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EAN : 9791097390754
112 pages
Éditeur : Le Serpent à plumes (17/01/2019)
3.79/5   12 notes
Résumé :
À la faveur d'un séjour à l'étranger, Han Kang pose sur une feuille quelques mots, tous liés à une couleur, le blanc. Le blanc d'une couverture pour bébé, le blanc du sel ou de la neige, le blanc de la lune et celui du magnolia. À travers chacun de ces mots, elle progresse dans sa mémoire, dans son histoire.
Nous avançons ainsi sur la surface tranchante du temps – au bord d'une falaise transparente. Nous posons un pied sur l'extrémité dangereuse de la durée v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  03 janvier 2021
Cet ouvrage, de moins de 100 pages, est ma quatrième lecture de la distinguée autrice coréenne.
Le blanc, du blanc, en blanc, autant que vous en voudrez, ou pas. Blanc, ou l'évocation d'une couleur certes, mais surtout les sentiments qu'elle convoque instinctivement, universellement. Et puis, la symbolique si différente selon son approche occidentale ou orientale prend tout son sens ici : à la pureté, l'innocence, la lumière, l'équilibre, la paix, la spiritualité, la joie, la vitalité... Hang Kang y oppose et y confronte la froideur, la souillure, l'ombre, le vide, la guerre, le sang, le chagrin, le silence et le deuil, en maîtrisant subtilement l'art de la chute !
Il émane de ces courts chapitres (aux titres volontairement prosaïques), un récit métaphorique, intimiste et résilient. L'auteure tente de combler certains "blancs" de sa mémoire, de son inconscient, en livrant un hommage émouvant à "ses" êtres disparus. Son écriture m'est toujours aussi plaisante, autant épurée que ciselée.
(Merci @le_Bison, très touchée par ce prêt)
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le_Bison
  21 mai 2020
Blanc.
Blanc comme la neige.
Blanc comme le sel.
Blanc comme mes draps.
Ou blanc comme mon sperme.
Les deux ont un rapport intimement évident.
Blanc comme le riz dans son bol en céramique
Blanc, un titre en tout simplicité qui parle... de blanc.
Pas le petit blanc de dix heures du mat' que tu pouvais boire au comptoir.
Non, le blanc pur, immaculé.
Et le blanc deuil.
Le blanc symbole de mort dans certaines cultures, et image de naissance dans d'autres.
Le blanc neige, celui de la tempête furieuse qui te fait plisser les yeux, celui de la grâce des flocons virevoltant dans les airs avant de se liquéfier sur le trottoir à la lumière d'un lampadaire blafard.
Le blanc du silence et celui des yeux quand je perce ton âme dans ton regard. La neige et son silence. Fabuleux. Tes yeux et ton sourire, tout un silence. Inoubliable.

Une petite oeuvre qui se déguste le temps de boire une
blanche allemande, l'auteure s'y trouvant, qui étanche la soif et caresse tes lèvres comme l'écume des vagues sur le rivage. Blanc, un roman d'une blancheur poétique.
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Crayondecouleuvre
  01 novembre 2020
B𝕝𝕒𝕟𝕔 𝕕𝕖 ℍ𝕒𝕟 𝕂𝕒𝕟𝕘.💙
Lu en début d'année par temps neigeux. Mise en page aérée, style contemplatif.
Avez-vous déjà lu Han Kang ? Celui-ci est le plus contemplatif et poétique.
"Je t'en supplie, ne meurs pas."
Une lecture bouleversante par petites touches de blanc, de givre dans mon paysage Hivernal, scènes épurées en courts paragraphes tandis que la brume recouvre les pages. Une lecture qui se murmure, dont les mots affleurent délicatement, de glace et de fièvre. J'ai pris tout mon temps pour lire ces tableaux contemplatifs, en écoutant de la musique atmosphérique avec une tasse de thé, mes soucis en ballade...
Une méditation autobiographique sensible et poétique, une plume aérienne. La tristesse envolée ?
Partie louer un appartement dans une ville étrangère peuplée de fantômes afin de réaliser son travail d'écriture, Han Kang commence à noter des mots blancs. Les souvenirs s'assemblent avec grâce, fragiles.
"Elle ressent comme une vérité tangible que notre vie dure qu'un instant."
D'où vient cette conscience aiguë chez Han Kang ? C'est ce que le lecteur va découvrir dans ce court recueil de toute beauté.
"Je t'en supplie ne meurs pas. "
Suis-je en vie ? Pourquoi ce froid soudain à l'intérieur de moi ?
Un coup de coeur, un de plus pour cette nouvelle création de l'autrice Coréenne. 💙
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Fuyating
  21 août 2021
Deuxième lecture de Han Kang et je l'ai préférée à "Leçon de grec".
Avec "Blanc", l'auteure jette sur le papier tout ce qui lui fait penser à cette couleur, que ce soit des choses concrètes ou abstraites. Mais c'est également l'occasion pour elle de se dévoiler un peu plus, notamment sur la tristesse que sa mère ait perdu son premier bébé. Elle en parle à plusieurs reprises et semble très marquée malgré le fait que cela se soit passé bien avant sa naissance.
L'écriture est belle et poétique, emplie de mélancolie. Les thèmes abordés sont divers et variés, ils sont centrés autour de paysages, de souvenirs ou de reflexions, tantôt contemplatifs, tantôt introspectif.
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misstitelle
  01 mars 2019
Blanc est un recueil de textes très intimes autour de la couleur blanche.
Lors d'un séjour à l'étranger , l'auteure progresse dans son histoire personnelle en puisant dans ses souvenirs ou dans son quotidien avec le blanc comme inspiration : un grain de riz, la neige, la lune, un morceau de sucre..
C'est un voyage de douceur vers les sentiments les plus profonds d'une femme face à elle même.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   14 mai 2020
Quand la neige tombe à gros flocons sur la manche d'un manteau noir, on peut voir à l’œil nu les cristaux de glace qui la forment. Il faut à peine une ou deux secondes pour que leur forme magique s'évanouisse? Elle pense à ses brefs instants pendant lesquels elle assiste au phénomène.
Lorsque la neige commence à tomber, les gens s'arrêtent pour la contempler un moment. S'ils sont dans un bus, ils fixent l'autre coté de la vitre. Quand les flocons se dispersent sans bruit, sans joie ni tristesse, et que bientôt des milliers et des dizaines de milliers d'autres effacent les rues en silence, certaines personnes ne regardent plus et se détournent.
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le_Bisonle_Bison   28 mai 2020
La surface de l'eau entre au loin en éruption. Les puissantes lames de cette mer hivernale déferlent avec de plus en plus de force. Quand elles atteignent leur point culminant, les vagues se brisent en innombrables flammèches blanches. La mer ainsi disloquée glisse sur le sable en se retirant.
Pendant qu'elle observe sur la frontière entre la terre et l'eau ce va-et-vient qui semble jamais ne devoir cesser (mais en fait l'éternité n'existe pas - la Terre et le système solaire finiront par disparaître), elle ressent comme une vérité tangible que notre vie ne représente qu'un instant.
Chaque fois qu'elles explosent, les vagues sont d'une blancheur éblouissante. Au loin, l'eau étale fait penser à d'innombrables écailles de poissons. On y distingue des milliers ou des dizaines de milliers d'éclats. Des milliers ou des dizaines de milliers d'inversions. Mais rien n'est éternel.
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le_Bisonle_Bison   13 mai 2020
Certains objets paraissent blancs dans l'obscurité.
Quand une vague lueur les caresse, même les choses qui ne sont pas à proprement parler blanche diffusent une pâle clarté.
La nuit, dans le séjour où je n'allumais pas la lumière, je dépliais le canapé-lit sur lequel je m'allongeais et dans la pénombre, au lieu d'essayer de dormir, je me mettais à l'écoute du temps qui s'écoulait. J'observais les ombres qui dessinaient les arbres sur le mur blanc.
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le_Bisonle_Bison   21 mai 2020
Alors que, par un après-midi de fin d'été, elle vagabondait dans un quartier résidentiel isolé, elle a vu une femme occupée à récupérer son linge sur son balcon du deuxième étage en faire tomber une partie. Un mouchoir a atterri en dernier, lentement. Tel un oiseau repliant à moitié ses ailes. Telle une âme cherchant un endroit où se réfugier.
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le_Bisonle_Bison   03 juin 2020
Un temps de calme est nécessaire après une longue journée. Un temps où on peut tendre les mains engourdies et les ouvrir vers la chaleur tiède du silence, comme on le ferait machinalement devant une cheminée.
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Han Kang - Leçons de grec
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