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Georges-Michel Sarotte (Traducteur)
ISBN : 2020858770
Éditeur : Seuil (12/02/2009)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Ecosse, 1863.
Fuyant une mère indigne et un passé sordide, la toute jeune Bessy Buckley trouve dans un manoir aussi isolé que délabré, une place de servante auprès de la ravissante Lady Arabella Reid, jeune femme hypersensible - obsédée par la mort de Nora, son ancienne employée - et excentrique : elle demande à Bessy de noter dans un carnet ses pensées les plus intimes. Tandis que ces deux êtres esseulés vont nouer une relation tendre et complexe, Bessy déco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
liratouva2
  07 août 2011
Avant même de commencer le récit proprement dit, Jane Harris a senti le besoin d'écrire une sorte de prologue: quelques lignes pour présenter Bessy, sa narratrice, cette servante que sa maîtresse oblige à tenir le journal de ses activités journalières lorsqu'elle a su que celle-ci savait lire et écrire.
«Maîtresse, elle me répétait souvent: «Écoutez, Bessy, cessez de m'appeler «Mame.» Elle disait ça surtout quand le pasteur venait prendre le thé. Elle voulait que je l'appelle «Madame», mais j'oubliais toujours. Au début c'était pas exprès, mais après, si, rien que pour voir la bobine qu'elle ferait.»
C'est le plus important pour Arabella, cette étrange et excentrique Maîtresse qui exige de ses servantes successives qu'elles notent chaque soir sur un cahier leurs observations domestiques d'où le titre anglais et si elle leur donne des ordres très peu ordinaires, c'est qu'elle entend étudier de façon scientifique leurs comportements et leurs habitudes. Elle-même tient son propre journal qui aura son importance dans l'histoire quand Bessy le lira et découvrira ce que sa patronne chérie pense d'elle. Une horreur qui changera tout!
A la question de savoir qui lui a appris à écrire, comme à son habitude, Bessy ment.
«J'ai répondu que c'était ma pauvre défunte maman, un sacré bobard à vrai dire, puisque ma mère; elle était vivante et, sans doute, une fois de plus, saoule comme une barrique à Gallowgate. A jeun elle pouvait à peine écrire son nom, même sur l'ordre d'un juge. Éveillée ma mère était jamais à jeun, et lorsqu'elle pionçait elle était comme évanouie.
Mais, un petit instant! Je me laisse emporter par mon histoire. Faut que je commence plus près du début.»
Ceci se passe en Écosse, en 1863, dans un manoir où ces deux femmes esseulées vont bientôt former un étrange couple fondé sur le besoin qu'elles ont l'une de l'autre. Leur complicité, leur jalousie, leur folie et tous ces mystères qui les entourent rôdent autour du souvenir de Nora, la servante bien aimée morte écrasée par un train. Qu'est-il arrivé ce soir-là? Accident, suicide ou crime? le secret se fait de plus en plus lourd et la culpabilité de l'une et les soupçons de l'autre entraînent toutes sortes de délires: fantômes, espionnage, poursuites, dépression, rien ne nous est épargné et le lecteur passe d'une surprise à l'autre jusqu'au dénouement qui arrive trop vite.
Inutile de tergiverser: j'ai beaucoup aimé cette lecture qui par certains côtés m'a fait penser à Moll Flanders de Daniel Defoe, ce roman picaresque qui décrit la société anglaise du XVIIIe siècle à travers les péripéties de la vie d'une femme à l'enfance aussi maltraitée que celle de Bessy et qui use aussi abondamment du mensonge, de la délinquance et de ses charmes pour se sortir de la misère où se trouvent les femmes sans famille et sans argent qu'aucune loi ne protège. L'une ne trouvera la paix que dans son exil forcé en Caroline et l'autre… les lecteurs savent où le roman la laisse.
J'ai aimé que la jeune servante ne soit pas docile, qu'elle ait du tempérament et du ressort à revendre.
J'ai aimé aussi le jeu de la narration et des différents styles qui s'adaptent aux changements d'âge de la narratrice. Au premier «je» du personnage qui raconte sa vie au jour le jour succède un «je» rétrospectif d'une Bessy plus âgée et plus sage qui raconte son histoire de manière plus contrôlée et plus apaisée.
L'ensemble est très plaisant et ce livre restera un bon souvenir de cet été un peu trop pluvieux.
Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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Chaplum
  09 août 2011
Bessy, âgée de 15 ans, fuit un passé sordide et se retrouve à errer dans la campagne quand elle s'approche d'une ferme d'où une jeune fille échevelée vient. Bessy va dans cette direction et aide la maîtresse des lieux à rattraper un cochon. C'est ainsi qu'elle réussit à se faire engager comme gouvernante à Castle Haivers, qui n'a de prestigieux que le nom. En effet, elle se rend vite compte qu'elle est l'unique domestique de maison et que les autres sont des employés de ferme. le maître est à Edimbourg pour affaires et Mrs Reid gère le domaine seule.
Quand elle apprend que Bessy sait lire et écrire, Mrs Reid lui demande de tenir un journal dans lequel elle consignera tout ce qu'elle fait dans la journée mais aussi ses sentiments. Bessy est d'abord méfiante, surtout que la maîtresse l'oblige à faire d'étranges exercices et a des sautes d'humeur mais rapidement elle s'attache à sa patronne d'une manière excessive. Mais des secrets sont enfouis et la folie rôde à Castle Haivers …
La première chose qui m'a attirée vers ce roman est sa couverture avec cette jeune fille à la robe jaune qui contraste tellement sur ce sentier sombre et glauque. Ensuite, le résumé sur la quatrième a achevé de me convaincre. Pourtant, j'étais loin de me douter de ce qui allait m'attendre dans ces pages, je peux même dire que ce résumé a été d'une certaine manière trompeur ou du moins que je l'ai interprété erronément. J'ai commencé le livre, persuadée d'avoir affaire à une servante vile et manipulatrice, qui allait jouer un tour machiavélique à sa patronne. Rien de tout ça, ce roman est beaucoup plus complexe que cela et traite de plusieurs sujets, dont un que je ne soupçonnais pas du tout : la folie, sa perception et son traitement à la fin du XIXème siècle. C'est un des grands aspects du roman mais qu'il est préférable de ne pas trop aborder afin de ne pas déflorer une intrigue originale, qu'il est toujours plus agréable de découvrir au fur et à mesure de sa lecture.
D'ailleurs, Bessy, loin d'être une vilaine domestique, devenue haineuse suite à son passé difficile, est au contraire une jeune fille pas très futée, méfiante mais qui a plutôt un bon fond. Elle s'attache fortement à sa maîtresse, avant de découvrir que celle-ci a un secret et que si elle lui manifeste de la sympathie, ce n'est que par intérêt. Meurtrie et blessée, Bessy va décider de faire une farce à Mrs Reid, loin de se douter que cela aura plus de répercussions que prévu.
C'est vrai que ce personnage m'a parfois énervée. Je l'ai trouvée souvent bête, un peu dure de la compréhension et s'attachant trop à Mrs Reid. Mais on peut sans doute se dire qu'avec un lourd passif comme le sien, Bessy a besoin d'affection.
Mrs Reid est, elle aussi, un personnage compliqué et difficile à cerner. S'ennuyant dans sa vie et dans son couple, elle se met en tête de découvrir jusqu'où peut aller l'obéissance des domestiques et de quelle manière on peut s'assurer si un tel sera obéissant ou non. Elle écrit un livre, à l'insu de son entourage et demande à ses gouvernantes de noter leurs impressions dans le but de mener ses investigations. Mais il s'avère que cette enquête a déjà conduit à des dérives et aurait notamment causé la disparition d'une certaine Nora …
Le roman est foisonnant. La romancière nous transporte ainsi du Glasgow coquin où les mères n'hésitent pas à mettre leurs filles sur le trottoir pour pouvoir se souler tranquillement à celui de la haute où les riches propriétaires terriens viennent se montrer dans le but d'obtenir leur place dans la politique locale. Sans oublier les villages, avec leur révérend fouineur et leur population curieuse. Ce qui donne vie à des personnages secondaires savoureux, tant dans leur description que dans leurs comportements.
Le style peut désarçonner dans les premières pages, du fait du langage de Bessy, qui emploie de nombreux mots d'argots fleuris. C'est déroutant mais, selon moi, totalement approprié. Cela donne une couleur au texte et nous plonge au coeur du milieu dont est issue Bessy, dont le franc-parler m'a souvent fait sourire. Ces mots grivois, glissés au sein d'un style plus classique donne une note de modernité à un texte qui n'est pas sans rappeler certains romans classiques gothiques et victoriens.
Bref, un excellent roman que je conseille car il possède de nombreuses qualités. On peut toutefois regretter une fin un peu trop consensuelle.
Lien : http://www.chaplum.com/la-se..
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la_chevre_grise
  13 août 2011
Le style est un peu dérangeant au début. Mais très vite, on comprend que c'est par ce biais que l'auteur dépeint son héroïne : Bessy est attachante, pleine de vie et de gouaille, elle ne se morfond pas malgré la vie sordide qu'elle a pu mener avant d'arriver à Castle Haivers. Pas de tristesse, pas d'ambiance sombre, Bessy nous ramène vite dans la lumière et son attachement à « maîtresse ».
L'art de Jane Harris est de ne lever le voile sur le passé de Bessy que par petites touches, nous entraînant toujours plus loin dans le récit et dans l'enquête sur les circonstances de la mort de Nora, la servante irlandaise qui a précédé Bessy au poste de bonne à tout faire. L'alternance entre le récit à posteriori de Bessy et les extraits de son journal ou des Observations de Lady Arabella ajoute à cette envie de tourner les pages sans s'arrêter. Car Bessy n'est peut être pas très cultivée, même si elle sait lire et écrire, phénomène plutôt rare à l'époque, mais elle est fine, pleine de caractère et courageuse, tout en faisant preuve de naïveté parfois. Elle n'a pas peur d'affronter la vie et fait preuve d'humour, malgré les sujets très graves qu'elle aborde parfois, comme son enfance miséreuse, sa mère qui se prostitue et ne pense qu'à ses amants de passage, allant jusqu'à prostituer sa propre fille !
Entre une maîtresse aux lubies quelque peu étonnantes et un maître pingre qui ne prête attention à personne, elle n'est pourtant pas très gâtée. Mais elle a connu tellement pire qu'elle s'attache à cette famille et à ce domaine, sans oublier pour autant d'être une observatrice attentive. Car au final, ce n'est pas tellement un portrait d'une servante au XIXe siècle que le lecteur lit, mais bien davantage celui des maîtres. Et là, surprise : ce qui au départ ne commençait que comme un jeu, une innocente vengeance contre sa maîtresse qui ne s'intéressait à elle que pour arriver à ses fins, se termine en drame : la folie. On n'est pas loin des ambiances un peu gothiques typiques du XIXe siècle : une demeure froide pleine de courants d'air, une mort étrange et suspecte, des mystères à éclaircir, un revenant peut être... Face à ces phénomènes étranges, Lady Arabella perd pied. Et son mari, loin de l'aider et plein de cynisme (comme le montre la conversation que surprend Bessy, cachée derrière le rideau), ne pense qu'à sa future carrière politique.
Bessy, elle, continue de soutenir sa maîtresse, lui reste attachée malgré tout, et continue à faire preuve d'humour et de répartie. Pour apporter cette légèreté, elle est aidée par la galerie des personnages secondaires : Hector, qui la poursuit de ses assiduités ; Nora, qui fait des apparitions à l'origine de certaines situations ; le révérend Pollock, dont les discours pompeux ennuient tout le monde ; Janet, la tenancière qui colporte les ragots...
Lien : http://nourrituresentoutgenr..
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vilvirt
  03 mai 2011
Après en avoir lu et entendu beaucoup de bien, j'ai eu envie de me procurer ce premier roman de Jane Harris qui paraissait rassembler une partie des ingrédients de ces récits à l'ambiance toute victorienne qui me plaisent tant. Une excellente acquisition parce que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et le récit de Bessy et de sa vie de servante au manoir, raconté avec franchise et naïveté, a été un vrai plaisir du début à la fin.
Les premières pages s'ouvrent donc sur Bessy, jeune irlandaise et narratrice des évènements qui surviennent, désoeuvrée, seule et ne possèdant en tout et pour tout que les vêtements qu'elle porte. Qui est-elle, d'où vient-elle ? On l'ignore et les quelques détails de son passé qu'elle relate bien à contre-coeur nous permettent seulement d'imaginer le calvaire qui fut le sien dans le passé, auprès d'une mère immorale qui l'a poussé à accepter la pire des situations. Elle erre sur les routes d'Ecosse à la recherche d'un emploi et tombe sur le manoir de Castle Haivers où Lady Reid la prend à son service.
Les choses semblent s'améliorer pour elle puisqu'elle trouve cette place de domestique, et bien que le domaine semble un peu à l'abandon dans cette région désolée de l'Ecosse où les puits miniers prolifèrent, sa nouvelle condition lui convient. D'ailleurs, sa "maîtresse", comme elle se plaît à l'appeler, lui montre beaucoup de sympathie et n'hésite pas à lui fournir tout ce qui lui manque. Pourtant, très vite, la jeune fille va se rendre compte que Lady Reid est une personne étrange, instable, lunatique, certains jours adorable et portée aux confidences, d'autres jours exécrable, la soumettant à ses lubies, l'obligeant à exécuter toutes sortes de tâches qui n'ont pas le moindre sens. Son comportement va devenir de plus en plus obscur et incompréhensible à Bessy. Arabella est de plus, obsédée par sa précédente servante, Nora, dont le décès semble toujours la bouleverser. Malgré tout, la jeune servante se plie à toutes les exigences de sa maîtresse, sans en comprendre réellement les motifs, allant jusqu'à rédiger un journal sur la demande de celle-ci afin d'y consigner ses pensées et ses activités de la journée.
Bessy déroule le fil de sa vie depuis sa rencontre avec Lady Reid au manoir de Castle Haivers. Elle parle de son emploi de servante sur le domaine et de l'incroyable tendresse qui va la lier jusqu'au bout à Arabella Reid, malgré la personnalité inquiétante de celle-ci. Peu à peu, elle lève le voile sur son propre passé et révèle les mystères qui entourent la mort prématurée de Nora, servante avant elle au domaine de Castle Haivers. Les personnages rencontrés sur les terres du domaine, dans les ruelles de la ville proche et au fond des gargotes où s'attroupent les mineurs, apportent une touche très colorée. Les caractères les plus divers se croisent autour d'une Bessy de plus en plus curieuse de connaître les évènements qui ont eu lieu avant son arrivée.
La suite ici :
Lien : http://tranchesdelivres.blog..
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dancingbrave
  15 décembre 2012
Comment les aléas de la vie peuvent conduire les gens même les plus décalés à finalement trouver un lieu d'équilibre.
Le style est à rapprocher des romantiques anglais du XIX° siècle, mélange d'obscurité, de sentiments contrariés et profonds et de folie.
Ce qui m'est le plus agréable dans ce style de roman est l'impression globale de romantisme ; ce climat où seuls comptent les sentiments, ou les besoins matériels sont inexistants soit parce que l'on est nanti, soit parce que l'on est petit.
Il me rappelle des « jane eyre », « whurseling heights », « journal de salavin » » et autres « amours de la belle époque »
En 1863 en Ecosse une toute jeune fille irlandaise fuit sa vie horrible dans les bas fonds de Glasgow et sa mère indigne qui la prostitue.
Par hasard elle trouve à se placer comme servante dans un manoir délabré d'Ecosse auprès d'une maîtresse des plus fantasque.
Négligée par son mari, à force de tourner en rond, les bizarreries de cette maîtresse la conduiront vers la folie.
Mais la jeune fille, Bess, qui trouve en sa maîtresse un substitut de mère mettra tout en oeuvre pour la sauver ou du moins rester près d'elle.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   31 janvier 2019
Elle était toujours après moi pour que j'écrive dans un petit cahier. Elle m'avait donné le cahier, la plume et l'encre le jour même de mon arrivée.

"Écoutez, Bessy, elle avait déclaré, je souhaite que vous décriviez vos activités journalières dans ce petit cahier, et j'y jetterai un coup d’œil de temps en temps."

Ça s'est passé après qu'elle avait découvert que je savais lire et écrire. Alors son visage s'est illuminé, comme si en cherchant un penny perdu elle avait trouvé une pièce de six pence.

"Oh! Qui vous a appris?" elle a demandé.

J'ai répondu que c'était ma pauvre défunte maman, un sacré bobard à vrai dire, puisque ma mère, elle était vivante et, sans doute, une fois de plus, saoule comme une barrique à Gallowgate. A jeun elle pouvait à peine écrire son nom, même sur l'ordre d'un juge. Éveillée ma mère était jamais à jeun, et lorsqu'elle pionçait elle était comme évanouie.

Mais, un petit instant! je me laisse emporter par mon histoire. Faut que je commence plus près du début.
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sld09sld09   24 septembre 2017
Maîtresse, elle me répétait souvent :
" Ecoutez, Bessy, cessez de m'appeler "Mame"." Elle disait ça surtout quand le pasteur venait prendre le thé. Elle voulait que je l'appelle "Madame", mais j'oubliais toujours. Au début c'était pas exprès, mais après, si, rien que pour voir la bobine qu'elle ferait.
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MyrinnaMyrinna   02 août 2010
J'étais un objet d'expérience, avec lequel on pouvait jouer, et mettre au rebut sur un caprice.
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NikozNikoz   18 mars 2018
-J'ai l'intention de me beurrer, de rouler sous la table!
-Youpiiii
-C'est moi qui régale
- Alors je t'accompagne dit ma mère!
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