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Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)
ISBN : 2226257012
Éditeur : Albin Michel (02/09/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.34/5 (sur 340 notes)
Résumé :
Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l homme ? À dépendre de l argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
Merik
  26 juillet 2016
Amis Homo Sapiens, savez-vous ce qui nous distingue des autres espèces animales ?
Si la question m'avait été posée avant la lecture de cet essai, j'aurais peut-être répondu qu'ils sont capables d'aller sur Babélio y poster des critiques. Ce qui est inexact. Pour preuve mon chat qui tient absolument à participer à cette critique en posant ses pattes siury he cl_a_cmla»4vier. Couché !
Non, l'Homo Sapiens, à la différence des autres espèces, sait parler de choses qui n'existent pas. Un sempiternel bavard qui non seulement parle de lui, de ses congénères, de sa vie, mais en plus invente des histoires capables de fédérer, dans un but de coopération. Cela serait même sa grande force, qui lui aurait permis de se propulser en haut de la chaîne alimentaire en un temps record, malgré son anatomie plutôt faiblarde.
Mais attention, Homo Sapiens n'est pas un tendre, c'est même d'après Harari un serial killer.
- Un quoi ?
- «Si l'extinction australienne était un événement isolé, nous pourrions accorder aux hommes le bénéfice du doute. Or, l'histoire donne de l'Homo sapiens l'image d'un serial killer écologique. »
On apprend plein d'autres choses formidables sur notre espèce dans cet essai. Ou pas.
En tout cas l'ouvrage l'est, formidable. Harari distingue trois révolutions essentielles dans l'évolution de « l'Homme Sage » : la révolution cognitive il y a 70000 ans, l'agricole il y a 12000, et la scientifique engagée 500 ans plus tôt. D'un abord simple, les 500 pages se lisent d'une traite, avec passion en ce qui m'a concerné.

Attention néanmoins, une sorte de glissement identitaire peut s'opérer chez le lecteur : d'être humain avec une personnalité et une identité nette avant d'ouvrir cet essai, il pourrait se métamorphoser en simple représentant de l'espèce Homo Sapiens en le parcourant. Et vu sous cet angle, le monde n'est plus tout à fait le même...
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Aela
  09 octobre 2015
Quel défi!! Ce jeune professeur de l'université hébraïque de Jérusalem entreprend ici de nous conter la folle histoire de l'humanité, depuis l'époque des chasseurs-cueilleurs aux hommes bioniques qui arrivent à un horizon proche sans doute!
La première question traitée ici est de savoir pourquoi l'Homme est devenu une espèce aussi réussie. Au départ il était loin d'être destiné à se retrouver tout en haut de l'échelle. Selon l'auteur c'est la capacité de l'Homme à créer des mythes et de la fiction (les Américains diraient le "story-telling") qui a été de nature à fédérer les humains autour d'un projet commun.
C'est cette croyance en des fictions qui permet aussi de développper l'économie et d'accorder du crédit, ce qui a permis l'explosion des connaissances et la conquête du monde par les Européens dès la Renaissance.
Le livre Sapiens nous amène reconsidérer des questions qui ont été longtemps brûlantes: comment est née la suprématie d'un groupe? Comment l'Europe s'est imposée et a imposé son système de valeurs et de pensée, comment et pourquoi les femmes ont été si longtemps dominées par les hommes. Comment sont nés les empires, pourquoi a-t-on accordé plus de crédit aux bâtisseurs de l'empire britannique qu'aux bâtisseurs de l'empire français. Des épisodes cruciaux comme la fameuse banqueroute de Law de 1719 sont présentés sous un jour nouveau.
L'auteur a le génie de mettre les choses en perspective.
C'est une Histoire dynamique et philosophique qui se déroule ici.
Les perspectives sont également développées de manière intelligente.
Quelle va être la place de l'Homme au moment où il peut devenir un quasi-dieu avec l'avènement des nano-technologies qui lui permettront de vivre plus longtemps, beaucoup plus longtemps..?
L'auteur a l'audace de donner dans le "politically incorrect" et c'est ce qui rend son livre si percutant.
Exemples :l'empire est un système politique qui a des bons côtés, gage de stabilité et de développement des sciences. le capitalisme est présenté ici quasiment comme une religion plutôt que comme une théorie économique.
Le traitement des animaux domestiques est présenté comme un des grands crimes de l'humanité.
LE livre a été inspiré par l'ouvrage de Jared Diamond "De l'inégalité dans les sociétés". On doit à Jared Diamond le fameux "Effondrement des civilisations".
C'est dire que l'ouvrage magistral de Yuval Noah Harari s'inscrit dans la même veine, de ces ouvrages qui nous font réfléchir à notre place dans l'Univers.
Le langage est accessible pour tous. C'est d'une clarté extraordinaire.
Il a toutes les chances de devenir un ouvrage de référence.
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Dixie39
  15 février 2017
Renversant ! Sidérant ! J'ose à peine vous dire que j'ai choisi ce livre sans regarder plus que cela de quoi il parlait, mais attirée par cette couverture à l'empreinte digitale et cette idée préconçue d'avoir en main un essai centré sur nos ancêtres préhistoriques… Que celui qui n'a jamais boycotté les 4ième de couv me jette la première pierre ! Imaginez-donc ma surprise croissante, de page en page : Yuval Noah Harari lamine et éclaire d'un regard nouveau toutes nos certitudes, toutes nos croyances et tout ce qu'on a pu nous apprendre sur, je cite quelques sujets pêle-mêle : la disparition de Neandertal, le mythe du bon sauvage, Dieux (peu importe les noms qu'on leur donne), la révolution cognitive, la science et son idée de progrès, l'argent, les bienfaits du capitalisme et notre quête folle du bonheur, …
"Self-made-dieux, avec juste les lois de la physique pour compagnie, nous n'avons de comptes à rendre à personne."
Harari ne refait pas l'histoire (point de révisionnisme dans cette affaire-là), il ne la réécrit pas non plus, il met « simplement » en lien les faits et l'état actuel de nos connaissances d'un point de vue, non pas froidement scientifique, mais historique, sociologique, ethnologique… à la lumière de ce que les derniers millénaires nous apprennent sur les civilisations humaines et l'homo sapiens proprement dit. "Simplement" est un euphémisme : il en faut de l'envergure pour mener à bien un tel projet et intellectuellement savoir et être capable de le réaliser...
Ce livre nous fait réfléchir sur le monde, notre individualité, nos représentations et nos savoirs acquis… sans nous enfermer dans un système, mais au contraire, en enlevant la chape de plomb ou le voile d'illusion (appelez cela comme vous voudrez) qui maintient chaque individu dans la vision convenue, dominante de l'espèce, en expliquant les mécanismes qui nous ont conduits à ce que nous sommes. Pourquoi Homo Sapiens et pas Néandertal ? Pourquoi l'argent et non le troc ? ...
Nous ne vivons pas dans la réalité mais dans un monde sous-tendu par une représentation partagée par la majorité : l'imaginaire collectif dominant devenant une civilisation qui s'étendra tant que l'homo sapiens y accordera crédit ; laissez tomber le rideau et c'est une civilisation qui s'effondre pour laisser place à une nouvelle représentation dominante. Cette capacité innée porte à bout de bras toutes les relations humaines et est la clef de la prédominance de notre espèce sur toutes les autres à travers les millénaires…
"Pour changer l'ordre imaginaire, je dois persuader des millions d'hommes de coopérer avec moi. Car l'ordre imaginaire n'est pas un ordre subjectif qui existe dans mon imagination, mai plutôt un ordre intersubjectif qui existe dans l'imagination partagée de milliers et de millions de gens".
Je ne peux que vous inciter à découvrir les nombreuses idées développées par l'auteur, un rien provocateur : on sent clairement qu'il jubile à l'idée de nous savoir à terre, bluffer ou contrarier, amuser ou carrément sceptique, parfois, devant tant d'audace ! Car ce livre ne vous laissera pas indifférent, que vous soyez convaincu par cette brève histoire de l'humanité ou non. N'est-elle pas, comme l'indique son titre, qu'UNE de plus pour les sapiens que nous sommes. Mais est-ce qu'elle sera la votre ? Minoritaire ou dominante, à terme ? Sur quoi débouchera-t-elle ? Une énième civilisation ? Une ultime révolution qui verra la fin de l'homo sapiens, au profit d'autres espèces dominantes, biologiques ou cybernétiques ?
Seule l'histoire nous le dira. Cette grande oubliée de l'éducation. D'ailleurs, effacement volontaire ou non ? Stratégie ou faux-pas ?
Voilà, si vous en êtes à vous poser ce genre de questions, c'est que vous avez déjà investi ce nouveau récit fondateur…
Lien : http://page39.eklablog.com/s..
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gouelan
  08 septembre 2017
« L'histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s'achèvera quand ils deviendront des dieux. »
Cet essai se lit tout à fait comme une histoire, celle des hommes, de leur évolution et de leurs mondes imaginaires. Du chasseur cueilleur à l'homme moderne en passant par l'agriculteur. Au bout du chemin, peut-être une vie bionique qui effacera l'homme, à moins que ce ne soit un ouragan géant.
Un essai qui mêle histoire et science, incroyablement complet tout en étant compréhensible et futé. Il nous oblige à penser autrement ce que nous sommes, ce que nous faisons et où cela nous mène. Même si nous ne savons pas quel chemin nous prenons finalement car, le contrôle de notre histoire et les progrès de la science nous échappent trop souvent. Nous sommes faibles et ignorants.
Et pourtant l'homme est aussi le plus grand serial killer de tous les temps !
Il pose la question formidable : sommes-nous heureux ? Et aussi cette autre : que voulons-nous devenir ?
Le chasseur cueilleur n'était-il pas plus heureux que l'homme moderne ?
Voulons-nous devenir des dieux ?
Peut-on être heureux face à la souffrance qu'on inflige aux animaux, à nos frères, face à la destruction de l'écosystème ?
Quand on ne sait pas si vie a un sens ?...
Je conseille fortement ce livre. Il est incroyable, passionnant, déroutant. Il nous bouscule, nous réveille et fait trembler nos illusions d'homme moderne, la faiblesse de nos mondes imaginaires. Ma maigre critique ne pourra pas rendre la force de cet essai. Lisez-le.
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Marple
  27 mai 2017
L'homo sapiens est une créature passionnante... Pour preuve, certains de ses spécimens les plus évolués parviennent à écrire des livres scientifiques érudits et ambitieux qui se lisent comme des grandes sagas romanesques !
Dommage que l'homo sapiens soit aussi une créature étourdie, et que mon cerveau n'ait pas réussi à retenir toutes les informations passionnantes qu'il a lues, que ce soit sur l'anéantissement des Neandertal forts mais lents, sur les révolutions des chasseurs-cueilleurs ou des scribes, sur la monnaie, sur l'avènement de l'homme bionique, sur toutes les histoires qu'on se raconte, des religions aux logos des marques...
Yuval Harari aborde une multitude impressionnante de thèmes, de périodes et de thèses. Il n'invente rien, mais interprète et explique tout, nous apprenant des choses et nous incitant à réfléchir à notre fonctionnement et à notre devenir.
Challenge Multi-Défis 35/52
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   24 novembre 2015
Synthèse stupéfiante de 70 000 ans de notre histoire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (117) Voir plus Ajouter une citation
BigDreamBigDream   17 décembre 2017
La science moderne est une tradition de connaissance unique, dans la mesure où elle reconnaît franchement l'ignorance collective concernant les questions les plus importantes. Darwin n'a jamais prétendu être "le Sceau des Biologistes", ni avoir élucidé une fois pour toutes l'énigme de la vie. Après des siècles de recherche scientifique soutenue, les biologistes admettent n'avoir toujours pas de bonne explication de la manière dont le cerveau produit la conscience. Les physiciens admettent ne pas savoir la cause du Big Bang, ni comment concilier la mécanique quantique et la théorie de la relativité générale.
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BigDreamBigDream   16 décembre 2017
Si nous ne pouvons expliquer les choix que fait l'histoire nous pouvons dire quelque chose de la plus haute portance à leur sujet : les choix de l'histoire ne se font pas au bénéfice des hommes. On n'a absolument aucune preuve que le bien-être des hommes s'améliore inévitablement au fil de l'histoire. Rien ne prouve que les cultures bénéfiques aux hommes doivent inexorablement réussir et se propager tandis que les cultures moins bénéfiques disparaîtraient. Rien ne prouve que le christianisme ait été un meilleur choix que le manichéisme, ou que lEmpire arabe ait été plus profitable que celui des Perses sassanides.
Il n'est aucune preuve que l'histoire travaille au bénéfice des humains parce que nous manquons d'une balance objective pour peser ce bénéfice. Les différentes cultures définissent le bien différemment, et nous n'avons pas d'aune objective pour les départager. Bien entendu, les vainqueurs croient toujours que leur définition est la bonne. Mais pourquoi croire les vainqueurs? Les chrétiens croient que la victoire du christianisme sur le manichéisme a été bénéfique à l'humanité, mais si nous ne souscrivons pas à la vision du monde chrétienne, nous n'avons aucune raison de leur donner raison.
Les musulmans croient que la chute de l'Empire sassanide entre leurs mains a profité à l'humanité. Mais ces bienfaits ne sont évidents que si nous faisons nôtre leur vision du monde. Peut-être serions nous mieux lotis si le christianisme et l'islam avaient été oubliés et vaincus.
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BigDreamBigDream   16 décembre 2017
La révolution scientifique a été non pas une révolution du savoir, mais avant tout une révolution de l'ignorance. La grande découverte qui l'a lancée a été que les hommes ne connaissent pas les réponses à leurs questions les plus importantes.
Les traditions prémodernes du savoir comme l'islam, le christianisme, le bouddhisme et le confucianisme affirmaient que l'on savait déjà tout ce qu'il était important de savoir du monde. Les grands dieux, ou le Dieu tout puissant, ou les sages du passé possédaient une sagesse qui embrassait tout, et qu'ils nous ont révélée dans les Ecritures et les traditions orales. Le commun des mortels accédait à ce savoir en se plongeant dans les textes anciens et les traditions et en les comprenant convenablement. Il était inconcevable que la Bible, le Coran ou les Vedas fussent passés à côté d'un secret crucial de l'univers : un secret qui pourrait encore être découvert par les créatures de chair et de sang.
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BigDreamBigDream   09 décembre 2017
De même que la culture médiévale ne parvint jamais à concilier chevalerie et christianisme, de même le monde moderne ne réussit pas à faire cadrer liberté et égalité. Mais ce n'est pas un défaut ni une faute. Ces contradictions sont un aspect indissociable de toute culture humaine. En fait, elles sont ses moteurs et expliquent la créativité et le dynamisme de notre espèce. Tout comme le choc de deux notes de musique jouées ensemble donnent son élan à un morceau de musique, la discorde de nos pensées, idées et valeurs nous oblige à penser, réévaluer et à critiquer. La cohérence est le terrain de jeu des esprits bornés.
Si les tensions, les conflits et les dilemmes insolubles sont le sel de toute culture, un être humain qui appartient à une culture particulière doit avoir des croyances contradictoires et être déchiré par des valeurs incompatibles. C"est là un trait si essentiel de toute culture qu'on lui a même donne un nom : la dissonance cognitive. Souvent, on la présente comme une défaillance de la psyché humaine. En réalité, elle en est un atout vital. Si les gens avaient été incapables d'avoir des croyances et des valeurs contradictoires, il eut été probablement impossible d"instaurer et de perpétuer la moindre culture humaine.
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BigDreamBigDream   10 décembre 2017
Les généticiens ont recueilli suffisamment d'ADN intact sur des fossiles pour procéder à une large comparaison avec l'ADN des humains contemporains. Les résultats ont stupéfié la communauté scientifique.
Il est apparu que de 1% à 4% de l'ADN unique des populations modernes du Moyen-Orient en Europe est de l'ADN de Neandertal.
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