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EAN : 9782226279989
193 pages
Albin Michel (31/10/2012)
2.27/5   72 notes
Résumé :
Ce n'est pas André Breton qui a inspiré ce titre, mais la folie dans laquelle bascule celle qui aime, parce qu'elle aime. Ce roman est une analyse précise de la passion qui unit deux êtres aussi dissemblables que possible, incapables de se séparer. Une sorte de Princesse de Clèves moderne, où la description des ravages de l'amour, ses attentes, ses déceptions, ses désillusions et ses espoirs frappent avec la même force que chez Madame de Lafayette. Françoise Hardy s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
2,27

sur 72 notes

Lorraine47
  19 juillet 2014
Aimer c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas...
Cette célèbre citation de Lacan définit parfaitement "L'amour fou" écrit par Françoise Hardy. Ce roman intimiste analyse intellectuellement les rapports amoureux entre deux êtres dont nous pouvons penser sans être devins qu'il s'agit de notre chanteuse auteure compositrice préférée et de son Jacques Dutronc de mari. Une relation bien complexe liant deux personnalités pour le moins compliquées. Françoise se livre à un exercice de haute voltige, il n'est pas aisé de parler de soi et encore plus de son intimité amoureuse, de revenir sur son passé, ses douleurs avec une pudeur lucide et élégante. le roman démarre à la troisième personne puis brutalement cède la place à un "je" plus personnel au cours des derniers chapitres. Toute la grâce des écrits de Françoise Hardy, dont je ne cache pas préférer les chansons, tient dans le dépouillement du style et dans la narration sans jugement des relations amoureuses.
Quand les inconscients parlent à notre place, il n'est pas facile de se comprendre et encore moins de comprendre l'autre!
Un amour douloureux mais assumé et sublimé: "J'avancai à nouveau que barrer la route à ses sentiments par peur de subir ou d'infliger la souffrance, non seulement n'arrange rien, mais fait passer à côté de sa vie et amène plus de souffrance encore."
À méditer...
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zabeth55
  11 décembre 2012
Ah la la ! Elle ne s'en remet pas. Elle avait déjà dit tout ça dans « le désespoir des singes » et on avait bien compris qu'elle a beaucoup souffert, que ça a été difficile de vivre son grand amour.
Je ne l'aurais pas acheté, mais on me l'a prêté, alors je l'ai lu.
Sûr qu'elle en a bavé, mais ce livre, proposé comme un roman, n'en est pas un. C'est encore une fois son vécu écrit maladroitement, lourdement, plein de jérémiades.
Je me sens dure dans mon jugement. Alors je viens d'aller regarder son clip, intitulé aussi « L'amour fou ». Voilà, c'est ça qu'elle sait faire, être belle, classe et chanter d'un air nostalgique. C'est comme ça qu'on l'aime, pas quand elle écrit.
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kathy
  23 mars 2013
L'amour fou, Françoise Hardy sait ce que c'est. Elle l'a connu.
Au bout de trente ans, pour apaiser sa souffrance, elle le couche sur le papier - premier roman - qui accompagne un disque éponyme.
L'amour fou c'est avec Jacques Dutronc, notamment, auquel elle est toujours mariée, qu'elle l'a connu. Mais l'amour fou qui a traversé sa vie ne fut pas forcément heureux. Bien au contraire. Il fut souvent insaisissable, douloureux, éreintant
"Ce livre raconte une façon d'aimer qui est extrême et qui ne peut amener que des choses négatives", a confié Françoise Hardy dans une interview. Et effectivement, la femme du roman est follement éprise d'un homme aux comportements ambigus. Elle ne vit que pour lui, par sursaut, quand il lui montre un peu d'affection et elle meurt à petit feu quand il se désintéresse de son cas. C'est une histoire intemporelle.
Il lui déclare sa flamme pour la repousser aussitôt, il lui dit des mots tendres pour mieux l'ignorer ensuite. Quand il s'installe dans une autre relation, elle le pense malheureux, forcément manipulé par sa nouvelle conquête, elle s'imagine qu'elle est son seul recours, son seul apaisement.
Evidemment, elle s'imagine des sentiments réciproques qui n'en sont pas, elle invente un amour qu'elle est la seule à ressentir. Pas une seule fois, elle admet qu'il ne l'aime pas. Et quand elle le fait, c'est un éclair fugace de lucidité, aussitôt remplacé par d'autres espoirs, par un autre point de vue qui lui permettrait de garder la flamme allumée.
C'est tantôt dur, souvent vrai. L'écriture est parfois compliquée, autant que les sentiments éprouvés. Ca sent le vécu. Ceux et celles qui sont tombés amoureux fous une fois dans leur vie vont vibrer et remercier le ciel de s'en être tirés !! (en espérant que ça soit le cas). Ceux qui sont impliqués dans une histoire impossible comprendront peut-être qu'il n'y aura pas de fin heureuse et y trouveront le coup de pouce nécessaire au renoncement..
Au final, une autobiographie au style confus, introspectif, égocentrique et ennuyeux, dans lequel Françoise Hardy ne cesse de se lamenter…
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VanilleBL
  09 octobre 2013
"Comment en vouloir à un ange, surtout si son seul tort est de vous aimer moins ou autrement qu'on l'aime ?"
Cette interrogation du personnage féminin de L'amour fou parcourt en filigrane tout le roman de Françoise Hardy, son premier roman après son étonnante et magnifique autobiographie, "Le désespoir des singes et autres bagatelles". Un roman, elle ne s'en cache pas, très inspiré de sa propre vie amoureuse, une sorte de concentré d'amours vécues, de kaléidoscope d'hommes aimés.
"Ce livre raconte une façon d'aimer qui est extrême et qui ne peut amener que des choses négatives", le drame de l'amour fou, absolu, destructeur. Un amour paroxystique dans le bonheur comme dans la douleur. Bonheur extrême d'être, de se désirer, de jouir ensemble. Déchirure des séparations, des hésitations, des incompréhensions mutuelles. Et l'écriture, le style de l'auteur rendent à la perfection ces paradoxes et cette complexité.
Depuis quelques décennies, on connait et on admire la plume musicale et subtile de Françoise Hardy dans ses textes de chansons. On découvre dans ce roman qu'elle sait aussi faire oeuvre d'écrivain, avec un sens précis, aigu, plein de finesse, du mot le plus juste, qu'il soit passionné ou cruel. Elle décrit, analyse, décrypte, dissèque au fil des pages cet amour désenchanté, ambigu, infiniment complexe et tortueux qu'il serait erroné de considérer comme un amour à sens unique. Elle n'est pas seule à aimer ; X. aime aussi, à sa façon, intermittente, dilettante, incohérente, désinvolte. L'amour telle qu'elle le voudrait est impossible et pourtant ils connaissent des moments d'harmonie réels. "Tout semblait merveilleusement simple dès qu'ils étaient ensemble". Mais ces instants d'absolu ne sont malheureusement pas des instants d'éternité, juste des instants suspendus, dérobés et tellement fugaces. "Tant de temps, tant de souffrance, alors que le bonheur semblait si simple". Et "l'amertume de constater l'immense gâchis de leurs deux vies"...
Jusqu'au chapitre 8, le récit est à la troisième personne du singulier, c'est le temps de la mise à distance – est-ce une recherche de relative objectivité ou une volonté de se protéger ? – ; ensuite, le JE resurgit, pour exprimer peut-être l'intimité de la douleur, l'atteinte au plus profond de l'être. J'aime cet emploi de la première personne pour les derniers passages du livre, cette plongée au fond du corps, de l'âme et du coeur, qui les rendent plus sensibles encore, à fleur de peau, tendus sur un fil ténu et si fragile...
"L'amour fou" est un roman incandescent, inventif, le roman de l'amour sublime et sublimé, éprouvé et éprouvant, follement romantique et passionnément ravageur. Un roman sur la volupté et la douleur d'aimer.
"L'amour fou, c'est celui qui vous dépossède de vous-même, tout en vous faisant croire que lui seul peut vous combler".
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
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EmyB
  23 novembre 2012
L'amour-fou de François Hardy est une histoire passionnelle entre X. et Elle. Rencontre froide, attitude froide jusqu'à ce que l'on brise la glace, que l'on s'attire, que l'on s'aime pour se séparer. L'amour-fou c'est la rencontre de deux êtres qui malgré la séparation, les dissemblances se retrouvent, mais sont-ils fait pour être heureux ensemble?
Une lecture en dent de scie, trop de phrases pompeuses et lourdes, sans doute par l'exercice de style: emploi de la troisième personne du singulier? Exercice périlleux qu'il faut absolument maîtrisé mais là l'auteur s'égare. J'ai du relire plusieurs fois certaines phrases pour comprendre. Un manque de fluidité. A la fin du roman, un retour au "je" qui rend la lecture plus agréable et plus compréhensive.
Une histoire qui est loin d'être originale mais avec qui j'ai vibré parfois.
Ce livre est sorti en même-temps que la parution du CD de la chanteuse, peut-être serait-il intéressant d'allier les deux?
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critiques presse (1)
LaPresse   23 novembre 2012
Récit court, dense et quasi angoissant, le premier roman de Françoise Hardy se penche avec une précision presque chirurgicale et pourtant avec lyrisme sur l'amour comme maladie mentale.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
kathykathy   28 mars 2013
Comment X, aurait-il imaginé que sa seule présence la comblait ? Surtout, comment aurait-il pu s’en suffire ? Elle allait jusqu’à penser que sa vie n’avait valu d’être vécue que pour le privilège de le contempler, le désirer et connaître cette parfaite plénitude du cœur et du corps qu’elle avait éprouvée avec lui, et tenait pour ce qu’il y a de plus précieux, de plus beau au monde, même si, tel le ver à l’intérieur du fruit, s’y était glissée , dès le premier instant, l’angoisse déchirante de la mort lente qui la détruirait quand elle en serait privée.
Ses sentiments étaient d’une telle intensité qu’elle se les représenta sous la forme d’un faisceau de vibrations que son cœur aurait projeté en permanence vers celui de X., le détectant où qu’il soit à la façon d’un radar, pour revenir systématiquement la frapper dans un douloureux choc en retour, sa trajectoire ayant été stoppée net au moment d’atteindre son but, par le bouclier qu’il avait dressé entre eux, et dont elle ignorait s’il était fait d’indifférence, de défensive, d’hostilité, ou de tout cela à la fois
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kathykathy   31 mars 2013
L’important n’était pas qu’il l’aime ou ne l’aime pas, qu’il lui fasse du bien ou du mal, ou plutôt qu’elle s’en fasse à cause de ses attentes excessives et de son incapacité à se détacher de lui. L’important était la forme de loyauté qu’elle croyait percevoir chez lui et dont relevaient autant l’ange devant lequel ses défenses s’étaient trop vite effondrées, que l’assassin qui l’avait tuée sans le vouloir, sans le savoir – il ne l’aurait pas supporté -, simplement en disant et vivant sa vérité, et parce que le poids excessif de ses problèmes personnels et des idées fixes où il les projetait l’empêchait parfois de voir ceux des autres, qu’ils soient ou non en rapport avec lui.
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kathykathy   28 mars 2013
Ses appréhensions étaient aggravées par le regret d’être incapable de répondre au silence par le silence, arme redoutable quand l’indifférence ne règne pas encore, et dont elle avait si souvent constaté l’efficacité sur elle-même, qu’elle s’en voulait de ne pas avoir la force de l’utiliser à son tour pour amener l’objet de ses tourments à sortir de se réserve. Mais la logique amoureuse lui soufflait que l’autre pouvait être attiré par son discours comme elle l’était par son non-dit.
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Lorraine47Lorraine47   18 juillet 2014
Les symptômes de l'attirance étaient toujours déclenchés chez elle par un charme ambigu et des attitudes correspondantes de distance, de silence et de fuite qui contribuaient d'abord à créer et entretenir le mystère, mais révélaient immanquablement ensuite une profonde ambivalence vis à vis de l'amour et de ses perditions.

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kathykathy   13 mars 2013
Qu’y a-t-il de pire ? Attendre jour après jour, nuit après nuit, un signe qui ne vient jamais, ou ne plus rien attendre parce que c’est fini ? Tout insupportable qu’elle soit, l’épreuve du doute interminable lui semble préférable à celle de la certitude assassine, dans la mesure où elle laisse encore place à l’espoir
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