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ISBN : 2290148679
Éditeur : J'ai Lu (23/08/2017)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Dans un récit à la troisième personne, l'auteur revient sur des épisodes marquants de sa vie : souvenirs d'enfance, mariage, amours et amitiés, pulsions sexuelles, plaisirs de la table, alcools, drogues, etc.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  10 juin 2017
« Saltimbanque. N.M. Personne qui exécute des tours d'adresse, de souplesse ou des acrobaties devant un auditoire. » Cette définition correspond assez bien à Jim Harrison, au sens figuré, évidemment. Cet auteur américain a roulé sa bosse, comme on dit. Après (et pendant) avoir enseigné à l'université, il s'est promené dans les divers états du centre de ce grand pays que sont les Etats-Unis, et pendant sa longue existence il a bien profité de la vie et s'est retrouvé dans de multiples tribulations. Parfois malgré lui, bien souvent de sa faute. En effet, il n'était pas un sage intellectuel, ses champs d'intérêt tournaient autour de la nature, de l'alcool et du sexe féminin (jeune, de préférence). C'est un peu ce qu'il raconte ici, dans cet ouvrage qui n'est pas un nouveau roman mais une autobiographie, le Vieux Saltimbanque. Pour ne pas avoir à être contraint (et à faire subir) la vérité, il raconte sa vie à la 3e personne. Dès sa préface, il a le courage d'affirmer que peu de biographies s'y cantonnent sans enjoliver ne serait-ce qu'un peu. Mais Harrison, lui, a l'intention d'être honnête. Et je crois bien qu'il l'est. Pas d'enjolivements ici, non merci. Il raconte de la manière la plus crue (et brute et loufoque) plusieurs anecdotes le mettant peu en valeur mais divertissant son lectorat. Par exemple, j'ai beaucoup ri à l'évocation de sa liaison avec une de ses étudiante : sa femme, qui doutait de sa fidélité et l'a suivi, a tiré sur la voiture, faisant éclater une vitre et fuir la pauvre jeune fille, en moitié nues. Et aussi le cochon qui lui tenait lieu d'animal domestique!
Harrison poursuit son autobiographie, le vieux Saltimbanque, sur le même ton (humoristique, même s'il ne cherche pas à faire rire) à décrire des péripéties semblables. Mais, parfois, il raconte avec franchise les difficultés de vivre de sa plume pour un auteur américain, ses relations de couple tendues, et plein d'autres moments. J'ai trouvé un petit quelque chose de très humble dans sa démarche. Toutefois, une petite déception persistait : j'aurai apprécié que l'auteur évoque davantage son inspiration, son écriture. Il mentionne très peu de ses ouvrages et encore moins ce qui lui passait par la tête quand il les a écrit. À peine quelques informations sur ses habitudes d'écriture. Était-ce du génie spontané, le genre de choses qui se produisent sans qu'on s'en rende compte ? Quoiqu'il en soit, plusieurs auteurs et documentalistes ont déjà écrit sur son oeuvre, sans doute voulait-il parler que de lui. Et il ne restera qu'eux pour en parler, le Vieux Saltimbanque est décédé quelques mois après la parution de cet ouvrage. Bon repos, Jim Harrison !
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gabb
  08 novembre 2016
Jim Harrison s'en est allé. Le vieux saltimbanque borgne a cassé sa pipe en mars 2016, et ce livre est le dernier publié de son vivant. A ce titre, et à bien d'autres, il occupera désormais une place de choix dans ma bibliothèque !
Cette autobiographie, étrangement écrite à la troisième personne, n'apprendra pas grand chose à ceux qui connaissent le bonhomme de longue date (je vous le donne en mille : il y est comme souvent question de pêche, d'oiseaux, de gueletons et de femmes !), mais elle déborde de sincérité, de lucidité, et comme toujours de poésie.
Avec son style si débridé, l'auteur laisse voguer sa plume, de souvenir en réminiscence, sans chronologie particulière ni fil conducteur apparent, et l'on se prend à se demander s'il sait lui même où chaque phrase le conduit. Son amour de la nature et des rivières du Montana ("selon lui, Dieu était une rivière à truites" !) n'a d'égal que celui du bon vin et des festins roboratifs. L'auteur/narrateur avoue que "la pêche, la chasse et la cuisine étaient les obsessions de sa vie". Ajoutons-y les femmes, puisqu'il ne se refuse jamais un chapitre grivois, et l'alchimie de celui qui compte parmi mes auteurs fétiches fonctionne à nouveau !
Certains chapitres très amusants (notamment sur l'affection qu'il porte à sa truie domestique et à ses porcelets) contrastent avec des passages plus sombres, où Jim Harrison s'épanche sans filtre sur ses addictions plus ou moins malsaines et sur ses états d'âmes de poète en quête d'absolu.
Entre deux souvenirs d'enfance, il vante régulièrement les mérites de la France, de ses artistes et de sa gastronomie, et révèle que son public français est des plus fidèles ! Continuons donc de lire et de relire l'oeuvre de ce géant si simple et si bourru, dont ce dernier livre peut faire office de testament : "Si le saltimbanque ne pouvait être enterré avec son chien, alors il refusait qu'on l'enterre. Plutôt installer son cadavre dans un arbre pour que le vent le dessèche. Et qu'on verse du bon vin pour abreuver les racines assoiffées de cet arbre".
Ainsi soit-il, Big Jim ! Santé !
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Geodaney_alias_Louis_Lucas
  24 juin 2017
Cela faisait des années que j'avais envie de lire Jim Harrison. Il faut dire que l'écrivain est très populaire de ce côté-ci de l'Atlantique et que ses romans ont toujours connu en France un joli succès. Scénariste, poète, romancier, Jim Harrison a eu une carrière littéraire particulièrement dense, enrichie par ses voyages, son soucis permanent de la nature, personnage principal de l'ensemble de ses créations.
"Le vieux saltimbanque" est paru Etats-Unis peu de temps après le décès de l'auteur et chez nous à titre posthume. Est-ce que l'homme sentait qu'il allait partir ou qu'il écrivait là son ultime roman ? Personne ne le saura jamais, pourtant ce que l'on ressent à chaque page, et ça l'éditeur l'a bien compris, c'est bel-et-bien la sensation d'être en présence d'un "testament littéraire".
S'il tente vainement de nous expliquer en prologue la forme qu'il a choisi de donner à ce "Vieux saltimbanque", cela nous éclaire finalement peu sur ses véritables intentions mais l'intérêt, à vrai dire, n'est pas là. Jim Harrison a beau utilisé la troisième personne pour faire vivre son personnage, tout le monde sait très bien qu'il s'agit de lui. Plus précisément, il s'agit de moments marquants de sa vie, compilés de manière un peu décousue à grands renforts d'anecdotes, de souvenirs racontés avec une approche plus thématique que chronologique. Les marqueurs temporels sont d'ailleurs difficiles à déceler.
Si l'on se laisse porter par la poésie certaine de sa plume et que l'on oublie toute structure rassurante, il y a beaucoup à découvrir. L'écrivain dresse en filigrane une sorte de bilan de son oeuvre, ce qui l'a enrichi - ses voyages, sa famille, la nature, ses lectures, ses rencontres - mais aussi ce qui l'a parasité - ses addictions au sexe, à l'alcool - avec à la clef les incontournables regrets et remords.
Avec "Le vieux saltimbanque", Jim Harrison dresse de lui-même un portrait juste, ne surenchérit par sur ses succès, ne fait pas l'impasse sur ses échecs. Il s'offre au lecteur dans son plus simple appareil, quitte sa tenue d'apparat d'auteur au succès, comme s'il nous disait, apaisé, avant de nous quitter : Jim Harrison, c'était moi, c'était cela.
Si je n'ai pas été insensible à ce que l'on peut appeler sans se tromper un dernier coup d'éclat, je me dis que commencer l'oeuvre de Jim Harrison par ce roman n'était peut-être pas la meilleure manière de le découvrir, ce qui explique peut-être mes réserves sur ce roman.
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blandine5674
  08 décembre 2016
Qu'il est triste de savoir qu'on lit le dernier livre d'un auteur que l'on affectionne ! C'est du pur Harrison : nature, pêche, vin, bouffe, sexe. Des retours sur l'enfance où il se rappelle la cochonne que son père élevait. Les circonstances lui feront qu'il va acheter une truie qui va bientôt mettre bas. Des scènes drôles. Je referme la dernière page en disant : Adieu Monsieur Harrison.
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ChtiBaboun
  30 janvier 2017
Le vieux saltimbanque est mon premier contact avec Jim Harrison.
Peut être aurait il fallu rentrer dans son oeuvre par Légende d'automne ou de Marquette à Véranda Cruz ?
En tout cas je me suis delecter de cette autobiographie à la troisième personne.
J'ai découvert un personnage à la hauteur de son aura
Le visage de Jim Harrison en quatrième de couverture est le reflet de ce petit livre de 150 pages.
Un visage tanné par la vie et le bon air du Montana et de l'Arizona
Un visage perplexe comme il peut l'être quand il nous parle de poésie mais aussi de la mort de sa soeur et de son père mais aussi de ses excès de truculence.
Un visage bon vivant ,rabelaisien comme lors qu'il nous raconte l'alcool les bons repas le s'exercer et la France
Enfin un visage de 'terrien' qui nous enchantest par ses passages sur la Nature la pêche et la chasse
Et que dire de son histoire avec sa truies et ses porcelets.
Ce livre est un kaléidoscope et quelque soit l'image qui apparaît, en filigrane c'est l'amour de la vie qui nous transporte
A découvrir dans des autres livres
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   04 septembre 2017
L’on retrouve avec joie un Jim Harrison provocateur et truculent, mais aussi tendre et esclave du langage, dans ce qui se lit aussi comme son testament littéraire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   30 septembre 2016
La dernière histoire d'un poète.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   12 septembre 2016
Provocateur et truculent, mais aussi tendre et esclave du langage.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
SimonLarribaSimonLarriba   10 décembre 2017
" L'écriture automatique " de Jack Kerouac fonctionnait quand on était un bon écrivain ; sinon, c'était du charabia. Quand il avait essayé cette méthode d'écriture, il avait pondu une quantité de pages de sexe et de bouffe, ce qui ne l'avait guère surpris.
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SimonLarribaSimonLarriba   10 décembre 2017
La poésie a parfois ce genre d'effet. Soit on se retrouve au septième ciel, soit on barbote en pleine dépression. On pond un premier vers formidable, mais la pensée n'est pas assez puissante pour en enchaîner d'autres et, au beau milieu de la création, les mots s'ennuient et se font la guerre.
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SimonLarribaSimonLarriba   10 décembre 2017
Il apprit que les médecins méprisaient le zona et le traitaient comme une maladie non rentable jusqu'à ce qu'eux-mêmes l'attrapent.
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SimonLarribaSimonLarriba   10 décembre 2017
L'âge était une grande irritation. Les jeunes désirent que le temps accélère, les vieux qu'il ralentisse.
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SimonLarribaSimonLarriba   10 décembre 2017
Elle n'avait pas envie de faire l'amour, mais lui non plus.
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