AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)
EAN : 9782080800930
598 pages
Éditeur : Flammarion (31/12/1999)

Note moyenne : 2.45/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Parution originale chez Doubleday en 2001. Traduit de l'américain par Pierre-Emmanuel Dauzat. Pourquoi les Occidentaux ont-ils, au cours de 2500 d'histoire, été si habile à se servir de leur civilisation pour en tuer d'autre ? Pourquoi les valeurs occidentales ont-elles "triomphé" en dépit de revers ponctuels ? Dans une perspective qui ne manquera pas de soulever la polémique, V.D. Hanson montre que la supériorité militaire de la civilisation occidentale plonge ses ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Birhacheim
  05 octobre 2010
Il fallait oser, en 2001, sortir un ouvrage mettant en avant les faits saillants de ce qui semblait à l'auteur caractériser l'art de la guerre des Occidentaux.
Cet ouvrage sortit aux États-Unis en 2001 puis dans sa traduction française en 2002. Entretemps, les États-Unis avaient connu le 9-11 et la guerre made in USA avait bouté les talibans hors d'Afghanistan. J'avais lu, en 2002, avec grand intérêt cet ouvrage. Flammarion a décidé, en 2010, de proposer de nouveau ce texte aux lecteurs français dans un format de poche. Huit ans après, j'ai pris la décision de le relire et de le commenter.
Qui est Victor Davis Hanson ? Il s'agit d'un historien américain spécialiste de l'antiquité grecque dont j'avais déjà pu apprécié le talent dans deux ouvrages importants:
- le modèle occidental de la guerre: la bataille d'infanterie dans la Grèce classique publié aux Éditions Les Belles Lettres en 1990 puis ré-édité chez Tallandier en 2007
- La guerre du Péloponnèse chez Flammarion en 2008, ré-édité dans la collection "Champs Histoire", toujours chez Flammarion en 2010.
Ces deux ouvrages ont rapidement pris une place de choix dans ma bibliothèque à la fois par l'érudition de l'auteur et par ses thèses clairement novatrices quoi que souvent risquées. Hanson secoue les neurones et c'est clair que ça ne plait pas toujours. Si on ajoute à ses approches novatrices, une bibliographie toujours clairement commentée et critique, Hanson constitue, avec Basil Liddell Hart et John Keegan, le troisième auteur anglo-saxon qui m'a le plus marqué dans ma passion de l'Histoire.
Avec Carnage et culture, Hanson nous emmène à travers l'histoire de la guerre de l'Antiquité à nos jours avec un objet central qui est d'expliquer en quoi les Occidentaux ont inventé une manière de faire la guerre terriblement efficace qui l'emporte sur toutes les autres approches. Pour Hanson, la cohésion de l'infanterie lourde et la recherche de la bataille décisive constituent les socles à partir desquels va se construire l'art occidental de la guerre. Hanson va prendre huit batailles de l'histoire de l'Occident pour étayer son argumentation qui vise à démontrer que les facteurs de supériorité des Occidentaux par rapport aux autres civilisations sont: la liberté politique, le capitalisme, l'individualisme, l'esprit critique, le rationalisme et le débat ouvert.
Ce qui m'impressionne le plus chez Hanson c'est clairement sa puissance d'évocation. Sa restitution de ces combats, à travers les siècles, est hallucinante, bien dans la veine d'un "Anatomie de la Bataille" de John Keegan. L'exposé de la thèse d'Hanson sur la supériorité occidentale est par contre plus brouillon et parfois répétitif comme s'il avait assemblé des articles pour en faire un ouvrage. Malgré tout, ce texte fourmille de points de départ de recherche bien intéressants pour .../...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Walktapus
  24 février 2012
Hanson applique ici le "modèle occidental de la guerre" qu'il a défini en étudiant les Grecs classiques dans son livre éponyme à ce qu'il appelle la civilisation occidentale, en racontant neuf batailles, de Salamine à l'offensive du Tet. Même en choisissant bien ses batailles et en mettant de côté des pans entiers de l'histoire mondiale, il tire les cheveux fort, très fort. On se dit qu'en choisissant d'autres batailles, on pourrait affirmer une thèse contraire avec exactement la même rigueur que lui.
Mais peut-être pas avec la même force. Il a une belle puissance d'évocation, qui pourra causer une sensation d'écoeurement à ceux qui pensent qu'un historien devrait rester humble devant son sujet. Il faut apprécier son style en coups de marteau répétés qui ne laisse pas vraiment de place à la nuance.
Ceci n'est pas un livre d'histoire mais un fumage de moquette idéologique qui a nourri la politique étrangère américaine néocon du début du millénaire.
Commenter  J’apprécie          61
Astroploukos
  20 novembre 2016
Sur la lancé de son excellent "modèle occidental de la guerre" consacré aux hoplites de la Grèce antique, l'auteur se lance dans une démonstration des plus douteuse. C'est une oeuvre de commande ou de propagande qui ignore (sciemment?) des pans entiers de l'histoire militaire de l'humanité. Si les premiers chapitres ressemblent à un livre d'histoire, assez rapidement on met en doute les convictions de l'auteur. Lorsque arrive les guerres contemporaines et celle du Vietnam, ça dégénère au point d'en être ridicule, érigeant Jane Fonda en cause principale de la défaite américaine. C'était trop mais la cuvette des toilettes était trop petite.
Commenter  J’apprécie          00


>Sciences sociales>Administration publique>Art et science militaires (143)
autres livres classés : histoireVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1992 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre