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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2264017139
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (25/11/1999)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 117 notes)
Résumé :
"Trois nouvelles. Des personnages qui n'ont rien de commun. Des copains de campus devenus sages volant au secours d'un des leurs dont l’engagement terroriste ne s'est pas élimé.

Une femme mûre qui ne veut simplement que s'évader de sa vie pour en retrouver la source. Un grand diable d'homme des bois qui a retrouvé un chef indien en plongée et veut l'enterrer dans le cimetière caché de ses ancêtres dont une accorte ethnologue traque le passé à travers... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Thyuig
  01 mars 2012
Trois nouvelles composent ce recueil, chacune d'une centaine de pages, elles traitent toutes à leur manière d'un moment charnière de l'existence. Harrison est un écrivain éprouvant pour ses personnages, il les soumet inlassablement à sa propre évaluation : Chien Brun est-il bon ? Claire serait-elle seulement capricieuse ? Après quelle chimère Gwen court-elle ?
Peu importe. Comment se comporter face à une intimité mouvante ? Comment vivre malgré la perte de l'amie et du chien, ceux-là même qui vous donnaient l'exquise sensation d'exister ? Comment respecter un monde qui prend plus qu'il ne donne et qui marque en souffrance chacun des êtres qui le parcourent ?
Harrison est et restera à mes yeux comme l'écrivain qui aura le mieux parlé des femmes, peut-êre pas telles qu'elles sont vraiment, mais telles qu'on aime à penser qu'elles sont lorsqu'on les aime, subtile différence qui fait tout le sel de la relation homme-femme. Ici encore fois avec Claire et Gwen, il dresse le portrait de deux personnages à aimer, l'inflexibilité de Gwen, sa tendresse aussi, et puis la faiblesse maquillée De Claire, grande amoureuse cachée. Toutes deux font face à une réalité qu'elles ne peuvent esquiver, Gwen parce qu'elle a toujours fait face, Claire parce qu'elle s'est toujours réfugiée mais que la situation n'est plus tenable.
Et les hommes alors ? Chien Brun ? Et cet imbécile de Donald ? Ils boivent trop, se préocuppent beaucoup d'eux-memes, oublient qu'ils partagent le monde avec d'autres, égocentriques égoistes vulgaires affamés destructeurs mais aussi parfois rêveurs exaltés et bonimenteurs. La balance d'Harrison ne penche pas vraiment du côté des hommes, mais regardant l'état du monde, qui oserait le lui reprocher ?
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carnet-de-voyage
  01 août 2015
3 histoires nouvelles, qui sont à elles seules des romans plus que des "nouvelles" car leur densité est telle que vous ne pouvez qu'appréciez la qualité. Cependant, malgré, le talent insoupçonnable de Harrison, une nouvelle reste moins "bonne" que les deux autres... mais ce n'est qu'une question de goût ; et nous savons que tous que notre Grand Jim à le "palais plutôt développé"...
La première est "Chien Brun". La première mais loin d'être la dernière car on retrouvera ce personnage tonitruant dans d'autres livres de Harrison. Chien Brun n'est pas un cabot. Quoique. Mais pas un chien on pourrait l'entendre au premier abord. Et encore moins un bâtard ! C'est un "mélange", un soi-disant Métis, d'Indien de de blanc, mais même lui ne sais pas trop. Il est un "peu bas du front", mais il a la main sur le coeur.... Et la Nature est sa vie. Et le sexe est son essence...et toute comme les "Belles Américaines" il consomme pas mal "d'essence"...et passe souvent à la pompe, sans faire un jeu de mot graveleux... Pardon Jim !
La seconde.."Sunset Limited"...est moins..moins "intéressante"... Une histoire de copains, bien rangés, maintenant, ayant bien enfouis leurs idées juvéniles et révolutionnaires. Jusqu'au jour où ils apprennent que l'un d'eux, perdu de vu est en danger... Que vont-ils flaire ? Auront-ils le courage d'aller sauver leur ami, de laisser leur confort, leur vie pour voler au secours d'idées révolues ?
La troisième "La femme aux Lucioles" est un Monument.
Impossible de raconter quoi que ce soit, tant est que cette histoire doit être lue.
Je veux juste ajouter que la plume d'Harrison est encore plus belle lorsqu'il la trempe dans le coeur d'une femme...Les mots sont imbibés de larmes, de silence, de pudeur et de beauté. Un grand moment littéraire.
Un livre qu'on devrait faire lire aux ados... juste pour leur prouver que "la beauté" est un nom féminin.
Un détail qui à son importance : la fille De Claire, Laurel, est celle qui vous retrouverez dans "Les jeux de la nuit", autre chef d'oeuvre de Harrison.
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LiliGalipette
  16 août 2018
Voilà un abandon. Lâche. Rapide. Sans vergogne. Dans les 2 premières pages, un truc m'a chiffonnée. Je ne sais pas quoi, je n'ai pas cherché. J'ai tenu jusqu'en page 30 et je n'ai même pas essayé de lire la deuxième et la troisième nouvelle. Je vous l'ai dit, c'est un abandon lâche et rapide. J'avais tenu bon jusqu'à la dernière page de Péchés capitaux, je n'ai pas fait cette erreur avec ce recueil. Tant pis, je passe apparemment à côté d'un des plus grands auteurs américains du 20e siècle, mais je le vis bien.
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antihuman
  01 mars 2013
Ce livre comprend 3 récits: 1. CHIEN BRUN
Donc à propos du sus-nommé Chien Brun tout d'abord, avec ses traditionnelles aventures boisées (cette fois pour changer du poisson il verse de l'eau dans le corset d'une impudente entraîneuse qui le méprise en un bar) qui le fait noter que décidément les ploucs ne comprendront jamais les mythes grecs, puis,
2. SUNSET LIMITED; en fait sur le thème du monde d'Hollywood et de tous ses avatars scénaristes déclinés parmi le ruban de la réalité - en l'occurence un groupe particulier d'amis - et surtout lorsqu'ils mêlent (ou croient mêler) idéalisme et Art pour enfin terminer par
3. LA FEMME AUX LUCIOLES, un beau texte quoique un peu court au sujet d'une volage d'âge mûre au mari un peu trop ennuyeux (et prénommée Claire) qui mute ensuite en femme indépendante dont on nous conte les insignes journées...
Personnellement j'ai préféré la seconde nouvelle, certainement la plus truculente, truffée de confidences, lumineuses, jamais vues et intéressantes ainsi qu'originales en puissance - à mon humble avis. Digne de la guerre d'Orson là-bas au royaume du cinéma.
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Maphil
  05 novembre 2015
A travers ses nouvelles, Jim Harrison témoigne de la nécessité de renouer avec la nature pour échapper à l'abêtissement de la société matérialiste. Ces trois récits racontent avec réalisme mais aussi humour, trois retours aux sources, sorte de quête de l'origine. Une recherche et reconnaissance de quelque chose en quoi on puisse croire pour trouver le salut ici-bas. Superbe.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ThyuigThyuig   24 février 2012
Plusieurs années auparavant, Bob et moi avions rencontré quelques touristes assez mignonnes au bar, et nous étions allés dans leur chambre de motel pour sniffer un peu de cocaïne et boire du whisky. Je me sentais surexcité, mais rien à faire pour bander, si bien que je m'étais rabattu sur le whisky. Claquer cent dollars pour bander mou, voilà qui me dépasse.
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WictorianeWictoriane   14 février 2012
Avant le base-ball Billy avait aimé les chevaux ; mais sa soeur, de deux ans son ainée, avait souffert d'une fracture spiroïdale suite à une mauvaise chute de poney un dimanche où Billy assistait à son premier match de base-ball. Aujourd'hui encore, la seule vue d'un manège pour enfant le remplissait de mélancolie ; lorsqu'il découvrit son premier manège forain à l'âge de cinq ans, il fondit en larmes, car il croyait qu'on avait empalé les poneys en leur milieu. (Sunset limited)
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WictorianeWictoriane   14 février 2012
Ce jour là, l'un de mes amis navigait sur le minéralier "Arthur Anderson" qui essaya de porter secours au bateau en détresse. Lorsque l'"Anderson" arriva à Soo, mon ami débarqua et ne remit plus jamais les pieds sur un navire. Les gardes-côtes le contestèrent, mais mon copain m'affirma que les hauts-fonds de Caribou éventrèrent la coque du "Fitzgerald" et que, malgré ses quatre pompes de cale débitant chacune vingt-cinq mille litres d'eau à la minute, le bateau reposait maintenant par deux cents mètres de fond. On ne retrouva pas un seul corps, pour les raisons que j'ai déjà dites. Ces trente-quatre hommes seront toujours au fond du lac lorsque le monde s'achèvera, ce qu'il fera sûrement un jour. Notre prêcheur disait souvent qu'aucun objet de fabrication humaine ne dure, hormis les trucs vraiment gros, comme les pyramides, et encore : même elles montrent des signes d'usure. (Chien brun)
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ThyuigThyuig   28 février 2012
La réalité et la perception sont consensuelles ; au bout de trente jours de solitude, on risque d'oublier où s'arrête sa peau et où commence le monde. Lorsque vous refaisiez surface dans l'univers des hommes et des femmes, vous ne saviez plus comment vous comporter, en partie parce que pour commencer, vous ne l'aviez jamais vraiment su.
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OlafOlaf   12 novembre 2016
Grand-père disait toujours que je m'épanouirais sur le tard; j'attends donc encore beaucoup de choses de la vie. J'ai mes propres théories sur ce que les gens appellent l'avenir. Imaginez-vous au lit en train de dormir et de faire des rêves de n'importe qui, avec des poissons, la mort, une agression, une plongée tout au fond de l'océan, l'explosion du monde, la partie cachée des arbres, une séance de baise avec des femmes ou des hommes sans visage, ce genre d'images qui donne l'impression que le monde est un gigantesque fouillis. Ensuite, à votre réveil dans un chalet glacé, vous êtes simplement C.B dans un sac de couchage acheté dix dollars au surplus de l'armée. La première étape consiste à pisser et à préparer du café, ce qui est dans mes cordes, mais personne ne maîtrise sérieusement la suite des événements.
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Videos de Jim Harrison (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison
Cet épisode du podcast Homo Ethicus est un hommage à Jim Harrison et, plus particulièrement, à sa vision toute personnelle de la sagesse. Sa vision du monde était faite d'amour de la nature sauvage, de gueuletons inimaginable, d'amitié, de poésie et d'écriture que nous voyons à travers des citations de plusieurs de ses ouvrages.
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Jim Harrison, l'homme du Michigan...

Parmi ces nouvelles, laquelle ne figure pas dans le recueil "Légendes d'Automne" paru en 1979?

Une vengeance
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