont mettre un soin maniaque à nous prendre à contre-pied d'une manière excessivement jouissive. Et on est toujours agréablement surpris, car finalement bien peu de choses sont prévisibles. Signalons également la manière remarquable dont les lignes narratives des uns et des autres s'entremêlent sans les cassures artificielles de la Trilogie du Vide. de même, le système de flash-backs de la Grande Route du Nord a été modifié et intégré à la trame de ce roman d'une manière très habile. Bref, si c'était un film, il aurait l'oscar du meilleur montage fingers in the nose.
Un mot sur la présentation : superbe couverture, parfaitement en accord avec l'histoire, et jolie carte de Bienvenido à l'intérieur. Bref un sans-faute, comme souvent chez Bragelonne.
En conclusion
Sans conteste le Peter Hamilton le plus enthousiasmant depuis l'Aube de la Nuit, dont il retrouve l'ambiance horrifique qui faisait un peu défaut depuis. Un excellent roman se baladant entre la hard-SF, le Planet Opera et le steampunk, sans jamais paraître hors-de-propos. Une écriture plus compacte, plus « direct dans l'action » que les cycles précédents d'Hamilton. Ses deux seuls défauts : le fait que pour pleinement l'apprécier, il soit nécessaire de lire / avoir lu deux cycles précédents (ça fait des sous et beaucoup de lecture…) et, surtout, que la suite… ne soit pas encore écrite à ma connaissance. L'attente va être LONGUE.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Seb928
  04 juin 2017
Peter F. Hamilton poursuit dans ce nouvel opus son exploration de l'univers du Commonwealth. Plutôt que de nous proposer une suite, il nous invite dans une préquel, l'action se déroulant quelques siècles avant la Triologie du Vide.
Alors que d'habitude, l'auteur multiplie les personnages et alterne les chapitres qui décrivent leurs mésaventures, Hamilton a pour cette fois décider de se consacrer qu'à quelques personnages et de raconter leurs aventures successivement.
Hamilton nous plonge encore une dans l'univers du Vide: les Raiels avertissant Nigel Sheldon du danger que représente le Vide, ce dernier décide d'aller explorer cet espace et alors qu'il pensait arriver sur Querancia, la planète médiévale où vécut Edeard, le héros de la Trilogie du Vide, il découvre Bienvenido, une autre planète où des vaisseaux humains se sont posés lorsqu'ils se retrouvèrent dans le Vide. Alors que sur Querancia, les habitants avaient perdu tous souvenirs de leurs origines en dehors du vide, ceux de Bienvenido savent d'où ils viennent mais ils n'ont plus aucun moyens pour repartir de la planète et ils vivent, de plus, sous la menace des Fallers (quel dommage d'ailleurs que le nom n'est pas été adapté) , des prédateurs qui subjuguent leurs victimes pour les dévorer et prendre leur place.
Mais si Nigel Sheldon est présent, ce n'est pas lui le personnages principal, c'est Svalta, un jeune homme de la campagne qui s'est engagé dans l'armée pour combattre les Fallers qui ont tué son père et qui va ressortir meurtri dans son corps mais renforcé dans sa haine envers eux suite à leur première rencontre, il développera aussi un profond mépris pour les mods et les neuts, l'équivalent des génistars de Querancia, et il sera aussi dégoutté par l'immobilisme dont font preuve les officiers qui se soucient plus de leurs conforts que du moral et de l'équipement de leurs soldats.
Et plus, Svalta veut améliorer les choses et plus il doit faire face à la lourde machine bureaucratique.
En version poche, ce tome fait plus de 800 pages et ce n'est que la première partie de l'histoire. On a notre lot d'actions et de révélations et j'attends le deuxième tome pour découvrir la suite des aventures des habitants de Bienvenido.
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mauriceandre
  29 juin 2017
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas embarqué dans les vaisseaux spatiaux du Commonwealth et j'y ai pris un grand plaisir.
Les Romans de Peter F. Hamilton sont toujours foisonnant et même s'ils se déroulent dans le même Univers spatial ils peuvent se lire indépendamment les uns des Autres a condition de ne pas vouloir déflorer les romans qui forment la Saga de "L'Etoile de Pandore".
Dans "Les Naufragés du Commonwealth" nous retrouvons Nigel Sheldon et Paula Myo aux prises avec un nouveau défi lié a la menace que fait peser le "VIDE" sur l'Univers.
Une construction toujours aussi détaillé avec une Histoire a l'intérieur de l'Histoire.
Sur la planète "Bienvenido" les Humains rescapés de leur Vaisseau Spatial sont piégés dans le "VIDE" et ont régressés techniquement au point de n'avoir pour source d'énergie que la Vapeur et la force hydraulique.
De Plus ils sont confrontés a une Menace Extra-Terrestre qui monopolise tous leur moyens.
On découvre avec un plaisir teinté d'un peu d'Horreur le quotidien des survivants liés à la critique de la société humaine qui a court sur "Bienvenido".
La profusion de personnages fait que l'on est parfois un peu perdu mais en relisant certains paragraphes je suis arrivé a me faire une image assez précise des principaux protagonistes.
Toutefois il faut lire le tome 2 que j'ai presque fini pour comprendre ou veut nous emmener Hamilton.
Merci a Nenad Savic pour sa traduction sans quoi je n'aurais pas embarqué pour le Commonwealth.
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Bleuopale
  26 décembre 2016
Initialement prévu comme une trilogie, ce nouvel épisode de l'histoire du Commonwealth sera finalement écrit en deux tomes. Avec L'Abime au-delà des rêves tome 1 : des Naufragés du Commonwealth, me voici une nouvelle fois transportée par la plume de Peter F. Hamilton au sein du Commonwealth : j'ai presque l'impression de prendre une machine à voyager dans le temps et dans l'espace pour me retrouver sur Augusta. Personnellement j'ai plaisir à retrouver Paula Myo et Niger Sheldon au début de ce nouveau chapitre même si les retrouvailles sont de courte durée.
Ce nouveau tome se cale à la suite de ces deux sagas précédentes : celle du Commonwealth et celle du Vide. Difficile de lire ce tome 1 sans avoir lu les deux autres sagas.
J'ai eu un peu de mal au début à me retrouver chronologiquement au sein même de l'histoire mais également par rapport à la Trilogie du vide. Un certain temps d'adaptation est donc nécessaire surtout que l'intrigue nous fait voyager plusieurs fois dans le temps, on a l'impression de jouer au chat et à la souris avec les personnages. Mais, encore une fois, on se laisse porter par les intrigues politico-économiques (la patte de l'auteur), les clones, le sauvetage de toute une planète voire de la galaxie : n'ayons pas peur, Peter Hamilton fait toujours les choses en grand. Tout comme dans la trilogie du Vide, on se balade entre SF pur et Fantasy, entre technologie avancée et pouvoirs parapsychiques.
J'ai ressenti ce premier tome comme une introduction. les rouages de l'intrigue se mettent en place: les personnages, le vide et les Raïels. On reste en suspend durant tout le livre et on attend qu'une chose c'est de savoir enfin ce qu'est le Vide ! Difficile de chroniquer ce premier tome sans avoir lu la suite : on sent l'intrigue s'installer, l'écriture est toujours aussi fluide, j'adore les descriptions des différentes technologies faisant parties de cet univers. La profusion de personnages, la critique des sociétés humaines et les quelques 640 pages de ce premier tome reste la marque de fabrique de l'auteur. Bref il y a tous les ingrédients d'un bon titre de SF, j'espère des révélations fracassantes dans The night without stars.
Lien : http://chutmamanlit.blogspot..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   09 juillet 2018
Vous faites votre travail bien mieux qu’eux. Ils le savent, tous comme vos soldats, ici présents. Votre niveau de dévouement les troublera. Ça se passe toujours comme ça avec les vieux messieurs jaloux de leur pouvoir et de leurs privilèges. Ils ont le confort, et le confort est l’ennemi du changement. Le confort est facile. Il est synonyme de bon repas et de nuits passées dans un lit douillet. Tout ce qui est susceptible de menacer ces privilèges est mal vu.
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fnitterfnitter   10 juillet 2018
C’est étrange, tous ces gens qui rêvent d’être au sommet, de diriger, mais qui ne pensent pas aux décisions que l’on doit prendre quand on est là-haut. Personne ne nous met jamais en garde contre ça.
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fnitterfnitter   12 juillet 2018
Demandez toujours la preuve de l’existence du nirvana avant de suivre aveuglément le messie qui vous le vend.
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fnitterfnitter   11 juillet 2018
Nigel avala une longue gorgée de bière.
Le même goût que dans mes souvenirs. De la merde, mais qui pétille. La perfection.
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fnitterfnitter   13 juillet 2018
Ce que science peut analyser, science peut dupliquer.
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