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EAN : 9782259251112
464 pages
Éditeur : Plon (09/06/2016)
4.24/5   69 notes
Résumé :
Un thriller historique exceptionnel.À quarante-huit ans, Cicéron, celui qui fut le plus grand orateur de son époque et dont le pouvoir s'étendait même sur César, est un homme brisé. Contraint à l'exil, dépossédé de tout, il essaie de comprendre les raisons de son échec. Mais, selon un de ses propres aphorismes, " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. " En échange de la promesse faite à César de le soutenir, il obtient la permission de rentrer en Italie. Une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Eric76
  05 novembre 2019
Avant de lire ce livre, autant le dire avec franchise, Cicéron demeurait pour moi un personnage bien vague. Il représentait un de ces sénateurs romains à l'éloquence frénétique et pompeuse dont le nom a traversé les siècles. Un de ces sénateurs élégants et sobres dans leurs longues toges, plein de morgue et d'assurance, aussi retors que suprêmement intelligents… Quant à le placer précisément dans l'histoire de la Rome antique et à savoir ce qu'il a fait exactement, c'était une autre histoire…
Tout en me divertissant, j'ai donc appris bien des choses dans cet excellent roman historique.
Cicéron fut le dernier grand et ardent défenseur de la République, avant l'avènement de l'Empire. Contre le coût de force et l'arbitraire, il s'appliquait à défendre le droit et l'intérêt commun. Nous sommes à quelques décennies de la naissance de Jésus Christ, et la république romaine, gangrénée par la corruption et les conflits de personnes, est à bout de souffle. Ses institutions ne sont plus adaptées à la gouvernance de territoires immenses conquis par les armes par des généraux ambitieux et prestigieux, tels que Pompée ou César. Vaincu, Cicéron mourut assassiné en même temps que la République.
Son histoire est racontée par Tiron, un esclave affranchi qui fut son secrétaire particulier, mais aussi son plus proche ami. Sous la plume de Robert Harris, ce Tiron parle d'abord de l'homme pris dans les tourbillons de l'histoire, avec ses moments de flamboyance et de fourberie, ses erreurs et ses intuitions géniales, ses hésitations, ses louvoiements, ses peurs et ses petites lâchetés. Il essaya de sauver l'essentiel dans ce cloaque qu'était la république finissante. Il finira par s'y perdre.
Drôle d'époque quand même où l'on défendait l'égalité des droits entourés de dizaine d'esclaves, où les implacables légions romaines allaient jusqu'aux confins du monde pour piller et anéantir des peuplades entières, où le sort d'une grande bataille pouvait dépendre d'un simple rêve ou des prévisions des auspices…
Un livre à lire, pour nous rafraichir la mémoire, et entendre les voix de ces hommes qui peuplent notre imaginaire.

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umezzu
  06 juillet 2017
Après Imperium et Conspirata, troisième tome de la vie romancée de Cicéron, homme politique romain, avocat, brillant orateur. Ce roman est écrit comme sortant de la plume de son secrétaire particulier Tiron, inventeur de la sténographie, esclave que Cicéron finit par libérer mais dont il ne peut se passer.
Harris divise son livre en deux grandes parties qui se succèdent à compter de – 58 avant JC.
Dans la première, Cicéron enchaîne les exils et les retours au fur et à mesure de ses choix politiques et des victoires ou des défaites de ceux qu'il soutient.
Il doit d'abord quitter Rome, poursuivi par la vindicte de Clodius. Il s'exile en Grèce, craint pour sa vie et constate amèrement que, même s'il a prodigieusement réussi sa carrière politique en devenant un temps consul, ses ex-amis le fuient pour éviter de se compromettre avec lui.
Puis en se rabibochant avec César, qui combat en Gaule, il finit par être autorisé à revenir à Rome. Retour triomphal et exaltant pour un homme qui ne peut s'imaginer hors des cercles du pouvoir (comme bien des hommes politiques d'aujourd'hui finalement). Il essaye de diviser le triumvirat César – Pompée – Crassus, en flattant les intérêts de l'un ou de l'autre en fonction du moment. Mais inévitablement ses changements d'opinion, qu'il dit dictés par l'intérêt de la République, finissent par lasser ces trois chefs. Comme l'aurait annoncé un augure, les trois deviennent deux, puis un, plus rien. le riche Crassus meurt dans sa campagne contre les Parthes. Cicéron continue de soutenir Pompée, meilleur gage selon lui de conserver la République.
Mais César finit par franchir le Rubicon. le chef militaire veut s'imposer. Pompée fuit en Grèce avec Cicéron et la plupart du Sénat dans son sillage. Là César meilleur stratège écrase son ennemi à Pharsale. Cicéron s'est encore une fois trompé de favori et doit trouver refuge (luxueux) à la campagne pour écrire, alors que césar triomphe… jusqu'aux Ides de mars.
La période troublée qui suit l'assassinat du dictateur, s'avère le retour en grâce du sénateur Cicéron (Redux), qui multiplie les manoeuvres et les rapprochements du moment pour maintenir un semblant d'institutions, alors que petit à petit Antoine (Marc Antoine) et Octavien (Auguste) aiguisent leurs ambitions.
Imperium était une magnifique leçon d'histoire romaine et détaillait la complexe vie politique de l'époque. Conspirata introduisait le trio César – Pompée – Crassus au début de leurs carrières. Dictator achève le récit et la route de Cicéron.
Le personnage devient moins sympathique. Il ne cesse d'invoquer la liberté garantie par les principes de la République, mais en fait cherche avant tout à rester au centre du jeu. Ses changements d'opinion et revirements montrent qu'il est capable d'adapter tous ses discours à ses intérêts. Son comportement vis à vis de ces proches est assez égotique.
Sur la forme, Dictator souffre d'une certaine lenteur. Harris est précis et détaille chaque décision politique. du coup, le lecteur a largement le temps de s'imaginer à Rome, alors que le Forum gronde, au bord de la côte napolitaine dans les belles villas d'été des sénateurs et des patriciens, ou accompagnant les exils d'un Cicéron qui reste quand même un privilégié. le voyage dans le temps fonctionne bien.
Cette trilogie est vraiment un excellent cours d'histoire et de civilisation romaine.
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Phoenicia
  15 décembre 2019
Le Times titre "Un thriller historique exceptionnel" et je ne peux que lui donner raison en achevant cette trilogie.
Robert Harris nous offre une biographie de Cicéron écrite par Tiron vraisemblable. Comme de coutume, les références historiques sont maîtrisées et ce dernier tome finit en apothéose. Cicéron est tantôt au plus bas, tantôt au plus haut, ballotté de l'un à l'autre au moment où la République sombre. Titré Dictator, il est bel et bien question des différentes dictatures romaines : la lutte du premier triumvirat qui aboutit à la dictature de César, sa mort, la vengeance des siens qui curieusement permet à Cicéron d'avoir des pouvoirs officieux similaires à celui de dictateur et pour finir sa fin tandis qu'un autre pouvoir personnel se profile à l'horizon.
Une trilogie merveilleuse avec un Cicéron imparfait mais tellement admirable malgré ses défauts. Défenseur de la République mais toujours avide de pouvoir, difficile de concilier les deux sans se brûler les ailes et faire des mécontents. Ses écrits, sa politique, son entourage, ses sentiments, tout cela nous est rapporté avec brio.
Le rythme de ce tome 3 est mené tambour battant, la fin est haletante bien qu'on la connaisse et par certains aspects très émouvante.
Une biographie romancée de Cicéron que je recommande indéniablement, par ce qu'elle nous apprend et par le plaisir que l'on a à la lire.
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PJN
  13 août 2017
L'histoire romaine dépoussiérée, avec un récit au style direct, vif et un héros très humain, Cicéron, avocat brillant, orateur et homme politique, pris dans les soubresauts de la fin de la République où le pouvoir militaire fait mentir l'adage "cedant arma togae"
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zhorhibiscus21
  28 septembre 2016
c'est un roman qui m'a vraiment beaucoup informé sur l'empire romain d'abord sous le règne du triumvirat (cesar, pompée et marcus crassus) puis celle de jules cesar qui prétendait etre un dieu et dont les romains et la population souffrirent le martyre sous sa dictature
le personnage que je detestait dans ce livre c'est celle de clodius qui apparaissait comme un mercenaire au service de ceux qui l'engager: premierement au service de jules cesar qui l'utilisait pour chasser Cicéron en exil et apres il etait au service de crassus contre pompée
on voit tres bien que ciceron manipuler tres bien les gens et savait bien returner les situations en sa faveur et combien il etait un bon orateur et imminent avocat utilisant tout les ruses du metier, homme politique qui se declare partisan de la liberté malgres qu'il a tres peur de l'affrontement qu'exige un combat manquant cepandant de courage
au cours de l'histoire on voit bien ou l'ambition de crassus la mener: jusqu'a utiliser toute sa fortune qui depasser celle de cesar et de pompée pour etablir une base militaire en syrie pour sa compagne contre l'empire parthe mais on voit bien que cela le mene a sa propre mort et a celle de ces legionnaires sauf ceux qui vecurent pour raconter sa defaite
dans ce livre on a la certitude que la politique d'autrefois ressemblait a celle d'aujourd'hui sur le fait qu'elle n'est autre que de l'hypocrisie et cela s'accompagne par des tribunaux qui ne veillent pas a la justice mais aux reglements de comptes.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   22 octobre 2019
Je me rappelle les clameurs des trompettes guerrières de César qui nous poursuivaient à travers les champs obscurs du Latium - leurs plaintes à la fois sinistres et impatientes, évocatrices de bêtes en rut. Lorsqu'elles s'étaient tues, seuls avaient subsisté le crissement de nos semelles sur la route gelée et notre respiration haletante.
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Eric76Eric76   29 octobre 2019
Je me précipitai dans la maison pour prévenir Cicéron, mais le temps de le trouver - il était en train de choisir les couleurs de la salle à manger -, les cavaliers pénétraient déjà dans la cour. Leur chef descendit de cheval et retira son casque. On aurait dit une apparition effrayante : couvert de poussière, semblable à un présage de mort. La blancheur de son nez et de son front formait un contraste saisissant avec la crasse qui maculait le reste de son visage. Il semblait porter un masque.
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umezzuumezzu   01 juillet 2017
Il buvait toujours plus que de raison, et son fils unique, le jeune Quintus, qui avait à présent quinze ans, présentait tous les charmes liés à cet âge : maussade, renfermé, insolent et fourbe.
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PJNPJN   13 août 2017
Je ne me souviens pas exactement de ce qu'il dit. Il y avait là tous les mots habituels : liberté, ancêtres, foyers et autels, lois et temples ...Je regardais les visages des légionnaires. Ils avaient été recrutés par César pour combattre le roi juba et l'armée de Caton. Ils avaient commis des milliers de massacres et étaient restés en Afrique depuis. Et les voilà qui se retrouvaient alignés dans la chaleur de Rome, devant un vieillard qui leur parlait de liberté, d'ancêtres. cela n'avait aucun sens
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umezzuumezzu   06 juillet 2017
(...) déclama à la foule ce vers célèbre tiré du Jugement des armes de Pacuvius :
Les avais-je épargnés,
pour tomber sous leurs coups ?
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Conversations entre adultes : dans les coulisses secrètes de l?Europe de Yanis Varoufakis : https://www.babelio.com/livres/Varoufakis-Conversations-entre-adultes/992289 Happy Hand de Guillaume Laurant : https://www.babelio.com/livres/Laurant-Happy-hand/139816 D. de Robert Harris : https://www.babelio.com/livres/Harris-D/617664 Chanson douce et Leïla Slimani : https://www.babelio.com/livres/Slimani-Chanson-douce/849799 Sympathie pour le diable de Paul M. Marchand : https://www.babelio.com/livres/Marchand-Sympathie-pour-le-diable/6922
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