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EAN : 9782253030416
154 pages
Le Livre de Poche (01/04/1994)
3.92/5   62 notes
Résumé :
A l'image de Knut Hamsun, le narrateur de Sous l'étoile d'automne est un "vagabond par essence", un héros romantique et solitaire, troublé par le doux passage d'une jeune fille et toujours en quête de sérénité.
De ferme en ferme, nomade mélancolique, il sait tous des saisons, de l'arrivée lente de l'hiver, du vol bruissant des oies sauvages, du crissement de la gelée blanche sous les pas. La nature le rassure et le sauve.
Knut Hamsun, le Norvégien, est... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  25 août 2022
Un voile est tombé sur les écrits d'Hamsun, mais ils n'en brillent pas moins au travers. La médaille de son prix Nobel de littérature a été obscurcie par les mains entre lesquelles il l'a remise, mais le papier et l'encre durent plus que l'or.

Etrange texte, sans véritable début et sans vraiment de fin. Un homme recroise l'un de ses anciens compagnons de labeur. Il troque son costume élégant pour quelques habits d'ouvriers, et les voila partis. Dans les fermes et les domaines, ils louent leur force de travail. Pour faire quoi ? Tout ce qu'on leur demande de faire. Couper du bois, construire un mur, creuser un puit, tirer une canalisation… S'il y a besoin d'un maçon ils se font maçons, s'il y a besoin d'un laboureur ils se font laboureurs. Voir même accordeurs de piano. Ils dorment dans la paille, mangent avec les domestiques, baguenaudent avec les servantes. Quand il n'y a plus d'ouvrage, ils reprennent leur route, avec un compagnon ou un autre, jusqu'à une autre ferme…

C'est un écrit assez court, très brut. La liberté qui s'en dégage est étonnante. Rien ne retient ces hommes. Rien ne les entrave - ou presque. L'inquiétude de ne pas trouver de travaux en hiver. Quelques amours fugitifs. Ce peu d'argent péniblement gagné, aussi. Il pourrait donner des ambitions. Heureusement, il est vite dépensé. Parfois dans une machine à coudre pour une orpheline, sinon dans quelques bouteilles de vin.

Qu'importe.

On se prend à rêver. le confort, la sécurité, la peur du lendemain.
S'il était possible d'oublier tout cela, de le troquer pour une route et un horizon infini où rien n'est une destination et rien n'est un lien.
Comme les alouettes du ciel dont parlait Saint François d'Assise

Mais nous ne sommes que des citoyens du XXIème siècle. Nous avons besoin de notre douche chaude le matin, de notre café avant d'aller travailler, et d'une maison ordonnée et chauffée.
Et quelque part au fond de nous, de la foule, même…

Pour nous évader, nous avons nos livres.
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Unhomosapiens
  20 décembre 2020
Le refus de vivre en bon bourgeois installé, ça me parle. le narrateur, personnage principal, préfère son errance sur les chemins, au hasard des rencontres, des petits boulots qu'on lui propose avec gîte et couvert. Il vit en parfaite harmonie avec la nature, et ne semble pas trop souffrir du froid. Il chemine avec son compagnon en espérant quelque aventure avec les jeunes femmes qu'il rencontre. Il aime dormir à la belle étoile sous la voûte céleste étoilée. Un véritable ressource aux sources, à l'essentiel. On retrouve un peu l'esprit de Thoreau mais également les aventures du personnage de Knulp de Hesse. Et tout semble parfait dans le meilleur des mondes. Ça se lit très bien, facilement. Pourtant, ce court roman n'échappe pas aux redondances. Notre personnage retrouve toujours une suite de situations similaires auxquelles il doit faire face et son parcours finit par tourner en boucle, au propre comme au figuré. J'ai lu les dernières pages en diagonale. Je regrette également qu'il n'y ai pas plus d'émotions. C'est une écriture sèche et dépourvue de pathos. Peut-être est-ce du à la traduction ? Donc j'ai beaucoup apprécié le thème, un peu moins le traitement.
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lecassin
  01 décembre 2013
« Sous l'étoile d'automne », publié en 1906 est le premier volet d'une trilogie dite « du vagabond ». Il sera suivi de « Un vagabond joue en sourdine » en 1909 et « La dernière joie » en 1912.
A la sortie de ce premier volume, Knut Hamsun (de son vrai nom, Knud Pedersen) a quarante-sept ans et vient de divorcer. Une période difficile de sa vie qui le tournera résolument vers celle qui ne l'a jamais déçu : la Nature …
On retrouve ici un narrateur que l'on associe facilement à l'auteur. Un personnage romantique et solitaire, toujours en quête d'une sérénité que seul le contact rapproché avec la Nature semble lui procurer ; « un vagabond par essence ». L'expression est de l'éditeur, mais tellement vraie…
Paradoxalement, ce vagabond solitaire va de ferme en ferme à la recherche d'un travail accompagné d'un compagnon : Grindhusen. Tous deux n'ont que leur force de travail à proposer.
Il y aura bien entendu des rencontres au cours de ce vagabondage mélancolique où le narrateur semble à chaque pas ne pas trop savoir ce qu'il cherche pas plus qu'il ne se contente de ce qu'il a ; des rencontres comme celles de ces deux femmes dont l'amour qu'elles lui témoignent lui semblera inaccessible, impossible… amour qui l'obsédera néanmoins dans son « inaccessible quête ».
Un remarquable roman du Prix Nobel 1920 dont le personnage principal ne manque pas de rappeler certains personnages de Giono ou de Hermann Hesse.
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PiertyM
  28 février 2017
En quête d'une vie plus calme, d'une paix intérieure, d'une identité particulière et aussi des hommes intègres, notre narrateur abandonne tout derrière lui pour s'adonner à une vie d'aventurier. Il se laisse emporter par une obsession qui devient presque une hantise, jouir de sa solitude et laisser libre court à son esprit. Mais il ne sera pas seul longtemps! Il rencontre un ami dans son premier refuge, dans un hôtel, puis ils feront le chemin ensemble, ils ont un atout commun: ils savent tout faire, même quand la science ne s'y prête pas, ce sont de grands débrouillards...mais ce que l'on fuit, on le retrouve toujours au détour du chemin...
Un magnifique roman qui prône l'errance mais une errance où l'ennui ne se fait pas sentir au contraire, on prend un petit plaisir à côtoyer les moments de vagabondage de ce personnage qui n'est que l'incarnation de l'auteur. Sous l'étoile d'automne est une errance qui interroge le sens même de la vie, comme quoi, les grands esprits se forgent dans la solitude ...

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lehibook
  10 décembre 2021
Norvège , début du XXème siècle .Un homme décide de quitter son univers citadin pour retrouver la paix du coeur dans la proximité de la nature et la liberté du vagabondage. Seul d'abord puis avec un compagnon il va de ferme en ferme , offrant sa force de travail en échange du gîte et du couvert. Mais les « intermittences du coeur » , les silhouettes féminines qu'il croise transforment son voyage en quête de l'amour parfait . Ce texte m'a rappelé « Les grands chemins » de Giono par l'omniprésence de la nature , le texte est cependant plus doux , plus idéaliste .
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   18 décembre 2020
Il y avait la lune et les étoiles, mais j'aimais pénétrer à tâtons dans la forêt, aux endroits les plus denses, et m'assoir dans l'obscurité. C'était là aussi qu'il faisait le plus doux. Comme tout était calme sur la terre et dans les airs !
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UnhomosapiensUnhomosapiens   17 décembre 2020
Je me coulai de nouveau jusqu'à la grosse fourmilière, dans la forêt, et observai les bestioles aussi longtemps que je pus voir clair. Plus tard, je m'assis, écoutant tomber les pommes de pin et les grappes de sorbier. Je chantonnais, murmurais et pensais ; de temps à autre, il me fallait me lever et marcher un peu à cause du froid.
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lecassinlecassin   01 décembre 2013
Hier, la mer luisait comme un miroir et aujourd’hui, elle luit comme un miroir.
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LLebrownLLebrown   10 octobre 2019
Olga me donne sa main qui s'enfouit complètement dans la mienne et y reste aussi longtemps que je veux. Puis elle me remercie et repart gaiement en se dandinant. Les orteils en dedans, en dehors, comme cela se présente.
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valisebabeliovalisebabelio   19 avril 2020
Maintenant, une feuille commençait à jaunir par ci par là dans le bois et cela sentait l’automne, dans l’air et par terre. Seuls les champignons étaient en plein épanouissement ; ils levaient de tous les côtés et poussaient, gros et gras sur leurs pieds dodus : girolles, mousserons et lactaires.
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Videos de Knut Hamsun (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Knut Hamsun
LJODAHÅTT – FYREANINGAR

Ljodahått est un projet hors cadre, barré et patrimonial au climat étrange. Réunissant des musiciens, acteurs et compositeurs norvégiens, allemand et français, il met en musique des poèmes norvégiens issus du répertoire ancien et moderne–des manuscrits mythologiques de l'Edda au prix Nobel de littérature Knut Hamsun, du dramaturge Henrik Ibsen aux écrivains Tarjei Vesaas et Olav H. Hauge–pour un résultat étonnant.
L'âpreté du norvégien se mêle avec douceur parfois, brutalité souvent, aux envolées des instruments et des voix que les sept sur scène font entendre avec les émouvantes animations du français Jérôme Meyer-Bisch et des traductions projetées. Vous serez emportés, envoûtés, ils vous feront entendre la Norvège… Embarquez pour le Grand Nord.

Avec Étienne Bonhomme, Hans-Jørgen Bjørnstad, Magne-Håvard Brekke, Ståle Caspersen, Jérôme Meyer-Bisch, Philippe Moja, Vidar Osmundsen, Eirik Mannsåker Roald, Rainer Süßmilch.
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