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Critique de Lascase


Lascase
  11 mars 2019
Voilà un libre littéralement fascinant. Il termine une trilogie sur l'histoire de Cicéron ( Imperium, Conspirata et Dictator ) mais on peut comme moi commencer par le dernier ouvrage, ce n'est pas un problème. Si il n'y en a qu'un seul à lire, c'est celui-là, livre que l'écrivain écrira d'ailleurs 9 ans après Imperium.

L'auteur a le génie de nous replonger dans les méandres et intrigues politiques de Rome dans cette période si particulière qui voit la fin de 5 siècles de république pour aboutir à la dictature et le fameux empire romain qui lui durera encore 500 ans.

L'histoire repasse les plats et ne va pas forcément dans la bonne direction, le temps n'arrange rien spécialement et cela se perçoit parfaitement à la lecture de ce roman qui se laisse dévorer tant Robert Harris possède un don incontestable de conteur. On y découvre aussi cet extraordinaire tribun qu'est le personnage de Cicéron. Venant d'une famille bourgeoise, sans fortune , il passe par le métier d'avocat pour accéder au sommet de sa gloire en devenant Consul, celui qui détient l'impérium ce qui signifie un pouvoir civil et militaire, un poste réservé à l'aristocratie que Cicéron prendra par son seul talent.

La période trouble sur le plan politique aux environs de -50 avant JC est aussi très instructive car elle verra un Cicéron éberlué d'observer la république en pleine déconfiture. Ce qui nous semble aller de soi peut être mis vulgairement sous un paillasson, le bons sens ne triomphe par forcément et il existe toujours une grande fragilité dans les différents équilibres qui donnent à la vie une saveur si particulière. L'actualité présente, des personnages vociférants comme des chefs de bandes de banlieue et qui semblent rassembler une majorité font assurément penser à l'actualité politique si tumultueuse qui guidait Rome il y a 2000 ans. N'oublions jamais qu'un personnage comme Caligula, empereur ne souffrant aucune contrariété, a suivi la république et non l'inverse. A méditer.
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