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ISBN : 2070739333
Éditeur : Gallimard (04/10/1994)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Dans une lettre adressée à Pierre Seghers, Hardellet faisait de Lourdes, lentes... "une belle histoire d'amour en été et de truites pêchées". Une histoire d'amour sans doute, mais aussi un récit qui célèbre les femmes bien en chair, lourdes et pulpeuses comme les sculptures de Maillol, et plus particulièrement Germaine, personnage féminin que Hardellet avait déjà plusieurs fois évoqué, avec laquelle le narrateur vit sa première expérience sexuelle.

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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  29 novembre 2018
Livre sulfureux à l'époque (ayant outragé les bonnes moeurs en 1974). Aujourd'hui, il ne ferait pas rougir une bonne soeur, un peu comme il nomme "dactylo" celle qui est devenue aujourd'hui "assistante".
Le style exubérant est ce qui reste au final de ce petit opus, car d'histoire point mais plutôt une rêverie déambulante.
Pour le côté positif, lire plutôt la présentation Babelio qui est favorablement objective. Je dois être passé à côté...
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nadejda
  29 juin 2011
Lettre de Jean-Louis Bory à André Hardellet suite aux poursuites engagées pour complicité d'outrages aux bonnes moeurs après parution de son texte "Lourdes, lentes"
Cher André Hardellet
Je viens de relire Lourdes, lentes... et de le relire en pion, en flic : je me suis évertué à dénicher le détail, l'expression qui pouvaient, en l'an de grâce 1973, non seulement choquer, mais faire simplement froncer le plus sourcilleux des fronts. Je suis aveugle et sourd --- ou bien je ne sais plus lire. Dans "Lourdes, lentes..." je n'ai vu que ce que j'y avais d'abord vu : un texte admirable, débordant de vie, de générosité, d'amour, de chaleur, de santé. Et je voudrais souligner, hurler, ce dernier mot : SANTE. Lourdes, lentes ... est un livre sain, comme sont sains le Gargantua et le Pantagruel : par exaltation de la vie.
Et qu'on ne vous reproche pas de décrire, avec une application éblouie, certains détails du corps féminin. Que l'on condamne alors tous les poètes qui ont "blasonné" en détail et avec la même dévotion ce même corps. Que l'on condamne l'exposition, dans la vitrine de librairie, de ce même corps photographié dans les manuels d'éducation sexuelle.
De quoi peut-on vous déclarer coupable ? de bien écrire ?
(...) n'ont-ils pas senti, compris en lisant ce texte, qu'ils avaient affaire à un écrivain, un vrai, et à un poète ? Mais peut-on demander à des juges d'être sensible à la poésie ?
(...) Mon cher Hardellet, vous aimez l'amour : voilà votre crime. Vous en serez puni. Car vous êtes poète, mon pauvre vieux, c'est-à-dire con et criminel.
Je vous embrasse
J l'Bory
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HORUSFONCK
  10 novembre 2016
Une de mes lectures de jeune homme, lu dans ma prime période "parisienne".
J' en garde le souvenir d'une brute sensualité et d'une douce sauvagerie (animalité?).
Le temps passe, et d' autres ouvrages d'André Hardellet me sont à lire.
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ChtiteEmilie
  31 août 2017
L'histoire est d'une sensualité et d'une poesie sans faille, car bien écrit. On s'imagine tour a tour être dans les bras de Steve, tout comme Germaine, Vanessa ou Joyce.
Lourdes, lentes était Germaine...
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biduldoodle
  13 août 2010
Un très beau roman, sensuel et poétique, sur la frontière assez obscure entre rêve et réalité, sur l'obsession du passé qui revient nous hanter lorsqu'on suit le chemin de la vie.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   28 juin 2011
Longtemps je me suis couché de bonne heure -- le matin. J'avais mes nuits ; je les ai toujours, mais sans comparaison.
Presque chaque soir, vers neuf heures, je prends un bouquin et m'allonge sur mon lit. Souvent, j'abandonne vite ma lecture ; commence alors l'étendue d'immobilité et de silence apparents où je découvre ma totale liberté. Nul guetteur sur les points culminants de la Ville noire et bleue ne se soucie du minuscule espace que j'occupe sous mon toit, rien ne me désigne à sa méfiance. Ils n'ont pas encore de machines à détecter les rêves subversifs, mais ça viendra : faisons-leur en ce domaine, le plus large crédit. Il me reste, je suppose, quelques bonnes années devant moi pour cet exercice de l'ombre et du secret.
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nadejdanadejda   28 juin 2011
C'est nous (je parle de ceux qui me ressemblent) qui prêtons une valeur alchimique à ce silence, qui transpose notre inquiétude dans ce vide. Traitée au sérum de vérité, Joyce n'aurait sans doute rien à m'avouer que : je prends mon plaisir où je le trouve. Autant vouloir sculpter l'eau, attraper le vent par la queue.
Elle se passe comme ça, la vie braves gens : entre des morts auxquels on a coupé la parole et des vivants qui se taisent.
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nadejdanadejda   28 juin 2011
En 1962, il (André Hardellet) écrivait dans Le parc des Archers : L'érotisme et l'insatiable besoin de liberté chez l'enfant proviennent du même fond obscur ; ils apportent une pareille jubilation, menacée de pénitence (...) C'est pourquoi l'érotisme qui voudrait prolonger l'âge des émerveillements est traqué avec tant d'acharnement par ceux qui ne peuvent plus s'émerveiller.
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nadejdanadejda   28 juin 2011
Ma pensée file, et se file, ignore toute contrainte, vire, plonge, se retourne avec l'exquise souplesse d'une loutre jouant dans l'eau. Nous avons tous du génie dans la position horizontale et les yeux clos. Quelles foulées d'une inimitable aisance sur la cendrée du sommeil !
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nadejdanadejda   28 juin 2011
Lourde et lente. Certaine, tangible, en paix avec le monde. Plus tard, lorsque je verrai des Maillol, je comprendrai ; d'autres que moi ont dû sentir la même densité de bonheur chez ces filles de pleine terre et de pleine eau.
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