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Georges Sautreau (Traducteur)Régis Boyer (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253932744
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1997)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 107 notes)
Résumé :
"Tu erres ici et consumes ta vie pour une chétive écolière et tes nuits sont pleines de rêves désolés. Et un air étouffant stagne autour de ta tête, un air empesté d'antan. Cependant qu'au ciel frissonne le plus merveilleux des bleus et que les montagnes appellent. Viens, Esope, ohé !"
Publié en 1894, quatre ans après "La faim", qui le fit connaître, "Pan" est l'un des plus célébres romans de Knut Hamsun. La plus belle de ses histoites d'amour sans doute, et,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
  19 août 2018
Traduit du norvégien par Georges Sautreau
Panique au Nordland ! Ce n'est pas le roman d 'un amour, mais celui de la folie. C'est le livre du désir, de la possession, de la jalousie, de la frustration. La légende dit que celui qui rencontrera Pan deviendra fou. Hamsun nous en donne la démonstration. Paradoxe que ce livre. Alors qu'à travers le regard de Glahn, le personnage principal, on en vient à se laisser bercer par la poétique de l'espace et par la déclamation des émotions qui le saisissent, et que l'on se voit porter vers un sentiment de liberté, d'indépendance, de dépassement, d'amour et de respect pour la nature sauvage qui l'entoure, nous sommes constamment rappelés au désordre par un sentiment d'enfermement, d'emprise, de désoeuvrement, de rancoeur, et de haine.
La caresse et la gifle. La glace et le feu. La pureté et le mensonge. La comédie et la vérité.
Hydre bicéphale sous l'emprise de la destruction.
Étrangeté du récit qui provoque le malaise de cette lecture. « Bénis soient la vie et la terre et le ciel, bénis soient mes ennemis, je veux en ce moment faire grâce à mon pire ennemi et nouer les cordons de ses souliers »...Oui mais voilà que ce chantre du « tout amour » balance à l'eau sans aucune raison le soulier de son espérée...voilà qu'il crache dans l'oreille d'un baron, voilà qu'il tue « accidentellement » son aimée en faisant exploser le pan d'une montagne ( l'image d'ailleurs est assez intéressante je trouve) , voilà qu'il se tire une balle dans le pied, et voilà qu'il abat son chien, voilà qu'il tire à coups de fusil sur tous les oiseaux...
Devenu un classique de la littérature norvégienne, Pan fut écrit par Knut Hamsun en 1894. En 1920, celui-ci se voit couronner par un prix Nobel de littérature. Parcours chaotique que celui de cet auteur dont l'enfance n'a pas été des plus heureuse ( ceci a valeur de tentative de compréhension et non d'excuse) . Peut être est ce là qu'il convient de rechercher le venin de la folie injecté dans ce roman, et la vision de l'auteur sur la société humaine ? Sa recherche pathologique de la pureté est apparente dans ce livre. Ce qui est considéré comme « impure » chez Hamsun est sous sa plume frappé de laideur. La notion de pureté et, surtout, la recherche et la glorification constante de celle-ci a toujours quelque chose de sulfureux, de nauséabond.
Il n'est pas possible d'ignorer les choix injustifiables de Hamsun lors de la seconde guerre mondiale qui l'on poussé à soutenir le 3e Reich jusqu'à en venir à écrire l'éloge funeste du monstre de Berchtesgaden. Henry Miller le voyait comme un aristocrate de l'esprit. Nombreux furent ceux qui saluèrent sa plume : Thomas Mann , André Gide, Maxime Gorki, Bertolt Brecht, H.G. Wells. Nombreux, oui, mais en 1929…
Il peut paraître pour certains quelque peu facile et même tendancieux aujourd'hui de rechercher les traces dans les écrits d'Hamsun des indices d'une appétence pour le nazisme, puisque nous connaissons le passé. Mais je prends ce risque.
Hamsun lui même savait le désordre qui le hantait, seulement il en avait sous estimé l'ampleur.
« Dieu avait fourré le doigt dans mon réseau nerveux et modérément, très superficiellement, il avait mis un peu de désordre dans les fils.".
Astrid Shriqui Garain
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raton-liseur
  08 février 2015
J'ai découvert Knut Hamsun par hasard, juste sur le titre d'un livre de poche qui n'avait ni résumé ni présentation de l'auteur, mais un livre qui s'appelle Vagabonds et qui coûte à peine un euro, je ne pouvais pas être déçue. Et j'ai été comblée au-delà de mes espérances.
Depuis, j'ai fait quelques autres incursions dans l'oeuvre de Hamsun, mais je n'ai jamais retrouvé ce coup de foudre initial. Je pensais qu'avec Pan, un de ses livres les plus connus, je pourrais retrouver un peu de mon engouement d'autrefois. Mais non, c'est probablement le pire livre d'Hamsun que j'ai lu (bon, il n'y en a pas tant que cela, j'ai encore quelques oeuvres à découvrir, je ne désespère pas de retrouver quelque chose à mon goût).
Pour en venir aux faits, Pan est l'histoire d'un jeune lieutenant en congé dans le nord giboyeux de la Norvège. Louant une petite cabane, il passe ses après-midi à chasser et à arpenter les bois, ne demandant pas plus à la vie que d'être libre dans cette nature où il se sent plus à l'aise que dans la société. Mais il ne peut s'extraire tout à fait du commerce avec les hommes, et surtout du commerce avec les femmes. Il séduit, il est séduit, dans des jeux qui se révèlent plus dangereux et surtout plus malsains qu'ils ne paraissent au premier abord.
Et c'est ce côté malsain qui m'a dérangée tout au long de ce livre, que j'ai fini seulement parce que je me suis engagée à en faire la relecture pour une publication gratuite. Bien que ce roman puisse apparaître comme une exaltation de la nature et de la vie simple et en autarcie dans les grands espaces sauvages de Norvège, tout est vicié, peu agréable, et ce Thomas Glahn est vraiment antipathique (au même degré que son amour principale, la prude et manipulatrice Edvarda).
L'épilogue, conté par une tierce personne alors que le roman est écrit à la première personne, et situé dans la moiteur de l'Inde, tranche avec le corps principal du roman et lui donne une autre perspective, mais cela n'a pas racheté cette lecture à mes yeux, qui est donc un cuisant échec.
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lecassin
  14 août 2012
Le lieutenant Thomas Glahn vit dans le Nordland, une des contrées les plus septentrionales de la Norvège où Knut Hamsun, lui-même passa une grande partie de son enfance. Un jour, une forte averse propulse pour s'abriter dans sa petite hutte, M. Mack, sa fille Edvarda et le Docteur.
Dès lors, la vie du Lieutenant Glahn, un ermite chasseur et pêcheur pour sa nourriture, amateur de forêt et de paysages, va se trouver bouleversée. Sous le charme d'Edvarda, il n'aura de cesse que de la séduire ; alors qu'Eva, la femme du forgeron lui voue un amour simple et sincère.
Edvarda s'avérera beaucoup plus calculatrice que sa gaucherie pouvait le laisser prévoir : mythomane, elle se joue des hommes pour les séduire et les abandonner. Il sera très tard quand Glahn le comprendra à ses dépends… Glahn, beaucoup plus adapté à la vie « d'homme des bois » qu'à la vie en société.
Dans une deuxième partie, on le retrouvera chassant en Inde, alors qu'il est porté disparu et recherché par sa famille, en compagnie d'un chasseur de qui il détournera la compagne indigène…
Un ouvrage remarquable ; et tellement teinté de l'ambiance fin XIX ème siècle…
Une écriture, lyrique dans la description de la nature et une action menée le plus souvent au passé simple qui amène dans le texte des tournures verbales un peu désuètes, mais si agréables à l'oreille.
Un personnage, le lieutenant Glahn, inadapté à la vie sociale, complexe, imprévisible et tellement romantique… Edvarda, la venimeuse…
Une nature décrite sous la lumière tellement particulière de grand nord scandinave. Combien de fois, à la lecture de ces pages magnifiques, m'est-il venu à l'esprit la toile de Caspar David Friedrich, « le voyageur au-dessus de la mer de nuages » ?...
Ajoutez à cela, une édition, celle de Calmann-Lévy 1994, agrémentée de peintures étranges et dures dues à Haakon Gullvaag … Obsédantes …
On l'aura compris. Je ne me lasse pas de ce genre de texte. Même si l'homme, Knut Pedersen (c'est le véritable nom de l'auteur, Prix Nobel 1920) mérite quelque mépris par son soutien indéfectible à l'Allemagne nazie, l'écrivain Knut Hamsun reste un écrivain majeur de la fin XIX ème, début XX ème.
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Eleusis
  22 avril 2016
Je ne m'attendais pas du tout au texte que j'ai finalement découvert, en ouvrant Pan : d'après les papiers du lieutenant Thomas Glahn de Knut Hamsun. On m'avait parlé de modernisme, de célébration d'un retour à la nature contre la civilisation et ses contraintes, tout ça chez un auteur norvégien, que je ne connaissais pas… je pensais trouver un livre qui me serait totalement nouveau, étranger. C'était oublier que Pan datait de 1894.
Thomas Glahn, lieutenant, en a visiblement un peu marre de la vie. Il décide d'aller se réfugier dans une petite cabane de chasseur, loin dans le Nordland, et de se retrouver face à lui-même. Il chasse, il se promène avec Esope, son chien, et il cherche dans cette retraite un bonheur, une tranquillité qui se révéleront finalement bien fragiles.
Le lieutenant Thomas Glahn n'est pourtant pas loin de tout. Il croise bientôt Edvarda, fille du notable du coin, pour qui il éprouve, de plus en plus, une fascination destructrice. Il était pourtant bien tranquille, dans sa retraite ; c'est elle qui est venue le chercher. Hélas, elle lui aura exprimé, plus d'une fois, combien elle l'aimait et combien il comptait pour elle. Dès lors, ça ne pouvait qu'être perdu. En effet, Thomas Glahn amoureux à son tour, Edvarda devient froide, prend ses distances. Lui qui était invité de toutes les fêtes, voilà qu'on le boude et qu'on lui rappelle combien il est brut, mal élevé. *Le lieutenant est prêt à tout pour retrouver les bonnes grâces d'Edvarda et, jaloux d'un petit docteur boiteux qui recueille tous les suffrages, un soir de colère, prend son fusil de chasse et se blesse au pied gauche.*
Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour trouver notre place dans la société ? Les premières pages où il célébrait, par des mots simples, les beautés de la nature et le quotidien bien réglé de ses chasses et promenade s'éloigne déjà. le voilà soucieux, inquiet, comme rattrapé par ce qu'il avait d'abord cherché à fuir. Eva, pourtant, si simple sous son foulard blanc, pourrait représenter une forme de salut : elle l'aime sans fioritures, sans même exiger de lui de nouvelles habitudes ou de nouvelles manières. Mais elle se révèle prise malgré elle dans les logiques sociales, mariée, employée à des tâches de plus en plus rudes en représailles de sa liaison avec Glahn. Et ce dernier hésite : ce serait tellement plus simple, tellement plus sain d'aimer Eva et les filles de passage, d'envoyer balader Edvarda et ses mises en scène, et de continuer comme prévu cette vie de repli. Mais même au fin fond du Nordland, où on attend la Poste des semaines et des semaines, le voilà tiraillé, à hésiter entre deux femmes, et à ne pas résister à la fascination qu'exerce sur lui la jeune Edvarda. C'est tout de même pas de chance.
A moins que l'entreprise n'ait été vouée à l'échec dès le départ. Dans sa quête désespérée d'une tranquillité illusoire, le personnage de Thomas Glahn m'est apparu, finalement, très proche des héros de nombreux romans de l'époque. Si l'on y pense, il partage certaines caractéristiques de ces célibataires de fiction qui lui sont contemporains : hommes célibataires, donc, sans repères surtout ; qui ne savent pas y faire avec la société et savent encore moins y faire avec les femmes ; ratés sous certaines formes, mais qui essaient malgré tout, parce que c'est peut-être leur seule marge de manoeuvre. En ce sens, Thomas Glahn m'a semblé être une sorte de des Esseintes à l'envers : dans A rebours de Huysmans, Des Esseintes fuit le monde, qu'il juge laid et méprisable, pour se réfugier dans une thébaïde à l'écart de tout, où il s'entoure d'art savamment choisi dans une vie tout ce qu'il y a de plus artificiel. Glahn, jugé si sauvage, ne chercherait-il pas la même chose, ne nourrirait-il pas le même mépris que le dandy de Huysmans pour la société qui l'entoure et ses codifications absurdes ?
Lien : https://gnossiennes.wordpres..
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Hosenford
  15 avril 2018
Pan s'inspire de l'histoire vraisemblablement vraie du lieutenant Thomas Glahn, un « ermite vivant » qui vit en symbiose avec la nature, vivant dans une hutte dans une forêt du Nordland (Norvège). Cette communion avec la nature se traduit par les nombreuses séances de chasse, accompagnées de son chien Esope - son seul compagnon fidèle - mais aussi de promenades particulières au sein de celle-ci au fil des saisons. le lieutenant Glahn est un personnage solitaire, exclu d'une société dont il ne connaît peu les codes. D'ailleurs, il s'exclut lui-même en nommant tout groupe de personne : « la société ». Pourtant, ce n'est pas un personnage asocial : il répond positivement aux invitations et cherche à attirer l'attention, particulièrement pour des femmes qui vont bouleverser sa vie. Effectivement, sa vie se retrouve chamboulée lorsqu'il rencontre Edvarda, une femme à la soif de pouvoir, qui se révèle apparemment manipulatrice. C'est alors tout un amour maladif et jaloux qui naît et qui prend appui progressivement sur deux bouc-émissaires qui deviennent les piliers de cette confrontation littérale qui fait souffrir les quatre protagonistes. C'est une lutte constante entre les deux protagonistes, jalonnée d'événements. Finalement, ce roman relate la vie du lieutenant de Thomas Glahn, mais ce qui fait sa particularité, c'est que nous avons également un texte annexe – plus court – centré sur la mort du lieutenant, raconté par un narrateur contemporain qui lui est hostile. C'est ainsi que l'on peut apprécier ce livre, deux histoires et deux fins différentes avec comme point commun : un homme très singulier.
Il est rare que mes lectures mettent au premier plan une histoire amoureuse. Mais celle-ci est étonnante, presque originale j'oserai dire puisque ce n'est pas de la naïveté, ce n'est pas de l'amour du XXIe siècle, ce n'est pas quelque chose de « chouchou-loulou ». Cette histoire, on pourrait le croire, pourrait être fictive tellement les événements sont particuliers. Et parfois même, on pourrait remettre en cause la réalité de ceux-ci par le caractère exceptionnel et étonnant des péripéties. Actuellement, quand j'écris cet avis (à chaud, juste après la lecture), le personnage de Glahn – et celui d'Edvarda – sont des personnages aux problèmes psychologiques, qui sont détruits moralement par cette histoire ; et c'est terrifiant car je me sens ancré, je me sens happé par ce discours presque horrifique et traumatisant de cet amour inconditionnel et maladif. J'ai l'impression d'avoir vécu moi-même cette histoire et je pense qu'il me faut une bonne nuit de sommeil pour m'en détacher. Et quel étrange sentiment que ce livre nous impose alors qu'il n'est pas un thriller, ni un roman à suspens ! Je me dis : comment peut-on commettre ces actes ? Comment peut-on réagir comme cela ? Comment cela peut-il avoir existé ? Mais malgré cette intrigue intéressante, on peut s'interroger sur la qualité de la fin. Alors qu'on pourrait s'attendre à un rebondissement, à quelque chose presque d'inexplicable, on peut se sentir déçu. Pourtant, il ne faut pas cracher dans la soupe ! Effectivement, elle se révèle en fait très réaliste, offrant ainsi un nouveau côté perturbant à l'histoire.
Pour le style d'écriture, ce roman a été publié en 1894 en norvégien, puis traduit en français. Il ne faut pas s'attendre à des tournures de phrases du XXIe siècle, mais c'est quand même plus compréhensif que l'ancien français. C'est un style d'écriture très intéressant, dans lequel on apprend pas mal de vocabulaire, notamment sur la nature et la chasse. Et c'est vrai que l'on sent véritablement cette communion avec la nature, ce paysage développé qui ne quitte jamais l'histoire. le style d'écriture permet aisément de reconnaître les perturbations morales et psychiques des personnages, nous offrant ainsi la possibilité de les critiquer au fil des chapitres très courts. Il est aussi excellent dans le domaine moral ce style, permettant l'écriture de phrases brillantes que l'on peut conserver en tant que citations.
Finalement, ce roman nous permet d'appréhender une vision plutôt malsaine de l'amour, d'un amour qui n'est ni tout blanc, ni tout rose et semé d'embûches. On peut ainsi se poser des questions sur les limites de l'amour, et des sentiments – parfois exagérés – qu'il provoque et peut-être ainsi remettre en cause ce domaine qui est tant idolâtré et protégé. C'est un texte qui met en valeur une nature vivifiante et régénérant, et qui nous questionne sur les effets de la société sur les esprits.
Lien : https://leschroniquesdejerem..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
26052605   26 avril 2016
Il peut pleuvoir et tempêter, ce n'est pas cela qui importe, souvent une petite joie peut s'emparer de vous par un jour de pluie et vous inciter à vous retirer à l'écart avec votre bonheur. Alors on se redresse et on se met à regarder droit devant soi, de temps à autre on rit silencieusement et on jette les yeux autour de soi. A quoi pense-ton ? A une vitre éclairée dans une fenêtre, à un rayon de soleil dans la vitre, à une échappée sur un petit ruisseau, et peut-être à une déchirure bleue dans le ciel. Il n'en faut pas d'avantage.

En d'autres temps, des mêmes événements extraordinaires ne parviennent pas à vous secouer et à vous faire sortir d'un état d'âme égal et pauvre ; au milieu d'une salle de bal on peut rester assis, assuré, indifférent et impassible. Car c'est votre propre vie intérieure qui est la source du chagrin ou de la joie.
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raton-liseurraton-liseur   08 février 2015
Il peut pleuvoir et tempêter, ce n’est pas cela qui importe, souvent une petite joie peut s’emparer de vous par un jour de pluie et vous inciter à vous retirer à l’écart avec votre Bonheur. Alors on se redresse et on se met à regarder droit devant soi, de temps à autre on rit silencieusement et on jette les yeux autour de soir. A quoi pense-t-on ? A une vitre éclairée dans une fenêtre, à un rayon de soleil dans la vitre, à une échappée sur un petit ruisseau, et peut-être à une déchirure bleue dans le ciel. Il n’en faut pas davantage.
(p. 6-7, Chapitre 2).
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lecassinlecassin   13 juillet 2012
Tu erres ici et consumes ta vie pour une chétive écolière et tes nuits sont pleines de rêves désolés. Et un air étouffant stagne autour de ta tête, un air empesté d'antan. Cependant qu'au ciel frissonne le plus merveilleux des bleus et que les montagnes appellent.
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lecassinlecassin   14 août 2012
Il peut pleuvoir et tempêter, ce n'est pas cela qui importe, souvent une petite joie peut s'emparer de vous par un jour de pluie et vous inciter à vous retirer à l'écart avec votre bonheur. Alors on se redresse et on se met à regarder droit devant soi, de temps à autre on rit silencieusement et on jette les yeux autour de soi. A quoi pense-t-on? A une vitrine éclairée dans une fenêtre, à un rayon de soleil dans la vitrine, à une échappée sur un petit ruisseau, et peut-être à une déchirure bleue dans le ciel. Il n'en faut pas davantage.
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loiscamaloiscama   30 juin 2017
"Et le jour passe, mais le temps ne bougea pas.
Voilà, j'ai écrit ceci pour mon seul plaisir et je me suis amusé du mieux que j'ai pu. Aucun souci ne me presse, je me languis seulement vers ailleurs ; où, je ne le sais pas, mais très loin, peut-être en Afrique, aux Indes. Car j'appartiens aux forêts et à la solitude." (Glahn, à la fin de son histoire)
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Une revue de La Faim de Hamsun sur YouTube (Qu'est-ce qu'on lit?)
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