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Henri Robillot (Traducteur)
ISBN : 2070407993
Éditeur : Gallimard (10/02/1999)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 203 notes)
Résumé :
Beaucoup auraient remué ciel et terre pour se l'approprier, ce faucon. Certains y avaient déjà laissé leur peau. Le détective Miles Archer lui-même y était resté. Mais son associé, Sam Spade, rusé, tenace, entreprenant jusqu'au cynisme, les manœuvres comme des enfants. Il esquive même de justesse les pièges que lui tend Brigid O'Saughnessy, la fausse ingénue, et touche au but. Mais saura-t-il tirer profit de cette victoire?
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
28 octobre 2015
Le Faucon Maltais est sans doute le roman le plus connu de Dashiell Hammett, notamment en raison de la très grande adaptation cinématographique qu'en a faite John Huston avec, dans le rôle fameux de Sam Spade l'inimitable Humphrey Bogart qui accèdera via ce film au rang de véritable star hollywoodienne ; rang qu'il n'occupait pas auparavant.
La Faucon Maltais est peut-être le roman le plus exotique de Dashiell Hammett, au travers de ses incursions dans le temps (histoire ancienne) et dans l'espace (géographie au long cours), mais malgré tous ces " plus ", c'est à ce jour, celui qui m'a le moins plu de son auteur, moi qui avait littéralement adoré Moisson Rouge et L'Introuvable.
Le début du livre me semble un peu poussif et franchement moins réussi que ce que l'auteur a su faire ailleurs. De même, contrairement à ce qui est le cas d'habitude, le héros, le détective privé Samuel Spade, a parfois des allures de superman extra-lucide ce qui diminue, selon moi, son crédit. Dans les deux romans sus-mentionnés, le héros, tout autant détective privé, me paraissait plus friable, plus fragile et, du même coup, plus authentique.
Bien sûr, ce personnage du détective privé malin, dur à cuire, à la moralité parfois douteuse, un brin porté sur la boisson et intraitable avec la police est un pilier majeur dans l'histoire du polar et du roman noir. Mais ce que j'y vois, moi, surtout, c'est Dashiell Hammett lui-même. Un écrivain qui n'a pas fait qu'écrire, qui a lui-même risqué sa peau en tant que véritable détective privé, qui s'est même carrément opposé à l'appareil d'état américain lors de la chasse aux sorcières organisée par le député McCarthy et que cet appareil d'état n'a pas hésité à briser, pour le punir de son insoumission, alors même qu'il avait fait montre d'un patriotisme et d'un sens du dévouement pour son pays hors du commun.
Hormis ces quelques points et un scénario qui se ficelle, somme toute, un peu trop bien, cette lecture reste un moment très agréable et le final est vraiment intéressant. Le personnage le plus captivant étant, d'après moi, la superbe, inquiétante et indomptable Brigid O'Shaughnessy qu'on sent absolument capable de tout pour arriver à ses fins.
C'est d'ailleurs par elle et ses charmes que tous commence lorsqu'elle arrive aux abois à l'agende des détectives privés Spade & Archer indiquant qu'elle craint pour la sécurité de sa jeune sœur qui se trouve sous l'emprise d'un homme qu'elle juge dangereux.
Sam Spade a à peine le temps d'écouter l'histoire de la jeune femme que son associé Archer se propose de tout de suite prendre en charge cette affaire, subjugué qu'il est par les charmes de la cliente.
Spade voit la chose d'un œil dubitatif jusqu'à ce que très vite on lui rapporte la mort à la fois de son associé et de l'homme qu'il était censé suivre. Il apparaît également que de jeune sœur il n'y a probablement jamais eu et que la cliente a en fait donné un nom d'emprunt.
Tout à coup, la filature l'enquête prend un tour beaucoup plus intriqué, sachant que la police soupçonne Sam Spade d'être à l'origine de la mort de son associé car elle découvre vite que la femme d'Archer était la maîtresse de Spade.
Viennent encore s'adjoindre un Grec au nom à consonance égyptienne et un mystérieux objet d'art qui semble être la cause de bon nombre des péripéties qui se succèdent au bureau de l'agence de Sam Spade. Mais vous comprendrez aisément qu'il m'est difficile d'en révéler davantage à ce stade de l'enquête sous peine d'éveiller les soupçons des véritables coupables et de leurs commanditaires.
En somme, un bon polar, pas non plus exceptionnel, et dont on peut considérer que l'adaptation cinématographique vaut amplement le livre, l'une étant très fidèles à l'autre (j'ai vu le film il y a quelques années mais dans mon souvenir, ça colle parfaitement au roman). Néanmoins, sachez conserver votre œil d'aigle et ne perdez pas votre latin à Malte car ce n'est bien évidemment qu'un avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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book-en-stock
10 mai 2017
Un bon polar en plein coeur de San Francisco.
Sam Spade, détective privé, va se retrouver impliqué dans une intrigue qu'il aura bien du mal à démêler. Une statue est le noeud de l'histoire mais le lecteur autant que le protagoniste savent peu de choses à son sujet et les explications sont toujours différées. Une mise en attente presque envoûtante, parfois agaçante : le résultat est toutefois là, on a envie de lire la suite !
Sam Spade est un personnage énigmatique, qui observe beaucoup et montre peu de ce qu'il pense. Il semble tout en pensées et réflexions. Sa motivation première semble être l'argent, ou est-ce l'image qu'il souhaite donner de lui ? Il devra cependant faire preuve d'un certain cynisme pour s'en sortir.
J'ai apprécié les dialogues où les paroles sont mesurées et participent à ce suspens et cette mise en attente du lecteur.
Les gestes, les objets et le décor sont mis en avant et on entre de plein pied dans l'intrigue sans temps mort et sans délai. L'écriture est assez cinématographique, j'avais l'impression de lire un scénario: on passe d'une scène à l'autre, d'un lieu à l'autre sans transition. Un film avec le célèbre Humphrey Bogart a d'ailleurs été réalisé en 1941, plutôt fidèle au texte même s'il y a toutefois une adaptation.
Style d'écriture tout à fait singulier, roman offrant toutes les caractéristiques d'un bon polar au sens noble du terme, c'est une lecture vraiment agréable à faire !
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Renod
23 mai 2016
Le « Faucon maltais » est le prototype du roman noir. Précurseur et iconoclaste, il ouvre la voie à ce nouveau genre littéraire. Le personnage principal est un détective cynique qui évolue dans une société américaine des années 30 gangrenée par la criminalité.
Dans ce roman, il est question de sauvageons assez singuliers. A San Francisco, une jeune femme s'adresse au détective privé Sam Spade pour qu'il prenne en filature un homme qui aurait enlevé sa soeur. Miles, l'associé de Spade, séduit par les charmes de la cliente, se charge de la mission, mais les deux hommes sont retrouvés assassinés quelques heures plus tard. Les policiers apprennent que Spade entretenait une liaison avec la femme de Miles et ils le soupçonnent d'être l'auteur du double assassinat. le détective va mener sa propre enquête, non pas par vengeance, il n'appréciait pas son associé, mais pour se dédouaner. Il parvient à retrouver sa cliente qui lui révèle peu de choses et qui lui demande d'assurer sa protection. de nouveaux personnages patibulaires vont faire leur apparition au cours du récit. Ils ont en commun de chercher par tous les moyens à mettre la main sur une mystérieuse statuette représentant un faucon noir.
« le Faucon maltais » est le roman d'une des légendes de la littérature et du cinéma « noirs » : Sam Spade, qui sera incarné par Humphrey Bogart. Hammett donne à son personnage une allure plaisante de « Satan aux cheveux clairs ». Cynique, déterminé, violent (quand il le faut), viril et séducteur, il peut être considéré comme un James Bond des années 30. Perspicace et calculateur, il sait se déjouer des mensonges et des manipulations. S'il est parfois à la limite de la légalité et de la vertu (il fricote avec sa cliente, sa secrétaire et la femme de son associé…), il est doté d'un profond sens moral. Vertueux, oui, mais avec une part d'ombre. Sam Spade apparaîtra ensuite dans trois nouvelles de Hammett et servira de modèle à de nombreux personnages de la littérature policière.
Le roman est plaisant à lire. L'intrigue est plus ramassée que dans les deux romans précédents de l'auteur. le récit est composé de courts chapitres, le rythme est soutenu et les rebondissements sont nombreux. Les dialogues sont percutants avec quelques touches d'un humour grinçant. La tension du huis clos final est magistrale.
Alors si certains aspects du roman sont aujourd'hui datés, si les copies plus ou moins ou bonnes de Sam Spade ont terni sa modernité, « le Faucon maltais » n'en reste pas moins un chef d'oeuvre du roman noir. La nouvelle traduction, plus fidèle au texte original, offre une seconde jeunesse à ce roman. Il ne me reste plus qu'à découvrir son adaptation cinématographique et et à passer au prochain roman de Dashiell Hammett : « la clé de verre ».
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MissG
19 janvier 2013
Bienvenue dans le San Francisco noir, où les cadavres sont semés le long des routes tandis que quatre personnes courent après un mystérieux faucon pour se l'approprier.
Même le détective Miles Archer y a laissé sa peau, pourtant il ne semblait pas facile à berner bien qu'alléché par l'ingénue (ou pas) Brigid O'Saughnessy aka Miss Wonderly.
C'est Sam Spade, son associé, qui reprend l'affaire en main, et avec lui, pas question de le berner ni même de l'énerver, San Francisco c'est chez lui, son territoire : "Peut-être auriez-vous pu réussir sans moi si vous m'aviez fichu la paix. Maintenant, c'est trop tard. Pas à San Francisco. C'est oui ou non; et tout de suite.".
La gent féminine a apparemment des avis bien tranchés sur ce Sam Spade, pour Brigid O'Saughnessy c'est un homme à séduie et à berner, pour Effie Perine, sa secrétaire c'est : "Sam Spade, tu es le plus beau salaud de la création - quand tu veux t'en donner la peine. Parce qu'elle a agi sans te consulter, tu restes là sans bouger, alors que tu sais qu'elle est en danger, qu'elle pourrait être ...", c'est en tout cas un personnage avec de l'envergure et qui ne laisse pas indifférent.
"Le faucon de Malte" est un policier dans la pure tradition du polar noir, avec un détective haut en couleur, avec de l'esprit et de la gouaille, toujours à la limite de la légalité et de l'illégalité, gravitant autour de belles femmes dont certaines sont fatales et de mauvais garçons.
L'auteur a réussi à créer parfaitement cette atmosphère de noirceur qui ne quitte jamais le lecteur, et si ce dernier avait encore quelques doutes le caractère polar du récit il n'y a qu'à voir le vocabulaire employé par l'auteur pour comprendre tout de suite où on a mis les pieds : "T'as filé comme un pet sur une toile cirée." et ceci pendant tout le récit.
J'ai beaucoup apprécié ce côté polar noir que j'ai trouvé bien maîtrisé de bout en bout ainsi que le personnage de Sam Spade, imprévisible avec un côté cynique, ainsi que les autres personnages : Joel Cairo, un voleur effeminé, Gutman et son jeune protégé Wilmer, la vaillante et si dévouée Effie Perine et la mystérieuse Brigid O'Saughnessy.
Néanmoins, c'est un polar à l'ancienne et l'action a plus lieu dans les échanges verbaux que dans les faits.
Tout se joue dans des scènes en intérieur, entre les personnages, le lecteur n'est à aucun moment maître de la situation et il ne peut pas se forger une idée sur le coupable car il y a des retournements de situation qui interviennent systématiquement en fin de chapitre.
Cela m'a quelque peu déroutée dans ma lecture et je reconnais que je n'ai qu'à moitié apprécié le fait de tout découvrir dans des dialogues, les personnages sont trop indéterminables et versatiles pour que le lecteur puisse à un moment donné les saisir au vol.
De plus, le manque de réelle action fait que le récit reste trop linéaire et plat.
Dans le fond, il n'y a pas de véritable intrigue, d'autant plus que le faucon dont il est question apparaît tardivement dans le récit pour retomber très vite tel un soufflé raté.
Enfin, l'intrigue se situe à San Francisco et je regrette que cette ville soit si peu présente dans l'histoire.
Tout d'abord pour la raison évoquée ci-dessus : pas d'action en plein air tout se joue en intérieur confiné, ensuite parce que j'aurais aimé découvrir les bas-fonds de San Francisco ou a minima une ambiance, là, il ne se dégage rien du récit et l'histoire aurait presque très bien pu se passer dans une autre ville des Etats-Unis.
"Le faucon de Malte" est intéressant à lire pour le côté polar noir des années 30 à 50 mais son intrigue uniquement verbale et concentrée dans des salons déroutent le lecteur et font que ce livre a quelque peu vieilli, c'est en tout cas mon ressenti bien que je sois décidée à lire d'autres romans de cet auteur pour continuer à découvrir son univers.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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raton-liseur
10 septembre 2012
Il est parfois bon de s'essayer à des lectures dont on n'est pas familier. Mais parfois on reste éloigné de certains genres à raison. Il semble que ce soit le cas pour moi pour tout ce qui touche de près ou de loin au genre policier. Toutes les incursions que je fais dans ce domaine se traduisent par un cuisant échec. Il me semblait important de commencer cette note de lecture par ce préambule, avant d'avouer ma totale incompréhension face à ce livre, qui est un classique du genre.
Le genre « hard boiled » (habituellement traduit « dur à cuire » en français, mais cela perd de sa saveur), dont Dashiell Hammett est un précurseur, qui tranche avec les enquêtes bourgeoises d'Agatha Christie et consorts, pour nous entraîner dans les quartiers louches, sur les pas de personnages manipulateurs et ambigus.
Dans ce livre fondateur du genre, tous les ingrédients sont là. le détective privé dont la moralité n'est jamais claire mais dont la condescendance vis-à-vis des femmes est bien avérée, les policiers pas trop intelligents, les malfrats qui n'ont ni loyauté ni froid aux yeux et bien sûr la femme belle et manipulatrice. Mais tous ces ingrédients ne se nouent jamais en une intrigue. le livre n'est fait que de coups de fil, de déplacements d'un lieu à un autre et de quelques confrontations musclées. Je n'ai rien compris aux personnages qui me semblent agir de façon tout à fait irrationnelle. Et enfin, le style est d'une platitude confinant au néant.
En un mot, je suis complètement passée à côté de ce roman qui est censé être un monument du genre. Moi qui voulais m'encanailler dans les bas-fonds de San Francisco, je suis restée complètement hors de l'histoire.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B30 octobre 2015
Flitcraft avait été un bon citoyen, un bon mari et un bon père, non pas en raison de contraintes imposées de l'extérieur mais simplement parce que c'était quelqu'un qui se sentait mieux s'il était en phase avec son environnement. Il avait été élevé comme ça. Les gens qu'il connaissait étaient comme lui. La vie telle qu'il la connaissait était un édifice stable, solide, responsable et organisé. Et voilà qu'une poutrelle, en tombant, lui avait révélé que rien de tout cela n'était fondamentalement vrai. Lui, le bon citoyen-mari-père pouvait être anéanti entre son bureau et le restaurant à la suite d'un accident engendré par la chute d'une poutrelle. Il avait alors compris que les hommes meurent sans raison, comme ça, et qu'ils restent en vie tant que le hasard aveugle les épargne.
Ce n'était pas essentiellement l'injustice de cette constatation qui l'avait déstabilisé : cela, il l'avait accepté après le choc initial. Ce qui l'avait révolté, c'était de découvrir qu'en ordonnant ses affaires selon des principes raisonnables, il n'était plus en phase, mais déphasé par rapport à la vie. Il m'a confié qu'avant même de s'être éloigné de cinq mètres de l'endroit où gisait la poutrelle, il avait compris qu'il ne connaîtrait plus la paix tant qu'il ne se serait pas adapté à cette nouvelle vision de l'existence. Le temps de terminer son repas, il avait trouvé le moyen de s'adapter. La vie pouvait s'arrêter pour lui du jour au lendemain à cause de la chute d'une poutrelle : il allait changer de vie du jour au lendemain en quittant tout, purement et simplement.

Chapitre VII : Un G dans les airs.
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Nastasia-BNastasia-B11 octobre 2015
« Autoriseriez-vous un inconnu à exprimer ses condoléances pour le décès regrettable de votre associé ?
— Merci.
— Puis-je vous demander, Mr Spade, s'il y a eu, comme l'ont insinué les journaux, un certain, euh… rapport entre ce malheureux événement et la mort, un peu plus tard, de l'homme nommé Thursby ? »
Spade ne fit aucun commentaire et présenta un visage délibérément inexpressif.
Cairo se leva, exécuta une petite courbette. « Veuillez me pardonner. » Il reprit place et posa ses mains côte à côte, les paumes à plat sur le coin du bureau.
« La raison qui a motivé ma question dépasse largement le cadre de la curiosité pure, Mr Spade. J'essaie de récupérer un, euh… un objet décoratif qui a été, dirons-nous, égaré ? Je pensais, et j'espérais, que vous pourriez m'apporter votre concours.»
Spade hocha la tête, sourcils levés pour indiquer qu'il était attentif.
« Cet objet est une statuette, poursuivit Cairo en sélectionnant et en articulant chaque mot avec soin. Elle représente un oiseau noir. »

Chapitre IV : L'oiseau noir.
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Nastasia-BNastasia-B31 octobre 2015
Il se tenait sur le seuil, son chapeau mou à demi écrasé entre sa tête et l'encadrement de la porte : il mesurait dans les deux mètres dix. Un long manteau noir à la coupe droite et tubulaire, boutonné depuis le cou jusqu'aux genoux, accentuait sa maigreur. Ses épaules pointaient, hautes, fines, anguleuses. Son visage décharné, ridé par l'âge, creusé par les intempéries, avait la couleur du sable humide et luisait de sueur sur les joues et le menton. Ses yeux étaient sombres, égarés et injectés de sang au-dessus de paupières inférieures si affaissées qu'elles dévoilaient leur membrane rose. Serré contre le côté gauche de sa poitrine par un bras recouvert d'une manche noire et terminé par une main crochue et jaunâtre, se trouvait un paquet.

Chapitre XVI : Le troisième meurtre.
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Nastasia-BNastasia-B10 novembre 2015
« Allons dans un endroit où nous pourrons causer », proposa Spade.
Cairo releva le menton. « Veuillez m'excuser. Nos conversations privées n'ont pas été telles que je souhaite en renouveler l'expérience. Pardonnez-moi de m'exprimer en manière aussi abrupte, mais c'est la vérité.
— Hier soir, vous voulez dire ? » Spade eut un geste irrité de la tête et des mains. « Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre, bon Dieu ? Je croyais que vous le comprendriez. Que si vous lui voliez dans les plumes ou que vous la laissiez faire, j'étais obligé de me ranger de son côté. Je ne sais pas où est ce fichu oiseau, moi. Vous non plus. Elle, oui. Comment voulez-vous qu'on mette la main dessus, bordel, si je ne vais pas dans son sens ? »
Cairo hésita, adopta un ton dubitatif : « Vous avez toujours, je dois le reconnaître, une explication à tout. »
Spade fronça les sourcils. « Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Apprendre à bafouiller ? »

Chapitre X : Le sofa du Belvedere.
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Nastasia-BNastasia-B27 octobre 2015
— Qu'est-ce que vous m'avez donné, à part de l'argent ? Est-ce que vous m'avez donné la moindre preuve de confiance ? Le moindre soupçon de vérité ? La moindre possibilité de vous aider ? Est-ce que vous n'avez pas essayé d'acheter ma loyauté avec de l'argent et rien d'autre ? Eh bien, si je dois en tirer profit, pourquoi ne pas la vendre au plus offrant ?

Chapitre VI : Une ombre chétive.
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Videos de Dashiell Hammett (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dashiell Hammett
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa septième chronique, le 16 novembre 2016, Fabien aborde l??uvre de Dashiell Hammett. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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