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Sylviane Lamoine (Traducteur)
EAN : 9782283021118
418 pages
Éditeur : Buchet-Chastel (09/02/2006)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Dans cette fiction tirée d'une page d'histoire encore peu connue, Ron Hansen rapporte la troublante relation d'Adolphe Hitler avec sa nièce, Angelika Maria Raubal, surnommée Geli.
La Nièce d'Hitler débute en 1908 sur le baptême de la fillette à Linz. Son oncle, un artiste peintre viennois raté, de dix-neuf ans son aîné, y assiste.
A Munich, en 1927, le futur dictateur offre un toit à Geli tout d'abord fascinée par cet oncle et par son ascension v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Tinaju
  15 mai 2020
On parle tout le temps d'Eva Braun mais jamais de Geli alors que elle est tout de même le 1er amour d'Adolf (et peut être même le seul véritable) et qu'elle s'est "suicidée" dans des conditions très troublantes.
J'ai ouvert ce livre car j'avais envie d'en savoir plus sur elle.
Malheureusement, j'ai trouvé une histoire qui traîne en longueur et j'avoue que je me suis ennuyée. Dommage car l'écriture est plutôt vivante en favorisant les dialogues. Mais on part souvent dans des digressions qui n'ont pas lieu d'être et qui ne font qu'alourdir le récit.
Je ressorts de cette lecture avec une profonde tristesse et de la pitié envers cette jeune femme écrasée par la folie d'un monstre. Malheureusement, elle ne fut pas la seule, loin de là.
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Ys
  22 août 2012
Angelika Raubal, dite Geli, était la fille de la demi-soeur d'Hitler. Son oncle la rencontra pour la première fois à l'occasion de son baptême, à Linz, en 1908. Lui est à l'époque un jeune étudiant fauché et instable, passionné de dessin, d'architecture et de mythologie germanique, dont la candidature à l'académie des Baux Arts de Vienne vient d'être refusée. Vingt-trois ans plus tard, Geli trouve la mort dans l'appartement d'Hitler, à Munich, tuée par une balle du pistolet d'ordonnance de celui-ci. Meurtre ? Suicide ?
Entre temps, le petit étudiant teigneux est devenu le très adulé leader du parti national-socialiste des ouvriers allemands, dont chaque discours soulève l'ethousiasme des foules et emporte de plus en plus de voix et d'adhésions, parmi les plus prestigieuses. Entre temps, une relation d'abord affectueuse puis de plus en plus trouble, tordue, perverse même, s'est établie entre l'oncle et la nièce.
A travers cette relation mi-paternelle, mi-sado-masochiste, Ron Hansen dresse de Hitler un portrait privé assez fascinant – celui d'un homme à la fois vaniteux et complexé, pudibond et voyeur, idéaliste et borné, fascinateur, manipulateur et cruel, narcissique par dessus tout. Face à lui, Geli est un personnage d'une fraîcheur délicieuse et sans fadeur : gaie, insouciante, un brin provocatrice, manipulable mais pas naïve. Introduite par son oncle dans les hautes sphères du parti, elle porte sur les Himmler, Goebbles et consorts, ainsi que sur leur montée en puissance, un regard insolite et intéressant : celui d'une jeune fille que la politique n'intéresse guère, que les rodomontades n'impressionnent pas, que le nazisme ne convaincra jamais mais pour qui le nazisme est une histoire de famille, et qui ne manque pas d'épingler les travers des uns et des autres avec une bonne dose de dérision. Dérision dont, en un sens, elle finira par mourir, pour n'avoir pas compris la mesure du terrible sérieux de tous ces gens-là.
Si par la mise en scène de l'histoire la Nièce d'Hitler est un roman, Ron Hansen a basé son écriture sur un gros travail de documentation qui rend l'ensemble très crédible... et donne envie d'en savoir plus sur l'histoire de cette nièce, dont la mort n'a jamais été élucidée.
Parfois, dans la première partie surtout, la dimension documentaire l'emporte un peu trop sur l'aspect romanesque et l'articulation entre les deux est un peu artificielle : j'ai trouvé certains passages narratifs sur la jeunesse d'Hitler assez lourds, certaines scènes un peu trop anecdotiques. le roman, en somme, met du temps à démarrer, et prend surtout son essort lorsque se développent les relations entre Geli et son once.
Mais à partir de là, il devient de plus en plus intéressant, captivant même – d'autant plus qu'il ne bascule jamais dans le dramatisant ni dans le moralisant trop faciles. La subjectivité des personnages, de Geli surtout, est la seule que l'auteur s'autorise, du moins jusqu'à l'épilogue. Et à travers son histoire, il dresse de l'Allemagne d'entre-deux guerres un tableau très vivant, qui permet bien de comprendre de l'intérieur comment les choses, peu à peu, ont basculé vres le nazisme.
Un beau travail d'historien romancier, qui ne craint pas de se confronter à un sujet délicat et le regarde droit dans les yeux. A découvrir.
Lien : http://babel-oueds.livejourn..
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sophiebibli
  19 septembre 2013
Geli, un personnage à sortir de l'ombre
C'est avant tout l'histoire d'une ascension, celle d'un petit peintre raté qui débute cette histoire en devenant un oncle, par la naissance de la fille de sa demi-soeur.
Le récit est rondement mené, peut-être un peu lent à démarrer, histoire de poser les personnages principaux dans une relation qui fut complexe. La fascination de Geli pour son "tonton Alfi" est vraiment décortiquée en étapes que l'on ne fait pas que suivre, on a l'impression de les vivre également.
La grande force de cet ouvrage (qui est avant tout un roman) est de rendre sinon sympathique au mieux fascinant (au sens littéral d'exerçant une profonde attirance) un être qui évolue au cours des années en un être abject. Mais la route est longue pour que la jeune Geli et tout l'entourage de celui qui deviendra "le Führer" se rende compte de sa folie.
Extraits :
"-Mais quand il parle, on est hypnotisé. On n'a plus de volonté propre. Seulement la sienne. On oublie de penser. On abandonne sa liberté. On se soumet. Et on retrouve la foi qu'on avait perdue. On l'entend une fois et on devient fanatique. L'Allemagne sera vraiment formidable quand Hitler sera au pouvoir ! conclut-il en souriant comme un petit garçon."
"(...) mais elle vit que le Doktor Goebbels buvait chacune de ses paroles, touchant à peine aux plats, aussi plein d'adoration pour Hitler qu'un de ses chiens. Et quand Hitler se rendit aux toilettes, le Doktor Goebbels confia :
-Quand il parle, c'est si simple et pourtant si profond, si mystique, si plein d'une vérité infinie. C'est comme entendre les Évangiles. Une parole définitive, quel que soit le sujet qu'il ait choisi. Je l'admire tellement que j'en ai des frissons. J'ai lutté toute la soirée contre le besoin de tomber à genoux, sourit-il."
Une fois tout le monde bien sous le charme de "oncle Alf", lorsqu'il commence à avoir quelque pouvoir, ses relations avec sa nièce se transforment et une autre forme de malaise s'installe... Les scènes de déviance sexuelle et de violence psychologique sont peu nombreuses mais insoutenables. Elles laissent un sentiment d'impuissance et de malaise qui ne s'arrête pas une fois le livre refermé. C'est tenace, ça s'est insinué, c'est en nous. Peut-être me suis-je trop identifiée avec la jeune femme qui connu une fin aussi tragique que ne le fut sa vie...
+ Lire la suite
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charleshittelet
  12 décembre 2020
Pas mal ce livre.
L'auteur, partant de faits réels, romance la relation de Hitler et de sa nièce Geli.
J'avoue que je ne maîtrise pas suffisamment l'histoire du IIIème Reich pour faire la part entre les faits réels et le roman. Qu'importe, il suffit de se laisser emporter par l'histoire (comme dans tout bon roman qui se respecte).
De toute manière, les références historiques ne manquent pas qui permettent au lecteur de se resituer.
Les notes de l'auteur en fin de livre attestent que la littérature relative à cette romance ne semblent pas manquer.
Bonne lecture mes amis, bonne soirée du samedi, bonne fin d'année 2020 et courage à vous.
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Karine78
  17 novembre 2020
Une page d'histoire intéressante car c est avant tout le fanatisme dans sa face intime et privée. Une jeune fille prise au piège d'un pays en perdition, qui devient le jouet d'un oncle fou. J'ai de la peine pour cette vie sacrifiée.
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critiques presse (1)
Telerama   11 janvier 2012
Ron Hansen mêle habilement réalité et fiction, dressant un tableau du nazisme en pleine expansion à travers une équipe de pantins apprentis tueurs. En restant dans l'univers puéril et domestique d'Adolf et de Geli, l'auteur n'en est que plus glaçant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
AllaroundthecornerAllaroundthecorner   26 mars 2015
Alors il la fixa et elle se sentit clouée sur place devant ses extraordinaires iris de mercure argenté, son visage vorace et sévère et tout-puissant. Il la dominait sans un mot. [...] Elle resta là dans le froid pendant qu'il fermait la porte et dégrafait son noeud papillon d'un geste brusque. Elle se sentait partir à la dérive dans la géographie des rêves, quelque part.
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rkhettaouirkhettaoui   06 mars 2015
« Nous », – les Juifs – « nous provoquerons agitation, luttes et haine dans toute l’Europe puis sur les autres continents. Nous empoisonnerons les relations entre les peuples en répandant famine, indigence et fléaux. Nous abrutirons, séduirons et ruinerons la jeunesse. Nous utiliserons la corruption, la traîtrise et la trahison tant que celles-ci nous serviront à accomplir nos plans. Nous dépeindrons les méfaits des gouvernements étrangers sous des couleurs criardes et nous créerons un tel ressentiment envers eux que les gens préféreront mille fois un esclavage leur garantissant l’ordre à la liberté offerte par d’autres.
+ Lire la suite
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   26 mars 2015
Elle pensa qu'elle n'avait su le comprendre, car son histoire semblait plein de choses atroces rendues avec douceur, mais son visage était rose d'exaltation, et ses yeux à la pâleur étrange étaient délicatement rivés aux siens.
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rkhettaouirkhettaoui   06 mars 2015
Il aime regarder, mais il ne touche pas. Les femmes, la sexualité, ça lui fait peur, je pense, et c’est pour ça qu’il est réservé. On croit que c’est un prude, un célibataire endurci. Chez ce juge, devant ces filles nues, je me suis d’abord dit qu’il avait un esprit très élevé, une grande moralité, mais ensuite je me suis rendu compte que ce n’était que de la pudibonderie.
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rkhettaouirkhettaoui   06 mars 2015
L’homme qui est né pour être dictateur n’est pas obligé de l’être ; il le veut. Il n’est pas poussé en avant, il se pousse lui-même en avant. Il n’y a rien d’immodeste à cela. L’homme qui se sent appelé à gouverner un peuple n’a pas le droit de dire : “Si vous me voulez ou si vous faites appel à moi, je coopérerai.” Non ! C’est son devoir de s’avancer.
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Videos de Ron Hansen (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ron Hansen
Ron Hansen - Une irrépressible et coupable passion .À l'occasion du Festival America 2012, qui s'est déroulé du 20 au 23 septembre à Vincennes, Ron Hansen vous présente son ouvrage "Une irrépressible et coupable passion" aux éditions Buchet Chastel.http://www.mollat.com/livres/ron-hansen-une-irrepressible-coupable-passion-9782283025277.htmlNotes de Musique : 2 Bernstein/ Symphonic Dances From West Side Story - Prologue
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