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EAN : 978B08KWFYZ1T
Éditeur : Fayard/Mazarine (18/11/2020)
3.57/5   41 notes
Résumé :
Avec l'autodérision et la lucidité qui la caractérisent, Nora continue d'explorer l'époque et d'en subir les absurdités.
Des cigarettes en chocolat à la clope électronique, du Nokia 3310 à l’Iphone, de Snake à Instagram, elle nous livre le récit de son passage à l’âge adulte sans passer par la case Tinder.
Partagée entre l’envie d’avoir des likes et la nostalgie du temps d’avant les réseaux sociaux, elle se demande comment évoluer sereinement dans un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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coquinnette1974
  21 février 2021
Je remercie les éditions Fayard pour l'envoi, en avant première via net galley, de l'ouvrage : 35 ans dont 15 avant internet de Nora Hamzawi.
Avec l'autodérision et la lucidité qui la caractérisent, Nora continue d'explorer l'époque et d'en subir les absurdités.
Des cigarettes en chocolat à la clope électronique, du Nokia 3310 à l'Iphone, de Snake à Instagram, elle nous livre le récit de son passage à l'âge adulte sans passer par la case Tinder.
Parfois mélancolique, souvent acide et toujours drôle, Nora dresse un portrait-robot sans fard de nos névroses à tous.
J'adore Nora Hamzawi, que j'ai découvert il y a quelques années dans Quotidien, sur TMC.
Elle est un peu plus jeune que moi, puisqu'elle est née en 1983 et moi en 1974. J'étais curieuse de lire ce qu'elle pensait sur notre époque, sur sa nostalgie de son adolescence. La sienne c'est déroulé dans les années 1990 et la mienne à cheval entre la fin des années 1980 et les années 1990.
En lisant cet ouvrage, j'avais la voix de Nora en tête, son débit, son ton décalé et j'ai passé un très bon moment de lecture.
J'ai aimé sa façon de voir les choses, par son pincement au coeur quand Luke Perry (l'éternel Dylan McKay de Beverly hills) est décédé et le fait qu'elle soit mal à l'aise avec les R.I.P. sur les réseaux sociaux.
Certains passages m'ont fait rire aux éclats et merci Nora de m'avoir permis de passer une après midi de repos sympathique après une matinée de boulot intense.
Vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ma lecture. Ce n'est pas un grand livre mais ça m'a bien changé les idées et cela mérite quatre étoiles :)
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ludi33
  13 mars 2021
A travers ce livre, Nora Hamzawi fait la chronique de sa vie sur une année. Entre ses angoisses, ses envies et ses souvenirs elle dresse le portrait d'une époque où les réseaux sociaux exposent la vie parfaite sans montrer l'envers du décor.
C'est drôle, plein d'autodérision, avec une touche de nostalgie et surtout, on arrive sans problème à s'identifier à elle, tant par ses souvenirs d'enfance, pour par ses doutes d'adultes.
Bref, une multitude de capsules toutes plus drôles les unes que les autres qui décomplexent autant qu'elles font du bien. D'autant que le style est aussi facile à lire et que le récit est émaillé de chouettes dessins pour illustrer les anecdotes.
Une lecture à savourer comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !
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cathulu
  03 mars 2021
Nora a maintenant un compagnon, un fils qui entre à l'école , un psy qu'elle essaie de quitter et bien sûr quelques névroses qu'Instagram ne cesse d'exacerber.
Il est toujours agréable de voir comment évolue celle qui se livre avec autant de franchise, avoue ses obsessions, le décalage qu'il y a entre la façon dont les autres nous envisage et dont nous-mêmes nous nous voyons.
Elle passe à la moulinette cette époque (que nous ignorions encore précovid ), sans pour autant se poser en donneuse de leçons, car elle est la première à craquer pour essayer de ressembler à ces femmes qui lui servent de références au fil des années , mais on la sent plus apaisée néanmoins.
En la lisant, j'avais parfois l'impression de découvrir par dessus son épaule l'univers de ma fille dont elle n'est l'aînée que de quelques années. Réjouissant et tendre.
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bgn
  26 mars 2021
Le même livre que le premier, à quelques mots prêts c'est le même livre. Quelle arnaque, je n'en reviens pas. de la daube en barre. Il ne faut pas déconner, les vacances d'hiver, les vacances d'été, les relations parents contre ados, les conflits d'ados, les passions oubliées, les clubs, les parisiennes, les fêtes, les anniversaires... etc., et j'en passe. Toujours la même rengaine... Incroyable comment on se fait arnaquer en achetant ce livre. Donc sois-vous achetée, ou emprunter ce livre ou le premier, mais franchement c'est du pareil au même. C'est très bien sauf qu'une fois que vous en avez lu un, tous les autres c'est du pareil au même. Et franchement, lisez le premier il vaut la peine, et c'est tout. le deuxième ressemble à une copie conforme du premier. Quand j'ai commencé ce volume, je me suis dit : Merde ! je l'ai déjà lu c'est le même que le premier rééditer avec un nouveau titre. Mais finalement, après vérification, il s'agit bien d'un nouveau roman. Mais l'auteure reprend systématiquement les mêmes clichés que dans le premier volume, les mecs, les meuf, l'école, les ados... etc. alors qu'elle est en couple, elle parle de rencontre sans lendemain, de dispute pour ajouter du piment dans sa vie amoureuse, etc... Ce dernier livre de Nora Hamzawi ne vaut vraiment pas le coût. d'En trois mots « ne l'acheter pas ». C'est une pâle copie du premier volume : "30 ans, 10 ans de thérapie", qui au passage, est très bien et plutôt drôle, celui-là.
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Sophie_Bazar
  27 mars 2021
Et voilà, Nora Hamzawi a 35 ans et est passée du côté obscur, celui des parents, celui de Françoise Beretton, la mère de Vic dans "La Boum". Et ça ne va évidemment pas sans de multiples questionnements sur l'âge, la maturité, la responsabilité et les filtres Instagram.
Au fil des pages on a l'impression d'entendre sa voix (d'ailleurs une partie des textes ont été diffusés à la radio) lire ces chroniques du quotidien d'une jeune femme pétrie de doutes et souffrant d'un gros manque de confiance en elle, exacerbé par une consommation compulsive et chronophage des réseaux sociaux. Pourquoi ne ressemble-t-elle pas à cette fille d'Insta dans son cadre idéal avec ses hashtags recherchés ? Et pourquoi continuer à se faire du mal à en scrutant la vie de cette nana soi-disant parfaite ?
Au-delà d'un joli catalogue de névroses (de capillaires à amoureuses) dans lequel on reconnaîtra forcément les nôtres, Nora Hamzawi sonde l'air de rien la vacuité de notre époque pendue à des likes, et raconte de jolie façon le passage de l'ado à l'adulte. La mélancolie se fait plus légère (ce n'était pas forcément mieux avant mais tout de même, comment faisait-on avant Internet ?), soulignée par les jolies illustrations de Thibault Milet. A suivre, le roman de la maturité
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
fischbachcolasfischbachcolas   22 juillet 2021
Il y a quelque temps, Luke Perry est parti. En réalité, dans ma mémoire, c'est surtout Dylan McKay que j'avais perdu.
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fischbachcolasfischbachcolas   22 juillet 2021
Et puis se dire qu'il y a des gestes qu'on ne fera plus jamais, c'est bizarre ça aussi.
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CarolineOussetCarolineOusset   16 juillet 2021
En fait je crois que ce qui se passe là représente absolument tout ce que je déteste de notre époque dans la démonstration permanente de sentiments, dans l'émotion à chaud, dans l'ego trip, et le fait de se réinventer un soi. Cette façon de penser que, pour que les choses existent, il faut qu'elles se voient et que nos sentiments se résument en clics.
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lolitajamesdawsonlolitajamesdawson   27 mars 2021
J'ai toujours été fascinée par le fait qu'on ne se voit pas vraiment comme on est, qu'on renvoie une image différente à chacun, et que nos complexes n'appartiennent qu'à nous et à notre petite histoire.

J'aime bien aussi l'idée que, selon comment on bouge, comment on se sape, comment on s'exprime, un imaginaire se crée autour de nous, qui peut être complètement différent de la réalité.

Il était là, mon problème. Cette obsession avec la vérité tout le temps. Comme si quelqu'un la détenait, comme si les autres savaient mieux que moi, comme si je ne pouvais pas me faire mon propre avis sur moi-même et que les autres avaient forcément raison, surtout si leurs pensées me blessaient.

J'ai bu ma camomille en pensant à toutes ces clopes que je n'allais pas regretter demain. Je me suis sentie saine. Un peu vieille et chiante aussi, mais surtout saine.

Il faut bien admettre que, désormais, notre propre temporalité, notre propre notion du temps et donc notre rapport à l'attente sont intimement liés à la technologie. C'est cette technologie-là qui a changé notre façon de vivre nos relations et aussi notre rythme cardiaque. C'est cette technologie-là qui fait qu'on ne vibre plus comme avant à l'idée de se retrouver, parce que c'est le portable qui le fait à notre place, en vibrant toutes les secondes pour nous dire : "À toute de suite. T'es où ? J'arrive. Je suis là dans une minute", rendant les battements de notre cœur plus calmes et nos relations moins passionnelles.

S'il y a bien un truc que j'ai hérité d'elle, c'est cette aptitude à la mélancolie, et cette capacité aussi à ne pas vouloir en sortir. À l'époque, elle faisait un truc que je trouvais super lourd et que je me suis mise à faire aussi : quand elle aimait bien une chanson, elle la remettait sans même attendre la fin, comme pour entendre cent fois de suite son moment préféré. Maintenant je sais pourquoi - en fait, c'est que son émotion monte systématiquement au même endroit, et elle veut toujours vivre la même. Entretenir cette mélancolie, précisément de une minute vingt-neuf à deux minutes cinq, et tout recommencer.

La peur d'être quittée est plus forte encore que le sentiment amoureux. Cette relation qui fait croire qu'on vibre, alors qu'on tremble juste à l'idée de se faire larguer.

Typiquement, en amitié, mes amis restent les miens et autant j'aime bien qu'ils s'entendent entre eux, un peu, autant je préfère l'idée qu'ils soient à moi !!

C'est comme le "Ils ont décidé de se séparer, c'était d'un commun accord", mais enfin ça n'existe pas !! C'est encore un truc social pour qu'il n'y ait pas de victime, mais il y en a toujours un qui largue. Et je sais de quoi je parle. La coïncidence ou le bon timing dans la rupture n'existe pas ! Ils ne se disent pas "J'ai un truc à te dire", "Oh, c'est marrant, moi aussi", "OK on se le dit à 3 : 1, 2, 3, je te quitte !!, "Trop bien, moi aussi !! J'avais la même idée !! Du coup, on reste amis ?" Non : il y en a un qui largue, et l'autre qui subit.

En sortant, j'ai retrouvé mon amie Sofia. Sofia, c'est mon amie photographe que je vois une ou deux fois par an, mais que j'adore. Ce genre d'amitié sans aucune pression, où tu peux ne pas te voir pendant des mois et te retrouver comme si de rien n'était.

Après le dîner, on s'est posés et on a discuté avenir. Oui, parce que avec les couples qui vont bien, c'est presque obligatoire de parler avenir, il faut se projeter, parler futur. De toute façon, on ne va pas parler souvenirs, et passé, puisqu'en tout cas, le passé, on oublie, ils n'en on pas. Non, leur vie a commencé à leur rencontre. Avant, il n'y avait rien.

Je me suis souvenue de cette période tellement chargée en émotions, cette envie qu'on avait de vivre des choses le plus vite possible juste parce qu'on les avait rêvées et pas encore connues. Une sorte d'optimiste qui n'appartient qu'à l'adolescence, un espoir que le futur ressemblera peut-être un peu à ce qu'on lisait dans les livres et à ce qu'on voyait à la télé.

Il y a une odeur particulière au printemps, d'ailleurs chaque saison à son odeur. Celle du printemps est pour moi la meilleure, mais aussi la plus angoissante. Tout à coup on se découvre, on arrête de se cacher derrière son bonnet et son écharpe et on sort de la classe pour aller jouer et courir avec les autres élèves. Et courir, c'est aussi prendre le risque de tomber. Il y a comme une odeur d'aventures et de liberté, mais qu'on avait pas forcément demandé.

J'ai fêté mes 35 ans sur toutes les musiques de mon adolescence et j'ai repensé à ma mère, qui écoutait toujours en boucle Adamo : je me suis demandé si, pendant qu'on prenait des années, notre cœur, lui, n'avait pas toujours le même âge.

Du coup, je passe de phases où je me définirais comme une meuf qui mange hyper sainement à une espèce de goinfre.

En fait, je crois que ce qui se passe là représente absolument tout ce que je déteste de notre époque dans la démonstration permanente de sentiment, dans l'émotion à chaud, dans l'ego trip, et le fait de se réinventer un soi. Cette façon de penser que, pour que les choses existent, il faut qu'elles se voient et que nos sentiments se résument en clics.

Pendant tout ce temps, j'imaginais qu'être adulte correspondait à un moment où on quittait une forme de légèreté, comme si un moment donné j'avais oublié que l'adolescence n'avait été que lourdeur. Alors je me suis dit que c'était peut-être ça aussi grandir : la possibilité d'attendre son premier cheveu blanc dans un tee-shirt Mickey. Et s'en foutre.
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coquinnette1974coquinnette1974   21 février 2021
J'ai fêté mes 35 ans sur toutes les musiques de mon adolescence et j'ai repensé à ma mère, qui écoutait toujours en boucle Adamo : je me suis demandé si, pendant qu'on prenait des années, notre cœur, lui, n'avait pas toujours le même âge.
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Videos de Nora Hamzawi (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nora Hamzawi
Le Minitel, le "Tatoo", le téléphone fixe, les Bolinos... Nora Hamzawi nous raconte, en 5 anecdotes, à quoi ressemblait son adolescence avant Internet !
De quoi nous donner un avant-goût de son livre "35 ans (dont 15 avant Internet)", disponible aux éditions Mazarine, dans lequel elle explore notre epoque et ses absurdites avec l'autoderision et la lucidite qui la caracterisent.
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