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Henry Miller (Préfacier, etc.)Ingunn Guilhon (Traducteur)Alain-Pierre Guilhon (Traducteur)
EAN : 9782253058526
317 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1991)
3.82/5   62 notes
Résumé :
"Au milieu de l'été dernier, une petite ville de la côte norvégienne fut le théâtre d'événements tout à fait insolites. Un étranger arriva, un certain Nage !, charlatan étrange et singulier, qui fit nombre d'extravagances, avant de repartir aussi subitement qu'il était venu". Ainsi s'ouvre cet étonnant roman de Knut Hamsun. Un simple rai de lumière, un parfum nouveau, une soudaine impulsion ou un seul mot suffisent pour que tourne le kaléidoscope des multiples perso... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Sachenka
  06 avril 2021
J'ai terminé ce roman, Mystères, il y a quelques jours et je ne sais toujours pas quoi en penser. Je n'ai pas détesté. Je crois avoir aimé. Dans tous les cas, il contient des éléments que j'ai bien aimés. Mais commençons par le commencent. Dans une petite ville côtière de la Norvège, un certain Nagel descend d'un bateau et prend une chambre pour une période indéterminée. J'ai tout de suite pensé à un homme sur le retour d'âge qui retourne dans son patelin natal et, comme son départ date de loin, personne ne le reconnait. Eh bien non. Nagel semble vraiment un étranger. Son arrivée tombe à poil : on procède à l'enterrement d'un jeune homme. Probablement suicidé. Néanmoins, il déambule dans les petites rues, fraternise avec les locaux, à commencer par le coup de coeur du suicidé puis par un simple d'esprit. Ses contacts avec eux et plusieurs autres agissent comme un catalyseur. En même temps, si tout le monde réagit à sa présence, elle n'entraine pas une série d'événements comme on aurait pu s'y attendre. Pour tout dire, tout le long de ma lecture, je me suis demandé quel était l'élément déclencheur, quel état le moteur de l'histoire. Je nageais en plein mystère. Nagel, personnage étrange et cultivé, ne laisse rien voir de son « jeu », de ses « intentions » et semble valser au milieu des villageois dont certains paraissent aussi fins que lui et l'entortiller dans leurs histoires. J'ai senti plus de suspense en lisant ce roman que dans certains romans d'espionnage…. C'est beaucoup dire. C'est que les personnages, qui ne se révèlent (réellement) que peu à peu, mais magistralement, sont finement développés par l'habile auteur Knut Hamsun. Sous des apparences anodines, ils acquièrent une dimension tragique. Je croyais que le mystère, c'était Nagel, puis les villageois et, enfin, le village lui-même. Pourtant, à part la fin inattendue, on ne débouche sur presque rien. Ce roman n'était-il qu'une occasion de raconter la vie dans une petite ville côtière norvégienne, une chronique, une ébauche de tragédie? Un roman d'atmosphère? Parfois, j'avais l'impression d'entrer à pas feutrés chez des gens de la bonne société au caractère difficile et imprévisible. J'en avais des frissons. Loin de moi l'idée de suggérer que pareille lecture n'est pas suffisante. Seulement, quand on ne s'y attend pas…. Mais non, on assiste au lent mais inexorable développement d'une psychose qui amène le lecteur à reconsidérer certains des événements du roman. Ainsi, je sens que je vais continuer à penser à ces personnages encore un petit bout de temps…
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jamiK
  28 janvier 2018
Etrange roman qui laisse une impression bizarre à la fin de la lecture.
On suit Nagel, personnage fantasque, jouant plusieurs rôles dans cette aventure, du généreux altruiste au plus sournois personnage, manipulateur mais jouant lui-même à se laisser manipuler. Ce personnage file tel une anguille dans nos mains, insaisissable, toujours là où on ne l'attends pas, qui en fin de compte, sous son apparente assurance, il tient plus du simple maniaco-dépressif. Ce roman scandinave m'a fait penser au cinéma nordique un peu éthéré des Bergmann, Dreyer. Les questionnements philosophiques de notre personnage traduisent plus son incohérence qu'une véritable pensée structurée, des déblatérations de soir de beuverie qui disent tout et son contraire, ses relations aux autres semblant parfois calculées pour s'effondrer tout de suite après dans une fuite en avant désespérée. Toujours est-il que j'ai aimé me perdre dans ce roman, trébucher parfois, comme dans un labyrinthe de mots, de caractères, un peu comme dans les romans d'un Henri Miller ou d'un James Joyce, d'un Albert Camus, avec une dimension tragique un peu chaotique. Qu'est venu faire Nagel dans ce village, sinon s'y perdre, assouvir une volonté de devenir un personnage artificiellement tragique. Ce n'est que quelques heures après avoir tourné la dernière page que j'ai réussi à en mesurer l'ampleur, comme si le silence après, c'était encore le roman.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  17 janvier 2020
J'ai enchaîné les lectures plus ou moins malheureuses ces temps derniers, et notamment avec Knut Hamsun, qui, décidément, n'arrive pas à à m'enthousiasmer, si bien que je ne suis plus du tout certaine de vouloir lire La Faim.

Un jeune homme qui se fait appeler Nagel décide soudainement de débarquer dans une ville portuaire de Norvège, et se fait admettre assez rapidement dans la bonne société, malgré ses manières insolites. Mais il poursuit aussi un drôle de but, en décidant de fréquenter et apparemment d'aider un homme que tout le monde appelle Minute, et qui sert de souffre-douleur à certains bourgeois de la ville. Plus qu'une histoire, on a affaire à une suite de délires verbaux, de conversations qui partent dans tous les sens pendant des heures, de monologues intérieurs interminables. Même si certains chapitres nous accordent une pause et se concentrent sur quelques situations à peu près factuelles, on suit essentiellement - si l'on peut dire qu'on est capable de suivre de façon cartésienne quoique ce soit, ce dont je doute, et qui n'est pas le but de Hamsun - les pensées de Nagel qui défilent à toute vitesse et révèlent une personnalité accablée par l'instabilité mentale.

La façon dont Hamsun décrit chez Nagel le passage de l'excitation la plus fantasque à l'abattement le plus total, les pensées qui s'enchaînent de façon délirante à un rythme effréné, le besoin constant de parler, parler, parler, surtout en société, et de tout, de philosophie, de littérature, de politique, de n'importe quoi, voilà qui me fait dire que Hamsun a dû observer de près une ou plusieurs personnes atteintes de ce qu'on appelait alors la psychose maniaco-dépressive (je ne sache pas que Hamsun en ait été atteint lui-même, mais c'est peut-être le cas) ; les symptômes, intérieurs comme extérieurs, sont étonnamment bien rendus, étonnamment justes. Pour autant, ce sont des scènes assez fatigantes pour le personnage et pour le lecteur- comme dans la vie, cela dit -, et qui m'ont fait traîner sur le roman un bon bout de temps. Mais Nagel est aussi assailli par des rêves étranges, par des hallucinations, par ce qui semble être des prémonitions... Je n'ai donc guère de doute sur le fait qu'au moins un des buts de Hamsun, c'est de parler de ce qu'on appelle communément folie.

Mais comme Nagel se détache de la société dans laquelle il évolue, et fait tache, c'est aussi pour Hamsun le moyen de montrer comment réagit la société à ceux qui sortent de la norme. On invite Nagel à des soirées, on débat de tel ou tel sujet avec lui, on rit avec lui, on le trouve fantasque, bizarre. Jamais on ne se dit qu'il va mal, jamais on ne décèle son mal-être, et encore moins sa pathologie (ou ses pathologies, plus probablement). La société bourgeoise continue sa vie tranquille tandis que Nagel, qui s'arrange en plus pour s'encombrer d'une histoire d'amour impossible, sombre petit à petit.

J'avoue que le roman m'a laissée tout de même perplexe, et surtout lorsqu'il y est question des rapports de Nagel et Minute. Là, je vois moins où Hamsun veut en venir, si ce n'est peut-être démontrer que Nagel a démasqué l'hypocrisie sociale - je n'en dis pas plus, l'histoire de Nagel et Minute réserve quelques surprises.

En un mot, je reste vraiment sur ma réserve concernant ce roman. Qu'il s'agisse de parler de la folie ou de la normalité sociale qui écrase les marginaux, j'ai l'impression d'avoir lu des romans ou des nouvelles qui, soit m'ont davantage touchée, soit sont allés plus loin sur ces sujets - sur le fond comme dans la forme -, et surtout ont davantage condensé leur propos (je pense au Journal d'un fou ou à Bartleby, entre autres). Mais j'ai aussi l'impression que je suis passée à côté de quelque chose, que Hamsun a voulu donner une dimension philosophique à un roman qu'il a tout de même intitulé Mystères, dimension qui m'a laissée de marbre et m'a par conséquent, avouons-le, échappée.

Challenge Nobel
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colimasson
  21 septembre 2013
Mystère n°1 : Nagel arrive dans une petite ville de la côte norvégienne au beau milieu de l'été. Personne ne connaît la raison de sa venue, sa ville d'origine, sa situation familiale ni même professionnelle. Normal, pour un étranger parvenu en territoire inconnu. Sauf que…

Mystère n°2 : Nagel ne se dévoile pas facilement. Pas qu'il refuse de parler, au contraire : son discours est intarissable et c'est en usant d'une abondance de mots qu'il parvient le mieux à se cacher. Changeant d'identité à chaque fois qu'il rencontre un nouvel habitant, il s'amuse à devenir antiquaire, amant, protecteur des faibles, intellectuel et espion…

Mystère n°3 : … car la ville possède elle aussi ses mystères. Ainsi, dès les premiers jours, Nagel est informé d'une nouvelle qui a bouleversé ses habitants. Un jeune homme a été retrouvé mort dans les bois mais la scène laisse songer au suicide, plus encore lorsque Nagel apprend que ce jeune homme avait été repoussé par Dagny Kielland. Peut-on mourir pour cette femme ? Nagel désire vivre à son tour cette expérience.

Mystère n°4 : Cette expérience de vie par procuration n'est qu'un signe parmi tant d'autres du masochisme latent de Nagel. Comme dans La faim, qui nous présentait un personnage se laissant mourir de faim non seulement par pauvreté mais aussi par plaisir –pour rabaisser l'avarice des autres et souligner la supériorité de son âme aimante-, Nagel endosse à chaque fois les rôles qui lui seront les plus défavorables. Il se fait le défenseur du pauvre Minute face au Commandant, figure respectée du village, avant de couvrir celui-ci de dons inespérés au point où la générosité devient domination ; il joue l'exécrable lors des soirées mondaines pour les animer et sortir les invités de leur torpeur ; il se fait passer pour un antiquaire afin d'acheter une vieille chaise à une pauvre femme esseulée en échange d'un pactole si élevé qu'elle refuse l'offre ; ou bien il joue à l'amant éploré qui espère connaître les plus cruelles désillusions de l'amour.

« Elle est délicieuse, oui, et cela doit être délicieux de se faire piétiner par elle, et je finirais peut-être bien par le lui demander un jour… »

La désillusion est d'ailleurs le mot d'ordre de Nagel. On ne connaît pas les raisons qui l'ont poussé à se couper de toutes attaches pour venir s'installer dans cette ville inconnue, mais on soupçonne une lassitude, une insatisfaction chronique qui le poussera bientôt à quitter ce nouveau lieu de résidence pour un autre, toujours aussi seul et solitaire. Nagel est un personnage complexe qui se laisse perdre par des idées dont la force le dépassent. Il passe de l'enthousiasme à la dépression en moins d'une phrase, du poétique au pragmatique en autant de temps, cherchant à atteindre les cimes du poétique sans jamais pouvoir être épargné par son insensibilité.

« Sachez que j'ai une oreille très fine. Lorsque je parle avec quelqu'un, je n'ai pas besoin de le regarder pour savoir s'il essaie de me faire marcher. La voix est un instrument dangereux. Comprenez-moi bien : je n'entends pas le son matériel qui peut être haut ou bas, aigu ou profond, je ne veux pas dire la tessiture de la voix, sa tonalité, mais j'entends le mystère qui est derrière, le monde qui s'y cache… Au diable tout ça ! Toujours un monde derrière ! Qu'est-ce que ça peut bien me foutre ! »

Max Frisch sommeille déjà en germes dans ces Mystères. La philosophie est rejetée, non pas seulement en tant qu'opposée des sciences techniques, mais aussi en tant que miettes inaptes à assouvir l'appétit intellectuel d'un homme qui aurait découvert des forêts vierges plus denses à défricher. Cette fois, Jack London n'est pas loin…

Ainsi, Nagel passe, endosse des rôles, part dans des élucubrations incessantes, tantôt passionnantes, tantôt ennuyeuses, en vertu de l'égale insignifiance de toutes choses. Et nous suivons, tantôt intrigués, tantôt lassés, mais rarement passionnés. Et pourtant, c'est le désespoir suprême qui se tapit sous ces lignes : celui de ne jamais pouvoir connaître autrui et de devoir rester éternellement seul. La parade trouvée par Nagel est celle du travestissement ; elle ne réussit pas toujours à lui épargner la cruelle lucidité de ses visions, mais elle y parvient la majeure partie du temps et c'est pourquoi ces Mystères, pour inquiétants qu'ils soient, ne sont jamais totalement troublants.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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sarahdu91
  30 avril 2019
Mais quel roman "mystère" on est un peu étourdi voire la têt remplie face à un personnage tel que celui de Hamsun dans son histoire.
On ne sait pas d'où il sort, ce qu'il va faire, ce qu'il va dire et tout cela à n'importe quel moment. Ce personnage de Nagel est plus que particulier, bourré de personnalités, trouve une nouvelle parade avec chaque personne qu'il rencontre et s'adapte comme un caméléon avec ses alter ego.
Il faut vraiment suivre le fil de l'histoire et l'on se demande tout au long du roman où l'auteur a voulu en venir... malgré tout l'écriture est très fluide et l'on ne se rend pas compte que ce livre a été écrit il y a fort longtemps.
Encore un prix Nobel pour lequel je suis étonnamment perplexe.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   29 septembre 2013
Il leva la tête et aperçut un homme qui arrivait de la ville. Il portait un grand pain sous un bras et de l’autre tirait une vache par une corde. Il était en bras de chemise et la chaleur l’obligeait à s’essuyer continuellement le front. Cependant, il avait une écharpe de laine rouge enroulée deux fois autour du cou. Nagel contempla le paysan sans bouger. Le voilà, c’était lui le cul-terreux, le Norvégien, l’indigène au pain sous le bras et la vache au cul ! Quelle image ! Brave viking norvégien, si tu retirais ton écharpe pour aérer un peu tes puces ? Non, pas possible, l’air frais t’achèverait, t’en crèverais, la presse tout entière regretterait ton départ précipité, et ferait son grand numéro ; puis, pour éviter que cela se renouvelle, le député libéral Verle Vetlsenen présenterait une proposition de loi sur la protection et la défense des puces nationales.
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colimassoncolimasson   06 novembre 2013
Prenez n’importe lequel des dirigeants socialistes ; de quel genre d’hommes s’agit-il ? De maigrichons échevelés qui passent leur temps dans des mansardes à écrire des thèses sur l’amélioration du monde ! De braves gens, bien sûr, mais incapables de parler d’autre chose que de Karl Marx. Et lui aussi, ne faisait que rédiger dans sa tête la fin de la misère dans le monde –théorie donc. Son cerveau a emmagasiné tout ce qu’on peut rêver dans ce domaine. Alors il prend sa plume et il noircit page après page, sort des chiffres, prend aux riches pour donner aux pauvres, distribue des fortunes, bouleverse l’économie mondiale et déverse des milliards sur les misérables qui s’en étonnent ; et tout cela scientifiquement, théoriquement !
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colimassoncolimasson   19 octobre 2013
Mon Dieu, comme Tolstoï s’efforce de tarir les sources de non-vie de l’humanité et de rendre la terre grosse d’amour pour Dieu et les hommes ! J’en ai honte. Il est culotté de dire qu’un comte fait honte à un agronome, mais c’est la vérité… Je ne dirais rien si Tolstoï était un jeunot qui avait des tentations à dépasser, un combat à remporter pour ainsi prêcher la vertu et la vie saine. Mais c’est un vieillard, complètement desséché, sans la moindre trace d’humanisme. Toutefois, pourra-t-on rétorquer que cela ne touche pas à sa doctrine ! Ah ! oui, mais c’est seulement quand on est devenu coriace et imperméabilisé par la vieillesse, rassasié par les délices de la vie, qu’on va voir le jeune pour lui dire : « Renonce ! » Et le jeune réfléchit et reconnaît que c’est conforme aux Ecritures ; mais il ne renonce quand même pas et pèche allégrement pendant quarante ans. C’est dans la nature des choses ! Au bout de quarante ans, quand il est devenu à son tour un vieillard, alors là, il selle lui aussi sa jument blanche et s’en va avec une bannière de croisé dans sa main rugueuse intimer à coups de trompette aux jeunes de renoncer. Ah ! ah ! C’est la même comédie qui recommence tout le temps. Tolstoï m’amuse, je suis ravi que le vieil homme puisse encore faire tant de bien ; il finira par faire plaisir à son maître !
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colimassoncolimasson   04 mars 2014
Il allait mourir, il sentait bien que le poison commençait à faire de l’effet dans ses viscères. Pourquoi maintenant, pourquoi tout de suite ? […] Non, pas tout de suite, pas tout de suite ! […] Et soudain, une foule de réflexions se déversa sur lui avec une puissance extraordinaire. Il n’était pas prêt. Il lui restait mille choses à accomplir avant, et son cerveau s’enflamma à la pensée de tout ce qu’il aurait dû faire. Il n’avait pas réglé sa note d’hôtel, il avait oublié et par Dieu, quelle faute ! Il voulait la réparer ; il fallait lui faire grâce cette nuit, une heure, un peu plus d’une heure. Il avait aussi oublié d’écrire une lettre, deux même, un mot pour un homme en Finlande, il s’agissait de toute la propriété de sa sœur !... Il était si lucide dans son désespoir, son cerveau travaillait si intensément qu’il se souvint aussi des abonnements des journaux qu’il lisait. Il avait oublié de prévenir et ils arriveraient sans cesse, ne s’arrêteraient jamais d’arriver et finiraient par emplir sa chambre jusqu’au plafond. Que pouvait-il faire maintenant qu’il était déjà presque mort ?
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colimassoncolimasson   26 février 2014
Que nous avons rendu la terre du Seigneur pauvre, mesquine et peu fière ! Voilà qu’on fait des hommes illustres des professionnels les plus occasionnels qui, par hasard, ont amélioré l’appareil de concentration de l’électricité ou qui, toujours par hasard, ont eu assez de muscles pour faire le tour de Suède à bicyclette. Et on laisse les hommes illustres écrire des livres pour la promotion de l’adoration des hommes illustres ! Ah ! c’est vraiment amusant, ça vaut la peine d’être vécu !
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Video de Knut Hamsun (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Knut Hamsun
Une revue de La Faim de Hamsun sur YouTube (Qu'est-ce qu'on lit?)
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