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EAN : 9782919186372
160 pages
Éditeur : Editions Wombat (07/01/2014)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 30 notes)
Résumé :
« Vous pensez que vous avez des problèmes ? Moi, je suis en train de me faire dévorer par un ours ! Oh, mais désolé, toutes mes excuses, écoutons donc vos problèmes ! Mmm-hmm ? Alors comme ça, votre patron est méchant avec vous ? Et votre voiture vous cause des soucis ? Et vous vous inquiétez pour l'environnement ? Tiens donc ! Votre environnement vient juste de me bouffer un pied ! Je pisse mon sang sur votre environnement. Je peux donc à présent affirmer sans crai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
MarianneL
  18 octobre 2014
Directeur de la création et de la communication dans une agence de publicité, caricature du manager-gagneur misogyne et abject, Marv Pushkin est parti avec son équipe et sa femme pour un week-end de chasse en Alaska. Après une banale panne, il se retrouve seul, coincé sous l'essieu de sa voiture en train de se faire mordre et dévorer le pied par un ours.
«Vous pensez que "vous" avez des problèmes ? Moi, je suis en train de me faire dévorer par un ours ! Oh, mais désolé, toutes mes excuses, écoutons donc vos problèmes ! Mmm-hmm ? Alors comme ça, votre patron est méchant avec vous ? Et votre voiture vous cause des soucis ? Et vous vous inquiétez pour l'environnement ? Tiens donc ! Votre environnement vient juste de me bouffer un pied ! Je "pisse mon sang" sur votre environnement. Je peux donc à présent affirmer sans crainte d'être contredit que MES PROBLÈMES SONT PIRES QUE LES VÔTRES. Alors fermez-la avec vos problèmes, OK ? Bon.»
Incarnation romanesque du «Niquons la planète» de HK et les Saltimbanks, en version américaine tendance Sarah Palin, Marc Pushkin n'aime pas la nature, et ne supporte sa vue qu'à travers les vitres épaisses de son Range Rover, enveloppé du son de son système audio surround à cinq canaux avec caissons de basses intégrés. D'ailleurs ce riche crétin narcissique n'aime personne en dehors de lui-même, si ce n'est son 4x4.
«Alaska, ta cour est un vrai bordel et les voisins s'inquiètent. Ton étendue excessive de nature incontrôlée doit être tondue et taillée. Tes forêts sont des camps d'entraînement pour des ours terroristes : nous devons les débiter en rondins. Les pistes traversant ta toundra sont pleines de dangers : nous devons les aplanir, les niveler et les paver. Tes réserves de pétrole et de gaz naturel pourraient exploser à n'importe quel moment : il est urgent que nous les épuisions.»
Ce soliloque monstrueux et loufoque de Marv, qui conserve jusqu'au bout son moral de gagneur névrotique et dopé, grâce aux antidouleurs et antidépresseurs dont ses poches sont bourrées, dresse un portrait au vitriol et très drôle de l'arrogance des nouvelles élites, qui vivent dans un monde d'abstractions et d'images et qui ont perdu tout contact avec la nature et les gens.
«Si vous étiez ici et me prêtiez une oreille attentive, vous vous demanderiez sans doute quelle sorte d'activité de renforcement de l'esprit d'équipe nous avions en vue, moi et mes abrutis de créateurs de nouvelles tendances, pour voyager si loin de noter élément naturel, c'est-à-dire nos bureaux à air conditionné du vingt-deuxième étage du célèbre Merch Building de Seattle ? Quelle expérience unique espérions-nous vivre dans un endroit pareil ?»
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Hank_Huwley
  28 octobre 2020
C'est bon, ok, d'accord, puisque vous insistez, j'avoue : j'ai acheté ce bouquin en seconde [voire troisième, nous verrons ce que les analyses révèleront] main JUSTE À CAUSE DU TITRE ! [pardon, j'ai un peu crié].
Parce que oui, je suis comme ça, il me faut bien l'admettre, il m'arrive d'acheter des livres JUSTE À CAUSE DE LEUR TITRE !
Et, de temps en temps, il se trouve que j'ai raison.
Là, par exemple.
Parce que c'est bien, aussi, quand le héros n'en est pas vraiment un, juste un type un peu abject sur les bords, légèrement imbu de sa personne, et qu'il se retrouve dans une situation tout à fait désagréable [coincé sous son 4x4, en train de se faire gloutonner les arpions par un ours, d'où le TITRE ! — pardon].
je ne vous raconterai pas la fin, ni même le milieu, d'autres l'ont déjà fait avant moi, même si je l'aurai mieux fait [on ne saura jamais, puisque je ne le ferai pas, vous me suivez ?].
Tout ça pour dire que c'est un petit livre qui se lit vite, surtout si vous lisez une page sur deux, au risque tout de même de perdre le fil de l'histoire, écrit sur un ton mordant [rapport à l'ours, n'est-ce pas] par un auteur qui se glisse si bien dans son personnage que l'on prend un plaisir un peu coupable mais pas trop de lui souhaiter encore pire...
À lire, donc, sauf si vous estimez que vous avez mieux à faire, ce qui, vous le savez aussi bien que moi, n'est pas vraiment le cas...
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BidouilleB
  20 janvier 2014
Un week-end en Alaska pour resserrer les liens au seins de son équipe de sous-fifres incapables, tringler sa ma^tresse et se débarrasser de sa geignarde de femme, voilà ce qui était prévu! Mais rien ne se passe selon les plans de l'autoproclamée génial Marv Pushkin...Le voici à monologuer, coincé sous son Range Rover flambant neuf intérieur cuir, avec pour seul auditoire l'ours brun qui lui dévore les pieds! Marv est un optimiste et son light motive est que la suprématie de l'homo sapiens est un fait et que l'ours va vite se retrouver truffé de plomb pour son impudence! Oui, pour Marv, la nature est une ignominie qui mérite d'être écrasée! Il suffit de tenir le coup jusqu'à l'arrivée des secours!
" Anti Nature Writing", c'est ainsi que les éditions du Wombat définissent le texte de Mykle Hansen à l'humour noir corrosif et au cynisme mordant. Lire ce concentré de mauvaise foi et d'idéologie malsaine est un petit moment de plaisir!
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Walden-88
  26 février 2014
Dans la vie, il y a différents types d'emmerdes comme oublier l'anniversaire de sa femme, aller sur des sites pornos au boulot et ne pas penser à effacer l'historique ou encore péter le précieux vase de mamie en jouant au foot dans le salon; et puis, il a y les autres emmerdes comme celles qui arrivent à Marv Pushkin...
- Euh une petite minute ! Mais qui est Marv Pushkin ?
- Comment vous ne connaissez pas le grand, le merveilleux, l'extraordinaire Marv Pushkin ? Non, sérieusement ?
Bon très bien, pour résumer, Marv est manager de la Team Image, il déteste la nature, sa femme Edna "la reine des pleurnicheuses" et ces tarlouzes de bon à rien qui lui servent d'employés. Mais ne vous méprenez pas, Marv Pushkin ne déteste pas tout, non, il adore son Range Rover aux sièges en cuir qui lui a coûté une belle petite somme, enfiler sa maîtresse Marcia du service clients ( qui "a le con étroit et des formes rondes" et est très obéissante), ses drogues aux propriétés multiples : Performil, Septilone ou Oxysufnix. N'oublions pas l'essentiel, la personne que Marv Puskin aime le plus c'est lui-même !
Après cette petite présentation, revenons-en à nos fameuses emmerdes. Ce qui ne devait être qu'un week-end en Alaska entre collègues de boulot afin de resserrer les liens de l'équipe et accessoirement se débarrasser de sa femme, tourne au cauchemar.
Notre horripilant et égocentrique héros se retrouve coincé sous son 4X4, mais qu'importe Marv Pushkin a un moral à toute épreuve, ainsi pendant qu'un ours lui bouffe les guibolles, il réfléchit au montant de l'indemnité que Range Rover va devoir lui verser ou imagine Brad Pitt jouant son rôle dans le film qui sera tiré de son aventure alaskienne.
J'ai trouvé la première partie de ce petit livre très divertissante, même jouissive par moment tellement le personnage de Marv est antipathique et de mauvaise foi. J'ai été vraiment déçu par les 50 dernières pages où l'histoire s'essouffle et traîne en longueur, c'est dommage car il y a de belles trouvailles dans ce livre.
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kikibaba
  11 mai 2015
Marv Pushkin est chef d'équipe dans une entreprise de communication. Odieux, hypocrite, imbu de lui-même, il ne respecte rien ni personne. Afin de resserrer les liens entre les membres de son équipe, il a organisé un week-end de chasse à l'ours en Alaska, qui devait lui fournir le prétexte à des nuits de folie avec sa secrétaire. Mais les choses tournent mal très vite, et Marv va vite se rendre compte qu'un ours n'obéit pas aussi facilement que les humains qui l'entourent. L'auteur dissèque les relations perverses de son personnage avec son entourage avec beaucoup d'humour et Marv, malgré son caractère s'attire quand-même un peu la sympathie du lecteur.
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critiques presse (1)
Lexpress   29 janvier 2014
Aventure déjantée en Alaska: la farce de Mykle Hansen porte la griffe d'un moraliste masqué.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   07 juin 2016
Vous pensez que vous avez des problèmes ? Moi, je suis en train de me faire dévorer par un ours ! Oh, mais désolé, toutes mes excuses, écoutons donc vos problèmes ! Mmm-hmm ? Alors comme ça, votre patron est méchant avec vous ? Et votre voiture vous cause des soucis ? Et vous vous inquiétez pour l’environnement ? Tiens donc ! Votre environnement vient juste de me bouffer un pied ! Je pisse mon sang sur votre environnement. Et ce n’est pas ce qui me soulagerait de toute la souffrance et de la peur que j’éprouverais si je ne m’étais pas aussi bien prémuni contre les sensations déplaisantes en avalant tout un tas d’analgésiques aux propriétés miraculeuses. Enfin, piètre consolation : je peux donc à présent affirmer sans crainte d’être contredit que MES PROBLÈMES SONT PIRES QUE LES VÔTRES. Alors fermez-la avec vos problèmes, OK ? Bon.
Si vous étiez réel, si vous étiez vraiment ici, et si vous étiez quelqu’un de bien, je suis sûr que vous auriez déjà appelé LES SECOURS. Ou peut-être vous seriez-vous réfugié dans un arbre, mais, quand l’ours aurait cessé de me mâcher et serait tranquillement reparti chez lui, vous seriez sans doute descendu de votre perchoir à lopette, vous auriez pris mon pouls et m’auriez demandé si je me sentais bien ou, plus exactement, si je n’étais pas encore mort. Une fois la certitude acquise que je n’étais pas encore mort, vous auriez couru chercher un garde forestier, ou une ambulance tout-terrain ou un hélico de sauvetage dont le rayon d’action serait suffisant pour atteindre cet endroit perdu au milieu des immensités sauvages de l’Alaska. Une équipe de secours serait venue s’occuper de moi pendant qu’une colonne de recherche se serait lancée aux trousses de ce damné ours noir pour lui exploser sa grosse tête poilue. Et, dans l’idéal, il y aurait aussi eu une dépanneuse pour remorquer mon Range Rover jusqu’au concessionnaire d’Anchorage. Et là j’aurais fait jouer mon assurance tous risques – oh ! si coûteuse mais si précieuse – pour que ma pauvre et adorable machine roulante fût réparée, briquée, révisée et ravitaillée en attendant ma complète guérison. Et puis, tous les deux – c’est-à-dire moi et ma voiture -, nous aurions repris la route dans le soleil couchant et ne nous serions plus jamais aventurés au nord de Vancouver.
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agnesrobertagnesrobert   06 juin 2017
Tous ces livres de gourous du management dans les toilettes de la direction insistent sur le fait qu'un bon dirigeant ne doit jamais hésiter à prendre des mesures fortes si nécessaire. Ca exige du courage, bien sûr, mais aussi des tripes et deux garrots. Je vais ôter ma veste en me tortillant et déchirer les manches de ma chemise de randonnée en flanelle de coton Ralph Lauren -après tout, pourquoi pas ? Tous mes autres vêtements sont déjà en loques... Je serrerai fermement les garrots et scierai au-dessous des genoux... Ca craint, mais il n'y a pas d'autre solution. Une fois que ce sera fait, j'espère bien qu'ils auront trouvé un donneur de jambes sur un terrain de basket, qu'ils l'auront endormi et installé sur la table d'opération quand je débarquerai dans le service de neurochirurgie de l'hôpital de garde d'Anchorage. Un grand type avec des grands pieds.
Aussitôt que je me serai amputé, je ramperai du mieux possible jusqu'au pare-chocs avant derrière lequel j'ai caché une clé de secours dans une petite boîte magnétique. Oh , oui... Vous ai-je précisé que je suis bien préparé ?
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FiorileFiorile   17 janvier 2014
« Vous pensez que vous avez des problèmes ? Moi, je suis en train de me faire dévorer par un ours ! Oh, mais désolé, toutes mes excuses, écoutons donc vos problèmes ! Mmm-hmm ? Alors comme ça, votre patron est méchant avec vous ? Et votre voiture vous cause des soucis ? Et vous vous inquiétez pour l’environnement ? Tiens donc ! Votre environnement vient juste de me bouffer un pied ! Je pisse mon sang sur votre environnement. Je peux donc à présent affirmer sans crainte d’être contredit que MES PROBLÈMES SONT PIRES QUE LES VÔTRES. Alors fermez-la avec vos problèmes, OK ? »
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Charybde2Charybde2   07 juin 2016
Si vous étiez ici et me prêtiez une oreille attentive, vous vous demanderiez sans doute quelle sorte d’activité de renforcement de l’esprit d’équipe nous avions en vue, moi et mes abrutis de créateurs de nouvelles tendances, pour voyager si loin de notre élément naturel, c’est-à-dire nos bureaux à air conditionné du vingt-deuxième étage du célèbre Merch Building de Seattle. Quelle expérience unique espérions-nous vivre dans un endroit pareil ? Croyions-nous vraiment que nous allions nous transformer en un invincible Godzilla à cinq têtes de la publicité ? Merde, je ne sais pas, je ne crois pas à toutes ces foutaises sur le travail d’équipe. Après tout, une équipe n’est jamais qu’un groupe d’individus qui font ce que je leur dis de faire s’ils ne veulent pas être virés.
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sweetiesweetie   23 janvier 2017
Et la nature humaine nous joue une belle et étrange farce : car une fois qu'on a décidé de valoir un peu plus que les autres, on se met à rencontrer un tas de gens qui pensent valoir un peu moins que soi. Et plus on s'occupe de soi, plus les autres veulent se charger de la besogne pour vous. Pas tout le monde, mais suffisamment. La route vers le sommet est pavée des visages souriants des autres et, globalement, ces gens vous invitent à leur piétiner la gueule. C'est une curieuse réalité de la vie.
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