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Bernard Sigaud (Traducteur)
ISBN : 2265077267
Éditeur : Fleuve Editions (13/05/2004)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Londres, 1999. Michael Kearney est un scientifique de génie mais également tueur en série à ses heures perdues, influencé, dit-il, par une étrange créature à tête de cheval, le Shrander, qui le terrorise depuis longtemps et le pousse à fuir continuellement d'une ville à l'autre. Année 2400. Plusieurs civilisations coexistent dans une vaste région stellaire très lumineuse, le Secteur Kefahuchi. Seria Mau, une créature mi-humaine, mi-vaisseau fuit ses semblables en qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Walktapus
  27 août 2012
Encore un de ces romans de science-fiction considérés comme un chef d'oeuvre absolu par certains, comme de l'esbrouffe par d'autres. Alors, nul ou génial ?
A l'Ombre du Shrander suit le parcours de trois personnages, dans trois trames parallèles qui vont se rejoindre, l'une située à la toute fin du XXe siècle, les deux autres en l'an 2400 dans un space opera non conformiste et foisonnant. Ce qui frappe d'abord c'est le style, très bon, personnel, évocateur, poétique bien que les situations soient très noires. Souvent très dense aussi. Peut-être pas un style pour tout le monde.
Sur le fond, il y a une sorte de traitement "désinvolte" des aspects science-fictionesques, non pas qu'ils soient minimisés, ni accessoires à l'histoire, bien au contraire. Mais l'auteur ne s'arrête jamais sur tel ou tel concept ou telle situation pour dire au lecteur : "regardez cette idée qu'elle est belle, cette perspective qu'elle est éblouissante". Qu'on puisse s'interfacer avec des machines, ou se cloner, par exemple, ne semble pas l'intéresser en soi. le fait qu'un personnage soit un clone, ou connecté à une machine, n'intervient que comme un élément de compréhension de ce personnage.
C'est pour ça que j'ai envie de dire que, quelque part, ce roman n'est pas de la SF, mais de la littérature "blanche". La SF n'est plus au centre du roman, ni son prétexte, ni son sujet principal. Et pourtant il semble considèrer que tout est acquis par le lecteur, Tout ce que la SF d'avant garde a pu inventer/découvrir depuis 30 ans, de Gibson à Egan, semble aller de soi ici. Son univers est peut-être aussi riche en thématiques que celui d'un Brin ou d'un d'un Banks, mais esquissé, et en seulement 340 pages. Donc a priori assez difficile d'accès à un néophyte.
Il y a un passage qui résume bien tout ça. A un moment, quelqu'un "allume" une géante gazeuse, la transforme en soleil, juste pour se débarasser d'un ennemi qui s'y était réfugié, tout ça en un petit paragraphe, sans daigner avancer la moindre explication scientifique. Si ça, ce n'est pas un traitement désinvolte ! Il y a un peu de provocation, une distanciation, un humour ironique aussi, qu'on retrouve aussi par les références - les deux ou trois que j'ai repérées. Mais du même coup le lecteur a du mal à croire que l'auteur croit en son univers.
Bref, de ce traitement distancié vient peut-être la disparité de jugement : entre ceux qui considèrent que ce roman émancipe la science-fiction (mais pour aller vers quoi ?), et ceux qui considèrent qu'il la trahit. En ce qui me concerne, le livre ne m'a pas passionné partout (en raison de la distanciation, et puis un des trois personnages est trop antipathique :) ), mais il m'a laissé une bonne impression générale. J'adore les livres denses, et le style de Harrison m'emballe. J'ai d'ailleurs même relu certains passages plusieurs fois, ce qui m'arrive rarement.
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micetmac
  24 mai 2018
Je suis un grand lecteur de SF, MULLHOLLAND DRIVE est l'un de mes films préférés. Je ne suis donc pas contre perdre pied. Ne pas tout saisir, ne pas tout comprendre n'est pas rédhibitoire. Mais comme aurait dû se dire Silvio à la veille de son trente huitième lifting : il y a une limite à tout.
Ce n'est pas barré L'OMBRE DU SHRANDER, ni intriguant, ni dérangeant, juste illisible.
Commençons par le style,
"En cet instant, annoncèrent les mathématiques, nous résolvons l'équation de Schrödinger pour chaque point d'une matrice de dix dimensions spatiales sur quatre dimensions temporelles. Personne d'autre ne peut le faire"
Heu... Et bien c'est à dire que... Je suis censé dire un truc ?
Harrison nous balance ce genre de sentences à tout bout de chou, et à force... Ça pique un peu.
"Un peu plus tard, elle aligna sa vitesse sur celle de l'épave et se stabilisa tandis que les débris tournaient lentement autour d'elle : plaques de coque pliées, articles monolithiques de propulseurs dynaflux et ce qui ressemblait à des kilomètres d'un câble en lent déroulement"
Bon John, tu commences à franchement augmenter le volume de mes gonades...
Ce livre était annoncé comme LE livre, difficile à lire à cause de son contenu mais une oeuvre en soi.
Il faut vraiment invoquer quelque force obscure pour finir ce bouquin.
Nul. Pire, prétentieusement nul.
On s'accroche pour connaître la fin. de dénouement il n'y a point. Je n'ai rien compris. LOST HIGHWAY de David Lynch est un hymne à la simplicité en comparaison, le TRACTATUS LOGICO-PHILOSOPHICUS de Ludwig Wittgeinstein un conte pour enfants...
Non, je vous le dis , j'aurais dû suivre ce précepte : "la vie est bien trop courte pour qu'on s'encombre".
Lien : https://micmacbibliotheque.b..
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Vertigineux
  20 février 2011
En plusieurs décennies de carrière, l'écrivain britannique M. John Harrison a su se tailler une réputation d'auteur SF/Fantasy incontournable, représentant la nouvelle vague aux côtés de grands noms du genre comme Michael Moorcock ou Ian M. Banks. En se promenant sur le net, on s'aperçoit qu'il semble cristalliser les passions et les avis sur son oeuvre sont plutôt tranchés, du genre : « c'est le plus grand auteur de la SF britannique moderne » ou « ce type est un escroc. » L'une des caractéristiques de son oeuvre semble être d'avoir redonné à la SF ou la fantasy ses lettres de noblesse et une place dans « la grande littérature ».
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Monsieur-L-
  17 février 2014
Un livre annoncé comme étant difficile à lire à cause de son contenu.
Au contraire, un livre difficile à supporter à cause de son manque de contenu. À la moitié du livre, l'histoire avait à peine avancé. de plus, le lecteur est trimballé entre trois personnages sans éclats.
Il faut carrément se forcer pour finir le livre, tellement il n'y a rien qui nous pousse à lire les pages une après l'autre. Intrigue mal définie, personnages brouillons et un univers SF qui ne semble servir que de décor de fond à une histoire sans histoire.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   26 août 2012
Bien qu'assez volumineux, l'objet n'était à proprement parler qu'un satellite. Le réchauffement du noyau par les marées avait porté sa surface à une température comparable à celle de la Terre, tout en produisant une atmosphère instable et vaporeuse qui recelait des gaz nécessaires à la vie. Sur un arc de ciel bizarrement verdâtre se répandait la masse rose saumon de la géante gazeuse la plus proche. Une structure fractale unique occupait intégralement ce planétoïde. Bien qu'elle ressemble de loin à de la végétation, elle n'était ni vivante ni morte. Ce n'était qu'un vieil algorithme en délire, qui, expulsé au passage par un système de navigation, s'était déchaîné avant de se trouver à court de matières premières. Le résultat ressemblait à une infinité de plumes de paon d'un million de tailles différentes : un astucieux dessin gonflé en trois dimensions. Les mathématiques essayant d'échapper à la mort.

Douce et veloutée, entourée d'une brume impalpable et de sa propre substance, cette structure trompait l'oeil à toutes les échelles. Elle absorbait bizarrement la lumière. Fragile exfoliation autofragmentée en poussière virale, le vieux calcul inutile était accidentellement devenu un environnement. Il y avait un biome : des formes de vie locales évoluaient au milieu de ses tiges et bractées insolites dans une sorte de perplexité furtive. La logique de l'écologie était peu claire, la faune résultante était provisoire. A l'aube ou au crépuscule, on pouvait peut-être voir une créature intermédiaire entre un oiseau et un ouistiti grimper laborieusement jusqu'au sommet de quelque plume gigantesque d'où elle contemplerait anxieusement la géante gazeuse avant de fermer les yeux et de se lancer dans un aubade aigrelette. Personne n'y avait séjourné assez longtemps pour en savoir plus.
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WalktapusWalktapus   20 août 2012
Les salons d'encodage, les salons de tatouage - tous tenus par des poètes borgnes sexagénaires carburant au bourbon Carmody Rose -, les officines de retaille et de recoupe génétique en pas-de-porte, leurs minuscules vitrines bourrées de graphiques animés - timbres postaux, insignes de campagnes militaires imaginaires, ou sacs de bonbons aux couleurs innocentes -, étaient déjà bondés de clients, tandis que, descendus des enclaves industrielles qui s'élevaient en terrasses au-dessus de la Corniche, des hommes et des femmes en sapes de marque sautillaient, pleins de confiance, en direction des restaurants sur le front de mer, la tête levée en imaginant par avance la cuisine terrestre, les lumières du port sur l'océan sombre couleur de vin, puis une virée à Moneytown, tard dans la nuit - créateurs de richesses, faiseurs de prospérités, un peu trop au-dessus de tout ça, à les entendre, et pourtant mystérieusement stimulés par tout ce qui est bon marché et de mauvais goût. De la foule s'élevaient des voix. Et puis des rires. Partout de la musique. Le dub transformationnel maltraitait les oreilles, sa ligne de basse antagoniste s'entendait à vingt milles en mer. Au-dessus de cette clameur montait la phéromone tranchante et anxieuse des attentes humaines, effluve moins à base de sexe, de convoitise ou d'agressivité que de substances d'abus, de falafels deuxième choix et de parfums de luxe.
Seria Mau disposait de l'odorat, tout comme elle disposait de la vue et de l'ouïe.
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WalktapusWalktapus   24 août 2012
Derrière tous ces comportements répréhensibles se cachait une insécurité, magnifique de par son étendue, métaphysique de par sa nature. L'espace était vaste, et les petits gars débarqués de la Terre furent malgré eux frappés d'une terreur respectueuse par ce qu'ils trouvèrent là-haut. Pis encore, leur science en avait pris un sacré coup. Toutes les races qu'ils rencontrèrent au cours de leur transit vers le Noyau utilisaient des propulsions interstellaires fondées sur des théories différentes. Toutes ces théories fonctionnaient, même lorsque leurs hypothèses de base étaient mutuellement exclusives. On pouvait voyager d'une étoile à l'autre, semblait-il, sur n'importe quelle base théorique. Si la théorie suggérait de travailler avec un espace écumant - si on était obligé de saisir la vague au bond -, cela n'empêchait pas un autre moteur, qui fonctionnerait sur une surface einsteinienne parfaitement lisse, de surfer sur la même tranche de vide spatial. Il était même possible de construire des propulseurs sur la base de théories du style supercordes, lesquelles, malgré leurs promesses datant de quatre cents ans, n'avaient jamais vraiment fonctionné.
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