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ISBN : 2092540904
Éditeur : Nathan (23/08/2012)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Devant la porte d'Ed, il y a un carton. Dans ce carton, il y a une lettre. Et plein d'objet. La lettre, c'est Min qui l'a écrite pour Ed. Elle y commente un par un ces objets, qui évoquent tous les petits et grands moments de leur rencontre, de leur histoire, de leur amour. Ainsi, Min explique à Ed comment elle l'a aimé... et pourquoi elle l'a quitté.

Un texte unique, superbement illustré, qui raconte avec justesse, humour et sensibilité l'histoire d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
lirado
  23 juin 2019
Curieux roman que voila. Dans Inventaire après rupture, le récit se fait intégralement sous la forme d'une lettre qui nous plonge avec beaucoup de détails dans la relation entre Min et Ed. de leur rencontre à la fin de leur histoire, Min a accumulé une série de petits objets en souvenirs de tous les moments qu'elle a partagé avec Ed au cours des deux derniers mois.
Un a un les objets posés dans le carton sont expliqués et l'histoire nous est contée à travers ces souvenirs. le procédé de Daniel Handler, connu pour sa série Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, est ingénieux et bien mis en scène dans Inventaire après rupture. le tout est servit avec des illustrations de Maira Kalman qui nous plonge dans l'ambiance et qu'il fallait oser lorsqu'on s'adresse à un public de 13-15 ans car pour cette tranche d'âges (et les suivantes), les illustrations sont très rares. le moins qu'on puisse dire c'est que les illustrations d'Inventaire après rupture sont toutes aussi importantes que le texte et elles donnent de la couleur et de la vie au roman.
J'ai globalement accroché à cette histoire qui porte sur un thème assez parcouru en littérature pour adolescents mais avec une telle originalité qu'on a l'impression de n'avoir jamais lu un roman pareil. J'ai aimé voir l'histoire de Min et Ed progresser par cet amas de souvenirs. Daniel Hadler a vraiment eu envie de créer un roman comme il en existe très peu d'autres, il a un style propre et inhabituel jouant beaucoup avec les énumérations. La construction même de l'histoire est pour moi inédite.
Le personnage de Min a un caractère tout aussi spécial. Elle est fan des vieux films et il y aura beaucoup de références à ceux-ci dans Inventaire après rupture. Je dois avouer que n'en connaissant aucun, j'ai été complètement larguée sur ce point mais je trouve que ça apporte une véritable touche "personnelle" au roman. On sent que l'héroïne a une personnalité qui n'est pas schématique ou stéréotypée et Daniel Hadler l'exploite jusqu'au bout.
Par contre, les autres personnages et à commencer par Ed sont plus fades et passe-partout. Tout comme l'héroïne, je me suis demandée ce que celle-ci pouvait bien trouver à Ed, un peu trop sportif et gamin pour elle...J'aurais aimé en savoir plus sur Al, les parents de Min et Joan, la soeur d'Ed mais j'imagine que le choix est volontaire car le livre est avant tout consacré à une rupture entre deux personnes.
Inventaire après rupture de Daniel Hadler m'a captivée la plupart du temps malgré une fin qui tardait quand même à arriver. Un peu plus court n'aurait pas été de refus mais dans l'ensemble l'histoire est prenante et intéressante. C'est original, ça vaut le détour et c'est sympa à lire. On s'identifie sans peine à Min et on lit ce roman un peu comme une revanche sur les ruptures amoureuses qu'on a pu connaître : c'est clair, on aurait aimé avoir la verve de Min pour envoyer bouler un Ed.
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Emisa
  30 novembre 2012
Y a pas à dire, je suis une romantique dans l'âme ! Ben oui, j'avoue que c'est la couverture et cette superbe 4ème qui ont attiré mon attention sur ce livre. Eh bien je ne suis pas déçue ! J'ai passé un très bon moment à découvrir l'histoire entre Min et Ed.
Inventaire après rupture est un titre très bien trouvé, puisque ce bouquin est en fait la lettre (énorme !!) que Min adresse à son ex petit ami Ed, quelques temps après leur rupture. Elle lui explique pourquoi entre eux ça n'a pas marché en se servant d'une foule d'objet en rapport avec leur histoire, qu'elle a conservé au fil du temps et en faisant passer toute sorte de sentiments dans ses mots. Elle passe de la joie aux larmes, de l'amour à la haine, en passant par la jalousie notamment.
J'ai trouvé le concept vraiment original : la lettre est décomposé en chapitres qui commencent tous avec le dessin d'un objet. Ainsi nous pouvons mettre des images sur les mots de Min, sans nous contenter de les imaginer. J'ai adoré ce point là. Surtout que les dessins sont vraiment magnifiques et ont réellement l'air de sortir tout droit de cette grosse boîte souvenir. le choix est judicieux et permet de donner plus de réalité que s'il s'était porté sur des photos. Ce qui est assez paradoxal au final, mais c'est vraiment l'impression que j'ai eu durant ma lecture.
Par contre, j'ai regretté de ne pouvoir me faire une idée des deux personnages principaux. On en sais beaucoup sur eux, c'est vrai, mais rien sur leur physique. Même si certains détails nous donnent des pistes. Ed, le tombeur co-capitaine de l'équipe de basket du lycée, traduction, le mec le plus mignon de l'école, certainement blond. Et Min, la jeune fille qui ne se fait pas vraiment remarquer, vraiment fan de vieux films, meilleure amie d'un garçon, Al, qui est encore plus discret qu'elle mais entourée par quelques amies plus qu'excentrique, traduction, la fille jolie mais timide, très intelligente mais naïve, très probablement brune. Voyez comme une description de ces personnages m'a manqué !!
Je reviens sur cette histoire de cinéma et de basket. Min et Ed ont chacun leur passion, on le comprend dès le début. Seulement j'ai trouvé dommage qu'elles empiètent tant sur le récit. La place qu'elles prennent m'ont empêché de m'identifier à l'un ou à l'autre des personnages. du coup, je me suis retrouvée à naviguer entre les deux. Lorsqu'il s'agissait de cinéma, je m'identifiais à Ed (ou presque bien sûr...) qui n'y comprends rien et lorsque c'était le basket qui était mis en avant, j'étais repartie du côté de Min. Sur le coup c'est assez drôle de pouvoir comprendre l'un et l'autre par moment mais à force ça devient lourd.
Sinon, j'ai beaucoup aimé l'histoire en elle-même. le lien qui unit Min et Ed est beau même si par moment il fait cliché et que l'idée de leur rupture reste à l'esprit. C'est quand même bien amené et à aucun moment je n'avais imaginé la raison de leur rupture. En fait, c'est tellement moche que c'est encore plus prenant. D'ailleurs la fin est juste géniale et m'a faite tourner les pages à toute allure. Un autre détail m'a manqué quand même. Quelle est la réaction de Ed à la découverte de ce carton et de cette lettre et à la lecture ?
En conclusion, j'ai passé un très bon moment, malgré quelques petits points noir et je suis ravie d'avoir découvert Daniel Handler dans ce registre là (il est l'auteur des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire sous le nom de Lemony Snicket).
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murielan
  16 avril 2013
Ce roman est en fait une longue lettre que Min adresse à Ed, un basketteur très populaire avec qui elle vient de rompre. A travers l'inventaire des objets qu'elle lui restitue pour tourner la page, on découvre toute leur histoire d'amour avec ses moments forts et les raisons qui l'ont poussé à prendre cette décision...
Le sujet m'a attiré tout de suite : une histoire d'amour qui tourne mal, une introspection pour en découvrir les raisons...
Mais je ne suis pas du tout rentrée dans l'univers de Min : trop de longueurs, trop de références cinématographiques qui me sont inconnues. J'ai poursuivi ma lecture jusqu'à la fin car je n'aime pas abandonner en route, mais ce n'est pas l'envie qui m'a manquée !!!
Une déception !
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Gr3nouille2010
  05 septembre 2012
Ce roman m'intriguait beaucoup, d'abord avec son titre & puis avec le résumé, qui me rappelait beaucoup de souvenirs.. J'avais donc hâte de découvrir ce roman & je remercie les éditions Nathan de m'avoir permis de le faire.
Min est une jeune lycéenne, grande amatrice de cinéma. Elle sortait avec le garçon le plus populaire, le plus convoité : le co-capitaine de l'équipe de basket. Ils n'avaient rien pour être ensemble, aucun point commun & ils étaient même très opposés mais ils l'ont pourtant fait pendant un petit moment.. Pour la rupture, Min décide de laisser devant chez Ed, le carton où elle gardait tous leurs souvenirs, toutes ces petites choses qui avaient une grande importance pour elle. le tout accompagné d'une longue lettre qui explique à son ex petit copain, toutes les raisons qui ont fait qu'ils ne sont pas ensemble..
L'idée de faire un inventaire après une rupture m'a beaucoup séduite & j'étais très curieuse de voir où tout cela allait me mener. Chaque chapitre parle d'un objet & raconte l'histoire qui lui est propre. Ca peut aller du ticket de cinéma, en passant par une boîte d'allumettes, pour finir par un rapporteur.. Toutes des petites babioles qui comptaient énormément pour Min pendant sa relation avec Ed. J'aime beaucoup l'idée de "jeter à la figure" tout ce qu'on ne veut plus de l'autre, parce que l'on a été déçu.. On ressent très bien la haine de Min mais en même temps, tout l'amour qu'elle lui a porté.. Les sentiments sont très forts dans ce roman & tous les mots de Min sont "crachés" dans sa lettre tels qu'elle les pense.. Je ne sais pas trop comment expliquer mais on ressent tellement de choses à travers certains passages ! J'ai eu un peu de mal à me faire au langage de Min au début, & aux longues phrases qui me paraissaient interminables. Mais plus j'avançais, mieux je m'adaptais. Ca fait parti de la personnalité de la narratrice - Min donc - & pour finir, ces longues phrases avaient leur place, ça donnait plus d'importance à ses maux..
Durant ma lecture, je me suis souvent demandée où était l'intérêt de cette histoire. Il y est question d'une rupture, certes, mais après ? & bien, on s'attache tellement à Min, qu'au final, cette rupture prend de l'importance pour le lecteur également. Parce que la curiosité joue son rôle à merveille, on veut savoir le fin mot de l'histoire. Qu'est-ce qu'il a fait de si grave pour qu'elle prenne le temps de lui faire une si longue lettre, avec tous ses sentiments mis à nus ? J'ai été très surprise par la révélation que j'ai trouvé très intense.. On peut s'imaginer beaucoup de choses sur cette fin mais rien ne nous prépare vraiment à ça, tellement il y a de possibilité.
Min est « à part », pour reprendre l'expression d'Ed. Elle est plutôt calme & posée, drôle aussi. Passionnée de cinéma, avec des connaissances très enrichies à ce niveau-là. Elle ne cherche pas la popularité à tout prix, elle veut juste réaliser son rêve un jour, être réalisatrice. Elle a peu d'amis mais ils sont tous fiables. On s'attache assez vite à elle, à sa sensibilité, à tout ce qui lui tenait à coeur dans cette relation..
Al est un personnage assez passif, il n'a jamais d'avis, jamais d'opinion. J'ai eu peur que ce soit gênant au fil de la lecture mais finalement, il est tout aussi attachant que Min.. Il est toujours là pour elle, dans toutes les situations, du début à la fin..
Quant à Ed, difficile de penser du bien de lui. Il est le parfait cliché d'un lycéen sportif qui ne vaut pas mieux, sinon pire, qu'un lycéen "banal". Min ne l'a pas vraiment dénigré dans sa lettre, surtout qu'au début & pendant une bonne partie du roman, ses reproches sont vraiment maigres. Mais on sent bien qu'il y a un truc louche, quelque chose de plus pesant le concernant.. Au final, je l'ai vraiment détesté. Mais j'ai été souvent curieuse d'avoir son point de vue à lui (que l'on n'a pas).. Même à la fin..
Ce roman n'a pas vraiment d'objectif, si ce n'est expliquer la rupture. Néanmoins, les sentiments sont forts & tellement développés qu'on ressent tout ce que ressent Min & comme ça m'a rappelé des souvenirs, j'ai forcément bien plus apprécié ma lecture que si ça n'avait pas été le cas je pense.. Je ne connaissais pas cet auteur & je n'ai pas beaucoup adhéré au style, enfin j'ai eu un peu de mal à m'y faire plutôt, les phrases longues n'étant pas trop mon style & aussi parce que les personnages ont un langage différent du mien.. Je ne comprenais pas tout par moment. Mais, je le répète, ce sont ces sentiments décrits parfaitement qui ont fait beaucoup.. C'est un point que j'ai énormément apprécié.
Lien : http://laviedeslivres.cowblo..
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Archessia
  19 septembre 2012
Étrangement, en regardant le quatrième de couverture et en lisant la présentation de l'éditeur, j'avais comme l'impression que ce livre allait me briser le coeur.
Bizarre, hein ? Qui pourrait croire une chose pareille ? Haha !

Min et Ed se sont rencontrés. Ils sont sortis ensemble, se sont aimés, et se sont séparés.
Sauf que Min a gardé précieusement des objets, de leur rencontre à leur séparation, et elle a décidé de tout rendre à Ed, dans une grosse boite. Une lettre accompagne la caisse, et commente chaque objet.
Chacun est lié à un souvenir, une anecdote. Mises ensemble, elles seront toutes des raisons, non pas de leur amour, mais de leur rupture.

Ce qui est dingue c'est que, malgré que l'on sache dès le début quel sera la finalité du récit (car on revit dès ses premiers frémissements cette histoire d'amour), on ne peut s'empêcher d'être happé avec une avidité toute singulière par les pages qui défilent devant nos yeux.
L'écriture en elle-même est déjà particulière. Min est passionnée de cinéma, et la façon dont elle voit et ressent les choses, elle essaye de les transmettre à la manière d'un film. Cadrage, mouvements des acteurs, lumières, musique, ... il y a quelque chose dans sa plume, de très visuelle, de chantant, de dansant, d'incroyablement poétique et émouvant, quelque chose qui nous prend à la gorge, aux tripes, au coeur, et qui ne nous lâche pas, jamais, à aucun instant. Une mélancolie sourde et douloureuse. Une tristesse violente et hurlante.
C'est dur de lire cette interminable lettre, car même dans ses moments de joie, de découverte de l'autre, de surprises et de bonheurs, se tapi la blessure de ce qui adviendra inéluctablement.
Loin de gâcher la lecture, ce savoir renforce nos émotions. On ne lit pas cette histoire, on la vit.

Bien sûr, l'autre grande qualité du livre, ce sont ses illustrations.
Elles sont un support visuel vraiment très fort, et certaines n'ont même pas besoin de texte pour nous envoyer des vagues de sentiments en pleine tronche.
Il y a vraiment de tout, des objets sans commentaires, certains qui ne nécessitent que quelques mots, ou d'autres qui renvoient à de longs épisodes du couple.
Au final, je n'arrive pas à me décider si ce sont les dessins qui donnaient plus d'intensité au récit, ou si ce sont les mots qui en donnait plus aux dessins. Je pense que ces deux affirmations sont valables, les deux se complétant parfaitement.
Ce livre n'aurait pas pu être aussi bon sans la qualité indéniable de l'un et l'autre, et les deux artistes, l'illustratrice comme l'auteur, sont à saluer pour ce duo remarquable.

C'est un ouvrage qui se déguste, dont la saveur éclate dans notre coeur et notre esprit au fil des chapitres/objets.
Une narration particulièrement intimiste et superbe, des personnages très proche de nous, une histoire dans laquelle il est facile de se reconnaître, ... les qualités de ce titre sont nombreuses, et je ne peux que vous conseiller de les goûter à votre tour.
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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critiques presse (1)
Ricochet   15 novembre 2012
Malgré une idée de départ très séduisante, ce roman peine à évoluer, tant les chapitres se succèdent et se ressemblent.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
lilimarylenelilimarylene   24 octobre 2012
Quelle conne j'étais de me prendre pour ce que je n'étais pas, quelle pauvre naze de me figurer que trois brins d'herbe font une jolie vue, que se faire embrasser rend embrassable, qu'aimer le cinéma fait de vous un cinéaste, qu'un carton de petites merdes est un trésor, qu'un garçon qui vous sourit est sérieux, qu'un moment doux est une vie plus belle.
Commenter  J’apprécie          310
Pays_des_contesPays_des_contes   23 septembre 2012
Ces échanges à la noix avec toi, Ed, c’était bon, meilleur que bon. Bafouiller à deux, faire silence à deux, c’était si doux, un luxe inouï, mille fois meilleur que n’importe quel échange à trois cents à l’heure avec qui que ce soit. Au bout de quelques minutes, après avoir bien vasouillé, nos pensées s’accordaient, et la conversation prenait sa vitesse de croisière dans la nuit. Parfois, c’était seulement pour rire, le petit jeu de comparer nos préférences, j’adore ce gour-là, cette couleur est chouette, cet album est nul, ah non, cette émission-là, connais pas, Unetelle est imbuvable, Untel est un con, quoi, tu veux rire ? jamais de la vie, le mien vaut cent fois mieux – petit jeu sans danger, aussi drôle que des chatouilles. (…) Ces soirées au téléphone, Ed, c’était fou, c’était immense, tout ce que nous disions dans la nuit, jusqu’à ce que tard devienne très tard, puis très très tard, et pour finir aller au lit avec mon oreille mâchée, à force d’avoir été écrasé pour t’entendre tout proches ne pas perdre un mot de ce que tu disais, et d’ailleurs dormir à moitié n’avait pas grande importance dans l’obscur ronron de nos journées de galériens séparés. J’aurais foutu en l’air n’importe quelle journée, toutes mes journées, contre ces longues soirées au téléphone avec toi. D’ailleurs, je l’ai fait. Mais c’est pour ça que, d’entrée de jeu, c’était perdu d’avance. Les nuits magiques et murmurées, ça n’avait aucune chance de suffire. Il nous aurait fallu les jours aussi, mais les jours impatients et crus gâchaient tout avec leurs horaires mal foutus, verrouillés, vissés, plus les clans de potes qui se regardaient de travers, plus les trucs arrachés du mur, les énormités à pardonner. Non, les promesses de minuit passé n’y pouvaient rien, et voilà pourquoi nous deux, c’est fini.
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CrunchesCrunches   16 septembre 2012
C'est alors que j'ai eu un choc. Je n'en croyais pas mes yeux. Mais il a fallu que je te montre, tu n'allais pas voir ça tout seul, et pourtant c'était un éblouissement, l'amorce d'un scénario qui pouvait faire d'October 5 un film aussi fort que celui qu'on venait de voir. C'était bien plus que cette petite vieille sortant du cinéma, bien plus que la lumière d'un après-midi miroitant de flaques. C'était un rêve de lever de rideau, et je t'ai pris par la main. Pris par la main pour t'emmener vers un ailleurs, un ailleurs plus grisant que des baisers lycéens dans un cinéma de quartier, plus enivrant qu'un banal thé pour la fille et un solide en-cas pour l'athlète, quelque chose de magique sur grand écran, quelque chose de... straordinario.
Le souffle coupé, je t'ai indiqué où regarder. Je t'offrais la grande aventure, Ed. Elle était là, sous nos yeux. Mais tu n'as jamais rien vu sans que j'aie à te mettre les choses sous le nez, et voilà pourquoi nous deux, c'est fini.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   31 octobre 2014
Je ne fume pas, même si dans les films ça paraît fabuleux. Non, moi, je gratte des allumettes dans ces nuits blanches et ruminées où je rampe en catimini sur le toit du garage, sous le ciel obscur, tandis que ma mère dort innocemment et que de rares voitures circulent au loin dans les rues désertes, quand l’oreiller ne veut pas rester frais et que les couvertures m’horripilent, que je bouge ou que je reste immobile. Là-haut, je me contente de rester assise, jambes pendantes, et de gratter des allumettes pour les regarder flamber et mourir.
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Gr3nouille2010Gr3nouille2010   04 septembre 2012
Tu m'as passé ce grand tee-shirt, encore un article sorti de ton sac à malices, à croire qu'il était sans fond, et c'est enveloppée là-dedans que j'ai dormi contre toi, puis à la maison ensuite, nuit après nuit, il était si long, m'empaquetait si bien que j'avais l'impression d'être au creux de toi, ou tout le long de toi, ou recroquevillée contre ta poitrine où ton coeur bat.
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Galaade Éditions - Lecture de L'AMOUR ADVERBE par Daniel Handler et Emmanuelle Collas (extrait 3)
Galaade Éditions - Lecture de L'AMOUR ADVERBE par Daniel Handler et Emmanuelle Collas, Paris, 23 septembre 2008. Pour en savoir plus sur Galaade : www.galaad...
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