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ISBN : 2259251110
Éditeur : Plon (09/06/2016)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Un thriller historique exceptionnel.À quarante-huit ans, Cicéron, celui qui fut le plus grand orateur de son époque et dont le pouvoir s'étendait même sur César, est un homme brisé. Contraint à l'exil, dépossédé de tout, il essaie de comprendre les raisons de son échec. Mais, selon un de ses propres aphorismes, " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. " En échange de la promesse faite à César de le soutenir, il obtient la permission de rentrer en Italie. Une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  06 juillet 2017
Après Imperium et Conspirata, troisième tome de la vie romancée de Cicéron, homme politique romain, avocat, brillant orateur. Ce roman est écrit comme sortant de la plume de son secrétaire particulier Tiron, inventeur de la sténographie, esclave que Cicéron finit par libérer mais dont il ne peut se passer.
Harris divise son livre en deux grandes parties qui se succèdent à compter de – 58 avant JC.
Dans la première, Cicéron enchaîne les exils et les retours au fur et à mesure de ses choix politiques et des victoires ou des défaites de ceux qu'il soutient.
Il doit d'abord quitter Rome, poursuivi par la vindicte de Clodius. Il s'exile en Grèce, craint pour sa vie et constate amèrement que, même s'il a prodigieusement réussi sa carrière politique en devenant un temps consul, ses ex-amis le fuient pour éviter de se compromettre avec lui.
Puis en se rabibochant avec César, qui combat en Gaule, il finit par être autorisé à revenir à Rome. Retour triomphal et exaltant pour un homme qui ne peut s'imaginer hors des cercles du pouvoir (comme bien des hommes politiques d'aujourd'hui finalement). Il essaye de diviser le triumvirat César – Pompée – Crassus, en flattant les intérêts de l'un ou de l'autre en fonction du moment. Mais inévitablement ses changements d'opinion, qu'il dit dictés par l'intérêt de la République, finissent par lasser ces trois chefs. Comme l'aurait annoncé un augure, les trois deviennent deux, puis un, plus rien. le riche Crassus meurt dans sa campagne contre les Parthes. Cicéron continue de soutenir Pompée, meilleur gage selon lui de conserver la République.
Mais César finit par franchir le Rubicon. le chef militaire veut s'imposer. Pompée fuit en Grèce avec Cicéron et la plupart du Sénat dans son sillage. Là César meilleur stratège écrase son ennemi à Pharsale. Cicéron s'est encore une fois trompé de favori et doit trouver refuge (luxueux) à la campagne pour écrire, alors que césar triomphe… jusqu'aux Ides de mars.
La période troublée qui suit l'assassinat du dictateur, s'avère le retour en grâce du sénateur Cicéron (Redux), qui multiplie les manoeuvres et les rapprochements du moment pour maintenir un semblant d'institutions, alors que petit à petit Antoine (Marc Antoine) et Octavien (Auguste) aiguisent leurs ambitions.
Imperium était une magnifique leçon d'histoire romaine et détaillait la complexe vie politique de l'époque. Conspirata introduisait le trio César – Pompée – Crassus au début de leurs carrières. Dictator achève le récit et la route de Cicéron.
Le personnage devient moins sympathique. Il ne cesse d'invoquer la liberté garantie par les principes de la République, mais en fait cherche avant tout à rester au centre du jeu. Ses changements d'opinion et revirements montrent qu'il est capable d'adapter tous ses discours à ses intérêts. Son comportement vis à vis de ces proches est assez égotique.
Sur la forme, Dictator souffre d'une certaine lenteur. Harris est précis et détaille chaque décision politique. du coup, le lecteur a largement le temps de s'imaginer à Rome, alors que le Forum gronde, au bord de la côte napolitaine dans les belles villas d'été des sénateurs et des patriciens, ou accompagnant les exils d'un Cicéron qui reste quand même un privilégié. le voyage dans le temps fonctionne bien.
Cette trilogie est vraiment un excellent cours d'histoire et de civilisation romaine.
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PJN
  13 août 2017
L'histoire romaine dépoussiérée, avec un récit au style direct, vif et un héros très humain, Cicéron, avocat brillant, orateur et homme politique, pris dans les soubresauts de la fin de la République où le pouvoir militaire fait mentir l'adage "cedant arma togae"
Commenter  J’apprécie          140
Lascase
  11 mars 2019
Voilà un libre littéralement fascinant. Il termine une trilogie sur l'histoire de Cicéron ( Imperium, Conspirata et Dictator ) mais on peut comme moi commencer par le dernier ouvrage, ce n'est pas un problème. Si il n'y en a qu'un seul à lire, c'est celui-là, livre que l'écrivain écrira d'ailleurs 9 ans après Imperium.
L'auteur a le génie de nous replonger dans les méandres et intrigues politiques de Rome dans cette période si particulière qui voit la fin de 5 siècles de république pour aboutir à la dictature et le fameux empire romain qui lui durera encore 500 ans.
L'histoire repasse les plats et ne va pas forcément dans la bonne direction, le temps n'arrange rien spécialement et cela se perçoit parfaitement à la lecture de ce roman qui se laisse dévorer tant Robert Harris possède un don incontestable de conteur. On y découvre aussi cet extraordinaire tribun qu'est le personnage de Cicéron. Venant d'une famille bourgeoise, sans fortune , il passe par le métier d'avocat pour accéder au sommet de sa gloire en devenant Consul, celui qui détient l'impérium ce qui signifie un pouvoir civil et militaire, un poste réservé à l'aristocratie que Cicéron prendra par son seul talent.
La période trouble sur le plan politique aux environs de -50 avant JC est aussi très instructive car elle verra un Cicéron éberlué d'observer la république en pleine déconfiture. Ce qui nous semble aller de soi peut être mis vulgairement sous un paillasson, le bons sens ne triomphe par forcément et il existe toujours une grande fragilité dans les différents équilibres qui donnent à la vie une saveur si particulière. L'actualité présente, des personnages vociférants comme des chefs de bandes de banlieue et qui semblent rassembler une majorité font assurément penser à l'actualité politique si tumultueuse qui guidait Rome il y a 2000 ans. N'oublions jamais qu'un personnage comme Caligula, empereur ne souffrant aucune contrariété, a suivi la république et non l'inverse. A méditer.
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zhorhibiscus21
  28 septembre 2016
c'est un roman qui m'a vraiment beaucoup informé sur l'empire romain d'abord sous le règne du triumvirat (cesar, pompée et marcus crassus) puis celle de jules cesar qui prétendait etre un dieu et dont les romains et la population souffrirent le martyre sous sa dictature
le personnage que je detestait dans ce livre c'est celle de clodius qui apparaissait comme un mercenaire au service de ceux qui l'engager: premierement au service de jules cesar qui l'utilisait pour chasser Cicéron en exil et apres il etait au service de crassus contre pompée
on voit tres bien que ciceron manipuler tres bien les gens et savait bien returner les situations en sa faveur et combien il etait un bon orateur et imminent avocat utilisant tout les ruses du metier, homme politique qui se declare partisan de la liberté malgres qu'il a tres peur de l'affrontement qu'exige un combat manquant cepandant de courage
au cours de l'histoire on voit bien ou l'ambition de crassus la mener: jusqu'a utiliser toute sa fortune qui depasser celle de cesar et de pompée pour etablir une base militaire en syrie pour sa compagne contre l'empire parthe mais on voit bien que cela le mene a sa propre mort et a celle de ces legionnaires sauf ceux qui vecurent pour raconter sa defaite
dans ce livre on a la certitude que la politique d'autrefois ressemblait a celle d'aujourd'hui sur le fait qu'elle n'est autre que de l'hypocrisie et cela s'accompagne par des tribunaux qui ne veillent pas a la justice mais aux reglements de comptes.
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sweetie
  06 mai 2017
Après Imperium et Conspirata, Dictator conclut une captivante série de romans historiques sur Marcus Tullius Cicéron. Robert Harris est un auteur que j'affectionne particulièrement pour son souci d'exactitude et son écriture efficace et évocatrice. Dans ce dernier volet, il dépeint l'apogée et la fin de la carrière de cet homme politique apprécié de ses concitoyens et soucieux de laisser des écrits pour la postérité. Aidé dans l'ombre par son fidèle Tiron, serviteur et scribe, qu'il affranchira de son statut d'esclave, Cicéron, la cinquantaine venue, tentera de créer des ponts entre les dirigeants du triumvirat (Pompée, César et Crassus) et à la mort de Jules César, entreprendra de freiner les ardeurs de Marc-Antoine et d'Octavien (futur Auguste), tous deux tentés par le rôle de dictateur. La mort de Cicéron fut tragique et cruelle, tout comme s'exerçait la politique dans l'empire romain.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
umezzuumezzu   01 juillet 2017
Il buvait toujours plus que de raison, et son fils unique, le jeune Quintus, qui avait à présent quinze ans, présentait tous les charmes liés à cet âge : maussade, renfermé, insolent et fourbe.
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PJNPJN   13 août 2017
Je ne me souviens pas exactement de ce qu'il dit. Il y avait là tous les mots habituels : liberté, ancêtres, foyers et autels, lois et temples ...Je regardais les visages des légionnaires. Ils avaient été recrutés par César pour combattre le roi juba et l'armée de Caton. Ils avaient commis des milliers de massacres et étaient restés en Afrique depuis. Et les voilà qui se retrouvaient alignés dans la chaleur de Rome, devant un vieillard qui leur parlait de liberté, d'ancêtres. cela n'avait aucun sens
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umezzuumezzu   06 juillet 2017
(...) déclama à la foule ce vers célèbre tiré du Jugement des armes de Pacuvius :
Les avais-je épargnés,
pour tomber sous leurs coups ?
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rkhettaouirkhettaoui   29 août 2016
Il n’y avait pas si longtemps, il avait tenu la vie de César dans le creux de sa main. Il aurait pu le broyer aussi facilement qu’un œuf. Le destin les conduisait à présent dans des directions diamétralement opposées. Tandis que Cicéron fuyait vers le sud pour échapper à ses ennemis, l’architecte de sa destruction marchait vers le nord afin de prendre le commandement des deux provinces de la Gaule.
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PJNPJN   13 août 2017
Mais la popularité et le pouvoir, il le savait bien, constituaient des entités parfaitement distinctes. Souvent, les personnages les plus puissants de l'Etat ne sont pas reconnus dans la rue, alors que les plus célèbres ne jouissent que d'une notoriété impuissante.
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