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EAN : 9782848659862
152 pages
Sarbacane (23/08/2017)
3.64/5   194 notes
Résumé :
Pierre, jeune étudiant parisien en architecture, entreprend un voyage en Suisse afin de visiter les thermes de Vals.
Ce magnifique bâtiment, conçu par le célèbre architecte suisse Peter Zumthor*, au cœur de la montagne, le fascine et l’obsède. Cette mystérieuse attraction va se révéler de plus en plus forte à mesure que Pierre se rapproche du bâtiment…

Ces murs recèlent un mystère, Pierre en est persuadé - une porte dérobée, qu'il doit absolume... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
3,64

sur 194 notes

Wyoming
  04 décembre 2021
Une histoire qui aimante avec une belle amante, sur quelques pages, pour le jeune héros, qui recherche le mystère dans une station thermale des montagnes suisses.
C'est un très bel album, avec de grandes planches, sur du beau papier, un travail soigné, en trois couleurs : rouge, bleu et noir et l'infiltration de quelques gris. Les planches des décors de montagne sont magnifiques, particulièrement de nuit. L'absence de légende sur un grand nombre d'entre elles permettent au lecteur de laisser aller son propre cheminement et son imaginaire.
Pour l'histoire, peu importe finalement tellement les dessins sont réussis. Néanmoins, Lucas Harrari sert un condensé de fantastique autour de bâtiments thermaux pouvant receler un mystère, le tout est bien conduit et j'ai eu beaucoup de plaisir à suivre Pierre dans sa quête du sens de l'aimant.
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Charmichael
  20 octobre 2021
Découvrant les Thermes de Vals, un jeune étudiant français en architecture se retrouve confronté à une légende centenaire, à un mystérieux spécialiste des lieux, à une jeune fille intrigante, à une montagne modérément hospitalière...
A cheval entre le policier et le fantastique, une bien belle BD, pleine de charmes et captivante. Au niveau du texte, elle bénéficie d'une histoire solide se basant sur des éléments clés qui charpentent la narration.
Le récit prend ensuite des écarts, suit des fausses pistes. Des épisodes originaux en marge du fil principal qui ne sont jamais de trop, au contraire, ils participent de l'immersion, d'un étonnement qui court de pages en pages, et ce sont ces épisodes "gratuits" qui à la fin me restent le plus en mémoire.
Les illustrations en ligne claire et coloration tri-chrome sont soignées, avec un traitement granuleux des applas de couleur qui leur donne un cachet rétro, et des teintes peu saturées.
Les longues pages contemplatives où l'auteur représente les Thermes de Vals produisent un effet d'apaisement que l'on imagine représentatif de ce que le lieu offre aux regards : lignes droites, esthétique épurée, piscines d'eau au repos... Un havre de paix pour les sens, un cocon d'art granitique isolé dans les montagnes suisses.
Lucas Harari est un jeune auteur, L'Aimant est sa première bande dessinée, issue de son travail de fin d'études, sa seconde bande dessinée La dernière Rose de l'été, récit policier au bord de la Méditerranée, m'avait plu tout autant. Il est le frère cadet de Arthur Harari, réalisateur du récent "Onoda", et de Tom Harari, chef opérateur prolifique ayant fait l'image, outre des films d'Arthur, de la réalisatrice Justine Triet, compagne d'Arthur. Une famille pleine de talents dont on peut imaginer les fructueuses synergies.
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jamiK
  12 février 2018
Une histoire dans le genre réalisme magique, qui se passe en Suisse dans une station thermale. le rythme est lent, posé, et accentue l'ambiance de mystère dans ce pays silencieux, de montagnes. Les couleurs sont brutes et agressives, traitées en trichromie (bleu, rouge, noir) comme une vieille sérigraphie, le papier est épais, de grande qualité, comme sous nous tournions les pages d'un précieux ouvrage, le trait est assez raide, nous laissant une impression de malaise, comme si nous n'avions pas le droit de découvrir le mystère qui se cache dans cet hôtel : “Der Mund des Berges” ca veut dire “la gueule de la montagne” [...] on raconte qu'à l'endroit où l'eau de Vals prend sa source s'ouvre un passage qui mène au coeur de la montagne… tous les cent ans, la montagne choisit un étranger, l'attire jusqu'à sa gueule et le dévore !”. C'est un belle réussite, on le lit presque comme sous hypnose, une lecture solennelle qui m'a envouté, et je me sui laissé emporté sans m'en rendre compte dans la gueule de la montagne.
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blandine5674
  29 juillet 2018
De sublimes dessins architecturaux. Dommage que le lecteur reste sur sa faim dans cette histoire de thermes en Suisse mêlant légende et réalité.
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oblo
  31 décembre 2019
Que ce soit sur la forme ou sur le fond, Lucas Harari a choisi la ligne claire. Il s'est aussi choisi, pour cette première oeuvre, deux maîtres : Hergé et Peter Zumthor. Les lignes claires et épurées caractérisent les oeuvres de ces deux hommes, chacun dans son domaine : la bande-dessinée et l'architecture. Pour le scénario, il a puisé dans des souvenirs personnels et a essayé de restituer, dans une fiction fantastique, le choc esthétique causé par la découverte des thermes de Vals, en Suisse. Pour ajouter encore de la profondeur, Lucas Harari opère, dès le début, une mise en abîme intéressante qui le fait, lui l'auteur, le simple intermédiaire entre son lecteur et une histoire venue aux oreilles de son père. Ainsi l'histoire baigne-t-elle, dès le début, dans une atmosphère nimbée de mystères.
Pierre a été l'étudiant en architecture de M. Harari, avant de disparaître complètement, et ses études avec lui. Au hasard d'un orage, M. Harari recroise Pierre, devenu garçon de café, lequel lui annonce qu'il part prochainement pour Vals et ses thermes. Sur place, Pierre joue au curiste type : hôtel et bains rythment sa journée. Pierre dessine aussi beaucoup ces thermes, de l'intérieur et de l'extérieur, retraçant continuellement ces lignes simples, horizontales et verticales, qui font ressembler les thermes à un dédale où l'on imaginerait se perdre facilement. le soir, le lieu prend des couleurs inquiétantes, car sombres, et cependant il semble émaner de lui quelque chose d'envoûtant, qui pousse sans cesse Pierre à y revenir. Il faut dire aussi que les personnages que croisent Pierre ne vont pas sans apporter, chacun, leur pierre à l'édifice magique. Il y a Christian, le fermier francophone dans ce coin des Grisons, qui rapporte à Pierre la légende du Mund des Berges, le monstre des montagnes. Il y a Testis, qui narre à Pierre ce jour de 1914 où il assista à un prodige, qui depuis le fait passer pour fou dans le village, lorsqu'un soldat français fit léviter autour de lui des blocs de pierre. Il y a aussi Valeret, universitaire français spécialiste des villes d'eau, pour lequel les établissements thermaux cachent des secrets politiques. Il y a même Ondine, cette jeune réceptionniste des thermes au prénom bien trouvé, inquiétante puis sensuelle. Lorsque la légende du monstre des montagnes croise un phénomène surnaturel auquel assiste Pierre, il n'y a qu'un pas que ce dernier franchit allègrement pour basculer dans le thriller fantastique.
Avec L'aimant, Lucas Harari réussit à créer une remarquable bande-dessinée à l'ambiance magnétique, qui forcerait presque le lecteur à ne pas lâcher l'album avant la fin. Il faut dire que le travail des éditions Sarbacane est remarquable : le grain du papier est très plaisant au toucher, chaleureux, en écho contradictoire avec l'environnement montagnard de l'histoire. le travail graphique et de découpage joue aussi beaucoup : les cases liées entre elles laissent peu de place au lecteur pour reprendre son souffle. de la même façon, le rythme de la narration est très bien géré par Lucas Harari, dont c'est le premier album. La tension va croissant jusqu'à la moitié de l'album, puis les choses s'emballent et les menaces, réelles ou imaginées, se précisent pour Pierre. La fin ouverte a le mérite de conserver cette tension et de ne pas lever les secrets qui pèsent sur les thermes de Vals ; mais, ne dévoilant rien, elle frustre aussi et pare l'album entier d'une impression d'inachevé.
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critiques presse (4)
BoDoi   23 novembre 2017
L’Aimant s’impose bel et bien comme une révélation. Lucas Harari est un jeune illustrateur de 27 ans qui, après plusieurs publications dans des fanzines, signe là sa toute première bande dessinée professionnelle. Un auteur à suivre de très près, donc.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   23 novembre 2017
Le jeune dessinateur Lucas Harari s'appuie sur la beauté et le mystère de ce complexe thermal pour créer une histoire étonnante, mêlant fantastique, polar et, bien sûr, réflexion sur l'architecture.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LaCroix   20 octobre 2017
Jeune auteur prometteur, Lucas Harari magnifie dans sa première bande dessinée les beautés graphiques du chef-d’œuvre architectural de Peter Zumthor.
Lire la critique sur le site : LaCroix
BDGest   12 septembre 2017
Excellent album aux finitions soignées à mettre au crédit des éditions Sarbacane, L’aimant (joli titre aux sonorités permettant toutes les interprétations) mérite que l’on s’y attarde.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   04 décembre 2021
Quelles que soient les questions que j'aurais voulu lui poser, j'ai bien peur que seule la montagne puisse maintenant y répondre, mais les pierres sont muettes, n'est-ce pas?
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WyomingWyoming   04 décembre 2021
Tu vois...quand on a désiré trop longtemps quelque chose, souvent on est déçu quand on réussit a posséder l'objet de son désir...
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WyomingWyoming   04 décembre 2021
On raconte qu'à l'endroit où l'eau de Vals prend sa source s'ouvre un trou, un passage qui mène au cœur de la montagne... tous les cent ans, la montagne choisit un étranger, l'attire jusqu'à sa gueule et le dévore!
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Fanvin54Fanvin54   07 janvier 2018
- Pourquoi t'es là, Pierre ?
- Pourquoi je suis là ?
- Oui pourquoi ? Tu n'es pas ici juste en touriste, comme tous les autres qui se trempent dans l'eau, font du ski, dépensent leur argent...
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amoureusedeslivressamoureusedeslivress   27 janvier 2021
Tu vois...quand on a désiré trop longtemps quelque chose, souvent in est déçu quand on réussit a posséder l'objet de son désir... et finalement, c'est encore mieux que ce que j'avais imaginé... il y a les thermes, la montage, mais aussi Testis, la légende et...et toi
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Video de Lucas Harari (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucas Harari
Retour sur le Festival de BD Au Temps Buller le samedi 17 février 2018 organisé à la librairie Au Temps Lire ! Merci aux auteurs Héloïse Chochois, Nicolas Delestret, Lucas Harari, Gaël Henry, Alex W. Inker et Winoc pour leur venue, leur participation aux jeux, leur enthousiasme et leurs magnifiques dédicaces ! Merci à vous tous !
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