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P. J. Herr (Traducteur)Henri Robillot (Traducteur)
EAN : 9782070407934
Éditeur : Gallimard (13/07/1999)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 213 notes)
Résumé :
Depuis que le maire Elihu Willsson leur a demandé de l'aide pour briser les grèves de mineurs, les truands règnent en Maîtres à Personville. Son fils Don, patron de presse fait appel au célèbre détective de l'agence Continental pour y mettre un terme. Mais Don est assassiné avant d'avoir pu lui parler... Avec des méthodes aussi expéditives que celles des criminels, le détective s'emploie alors à nettoyer la ville gangrenée par la corruption, le chantage et le vice.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  31 janvier 2013
J'ai pris un franc et généreux plaisir à la lecture de cette Moisson Rouge. J'avais entendu parler de Dashiell Hammett depuis fort longtemps, mais hormis le souvenir de l'accent nasillard d'Humphrey Bogart dans le Faucon Maltais, ma connaissance de l'auteur s'arrêtait là.
Et bien très bonne surprise pour moi. C'est très cinématographique, très tonique et sans temps morts, avec une tension qui ne cesse d'être soutenue tout au long de l'ouvrage à la faveur de rebondissements nombreux et variés.
Dans l'Amérique des années 1920 (C'est-à-dire à l'époque même où a été écrit le livre, précision importante, car depuis Ellroy, le polar " historique " qui fait plus vrai que nature est devenu légion or ici, l'auteur parle bien du temps présent qu'il côtoie car il écrit en 1929.), gangrenée par la prohibition, au creux d'un petite ville minière de triste allure, un détective privé travaillant pour le compte d'une agence de détective arrive en mission.
Le problème, c'est qu'avant même d'avoir pu rencontrer son mandataire, Donald Willson, celui-ci s'est fait descendre. le détective privé en question (je ne me souviens pas avoir vu son nom mentionné) flaire une situation bien pourrie et un micmac pas possible et c'est lui qui va nous servir de guide dans cette ville gangrenée jusqu'au trognon, police comprise.
Notre brave détective, va être obligé d'employer souvent les grands moyens et sa vie ne tient à jamais guère plus qu'un fil dès lors qu'il entre en scène. Comme le titre du roman l'indique, ce cadavre ne restera pas seul et nombreux sont ceux qui tombent sous les feux croisés de Pete le Finn, Whisper, Reno, Lew Yard ou le chef de la police Noonan.
Le détective ne tarde pas à découvrir un vaste réseau aux multiples entrées et où le père de la première victime, Elihu Willson joue un rôle non négligeable. Parmi les figures de premier ordre, la belle Dinah Brand a également son mot à dire, mais je crois qu'il serait inconvenant de vous en dire d'avantage et je préfère vous abandonner au milieu de ce noeud de serpents si l'aventure vous en tente.
Pour le reste, sans conteste, Dashiell Hammett est l'inventeur du roman noir tel qu'on le conçoit de nos jours. Il nourrit son histoire de son propre passé de détective privé et l'immersion dans les milieux de malfrats sent beaucoup plus l'authenticité que les enquêtes minutieuses mais théoriques des spécialistes du roman policier d'alors.
Voie nouvelle et accessit accordé à MONSIEUR Dashiell Hammett, dont certains éléments de la biographie, notamment ses démêlés avec les autorités au plein MacCarthysme sont tout à son honneur. Chapeau donc, et aiguisez votre faux si vous voulez entamer votre moisson rouge, un bon cru assurément, mais ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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andreas50
  10 juin 2018
Par la grâce des magouilles et de la pollution industrielle, Personville est devenue Poisonville dans l'inconscient collectif. Cette cité minière appartient à Elihu Willsson, dit le Tsar, potentat qui étend son emprise sur l'industrie du charbon, les journaux, la police, la gestion des affaires publiques.
Mais exploitation des mines rime avec exploitation des gueules noires. Un beau jour, les employés de la Personville Mining Corporation débrayent et se mettent en grève. Ils sont soutenus par le syndicat Industrial Workers of the World, très actif aux USA avant et après la 1ère guerre mondiale.
Elihu Willsson ne va rien lâcher. Il va plutôt convier des mercenaires, des briseurs de grève, des membres de la Garde Nationale à mater la rébellion. Mater est un euphémisme, car le sang va couler abondamment des deux cotés.
Quand le dernier crâne fut fendu, la dernière côte brisée, la section syndicale de Personville n'est plus qu'un pétard sans poudre.
Les ennuis de Willsson n'en sont pas pour autant terminés. La pègre qu'il a engagée pour faire le sale travail, ne veux plus quitter la ville. Elle s'empare de tous les leviers de commande, va s'inviter dans la police, dans la presse, chez les élus locaux. Chantage, corruption, trafics, meurtres deviennent les maîtres-mots.
Le Tsar, au bord de la chute, va s'en remettre à la Continental Detective Agency pour régler le problème. A l'enquêteur ( sans nom ) qui se présente, Willsson lui demande de nettoyer la ville de la peste qui la gangrène, d'autant que son propre fils, Donald, patron du "Morning Herald" a été abattu lors d'un mystérieux rendez-vous qui s'apparente à un piège.
Dès le début du roman, tout est dans l'action. Pas de temps mort, foin de bavardage inutile, la parole est aux armes. Dashell hammett manie la plume à la façon d'un calibre 38. C'est du " hard- boiled" pur jus. le détective sans nom va commencer à faire le ménage. Flics véreux, politiciens combinards, journaleux à scandales, escrocs, tueurs et femmes fatales peuvent commencer à s'inquiéter.
Poisonville est mûre pour la moisson, et celle-ci risque d'être bien rouge.
Le roman, nouvellement traduit, est presque centenaire, et a pris bien peu de rides. C'est toujours un plaisir de se replonger dans ce chef d'oeuvre de l'un des pionniers du Noir américain.
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Crossroads
  28 avril 2020
La Moisson Rouge, une promesse vinicole non tenue.
Et pour cause puisqu'il y est bien plus question de bloody, Mary, que de raisiné.
C'est l'histoire d'un gars qui a débarqué en ville pour d'obscures raisons et qui y est resté pour d'autres, bien plus retorses. Et plus juteuses, accessoirement.
En détective aguerri à haut pouvoir de persuasion et d'entubation, notre investigateur allait jouer de la flûte à tour de bras -enfin de doigts, c'est plus pratique- afin que Poisonville la gangrenée retrouve un semblant de normalité.
Lecture complètement parasitée par un flagrant, et donc préjudiciable, manque de concentration.
Au vu du nombre de participants à cette moisson prolifique, ça la fout mal.
Dommage car le phrasé de l'auteur particulièrement immersif avait tout de la projo bicolore sur grand écran.
Sur ce coup-là, j'ai manqué de Claas.
Tant pis pour moi.
Ça m'apprendra.
Échec Hammett, et pis c'est tout...
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Eric75
  28 décembre 2012
Bénéficiant d'une nouvelle traduction intégrale, les oeuvres du pionnier du roman noir américain, chef de file de la « Hard-boiled School », inventeur du célèbre dur-à- cuire-à-chapeau-mou-gabardine-couleur-mastic (immortalisé à l'écran par Humphrey Bogart), j'ai nommé Dashiell Hammett, sont maintenant disponibles en poche chez folio policier, chouette alors.
Pour le présent roman, notre dur-à-cuire bogartien figure en bonne place sur la couverture dans une belle tonalité rouge, et la différence de traduction est visible jusque dans le titre : « La Moisson rouge » qui devient « Moisson rouge », n'évoque plus un reportage en milieu rural destiné à promouvoir les kolkhozes, mais bien une hécatombe sanglante chez les gangsters américains qui, eux aussi, avaient pris pour habitude de tout arroser à la sulfateuse.
Nous sommes à l'époque de la prohibition, l'Amérique règle ses comptes à coup de grèves réprimées dans le sang et de luttes entre syndicats, patronat, hommes de main, notables, truands, flics, bookmakers, bootleggers, trafiquants et escrocs de tout bord, que j'énumère dans le désordre car tout est ici interchangeable. En effet, personne ne semble être ni du bon ni du mauvais côté, sauf, peut-être, le narrateur (dont on ne connaitra jamais le nom), un détective privé travaillant pour la branche San Francisco de la Continental Detective Agency, et qui semble s'être donné pour objectif d'assainir le climat délétère de Personville, charmante bourgade gangrénée par la pègre, les flics ripoux et les politiciens véreux, malgré l'assassinat prématuré de son client (ils n'ont même pas eu le temps de se rencontrer !).
Notre privé à peine débarqué dans la ville se transforme en Monsieur Propre et entreprend le grand nettoyage des écuries d'Augias, par tous les moyens mis à sa disposition (et avec une roublardise parfois borderline). Sa capacité de manipulation, de persuasion et de compromission avec les truands de tout poil est sans limite, la fin justifiant les moyens est son seul crédo.
Les scènes de bagarres entre clans et de massacres style « Saint-Valentin » qui s'enchaînent sont heureusement adoucies par un début de romance qui semble s'esquisser entre notre détective hard-boiled et la seule femme de l'histoire, Dinah Brand, présentée comme une coupable, puis comme une victime, et le plus souvent comme une garce manipulatrice et avide. Parviendra-t-elle à faire transparaître chez notre détective quelques sentiments bienveillants (sans aller jusqu'à la tendresse ou la compassion, il ne faut rien exagérer) ? A moins que l'histoire ne rebondisse dans une direction inattendue…
Ce roman a bien entendu donné lieu à une adaptation hollywoodienne, mais, pour le coup, pas avec Humphrey Bogart, qui aurait pourtant été parfait pour le rôle, mais avec Jimmy Durante (Roadhouse Nights, 1930). On évitera ce dernier même par curiosité pour se plonger plutôt dans l'ambiance de Miller's Crossing (1990) des frères Coen, dont Moisson Rouge serait l'une des sources d'inspiration.
Pour conclure, Moisson Rouge donne à voir une image extrêmement brutale de l'Amérique des années 20, nécessairement datée, mais tout à fait éclairante sur les fondamentaux de la culture américaine qui ne cessent encore aujourd'hui de nous fasciner : le culte du dollar et de la violence (droit à l'auto-justice, règlements de compte, légitime défense), sous couvert d'une bien hypocrite moralisation des moeurs, qui trouva son paroxysme à l'époque de la prohibition.
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Renod
  16 mai 2016
Personville est « une ville laide de quarante mille habitants, nichée dans une gorge laide, entre deux montagnes laides entièrement souillées par l'exploitation de la mine. » Après ces quelques mots de description, vous comprendrez facilement qu'elle soit surnommée Poisonville. La ville est tenue par le vieil Elihu Willsson qui possède des parts dans tous les secteurs économiques : industrie, mines, banque, presse, etc. Les responsables politiques locaux lui mangent dans la main. Après la Première Guerre mondiale, Willsson a fait appel à des briseurs de grève pour mettre un terme aux actions syndicales de l'Internationale ouvrière. La grève fut brisée avec succès mais le problème, c'est que les voyous engagés décidèrent de rester sur place et d'y installer leurs activités criminelles. Il règne une corruption généralise à Personville, les gangs tenant le maire et copinant avec Noonan, le chef de la police.
Donald, le fils de Elihu Willsson, a été nommé par son père responsable du principal journal de la ville. Il s'acharne à dénoncer la criminalité dans ses tribunes. Il fait appel à un détective d'une grande agence : la Continental. Mais le jour où le détective et le rédacteur en chef doivent se rencontrer, ce dernier reçoit quatre coups de revolver de calibre 32. le rendez-vous est compromis… le détective va d'abord chercher à identifier l'auteur de cet assassinat. Au cours de son enquête, il va se faire beaucoup d'ennemis et être victime d'une tentative d'assassinat. Échaudé, il décide nettoyer la ville en usant de sa perspicacité et de son bagout. Son objectif ? Monter une guerre de gangs entre les factions locales. La moisson peut commencer.
Amateur de littérature policière, je n'avais encore jamais lu Dashiell Hammet. J'ai découvert son importance et son influence pour ce genre littéraire grâce à l'émission «la Compagnie des auteurs » sur France Culture. « Moisson rouge » est un pur roman de gangsters. J'ai été gêné par certains aspects de ce classique. Il y a une accumulation de personnages. Il faut être parfois très attentif pour suivre le fil du récit, pour se souvenir de qui est qui est, et de qui a tué qui et pour quelle raison. Les scènes violentes se succèdent sans avoir de réelles incidences sur l'histoire. Ca défouraille dans tous les sens et ça va vite, trop vite. Seul le détective de la Continental semble suivre le fil des événements grâce à son don d'ubiquité qui lui permet de résoudre les énigmes avec une facilité déconcertante.
Dans « Moisson rouge », Hammett dénonce la collusion entre le banditisme et la politique qui régnait dans certaines villes américaines au temps de la Prohibition. le roman a donc un sens politique. L'auteur s'attarde peu sur les détails, le récit est par exemple mené par un détective dont on connaît très peu de choses. Tout est question de calcul, de stratégie ; la ruse est plus importante que la force. Les alliances de circonstances durent le temps d'une trahison et les personnages jouent pour plusieurs camps en fonction de leurs intérêts. J'ai trouvé certaines scènes très modernes, celle du laudanum par exemple et j'ai aimé retrouver des seconds rôles typiques de la littérature policière : la femme vénale, le chef de police bedonnant et pourri jusqu'à la moelle, le flic déchu, le boxeur en cavale, etc. Les dialogues sont percutants et souvent drôles.
Courses-poursuites, braquages, combat truqué, fusillades, assassinats... la « Grande Faucheuse » est débordée à Poisonville. J'ai lu « Moisson rouge » par curiosité pour un classique du genre sans prendre toutefois plaisir à sa lecture. J'espère que les autres romans de Dashiell Hammett me feront changer d'avis.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   04 février 2013
Un vieux bonhomme à l'aspect inoffensif, bomba le torse et nous raconta :
- Au début, c'était pas possible de rien faire. Y sont arrivés avant que personne s'est rendu compte de rien. Sûrement qu'ils auraient pu aller plus vite, même. Ils ont tout raflé, bien comme il faut. Pas une chance de rien faire, là. Mais moi, je me dis : " Profitez-en bien, les p'tits gars, c'est vous qu'avez le dessus, là, mais attendez un peu le moment que vous voudrez partir." Et j'ai tenu parole, vous pouvez me croire. J'ai couru après eux et j'ai canardé avec mon vieux flingue. Çui qu'est là, je l'ai descendu quand y grimpait dans la voiture. Vous pouvez me croire que j'en aurais dégommé plus si j'aurais eu plus de cartouches, parce que c'est pas facile de tirer d'en haut comme ça quand c'est que...
Noonan interrompit le monologue. Il lui appliqua des tapes d'encouragement dans le dos jusqu'à ce que ses poumons se vident tout en lui disant :
- C'est une excellente chose. Une excellente chose.
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Nastasia-BNastasia-B   03 février 2013
Elle se prononça pour le King George. Nous en bûmes un chacun, sec, et je dis :
- Assieds-toi et sers-t'en pendant que je me chante.
Quand je ressortis de la salle de bains, vingt-cinq minutes plus tard, elle était installée devant le secrétaire. Elle fumait une cigarette en étudiant un carnet où je notais diverses choses et que je rangeais dans une des poches latérales de mon sac de voyage. (...)
- Où as-tu été élevée ? Fouiller comme ça dans mes bagages !
- J'ai été élevée au couvent. Chaque année sans exception j'ai décroché le prix de conduite. J'étais persuadée que les filles qui rajoutaient une cuillerée de sucre dans leur chocolat allaient en enfer pour péché de gourmandise. Avant l'âge de dix-huit ans, je ne savais même pas que les jurons existaient. La première fois que j'en ai entendu un, j'ai failli tourner de l’œil, bon sang.
Elle cracha sur le tapis devant elle, fit basculer sa chaise en arrière, posa ses pieds croisés aux chevilles sur mon lit.
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Nastasia-BNastasia-B   26 janvier 2013
La ville n'était pas jolie. Ses bâtisseurs, pour la plupart, avaient choisi le tape-à-l’œil. Peut-être avec un certain succès au début. Le temps passant, les hauts fourneaux, dont les cheminées de brique se dressaient au sud, devant une montagne morne, avaient tout rendu uniformément crasseux en le recouvrant d'une suie jaunâtre. Le résultat était une ville laide de quarante mille habitants, nichée dans une gorge laide, entre deux montagnes laides entièrement souillées par l'exploitation de la mine. Tendu au-dessus de la ville, un ciel brouillé semblait monter des hauts fourneaux.
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andreas50andreas50   08 juin 2018
« Votre gros lard de chef de la police a tenté de m'assassiner la nuit dernière.
Cela ne me plaît pas. Je suis assez hargneux pour vouloir sa peau en échange. Maintenant, c'est à mon tour de m'amuser. Je dispose de dix mille dollars pour ça : les vôtres. Je vais m'en servir pour ouvrir Poisonville de la pomme d'Adam jusqu'aux chevilles. Je vais faire en sorte que vous receviez mes rapports le plus régulièrement possible. J'espère que vous les apprécierez.»
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Nastasia-BNastasia-B   01 février 2013
C'est très bien pour l'agence d'avoir des règles et d'appliquer des procédures, mais quand tu es en mission sur le terrain, tu dois faire au mieux avec les moyens du bord. Celui qui débarque à Poisonville avec des principes moraux risque de les voir rouiller très vite.
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Videos de Dashiell Hammett (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dashiell Hammett
Lecture de "Un trône pour le ver de terre" / "Le chasseur et autres histoires" de Dashiell Hammet (éditions Gallimard, 2016) Par Michel Olivier, libraire à la librairie La Boîte à Livres
Traducteur : Natalie Beunat
Jusqu'ici le nom de Dashiell Hammett restait associé au roman noir américain, dont il a posé les bases au milieu des années 1920 à travers une soixantaine de nouvelles policières et cinq romans fondateurs, dont le faucon maltais, symbole s'il en est de la mythologie du privé coriace et taciturne. Le chasseur et autres histoires réunit ses nouvelles littéraires inédites et trois scénarios. Plus qu'une curiosité, ce recueil donne pour la première fois l'étendue de son talent d'écrivain. Une occasion rare, par ailleurs, de revenir sur la vie de Dashiell Hammett. Si, par leur qualité, ces fictions attestent ses ambitions littéraires, elles expriment également ses préoccupations sur la place de l'homme et de la femme dans une société en mutation. le courage et l'altruisme, la cupidité et le cynisme traversent ces textes non dénués de légèreté, grâce à l'humour caustique de leur auteur.
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