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Natalie Zimmermann (Traducteur)
EAN : 9782259203869
372 pages
Plon (06/10/2006)
4.04/5   209 notes
Résumé :
Lorsque Tiron, le secrétaire particulier d'un sénateur romain, ouvre la porte à un étranger terrorisé, il déclenche une suite d'événements qui vont propulser son maître au sein d'une des plus célèbres et dramatiques affaires de l'Histoire. L'étranger est un Sicilien victime de Verrès, gouverneur vicieux et corrompu. Le sénateur en question, c'est Cicéron, un jeune et brillant avocat déterminé à atteindre l'imperium - pouvoir suprême au sein de l'Etat. A travers la v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
4,04

sur 209 notes

beauscoop
  19 mars 2021
Imperium, la bataille pour accéder au pouvoir absolu avec le titre de consul. Nous suivons Cicéron dans cette conquête parmi les hommes du pouvoir, sénateurs, gouverneurs, avocats, hommes de grandes familles riches et possédant un pouvoir historique dû à leur nom. Une biographie romancée d'un personnage intelligent, remarquable avocat. En début de roman, la description du procès contre un gouverneur de Sicile, Verrès, vaut à lui seul la lecture de ce roman, si nous comparons avec le temps des élections de Trump il n'y a peu de changement: mensonges, pots de vin, pressions musclées d'hommes de main, ...
Une occasion de vivre au Ier siècle avant J.C. dans une Rome en plein tumulte et de suivre la vie intime de grands personnages dont Pompée, César.
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Marple
  13 mai 2012
Grâce à son intelligence affûtée, son sens politique aigu, son éloquence et un travail acharné, Ciceron parvient à s'élever dans la Rome antique, côtoyant Pompée, Catilina, César, et beaucoup d'autres...
C'est le récit de son ascension, et de ses revers, que nous fait ici son secrétaire Tiron, esprit brillant lui-même, pourtant né esclave, inventeur d'un ingénieux système de prise de notes, dont subsiste encore aujourd'hui l'esperluette & (c'est vrai, j'ai vérifié tout à l'heure).
Si la vie de Ciceron est romancée, notamment ses traits d'esprit (qui m'ont bien fait rire) ou ses relations avec sa femme Terrentia (quelques perles d'humour caustique ici aussi), les grandes lignes de sa vie politique semblent fidèles à la réalité historique, si j'en crois la note de l'auteur et ce que j'ai lu ensuite sur Wikipédia. de même pour les descriptions des grands procès ou de la répartition des pouvoirs entre consuls, tribuns, édiles et sénateurs à cette époque. Quant aux jeux de pouvoir, trahisons et autres complots, pas besoin de Wikipédia pour savoir qu'ils étaient courants dans la vie publique romaine... et que les choses n'ont pas beaucoup changé depuis !
Ce livre est donc une mine d'infos sur la Rome antique; à ce titre, il est vraiment intéressant. Ensuite, c'est un livre 'intelligent', qui rend hommage à la puissance de réflexion et à l'esprit vif de Ciceron (et, accessoirement, de Tiron, Terrentia, Lucius ou encore César) donc on se sent intelligent rien qu'en le lisant ! En plus, certains passages sont vraiment drôles. Puis la morale que je vois dans l'histoire me va bien : si on a les compétences et qu'on travaille suffisamment dur, on finit par arriver à ses fins en faisant quelques compromis mais sans renoncer au principal.
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volubilae
  30 juin 2019
Mon 2ème livre de R. HARRIS, 1er d'une trilogie sur la vie de Cicéron je n'ai pas lu les 2 tomes suivants ayant reçu celui-ci par hasard.
J'étais impatience, j'adore lire sur les faits et personnages d'histoire en rapport à l'exil.
Ce que j'aime avec cet auteur c'est qu'il analyse très finement le cheminement personnel de personnages historiques, il se base sur des écrits et fait une étude très poussée de tous ces faits d'histoire avant de les relater.
Il démontre que l'homme aussi petit ou grand soit il fait des choix 'humains' , que les grands faits d'histoire qu'il choisit de relater est le fait d'homme qui prennent position dans la société qui leur est contemporaine.
Nous suivons ici le parcours de Cicéron par les yeux de Tiron son esclave et partenaire de vie politique , ce choix de regard apporte une dimension supplémentaire au récit. C'est passionnant. Malgré mes 3 maigres années de latin j'ai découvert une part de la vie politique romaine que je ne connaissait pas, ne soupçonnait pas. Mon professeur étant plus tourné dans le linguisme que dans l'histoire.
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Lamifranz
  09 août 2022
Si « Imperium » n'est pas le premier roman de Robert Harris que vous lisez, vous savez déjà que vous en aurez pour votre argent et même au-delà : que vous aurez une bonne histoire servie sur un beau plateau, avec du fond, de la forme, et que vous sortirez du bouquin moins bête qu'en y entrant, et même ravi.
« Imperium » (2006) est le premier volume d'une trilogie consacrée à Cicéron. Il est suivi par « Conspirata » (2009) et se conclut par « Dictator » (2015). Ce ne sont pas directement les Mémoires de Cicéron, mais celles de son secrétaire Tiron. Ces Mémoires ont paraît-il existé mais le vent de l'Histoire les a emportés avec l'Empire romain. Ils renaissent ici sous la plume de Robert Harris qui, non seulement, à partir des sources les plus fiables, a reconstitué l'histoire de Rome dans les derniers jours de la République, mais encore, avec le talent qu'on lui connaît, a su donner vie à ces personnages que nous ne connaissons que sous formes de statues, ou de notices dans nos livres d'Histoire.
Petit point linguistique à préciser : « imperium » ne veut pas dire Empire. L'Empire d'Auguste ne commencera qu'en 27 avant J.C. Or nous ne sommes qu'en 71 avant J. C. et donc encore sous la République. Et la signification d'« imperium » est « pouvoir », « commandement », et à ce moment là de l'Histoire, le pouvoir suprême, civil et militaire, est tenu par les deux consuls, désignés tous les ans par une assemblée du peuple romain, sous le contrôle du Sénat. le titre du roman indique clairement le sujet : l'ascension de Cicéron vers cette fonction suprême.
En 71 av J.C. Cicéron est un jeune sénateur, ambitieux, mais n'ayant ni naissance ni fortune, il n'a que son éloquence d'avocat pour réussir à monter les marches du pouvoir. L'occasion lui est donnée de se mettre en avant : Un homme lui demande de le défendre contre Verrès, gouverneur de Sicile, coupable de pressurer la population par des impôts illégaux, et d'autre part d'avoir détourné à son profit la plupart des trésors artistiques de l'île.
Le procès gagné, Cicéron se lance dans la course au consulat. Robert Harris nous promène avec jubilation dans les coulisses du Sénat et de la vie politique romaine : on croise des personnages que l'on est appelé à retrouver : Jules César, les généraux Crassus et Pompée, Catilina, Hortensius et bien d'autres. Et nous entrons également dans la vie privée de Cicéron, illustrée par de réjouissantes joutes avec sa femme Terentia…
Le talent de Robert Harris est tel que, bien qu'il décrive sans y toucher une institution complexe et a priori rébarbative, il y met tant de vie et de mouvement que non seulement on ne s'ennuie pas un seul moment, mais encore on se croirait à une élection contemporaine : les grenouillages, les dessous de table, les compromissions, les promesses fallacieuses, la propagande (et même les fake news) sont en balance avec l'engagement sincère des candidats (qui ne dure pas longtemps) et des électeurs soit intéressés (au sens pécuniaire du terme) soit fatalistes… (Si vous me dites que la politique ce n'est pas ça, c'est que vous êtes un politicien, si vous n'êtes pas d'accord, ce qui est votre droit, ne lisez pas ce que je viens d'écrire…)
Faire un cours « d'Histoire » en racontant une belle « histoire », ça n'arrive pas si souvent, l'un des deux prenant souvent le pas sur l'autre. Harris réussit le tour de force de nous maintenir accrochés, en faisant de ses personnages des êtres de chair et d'os, et de sentiment, et de caractère, que nous pourrions accepter pour nos contemporains.
Un peu comme la série « Rome », mais avec plus de passion et plus d'empathie pour les personnages. Ici le monde romain n'est pas un décor pour une intrigue, il fait partie de l'intrigue, il en est le coeur, il « est » l'intrigue. Nous le savons, nous qui avons été à l'école, « Impérium » décrit le début de la fin de la République, et le roman, petit à petit, nous confirme dans cette idée.
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Phoenicia
  07 octobre 2019
1er tome d'une trilogie axé sur un politicien et orateur hors pair - Marcus Tullius Cicero - Robert Harris nous entraîne dans un récit, non sans suspense, sur les premiers pas politiques de ce genre homme romain. Pour ce faire, il choisit une narration interne. Et qui mieux que Tiron, son secrétaire personnel, peut rendre compte de la vie de Cicéron. L'assistant dans chacun de ses discours, le suivant dans chacun de ses déplacements, Tiron narre la vie de Cicéron au temps de la chute de la République romaine. Avec talent, Robert Harris nous présente, sans que cela soit confus, le fonctionnement de la politique romaine, ses qualités mais ses travers comme la corruption, la démagogie, etc.
Le tome 1 aborde Cicéron au début de son cursus honorum et dans ses débuts de sénateur. La première partie est axé sur l'affaire Verès, la seconde sur son ambition personnelle qui le pousse à frayer avec des hommes puissants sans pour autant en être ravi.
Les personnages sont bien travaillés et mon préféré reste Terentia, qui incarne une femme moderne qui sait en découdre avec un tel mari. Pompée, César, Crassus, Catilina, tout ce petit monde revient à la vie sous la plume de Robert Harris pour notre plus grand plaisir.
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
OverTheMoonWithBooksOverTheMoonWithBooks   27 novembre 2014
C'est bien ce que les stoïciens n'arrivent pas à comprendre quand ils prétendent que c'est la raison et non l'émotion qui doit jouer un rôle dominant dans les affaires humaines : je crois que l'inverse ne se vérifie toujours, même - et peut-être surtout - dans le monde censément calculateur de la politique. Et si la raison ne peut régner en politique, quel espoir reste-t-il ?
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OverTheMoonWithBooksOverTheMoonWithBooks   24 novembre 2014
Parfois (…), lorsqu'on se retrouve enlisé, en politique, la seule chose à faire est de déclencher une bagarre - déclencher une bagarre même si l'on ne sait pas quelle en sera l'issue, parce que c'est seulement lorsque la bagarre fait rage et que tout est chamboulé que l'on peut espérer découvrir une porte de sortie.
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Cathy74Cathy74   05 novembre 2017
On peut toujours repérer l'imbécile chez celui qui prétend connaître à l'avance le résultat d'une élection. Une élection est une chose vivante - on pourrait presque dire la chose la plus vigoureuse qui soit - animée par des milliers et des milliers de cerveaux, de membres, d'yeux, de pensées et de désirs, et elle bouge et se tortille et part dans des directions que nul n'avait prédit, parfois pour le simple plaisir de donner tort à ceux qui savent tout.
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OverTheMoonWithBooksOverTheMoonWithBooks   13 novembre 2014
Nous étions donc quinze à la maison. Terentia ne cessait de se plaindre du manque de place, mais Cicéron refusait de déménager parce qu'il était encore dans sa période homme-du-peuple et que la maison se prêtait bien à cette image.
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OverTheMoonWithBooksOverTheMoonWithBooks   24 novembre 2014
- Tu n'arriveras jamais à conquérir Rome, Cicéron, si tu n'arrives déjà pas à tenir ta femme.
- Crois-moi, Servius, il serait beaucoup plus simple de conquérir Rome que de tenir ma femme.
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Comme chaque mois sur Babelio, nous vous proposons de découvrir quelques adaptations de romans qui sortiront prochainement dans les salles obscures. Au menu ce mois-ci : Une plongée dans les coulisses de Bruxelles en pleine crise grecque, un film d'animation sur les aventures amoureuses d'un jeune garçon et de sa main, un film historique au c?ur de l'affaire Dreyfus, une nounou inquiétante et les chroniques d'un correspondant de guerre à Sarajevo dans les années 1990.
Conversations entre adultes : dans les coulisses secrètes de l?Europe de Yanis Varoufakis : https://www.babelio.com/livres/Varoufakis-Conversations-entre-adultes/992289 Happy Hand de Guillaume Laurant : https://www.babelio.com/livres/Laurant-Happy-hand/139816 D. de Robert Harris : https://www.babelio.com/livres/Harris-D/617664 Chanson douce et Leïla Slimani : https://www.babelio.com/livres/Slimani-Chanson-douce/849799 Sympathie pour le diable de Paul M. Marchand : https://www.babelio.com/livres/Marchand-Sympathie-pour-le-diable/6922
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