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Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)
ISBN : 2226257012
Éditeur : Albin Michel (02/09/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.26/5 (sur 628 notes)
Résumé :
Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (144) Voir plus Ajouter une critique
Merik
  26 juillet 2016
Amis Homo Sapiens, savez-vous ce qui nous distingue des autres espèces animales ?
Si la question m'avait été posée avant la lecture de cet essai, j'aurais peut-être répondu qu'ils sont capables d'aller sur Babélio y poster des critiques. Ce qui est inexact. Pour preuve mon chat qui tient absolument à participer à cette critique en posant ses pattes siury he cl_a_cmla»4vier. Couché !
Non, l'Homo Sapiens, à la différence des autres espèces, sait parler de choses qui n'existent pas. Un sempiternel bavard qui non seulement parle de lui, de ses congénères, de sa vie, mais en plus invente des histoires capables de fédérer, dans un but de coopération. Cela serait même sa grande force, qui lui aurait permis de se propulser en haut de la chaîne alimentaire en un temps record, malgré son anatomie plutôt faiblarde.
Mais attention, Homo Sapiens n'est pas un tendre, c'est même d'après Harari un serial killer.
- Un quoi ?
- «Si l'extinction australienne était un événement isolé, nous pourrions accorder aux hommes le bénéfice du doute. Or, l'histoire donne de l'Homo sapiens l'image d'un serial killer écologique. »
On apprend plein d'autres choses formidables sur notre espèce dans cet essai. Ou pas.
En tout cas l'ouvrage l'est, formidable. Harari distingue trois révolutions essentielles dans l'évolution de « l'Homme Sage » : la révolution cognitive il y a 70000 ans, l'agricole il y a 12000, et la scientifique engagée 500 ans plus tôt. D'un abord simple, les 500 pages se lisent d'une traite, avec passion en ce qui m'a concerné.

Attention néanmoins, une sorte de glissement identitaire peut s'opérer chez le lecteur : d'être humain avec une personnalité et une identité nette avant d'ouvrir cet essai, il pourrait se métamorphoser en simple représentant de l'espèce Homo Sapiens en le parcourant. Et vu sous cet angle, le monde n'est plus tout à fait le même...
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Aela
  09 octobre 2015
Quel défi!! Ce jeune professeur de l'université hébraïque de Jérusalem entreprend ici de nous conter la folle histoire de l'humanité, depuis l'époque des chasseurs-cueilleurs aux hommes bioniques qui arrivent à un horizon proche sans doute!
La première question traitée ici est de savoir pourquoi l'Homme est devenu une espèce aussi réussie. Au départ il était loin d'être destiné à se retrouver tout en haut de l'échelle. Selon l'auteur c'est la capacité de l'Homme à créer des mythes et de la fiction (les Américains diraient le "story-telling") qui a été de nature à fédérer les humains autour d'un projet commun.
C'est cette croyance en des fictions qui permet aussi de développper l'économie et d'accorder du crédit, ce qui a permis l'explosion des connaissances et la conquête du monde par les Européens dès la Renaissance.
Le livre Sapiens nous amène reconsidérer des questions qui ont été longtemps brûlantes: comment est née la suprématie d'un groupe? Comment l'Europe s'est imposée et a imposé son système de valeurs et de pensée, comment et pourquoi les femmes ont été si longtemps dominées par les hommes. Comment sont nés les empires, pourquoi a-t-on accordé plus de crédit aux bâtisseurs de l'empire britannique qu'aux bâtisseurs de l'empire français. Des épisodes cruciaux comme la fameuse banqueroute de Law de 1719 sont présentés sous un jour nouveau.
L'auteur a le génie de mettre les choses en perspective.
C'est une Histoire dynamique et philosophique qui se déroule ici.
Les perspectives sont également développées de manière intelligente.
Quelle va être la place de l'Homme au moment où il peut devenir un quasi-dieu avec l'avènement des nano-technologies qui lui permettront de vivre plus longtemps, beaucoup plus longtemps..?
L'auteur a l'audace de donner dans le "politically incorrect" et c'est ce qui rend son livre si percutant.
Exemples :l'empire est un système politique qui a des bons côtés, gage de stabilité et de développement des sciences. le capitalisme est présenté ici quasiment comme une religion plutôt que comme une théorie économique.
Le traitement des animaux domestiques est présenté comme un des grands crimes de l'humanité.
LE livre a été inspiré par l'ouvrage de Jared Diamond "De l'inégalité dans les sociétés". On doit à Jared Diamond le fameux "Effondrement des civilisations".
C'est dire que l'ouvrage magistral de Yuval Noah Harari s'inscrit dans la même veine, de ces ouvrages qui nous font réfléchir à notre place dans l'Univers.
Le langage est accessible pour tous. C'est d'une clarté extraordinaire.
Il a toutes les chances de devenir un ouvrage de référence.
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Dixie39
  15 février 2017
Renversant ! Sidérant ! J'ose à peine vous dire que j'ai choisi ce livre sans regarder plus que cela de quoi il parlait, mais attirée par cette couverture à l'empreinte digitale et cette idée préconçue d'avoir en main un essai centré sur nos ancêtres préhistoriques… Que celui qui n'a jamais boycotté les 4ième de couv me jette la première pierre ! Imaginez-donc ma surprise croissante, de page en page : Yuval Noah Harari lamine et éclaire d'un regard nouveau toutes nos certitudes, toutes nos croyances et tout ce qu'on a pu nous apprendre sur, je cite quelques sujets pêle-mêle : la disparition de Neandertal, le mythe du bon sauvage, Dieux (peu importe les noms qu'on leur donne), la révolution cognitive, la science et son idée de progrès, l'argent, les bienfaits du capitalisme et notre quête folle du bonheur, …
"Self-made-dieux, avec juste les lois de la physique pour compagnie, nous n'avons de comptes à rendre à personne."
Harari ne refait pas l'histoire (point de révisionnisme dans cette affaire-là), il ne la réécrit pas non plus, il met « simplement » en lien les faits et l'état actuel de nos connaissances d'un point de vue, non pas froidement scientifique, mais historique, sociologique, ethnologique… à la lumière de ce que les derniers millénaires nous apprennent sur les civilisations humaines et l'homo sapiens proprement dit. "Simplement" est un euphémisme : il en faut de l'envergure pour mener à bien un tel projet et intellectuellement savoir et être capable de le réaliser...
Ce livre nous fait réfléchir sur le monde, notre individualité, nos représentations et nos savoirs acquis… sans nous enfermer dans un système, mais au contraire, en enlevant la chape de plomb ou le voile d'illusion (appelez cela comme vous voudrez) qui maintient chaque individu dans la vision convenue, dominante de l'espèce, en expliquant les mécanismes qui nous ont conduits à ce que nous sommes. Pourquoi Homo Sapiens et pas Néandertal ? Pourquoi l'argent et non le troc ? ...
Nous ne vivons pas dans la réalité mais dans un monde sous-tendu par une représentation partagée par la majorité : l'imaginaire collectif dominant devenant une civilisation qui s'étendra tant que l'homo sapiens y accordera crédit ; laissez tomber le rideau et c'est une civilisation qui s'effondre pour laisser place à une nouvelle représentation dominante. Cette capacité innée porte à bout de bras toutes les relations humaines et est la clef de la prédominance de notre espèce sur toutes les autres à travers les millénaires…
"Pour changer l'ordre imaginaire, je dois persuader des millions d'hommes de coopérer avec moi. Car l'ordre imaginaire n'est pas un ordre subjectif qui existe dans mon imagination, mai plutôt un ordre intersubjectif qui existe dans l'imagination partagée de milliers et de millions de gens".
Je ne peux que vous inciter à découvrir les nombreuses idées développées par l'auteur, un rien provocateur : on sent clairement qu'il jubile à l'idée de nous savoir à terre, bluffer ou contrarier, amuser ou carrément sceptique, parfois, devant tant d'audace ! Car ce livre ne vous laissera pas indifférent, que vous soyez convaincu par cette brève histoire de l'humanité ou non. N'est-elle pas, comme l'indique son titre, qu'UNE de plus pour les sapiens que nous sommes. Mais est-ce qu'elle sera la votre ? Minoritaire ou dominante, à terme ? Sur quoi débouchera-t-elle ? Une énième civilisation ? Une ultime révolution qui verra la fin de l'homo sapiens, au profit d'autres espèces dominantes, biologiques ou cybernétiques ?
Seule l'histoire nous le dira. Cette grande oubliée de l'éducation. D'ailleurs, effacement volontaire ou non ? Stratégie ou faux-pas ?
Voilà, si vous en êtes à vous poser ce genre de questions, c'est que vous avez déjà investi ce nouveau récit fondateur…
Lien : http://page39.eklablog.com/s..
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Marple
  27 mai 2017
L'homo sapiens est une créature passionnante... Pour preuve, certains de ses spécimens les plus évolués parviennent à écrire des livres scientifiques érudits et ambitieux qui se lisent comme des grandes sagas romanesques !
Dommage que l'homo sapiens soit aussi une créature étourdie, et que mon cerveau n'ait pas réussi à retenir toutes les informations passionnantes qu'il a lues, que ce soit sur l'anéantissement des Neandertal forts mais lents, sur les révolutions des chasseurs-cueilleurs ou des scribes, sur la monnaie, sur l'avènement de l'homme bionique, sur toutes les histoires qu'on se raconte, des religions aux logos des marques...
Yuval Harari aborde une multitude impressionnante de thèmes, de périodes et de thèses. Il n'invente rien, mais interprète et explique tout, nous apprenant des choses et nous incitant à réfléchir à notre fonctionnement et à notre devenir.
Challenge Multi-Défis 35/52
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gouelan
  08 septembre 2017
« L'histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s'achèvera quand ils deviendront des dieux. »
Cet essai se lit tout à fait comme une histoire, celle des hommes, de leur évolution et de leurs mondes imaginaires. Du chasseur cueilleur à l'homme moderne en passant par l'agriculteur. Au bout du chemin, peut-être une vie bionique qui effacera l'homme, à moins que ce ne soit un ouragan géant.
Un essai qui mêle histoire et science, incroyablement complet tout en étant compréhensible et futé. Il nous oblige à penser autrement ce que nous sommes, ce que nous faisons et où cela nous mène. Même si nous ne savons pas quel chemin nous prenons finalement car, le contrôle de notre histoire et les progrès de la science nous échappent trop souvent. Nous sommes faibles et ignorants.
Et pourtant l'homme est aussi le plus grand serial killer de tous les temps !
Il pose la question formidable : sommes-nous heureux ? Et aussi cette autre : que voulons-nous devenir ?
Le chasseur cueilleur n'était-il pas plus heureux que l'homme moderne ?
Voulons-nous devenir des dieux ?
Peut-on être heureux face à la souffrance qu'on inflige aux animaux, à nos frères, face à la destruction de l'écosystème ?
Quand on ne sait pas si vie a un sens ?...
Je conseille fortement ce livre. Il est incroyable, passionnant, déroutant. Il nous bouscule, nous réveille et fait trembler nos illusions d'homme moderne, la faiblesse de nos mondes imaginaires. Ma maigre critique ne pourra pas rendre la force de cet essai. Lisez-le.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   24 novembre 2015
Synthèse stupéfiante de 70 000 ans de notre histoire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (225) Voir plus Ajouter une citation
frandjfrandj   02 octobre 2018
(Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, p. 136)
Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes: tous les hommes sont créés égaux; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

(Nouvelle version en « langage biologique », p. 137)
Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes: tous les hommes ont évolué différemment; ils sont nés avec certaines caractéristiques muables; parmi ces caractéristiques se trouvent la vie et la recherche du plaisir.
+ Lire la suite
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frandjfrandj   02 octobre 2018
(p. 453)
L’évolution a assuré des sensations plaisantes pour récompenser les hommes qui répandent leurs gènes en ayant des rapports sexuels avec des femmes fécondes. Si la sexualité ne s’accompagnait pas de ce plaisir, peu d’hommes s’en donneraient la peine. Dans le même temps, l’évolution a veillé à ce que cet agrément retombe rapidement. Si les orgasmes duraient éternellement, les mâles très heureux mourraient de faim, faute d’intérêt pour la nourriture, et ne se donneraient pas la peine de chercher d’autres femmes fécondes.
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gouelangouelan   03 août 2017
La quantité d'informations qu'il faut obtenir et emmagasiner pour suivre les relations en perpétuelle évolution de quelques douzaines d'individus seulement est renversante. Tous les singes montrent un vif intérêt pour ces informations sociales, mais ils ont du mal à bavarder efficacement. Les Neandertal et les Homo sapiens archaïques avaient probablement aussi du mal à parler dans le dos des autres : une faculté très calomniée qui est en vérité essentielle à la coopération en nombre. Les nouvelles capacités linguistiques que le Sapiens moderne a acquises voici quelques 70 millénaires lui ont permis de bavarder des heures d'affilée. Avec les informations fiables sur les personnes de confiance, les petites bandes ont pu former des bandes plus grandes, et Sapiens a pu élaborer des formes de coopération plus resserrées et plus fines.
On pourrait croire à une plaisanterie, mais de nombreuses études corroborent cette histoire de commérage. Aujourd'hui encore, la majeure partie de la communication humaine - e-mails, appels téléphoniques et échos dans la presse - tient du bavardage. Celui-ci nous est si naturel qu'il semble que notre langage se soit précisément développé à cette fin.
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MerikMerik   26 juillet 2016
Depuis les temps les plus anciens jusqu’à aujourd’hui, tout le monde le sait : les employés de bureau et les comptables ne pensent pas en êtres humains. Ils pensent comme on remplit des dossiers. Ce n’est pas leur faute. S’ils ne pensent pas comme ça, leurs tiroirs seront tout mélangés, et ils seront incapables de rendre les services que leur administration, leur société ou leur organisation demande. Tel est précisément l’impact le plus important de l’écriture sur l’histoire humaine : elle a progressivement changé la façon dont les hommes pensent et voient le monde. Libre association et pensée holiste ont laissé la place au compartimentage et à la bureaucratie.
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lanardlanard   14 décembre 2015
Comment faire cadrer l'éthique consumériste avec l'éthique capitaliste de l'homme d'affaire, suivant laquelle il ne faut pas dilapider les profits mais les réinvestir dans la production? Élémentaire. Comme dans les périodes antérieures, l'élite et les masses se partagent le travail. Dans l'Europe médiévale, les aristocrates insouciant dépensaient leur argent en luxes extravagants, tandis que les paysans vivaient frugalement, comptant chaque sou. De nos jours, la table a tourné. Les riches prennent grand soin de gérer leurs actifs et investissements alors que les moins nantis s'endettent pour acheter des voitures et des télévisions dont ils n'ont pas vraiment besoin.
Les éthiques capitalistes et consuméristes sont les deux côtés de la même médaille, la fusion de deux commandements. Le commandement suprême du riche est; "Investis!" Celui du commun des mortels: "Achète!"
L'éthique capitalistico-consumériste est révolutionnaire d'un autre point de vue. La plupart des systèmes éthiques antérieurs proposaient aux gens un marché assez rude. Ils leur promettaient le paradis, si seulement ils cultivaient la compassion et la tolérance, dominaient l'envie et la colère et refrénaient leur intérêts égoïstes. Pour la plupart, c'était trop dur. L'histoire de l'éthique est la triste histoire de merveilleux idéaux que personne ne saurait atteindre. La plupart des chrétiens n'imitent pas le Christ, la plupart des bouddhistes sont incapables de suivre bouddha, et la plupart des confucéens auraient provoqué une crise de rage chez Confucius.
A l'opposé, la plupart des gens, aujourd'hui, n'ont aucun mal à se hisser à la hauteur de l'idéal capitalistico-consumériste. La nouvelle éthique promet le paradis à condition que les riches restent cupides et passent leur temps à se faire du fric, et que les masses lâchent la bride à leurs envies et à leurs passions, et achètent de plus en plus. C'est la première religions de l'histoire dont les adeptes font vraiment ce qu'on leur demande de faire. Mais comment savant nous que nous aurons vraiment le paradis en retour? Nous l'avons vu à la télévision.
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La note de lecture de Sapiens et Homo Deus par Michel Drac
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