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EAN : 9782702166925
416 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (28/08/2019)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Après des mois de silence, Nathan et Bub Bright se retrouvent sur la frontière séparant leurs ranchs, au coeur aride de l'Outback australien. Leur frère Cameron gît à leurs pieds, mort de soif. Sur ces terres isolées et suffocantes, à trois heures de voiture les uns des autres, aucune autre âme ne vit dans les environs. Alors pourquoi Cameron aurait erré sous le soleil implacable jusqu'à en mourir ?
L'enfant du milieu et le favori avait récemment repris la p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 février 2020
Sous un soleil plombant, au pied d'une tombe poussiéreuse, gît le corps d'un homme. Face à lui, ses deux frères, Nathan et Bub. Ils regardent, incrédules, encore sous le choc, la forme de la bâche qui recouvre le corps du cadet. Que faisait-il ici, au milieu de nulle part ? Pourquoi s'est-il aventuré par ici, lui qui connaissait parfaitement les dangers de l'Outback australien ? Nathan peine à cacher son incompréhension lorsque son jeune frère l'informe que la voiture de Cameron se trouve à 8 kms de là, non loin de la clôture qui sépare leurs terres. En compagnie de Bub et de Xander, son fils venu tout droit de Brisbane pour passer les fêtes de Noël, il retrouve la voiture de leur frère sur le sommet aplani d'une éminence rocheuse. La porte conducteur ouverte, les clés de contact sur le siège passager et un coffre rempli de nourriture, d'eau et de bidons d'essence. le sergent Ludlow, qui ne tarde pas à les rejoindre, évoque un suicide. Mais Nathan n'y croit pas. Dans la ferme familiale tenue aujourd'hui par Cameron, il va retrouver sa mère, la femme et les deux filles de son frère, oncle Harry et un couple de backpackers anglais. Il va alors tenter de chercher des réponses à cette mort tragique...

L'Outback australien, une chaleur accablante qui peut s'avérer mortelle, des voisins éloignés à plus de 200 kms, des terres de 700 km²... C'est au coeur de l'Outback, véritable personnage à part entière, que Jane Harper plante le décor de ce roman suffocant. Une mort tragique et inexpliquée. Une famille meurtrie. Deux frères, Nathan et Bub, qui vont tenter de comprendre les circonstances de ce drame. Car, que pouvait bien faire Cameron, lui pourtant aguerri, au pied de la tombe du Stockman, loin de toute habitation et sous un soleil suffocant ? Nathan, logé pour l'occasion dans la ferme familiale avec son fils, va peu à peu lever le voile sur les quelques jours/mois qui ont précédé cette mort. de la veuve meurtrie à la maman éplorée, en passant par le couple de backpackers étrangement indifférent et les deux gamines jusqu'ici secrètes, chacun va redessiner le portrait de cet homme aimé et admiré. Ce huis clos à ciel ouvert, étouffant, au coeur de ces vastes terres inhospitalières et désertiques, sous une chaleur accablante, se révèle remarquable et captivant. Dans une ambiance pesante et un style acéré, Jane Harper déterre un sombre passé...
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iris29
  02 novembre 2019
Le premier roman de Jane Harper était magistral, le second était magistral et le petit dernier est magistral...
Tout d'abord , il y a le décor... une claque !
L'Outback australien, ses fermes de 700 kilomètres carrés, la terre .. rouge qui s'infiltre dans les plis de tes vêtements, et la chaleur...
La chaleur qui nécessite, à chaque fois qu'on prend la voiture, d'avoir des litres de flotte dans le coffre , au cas où.. Au cas, où on se perdrait et que le seul flic de garde pour des milliers de kilomètres, mettrait une semaine à te retrouver .[ Ça y est tu visualises ? ]
Alors comment se fait-il que Cameron, fermier, ait été retrouvé mort de soif , au milieu de nulle part , sa voiture bien plus loin , lui qui savait tout ça ? C'est la question que se pose Nathan, son frère aîné, appelé sur les lieux avec le frère cadet, Bub.
♫ Ça cache kékchose , attends toi à des distorsions... ♫
Nathan , qui recevait son fils pour les vacances, va pour des raisons pratiques être hébergé dans la ferme familiale qu'avait repris avec succès son frère décédé et va chercher des réponses. Ceux qui peuvent y répondre se trouvent ici : la femme de Cameron, ses filles, leur mère, Bub, (le frère cadet) , un vieil employé qui fait presque parie de la famille et un jeune couple d'Anglais.
Une poignée de témoins, ou une poignée de suspects?
Il parait que depuis quelques temps Cam n'allait pas bien ... Lost Man ...
Une famille, neuf personnes au milieu de nulle part, sans aucune distraction, aucune visite, aucune possibilité d'évasion. Il y avait une publicité , il y a quelques années qui disait : "Le luxe c'est l'espace."..
Oui, mais chez jane Harper, l'espace , ça peut être une prison...
Les grands espaces: une solitude subie...
Et le soleil , un meurtrier...
Magistral, efficace, émouvant, puissant, et immensément dépaysant .
Lost man : un grand moment de kiff de lecture de ouf !
Challenge Mauvais genres
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Sylviegeo
  25 juillet 2020
L'outback australien. Son désert. Ses terres arides. Son soleil accablant. Sa chaleur insupportable. Ses kilomètres à perte de vue d'exploitation. Ses vaches, veaux et chevaux quasi redevenus sauvages. Ses humains en constante survie. Voilà le décor.
L'outback australien peuplé de ces hommes, de ces femmes, de ces familles isolées quand le plus proche voisin est à trois heures de route, travaillant dur et sans répit pour se construire une vie. Des gens qui doivent tout prévoir-nourriture pour des mois, essence, eau- des humains qui doivent être capable de se débrouiller seuls car il en va de leur vie. Voilà les personnages.
Et toujours ce désert que l'on doit, jour après jour, tenter de mâter sinon d'apprivoiser mais surtout de comprendre car il en va de notre vie. Ce désert qui fait peur et qui tue.
Alors comment expliquer que l'on retrouve Cameron Bright, mort de soif et de chaud, dans ce désert, sa voiture à quelques kilomètres de là (9 km très exactement) alors qu'il était un habitant plus qu'aguerri de ces conditions? Alors que dans sa voiture tout y était pour assurer sa survie pour plusieurs jours? Alors que ce n'est pas du tout à cet endroit du désert qu'il devait se trouver selon les registres de sorties des habitants de la ferme?
Alors que son plus jeune frère , Bub, l'attend ailleurs afin de réparer une tour de relais ?
C'est à toutes ces questions auxquelles Nathan , le frère ainé , devra répondre . Nathan exploitant seul la ferme voisine à des heures de route de là, ira rejoindre la ferme familiale et se surprendra à revisiter le passé familial et le sien. Passé aux effets insidieux sur le présent.
Jane Harper avec les mots justes et le ton pertinent nous sert plutôt qu'un polar, malgré le cadavre, un excellent thriller psychologique.
J'ai sué sous ce soleil implacable, j'ai mangé la poussière de cette terre rouge et je me suis sentie bien seule et isolée. Mais surtout, j'ai aimé cotoyé la famille Bright et tous ces hommes perdus .Une excellente lecture.
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umezzu
  31 octobre 2019
Lost Man, troisième roman de l'australienne Jane Harper, mérite toujours aussi peu le qualificatif de roman policier. Certes, il y a un cadavre : celui de Cameron, « Cam », le deuxième d'une fratrie de trois éleveurs de bétail dans l'Outback australien. Certes, la mort de Cam est inexplicable : il connaissait le terrain comme sa poche, circulait dans un véhicule bien entretenu, avec des réserves d'eau suffisantes. Pourtant, il a été retrouvé mort, sans doute d'épuisement face à la chaleur qui règne dans ces parages vers Noël. 40 à 45°, un soleil de plomb, pas d'humidité, et la terre rouge qui colle aux vêtements. Et, surtout, pas un voisin ou un touriste à des dizaines de kilomètres. L'Outback, c'est vide et chaud la plus grande partie de l'année. Cam avait toujours vécu là, il en connaissait les dangers. Et il a pourtant été retrouvé à plus de six kilomètres de sa voiture prés d'une tombe datant du siècle dernier : celle du Stockman, à propos duquel se propagent plusieurs légendes locales.
Son frère Nathan, qui vit seul dans l'exploitation voisine, c'est à dire à plus de trois heures de voiture, tente de comprendre ce qui a pu se passer. Cam était il suicidaire ? Son caractère avait parait-il changé ? Qu'est-ce qui le perturbait ainsi ?
Avec son fils Xander qui l'accompagne pour un des très rares moments qu'ils passent ensemble, vu que l'enfant, devenu un grand ado, vit avec son ex-femme à Brisbane, Nathan rebaigne dans le contexte familial. Sa mère Liz, son deuxième frère Bub, rejeton tardif et peu fiable, et la femme de Cam, Ilse, un ancien amour de jeunesse de Nathan. S'y ajoutent l'employé-régisseur, les deux filles de Ilse, et le couple d'anglais engagé par Cam pour tenir la maison. Un micro-monde, isolé de tout.
Comme l'explique l'auteure, ces exploitations agricoles de l'Outback couvrent des dizaines de kilomètres carrés d'une terre plate, asséchée, où des bovins quasi-sauvages traquent de quoi manger. Quand vient la saison des pluies, l'eau ruisselle sur le sol et les fermes situées sur les quelques hauteurs deviennent des îles pendant plusieurs semaines. Dans l'Outback, l'isolement est le quotidien. Les fermiers ne vont que rarement à la ville voisine à des dizaines de kilomètres. L'infirmier du poste de secours doit tout savoir faire. le policier local couvre un immense territoire. L'école se fait à distance. Les fermes vivent grâce des groupes électrogènes qu'on coupe la nuit par souci d'économie. le désert. le vide.
Jane Harper procède par petites touches. Elle explique le contexte singulier, puis la situation de chacun, avant d'attaquer ce qui fâche : les relations entre toutes ces personnes obligées de cohabiter. le désert est leur horizon. C'est aussi une prison.
La psychologie des personnages devient primordiale. Ce qui est arrivé à Cam passe au second plan. Lost man est un roman. Pas un policier. Une remarquable description d'un monde à l'autre bout de la terre. Brillant.
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Crossroads
  09 janvier 2020
Bienvenue dans l'Outback australien.
Le grand rien.
Aussi grandiose que terrifiant.
Des touristes inconscients y ont laissé leur peau. Rien d'étonnant. Ne jamais jouer à Indiana Jones lorsqu'on a pas les épaules, ni la gourde salvatrice en peau de chamois.
Mais lorsqu'un enfant du pays est retrouvé sans vie, là, ça pose problème.
Comment se pusse-t-il qu'un type aussi rompu aux règles élémentaires de survie en territoire hostile ait pu se laisser piéger par la soif, retrouvé à des bornes de sa bagnole emplie ras la gueule de victuailles et de flotte?
Fan de Suicidal Tendencies ?
Peu probable. Y avait moyen de faire plus simple et moins douloureux.
Cameron n'est plus. C'est un fait établi.
L'amie suspicion vient de faire une entrée fracassante.
En effet, en de si vastes contrées, rares sont les étrangers à mêmes d'y pénétrer en échappant à la patrouille.
Fort de ce constat, il ne serait donc pas follement saugrenu d'imaginer un proche comme possible responsable de ce drame intime...
Lost Man est une tragédie grecque.
Un presque huis-clos aux relents putrides de désintégration familiale prophétisée.
Peu d'action à se mettre sous le kangourou (expression typiquement australienne, de source tarie) mais une ambiance aussi oppressante que ce putain de climat qui y sévit.
Je découvre Jane Harper. J'ai été harponné. Direct. Sans coup de semonce.
Ce récit, c'est de l'ADN de bonheur en barres, petit coeur avec les doigts.
Intelligent dans son propos et sa construction, il s'appuie sur une cellule familiale éclatée évoluant au quotidien sur une terre particulièrement inhospitalière.
De quoi tisser sur les joies ineffables des petits secrets entre amis tout en faisant la part belle à un environnement atypique, l'Outback, et ses moult dangers. de ceux qui feraient passer notre dernière canicule pour une agréable brise printanière.
L'interaction entre les divers personnages et la tension qui en découle participent grandement à cette électricité, version courant continu, qui semble avoir pris ses quartiers au pays des Bright.
Jeu de dupes où chacun fait figure de possible pêcheur devant l'éternel, Lost Man se lit en apnée, ce qui est rarement conseillé par plus de 50° à l'ombre. Surtout lorsqu'on sait qu'il n'y a pas d'ombre !
Harper m'a happé.
C'est certain, un jour, j'y reviendrai.
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critiques presse (3)
LaPresse   20 décembre 2019
Un excellent thriller psychologique, une enquête informelle autour d’une mort ou la résolution d’un mystère dont les pièces s’emboîtent lentement, posément, de façon si bien calculée qu’on ne sait jamais à quel moment interrompre sa lecture…
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   13 septembre 2019
L’auteure - dont c’est le troisième roman, après Canicule et Sauvage - se focalise sur la vie de la ferme, les bruits, l’obscurité. Les comportements du passé expliquent les drames du présent, comme il se doit. [...] Jane Harper, à travers Nathan, s’emploie en douceur à faire émerger des vérités très violentes.
Lire la critique sur le site : Liberation
LePoint   10 septembre 2019
L'Australienne revient avec un thriller à la hauteur de l'excellent « Canicule », confrontant deux frères à leur passé dans l'isolement mortel de l'Outback.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   01 novembre 2019
Je vis tout seul.
Ludlow se tourna pour le dévisager. " Rien que vous ?
- Ouais. Un one-man-show. (..)
Le sergent ne chercha pas à dissimuler sa stupéfaction. " Et votre ferme fait sept cents kilomètres carrés, c'est ça ? Et vous élevez combien de vaches ?
- Je dirais cinq ou six cents.
- Bon Dieu, ça fait quand même pas mal. "
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iris29iris29   01 novembre 2019
Nathan passait régulièrement commande au supermarché de la ville la plus proche, et toutes les six semaines , un énorme camion réfrigéré transportant toutes les commandes de la région parcourait les mille kilomètres plein nord depuis Adélaïde. Si on ne planifiait pas longtemps à l'avance ici, il fallait s'attendre à en payer les conséquences. Nathan savait ce qu'il allait manger à chaque repas au cours des six prochains mois.
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iris29iris29   14 novembre 2019
Nathan n'était pas inquiet ; au jeu du silence, il était meilleur que tous les gens qu'il connaissait. Il pouvait littéralement rester des semaines sans parler, et l'avait d'ailleurs fait , à plusieurs reprises. Xander, qui avait grandi dans l'agitation et le bruit constant de la ville, craquerait le premier.
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iris29iris29   02 novembre 2019
Chacun peut décider s'il est dans son intérêt d'accepter quelque chose. Mais un choix n'en est vraiment un que s'il existe une alternative. Sinon, c'est de la manipulation. Ça s'appelle abuser de quelqu'un. "
Il haussa les épaules.
"Ça s'appelle un viol."
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cheyenne-talacheyenne-tala   28 octobre 2019
" La nuit, quand le ciel semblait encore plus vaste, il pouvait presque s'imaginer en train de marcher au fond de la mer, un million d'années en arrière. Un million d'années au cours desquelles un million d'évènements naturels devaient encore avoir lieu, l'un après l'autre, pour façonner cette terre telle qu'elle se déployait aujourd'hui sous ses yeux. Cet endroit où les rivières débordaient sans même qu'il pleuve, où des coquillages fossilisés s'empilaient à mille cinq cents kilomètres de la mer et où les hommes qui abandonnaient leur voiture marchaient vers une mort certaine. "
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Videos de Jane Harper (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jane Harper
http://www.librairiedialogues.fr/ Annaïk de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Polars : "Là où vivent les loups" de Laurent Guillaume (Denoël), "Colère blanche" de Cilla et Rolf Börjlind (Seuil) et "Canicule" de Jane Harper (Le livre de poche). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Delphine le Borgne.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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