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Henriette Boivin (Traducteur)Diane de Margerie (Traducteur)
ISBN : 2070761177
Éditeur : Gallimard (16/05/2001)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Avec ces neuf récits à la saveur douce-amère, Thomas Hardy, l'auteur de Tess d'Urberville et de Jude l'Obscur, explore les relations de couple, ses secrets et ses pièges.

Il fait l'inventaire des déceptions, des cruautés et des quelques plaisirs, l'inventaire des ironies de quelques petites vies.

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  12 mars 2016
Dans 'Les petites ironies de la vie', Thomas Hardy nous raconte neuf histoires où le hasard, les coïncidences ou simplement les défauts de leur nature jouent un mauvais tour à ses héros. le titre est en ce sens parfait pour ce recueil de nouvelles... et les nouvelles presque à la hauteur de leur titre !
C'est mon premier Thomas Hardy, et j'ai infiniment apprécié son style, la justesse de ses analyses psychologiques et sa modernité. S'il nous décrit le monde et les usages du XIXème siècle, qu'il s'agisse des manèges, de la place des femmes dans la société ou des manoeuvres militaires, ses personnages nous ressemblent terriblement dans leurs faiblesses et leurs travers : il n'y a pas d'époque pour la rêveuse éthérée, la jalouse invétérée, l'homme empêtré d'une jolie dinde, les ambitieux maladifs, l'égoïste acharné ou l'hystérique un peu cinglée... Voire même pour la femme admirable qui se sort toute seule d'une situation difficile...
Les personnages sont intéressants, les histoires ont juste la bonne longueur, les paysages sont aussi beaux que les mots choisis pour les décrire... Pourtant, je sors de cette lecture avec un sentiment mêlé, fait à la fois d'admiration pour l'auteur qui a pu inventer neuf nouvelles douces-amères sans se répéter ni nous ennuyer, d'amusement devant certaines situations cocasses, de plaisir pur de lectrice face à un beau texte, mais aussi de tristesse que pas une nouvelle ne se termine vraiment bien.
Challenge PAL, challenge XIX 3/xx et challenge Petits plaisirs 12/xx
Merci Gwen de m'avoir fait découvrir Thomas Hardy !
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Gwen21
  30 novembre 2015
Quel délice de lecture !
Ce recueil de neuf nouvelles du talentueux Thomas Hardy se dévore à la vitesse de l'éclair.
Un dimanche à la maison, un temps bruineux et frisquet, il n'en a pas fallu davantage pour me propulser dans mon canapé avec une couverture et un chocolat chaud, objectif : un après-midi cocooning bien mérité. Et quel auteur pouvait aussi bien accompagner un tel moment de paix que Thomas Hardy ? Lovée sous la lumière de la liseuse, avec pour magnifique spectacle, à travers les baies vitrées, la campagne bourguignonne aux doux vallonnements, j'étais fin prête à me transporter en pensée dans le verdoyant Wessex si cher à mon auteur fétiche.
Neuf nouvelles de qualité parfaitement égale et qui pourraient être autant d'esquisses de grands romans dramatiques. On y retrouve en effet avec plaisir, comme en germe, les thèmes de prédilection de l'auteur : la campagne anglaise si attachante, l'amour exalté, le drame amoureux, les conventions sociales et les codes bourgeois d'une société qui peine à muter aussi vite que les technologies. Comment ne pas voir dans "Le hussard triste" la préfiguration du "Trompette-major" ou encore dans "Ollamoor, le ménétrier" l'annonce de "Quatre saisons à Mellstock" ?
Lorsqu'on est familier de l'univers romanesque, tout en profondeur psychologique, de Thomas Hardy, quel bonheur de dénicher les ponts et les chemins de traverse qui, de roman en nouvelle ou de nouvelle en poème, tissent si bien sa toile littéraire, si cohérente, si attachante et si belle.
J'ai apprécié chacune de ces nouvelles et je me suis particulièrement passionnée pour certaines d'entre elles, comme "Par acquit de conscience" ou encore "Complaire à son épouse", "Tragédie de deux ambitions" et "La tournée". Il y a vraiment du génie à savoir condenser dans une nouvelle des trames si riches et des personnages si bien campés et avec un tel de talent et un tel pouvoir d'évocation que l'émotion est toujours au rendez-vous, forte, sincère, sublime.
Nouvelles contenues dans ce recueil :
Une femme imaginative
Le veto du fils
Par acquit de conscience
Tragédie de deux ambitions
La tournée
Complaire à son épouse
Ollamoor, le ménétrier
Tradition de l'an mille huit cent quatre
Le hussard triste

Challenge 19ème siècle
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Allantvers
  30 avril 2016
Du roman long au récit petit,
Toujours tu chériras ton Hardy.
Après Tess, Jude et d'autres, c'est un plaisir de découvrir Thomas Hardy dans le format de la nouvelle qui lui va comme un gant. Par neuf fois une trentaine de pages, le bonhomme vous plante un décor et des personnages, vous accroche par une intrigue qu'il développe dans un rythme parfaitement adapté au format, en vous baignant de sa plume douce-amère ancrée dans le fonds des coeurs qu'il couve d'un regard bienveillant.
Ça fonctionne à tous les coups, que ce soit pour narrer les tourments d'âme de ces bourgeoises mal mariées qui vibrent pour des hommes fantasmés, ces paysannes toujours ramenées malgré leurs efforts à leur condition de sujétion au bon vouloir de leurs frères, maris ou amants, mais aussi dans la peinture d'une société anglaise genrée et stratifiée où l'ambition est irrémissiblement toujours admise aux mêmes et jamais aux autres.
Un livre à conseiller pour découvrir Thomas Hardy.
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sylvaine
  12 novembre 2016
Neuf nouvelles composent ce recueil , neuf petits bijoux, neuf histoires qui auraient fort bien pu être la trame de neuf romans plus étoffés. On y retrouve "la patte" de Thomas Hardy, son amour pour la nature, l'architecture et surtout pour les humains, petits et modestes paysans, artisans, marins, ecclésiastiques, hommes et femmes, femmes surtout dirais-je.
Une fois de plus, les premières pages tournées, je me suis hâtée ,hâtée de découvrir ces histoires, hâtée de savourer à nouveau l'écriture de Thomas Hardy même si la brièveté de la nouvelle me laisse souvent un peu frustrée...
Bien sûr le cadre et le mode de vie actuels sont fort éloignés de ceux de la fin du 19ème mais le comportement humain a t'il autant changé que cela au cours des années ?
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sarahdu91
  11 juin 2016
Une bonne bouffée d'air frais encore en lisant ces neuf nouvelles de Thomas Hardy...
On est toujours à lire des relations bien difficiles pour l'époque victorienne en Angleterre...quelques noirceurs, d'où le titre avec ses ironies un peu disséminées partout dans les nouvelles.
J'ai apprécié les rappels de quelques romans déjà parus comme le maire de Casterbridge ou encore des allusions au Trompette major ce qui est toujours agréable à lire... un vrai clin d'oeil et toujours un plaisir à lire ses histoires.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   29 novembre 2015
Vue de dos, cette chevelure châtain semblait un prodige et un mystère. Sous le castor noir, surmonté d'une aigrette de plumes sombres, les longs cheveux tressés et enroulés en torsades comme un travail de vannerie formaient un échantillon rare [...] d'adresse et d'ingéniosité. On aurait à la rigueur compris que ces nattes et ces rouleaux aient été faits pour durer une année [...] ; mais qu'on puisse entièrement démolir chaque soir, en allant se coucher, ce qui n'avait duré qu'un seul jour, semblait un gaspillage inconsidéré de temps et d'habileté.

[in LE VETO DU FILS]
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Gwen21Gwen21   01 décembre 2015
La fin de l'automne arriva, où le brick aurait dû être rentré au port ; mais rien qui ressemblât à la Joanna n'apparut dans le chenal entre les bancs de sable. Cela devenait vraiment inquiétant. Joanna Jolliffe restait assise au coin de son feu et chaque rafale de vent lui donnait un frisson. Elle avait toujours craint et détesté la mer ; à ses yeux, c'était un être perfide, jamais en repos, un être visqueux qui se faisait gloire de la douleur des femmes.

[in COMPLAIRE A SON ÉPOUSE]
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Gwen21Gwen21   04 décembre 2015
- [...] Vous savez, Emily, quand un homme revient à terre après une longue traversée en mer, il n'y voit pas mieux qu'une chauve-souris - il ne distingue pas une femme d'une autre. Elles sont toutes pareilles à ses yeux, de merveilleuses créatures, et il prend la première qui lui tombe sous la main, sans songer s'il l'aime ou si bientôt il n'en aimera pas une autre davantage.

[in COMPLAIRE A SON ÉPOUSE]
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Gwen21Gwen21   29 novembre 2015
J'ai appris que certaines fautes ne peuvent être effacées par une réparation tardive. Nos mauvaises actions ne demeurent pas isolées dans le passé, attendant simplement qu'on les annule ; elles sont semblables à des plantes qui se reproduisent et s'étendent en reprenant racine, si bien que couper leur tige ne les détruit pas vraiment.

[in PAR ACQUIT DE CONSCIENCE]
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AllantversAllantvers   25 avril 2016
Nuit et jour, elle baignait dans l'atmosphère de cet homme, qu'elle n'avait encore jamais vu.

Dans les conditions réalistes où notre civilisation place l'amour, celui du mari pour la femme n'avait pas survécu si ce n'est sous la forme d'une amitié aux humeurs changeantes, pas plus (et même encore moins) que l'amour de l'épouse pour le mari et, comme elle était une femme d'une nature ardente, celle-ci trouva sa pâture dans ces circonstances inespérées nées du hasard.
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Videos de Thomas Hardy (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Hardy
Loin de la foule déchaînée (Far from the Madding Crowd) (2015), un film dramatique américano-britannique de Thomas Vinterberg, l'adaptation du roman homonyme de Thomas Hardy, publié en 1874.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
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