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ISBN : 2710308843
Éditeur : La Table ronde (04/12/1998)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
«Pour écrire un poème, vous devez d'abord fabriquer un crayon qui écrira ce que vous voulez dire. Pour le meilleur ou pour le pire, ceci est l'ouvre d'une vie.» Jim Harrison.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
LFolavril
  12 février 2018
Dans la préface de ce recueil de poèmes, Jim Harrison explique que tout a commencé par sa découverte et sa pratique du zen. Je ne savais pas du tout qu'il avait écrit de la poésie, et encore moins sous l'influence de la philosophie zen.
Dans ce recueil, on découvre des poèmes qui évoquent les grands espaces, la nature, la présence animale. Ils disent aussi l'intime, le poète se livrant à travers la métaphore de la nature. Certains poèmes me font penser à des haïkus, brefs, grâce à leur style condensé, épuré, parvenant à dire beaucoup en peu de mots. Les forêts décrites par le poète prennent vie sous nos yeux, nos pieds foulent les aiguilles de pin, la voûte céleste s'illumine au-dessus de nous, les pumas ne sont jamais loin.
J'ai relu certains vers plusieurs fois pour mieux m'en imprégner. Il s'en dégage une telle force vive, ce sont comme des instantanés, des scènes fugitives se déploient autour des mots. Une poésie poignante qui devient par instants cocasse et absurde, avec une écriture qui virevolte : à la fois apaisée, lyrique et puis brusquement prosaïque.
Sous l'évocation de petits riens, de scènes du quotidien, se cache une dénonciation du politique, du religieux, de la réalité plus sombre de l'Amérique.
Lien : https://folavrilivres.wordpr..
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TmbM
  01 février 2017
Amateur de Char, Michaux ou Baudelaire, il m'arrive occasionnellement de lire de la poésie en prose. En revanche, je n'ai jamais été très à l'aise avec la poésie en vers, je m'y suis souvent cassé les dents et je n'ai jamais réellement lu de poètes contemporains. En ce qui concerne Jim Harrison, je connaissais uniquement ses romans et ça m'intéressait de voir ce qu'il avait écrit d'autre. de plus, j'étais curieux de le lire en parallèle dans le texte et dans sa traduction.
Je suis donc venu à ce recueil dans son édition bilingue et c'est une bien bonne surprise. J'ai apprécié le caractère dépouillé de cette poésie dépressive, j'y ai découvert un contenu proche de l'absurde, j'ai retrouvé sa communion avec la nature et son ton pessimiste. Quant à la traduction, c'est un travail délicat, elle est subtile, parfois proche de l'adaptation. Mais très bonne.
Ça m'a beaucoup plu, c'est un recueil qui mériterait d'être lu à voix haute.
Retrouvez ce billet sur mon blog.
Lien : http://touchezmonblog.blogsp..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   11 mai 2017
48


C'était lundi matin pour la plupart des gens
et mon cœur était prêt d'exploser selon
mon tensiomètre numérique,
ce qui me fait dire que je ne veux plus bosser
pour être le mineur le mieux payé au monde.
Je veux me maintenir à la surface et aider le héron
qui a du mal à se poser au bord du ruisseau.
Il vieillit et je me demande où il sera une fois mort.

p.111
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coco4649coco4649   10 mai 2017
29


Il y a quatre saisons, dix serments, neuf couleurs,
 trois voyelles
qui tendent leurs piètres mains vers les sept saveurs
et l'unique argent, parodie officielle de prière.
En haut de cette montagne, face nord sur le talus,
tombe et trébuche la neige — au sud boutons de
 fleurs roses.

p.73
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coco4649coco4649   12 mai 2017
57


J'ai mis fin à mes jours parce qu'on m'a sans cesse
 estropié,
pris à rebrousse poil, que la main-d'œuvre et les
 pièces me coûtaient trop d'argent.
Cinquante-sept ans durant, j'ai tout compris de
 travers
jusqu'à ce que j'examine l'envers du miroir.
Pas de naissance sans mort. ça marche dans l'autre
 sens.
Quel plaisir de descendre du cheval au beau milieu
 du lac.

p.129
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coco4649coco4649   06 mai 2017
1


Nos esprits bruissent comme des abeilles
mais les leurs ne bourdonnent pas.
Ce ne sont qu'ailes sans cœur, disent-elles,
cheminant vers une autre fleur.

p.17
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coco4649coco4649   11 mai 2017
Nord
Extrait 1
                  « L'esprit dont nous sommes incons-
                cients a bien conscience de nous. »
                                             R. D. LAING.


Levant ni betterave
ni sang,
rouge rose-de-mer.

J'ai amplifié mes battements de cœur
mille fois,
les bêtes au départ intriguées
ont ensuite convenu que j'étais
un autre tonnerre humain.

Tandis que je parlais direct à dieu
mon attention a lentement décru.
J'ai tant de choses en tête.

Je me suis entraîné
à me faire aussi fort
que l'eau.

Après toutes ces années
à retenir le monde entier
je le laisse maintenant rouler à flanc de colline
et sombrer dans le fleuve.

p.153
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Videos de Jim Harrison (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Oliver Gallmeister, éditeur spécialisé dans la littérature des grands espaces, pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
De Henry David Thoreau à Jim Harrison ou Rick Bass, la littérature américaine est depuis un siècle et demi étroitement liée à la nature sauvage et aux grands espaces. Regard sur cette tradition du « nature writing » en compagnie d'Oliver Gallmeister, fondateur des éditions du même nom, l'un des passeurs d'une littérature américaine contemporaine ancrée dans son environnement avec un catalogue comptant notamment des auteurs comme Pete Fromm, Jean Hegland ou David Vann.
En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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