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ISBN : 2264072369
Éditeur : 10-18 (21/02/2019)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 675 notes)
Résumé :
L'intrigue serrée, l'urgence d'une écriture qui déferle comme un torrent sans digue: c'est "Légendes d'automne".
Un ouvrage pour le moins impétueux et vivifiant au travers duquel on devine un auteur qui semble s'être jeté dans l'écriture en réponse à un sentiment impérieux, à une nécessité.
De la même manière, l'intensité de la violence est telle que l'on pressent les écorchures de Jim Harrison lui-même. Trois récits qui mettent en scène trois hommes a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  30 avril 2016
D'une plume sans artifice, simple et robuste, claire et sans détour, Jim Harrison dépeint dans ce recueil de 3 grosses nouvelles, trois univers reliés par un lien ténu, celui de la vengeance qui donne un titre au premier récit , mais aussi cohérents au regard de l'écriture, superbe.
Avec Une vengeance, l'auteur conjugue amour et violence, par le truchement d'une histoire d'adultère avec une erreur de casting sur le choix du cocu, magnat du commerce de substances illicites, avec ce que cela implique du soutien de réseaux tentaculaires. Autrement dit, l'amant pourrait y laisser la peau, et c'est ainsi que débute le propos : un homme mourant est secouru par un paysan et sa fille. le temps de panser ses blessures, l'homme mûrit son plan de route pour retrouver sa belle et punir son agresseur
L'homme qui changea de nom est la plus moderne, la plus contemporaine des trois, se déroulant en milieu urbain, loin des grands espaces du Montana. Un homme mûr danse, seul, sans grâce mais avec entrain. Et c'est le flashback pour nous restituer le cheminement du personnage de son enfance à sa solitude présente, en passant par ses premières amours, et par sa réussite sociale que reflète son conformisme d'apparat .
Jim Harrisson est le chantre des peuples disparus, sacrifiés sur l'autel de la conquête légitimée. Avec Légendes d'automne, c'est un simple sursis qui est accordé aux descendants des conquérants. L'éphémère tient lieu d'éternité, malgré l'incarnation intense des personnages.
Le fils rebelle, dans une fuite perpétuelle, et tout aussi vaine, crée la dissonance face à à l'ancrage familial, mis à mal par les coups du sorts. Tous sont fous de chagrin, malades de regrets. Il faut une béquille surnaturelle pour ne pas imploser à chaque malheur inique : celui qui ne tire qu'une fois est cet homme là. Mais chacun des personnages est en lui même un héros même si c'est Tristan qui capte l'attention tel un trublion agité. le deuil a des séquelles complexes.
Il faut parfois une disparition pour se pencher sur l'oeuvre d'un écrivain, fut-il mondialement célébré et reconnu comme un talent exceptionnel.
Le recueil Légendes d'automne offre cet avantage de mettre en évidence ce talent à travers trois récits différents, qui soulignent l'éventail varié des productions écrites. Et incitent à poursuivre plus loin l'exploration de l'univers romanesques de cet écrivain de légende (et pas seulement d'automne).


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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michemuche
  28 janvier 2016
Jim Harrison est un personnage à lui tout seul, un oncle d'Amérique que l'on aurait aimé avoir, attendant son retour avec impatience, nous racontant de vieilles légendes indiennes ou ses parties de pêche à la mouche dans le Montana, le tout avec ses mots à lui, parfois crus mais jamais vulgaire.
" légendes d'automne " est le livre qui l'a révélé en France.
Dans ce roman se trouve trois récits avec pour fil conducteur la vengeance.
La première histoire n'est pas la plus intéressante à mes yeux je ne m'y attarderai pas.
Le deuxième récit " l'homme qui abandonna son nom " m'a fait penser au roman de Douglas Kennedy " l'homme qui voulait vivre sa vie ".
Nordstrom est un homme désabusé, il a de l'argent, un métier intéressant, mais son mariage est un échec. Pour tuer son ennui et gérer son stress il danse seul devant sa glace.
Il va se venger à sa manière de cette vie sans intérêt en léguant son argent et en recommençant sa vie à zéro.
Une belle histoire où la danse et la cuisine ont une belle place dans le récit.
Je finirais ma critique par " légendes d'automne " la plus belle histoire du roman, une magnifique fresque familiale.
William Ludlow a trois fils, Alfred l'aîné, Tristan le puîné et Samuel le cadet.
Peut-être avez-vous remarqué dans une portée de chiots il y en a toujours un plus actif que les autres, Tristan est ce jeune chiot exubérant.
Les trois frères vont s'engager dans l'armée et combattre aux côtés des canadiens, nous sommes en 1915.
" légendes d'automne c'est l'histoire de Tristan qu'un chagrin va anéantir, il quittera le Montana aura une vie d'aventurier et se moquera de la mort.
J'ai aimé tous ces personnes et j'ai aimé le Montana, le fait de savoir que d'autres romans d'oncle Jim m'attendent me met du baume au coeur.
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Sachenka
  20 janvier 2018
J'avais adoré l'adaptation cinématographique de Légendes d'automne, au début des années '90, donc c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me suis lancé – enfin – dans ce bouquin. J'ai été très surpris de constater qu'il s'agissait en fait d'un recueil de trois nouvelles, dont la dernière est l'histoire qui a donné son nom à l'ensemble.
Les deux premières, malgré des débuts prometteurs, m'ont déçu au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture. Et je crois que ce qui a «sauvé» la troisième, c'est les images qui m'étaient restées du film. Je crois que Jim Harrison avait trois intrigues avec beaucoup de potentiel, trop peut-être pour des nouvelles, qui auraient pu constituer trois romans distincts. Je suis resté avec cette impression «d'entre-deux» : ces histoires contiennent, selon moi, trop d'éléments qui s'étirent pour une nouvelle mais ça manquait la profondeur d'un roman. Dans tous les cas, je sentais toujours une certaine distance entre l'histoire et moi-même. Peut-être à cause de la narration, ou de moi aussi, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.
Pourtant, les premières pages de Une vengeance m'ont accroché. Ce pauvre paysan mexicain qui trouve un homme grièvement blessé, abandonné dans le désert, du mauvais côté de la frontière. Un médecin aux méthodes peu orthodoxes lui vient en aide. J'ai trouvé tout ça intriguant. Vraiment ! Puis on retourne en arrière, on découvre comment le mourrant Cochran s'est retrouvé là, son amour pour Miryea, les dealers, etc. Plus j'avançais, plus je trouvais cette histoire un peu exagérée et prévisible alors mon intérêt s'est émoussé.
Pareillement pour la deuxième nouvelle, L'homme qui abandonna son nom. Pire, même, ce Nordstrom, désabusé par sa femme et sa carrière, il m'a laissé indifférent assez tôt. Il a beau tout larguer et essayer de se refaire une vie, je m'en moquais, même de ses mauvaises rencontres. Dommages. Je suis passé à côté de toutes ses réflexions sur le sens de la vie mais tant pis.
La seule nouvelle qui a trouvé grâce à mes yeux est la dernière, Légendes d'automne. Mon dernier visionnage du film date un peu mais il me semble qu'il était assez fidèle, à quelques détails près. J'ai retrouvé plusieurs personnages que j'avais appréciés donc il est difficile de dire si leurs descriptions étaient suffisantes ou c'est les souvenirs que j'avais gardés du film qui ont opéré à merveille. Dans tous les cas, ils sont uniques, fascinants, du vieux William Ludlow à ses trois fils, en passant Isabel qui mène sa vie bourgeoise à Boston et par ses employés Un Coup (l'Amérindien) et Decker. Chacun apporte sa contribution à cette magnifique fresque familiale. Sans oublier cette ode aux grands espaces (Montana, Canada, océans et Afrique) et aux événements marquants de l'époque (Première guerre mondiale, prohibition). J'aurais souhaité que cette histoire s'étire sur des centaines et des centaines de pages. Mais bon, il faut se contenter de ce dont on a sous les yeux. Pour plus, il y a les adaptations cinématographiques !
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seshat123
  13 novembre 2015
Légendes d'Automne, qui ne connaît pas le film ? Magique, impossible à oublier... Mais le livre du même nom est en fait un recueil composé de trois nouvelles (ou courts romans, je ne sais pas trop, je laisse le soin aux spécialistes de trancher).
Trois histoires de vengeance et surtout une écriture, mais quelle écriture : un style puissant, une narration parfaitement maîtrisée, une plume concise sans fioriture. Les thèmes abordés sont la vengeance, la violence, la trahison, la nature et la brutalité de la vie. Jim Harrison nous conte des histoires d'amour malheureuses, des aventures héroïques. L'ensemble est très compact, très dense, c'en est presque surprenant.
En fait, j'ai envie de dire que son écriture est avant tout virile. Sans doute aussi parce que les personnages masculins sont prépondérants, les femmes restent des faire-valoir et souvent des catalyseurs pour... tous les ennuis à venir mais aussi pour trouver le chemin de la rédemption. Non je ne parlerai pas de machisme, il s'agit d'hommes bousculés par la vie voilà tout. Des hommes en prise avec la faiblesse de leur nature, la cruauté de la société, l’absurdité de l'Histoire ; des hommes qui cherchent leur salut en se repaissant de leur impérieuse vengeance.
J'ai beaucoup aimé la première légende, moins la seconde et j'ai dévoré la dernière. En voici de courts résumés :
* Une Vengeance... :
Dans les années 70, un homme a l'excellente idée de tomber amoureux de la femme d'un magna de la drogue mexicain qui s'avère pas franchement partageur ni très pacifiste d'ailleurs.
* L'homme qui abandonna son nom :
Comment un cadre sup. largue les amarres pour se trouver et, prenant des chemins de traverse, fait quelques mauvaises rencontres.
* Légendes d'automne :
En 1914, 3 frères quittent leur ranch du Montana pour aller s’enrôler dans l'armée. La guerre, la mort du cadet changeront tout. C'est la vengeance du second fils, Tristan qui façonnera le destin de la famille.
J'ai fermé le livre secouée par ma rencontre avec l'indomptable, le libre Tristan, rêveuse et transportée au cœur des grands espaces du Montana car la plume de Jim Harrison est un superbe hymne à Dame Nature, à chaque page le lecteur peut la respirer. De ses légendes il est impératif de prendre de grandes bouffées. À bientôt M. Harrison et chapeau bas l'artiste ! 
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carre
  28 mai 2012
Trois nouvelles pour trois portraits d'hommes assoiffés de vengeance. trois nouvelles d'une grande qualité narrative, difficile de préférer l'une à 'autre, tant Harrison impressionne par sa maitrise. Ce recueil est éblouissant.Bien sur, vous me trouverez peut-être peu objectif tant mon admiration pour big Jim est grande, mais réussir trois histoires d'une centaine de pages avec un tel brio, une telle puissance ne peut que susciter le respect. La folie des hommes, la vengeance comme moteur pour rester dans la vie, la présence immuable de la nature, apaisante ou au contraire angoissante, Harrison décrit tout cela avec une telle force, une telle émotion qu'on ne peut faire qu' allégeance à cet immense auteur. Ces "Légendes d'Automne" restent longtemps dans nos esprits.
La première nouvelle a été adapté au ciné par Tony Scott ("Revenge") avec Anthony Quinn, Kevin Kostner et Madeleine Stowe) , mauvaise adaptation et bien sur "Légendes d'Automne" par Edward Zwyck avec Anthony Hopkins, Brad Pitt, Aidan Quinn et Julia Ormond réussit à mon sens.
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critiques presse (1)
Actualitte   25 septembre 2017
Légendes d’automne, de Jim Harrison : l’histoire de plusieurs hommes, écrite par un homme, et qui donnent (presque) envie d’en devenir un.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
moklosmoklos   14 avril 2008
Perdre une femme n’est pas une défaite ; on perd une femme et voilà tout. Ca arrive à tout le monde... J’ai perdu ma femme lorsque j’étais encore jeune mais à cette époque-là, j’étais aussi encore très bête. Elle était moins bête que moi et c’est pour ça qu’elle est partie.
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cmpfcmpf   05 avril 2016

Durant la nuit, le Texan se mit à parler avec sa mère morte et déambule dans la chambre, alternant les rires et les larmes, sans jamais cesser de boire. Il mourut un peu après trois heures du marin et Cochran l’installa dans une position assise afin que la rigidité cadavérique se prête à la forme du siège, dans le camion. Aux premières lueurs de l’aube, il porta le Texan dans la cabine et rabattit le large chapeau sur les yeux du mort. Il quitta l’hacienda en saluant les gardes au passage et alla enterrer le Texan quelques kilomètres plus loin. Obéissant à son dernier souhait, il plaça une grosse pierre plate sur la tombe. Trois vaches éthiques assistèrent à la cérémonie.
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michemuchemichemuche   26 janvier 2016
Il y a peu de choses à dire au sujet du bonheur ; il se contente d'être lui-même, placide, presque somnolent. C'est un état que l'on adopte d'un cœur léger mais avec un esprit parfois torturé
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moklosmoklos   08 avril 2008
La prospérité acquise ne l’empêchait pas de se sentir victime de ces rêves bâtis à dix-neuf ans, à l’âge où chacun d’entre nous atteint son zénith de sottise idéaliste. Dix-neuf ans est l’âge du parfait fantassin qui acceptera de mourir sans un murmure, le cœur brûlant de patriotisme. C’est également l’âge auquel l’imagination naissante du poète s’élève à des hauteurs vertigineuses et où il subit avec une douleur heureuse les assauts de ce qui est le Dieu, en lui. C’est encore l’âge auquel une jeune femme a le plus de chances de se marier réellement par amour.
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SachenkaSachenka   18 janvier 2018
Et qu'était-ce donc que ce gaz moutarde qui tuait les hommes après les avoir fait courir en rond, aveuglés et les poumons en feu au milieu de chevaux hurlants? Décidément, le monde n'était plus digne de faire la guerre [...].
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Vidéo de Jim Harrison
Cet épisode du podcast Homo Ethicus est un hommage à Jim Harrison et, plus particulièrement, à sa vision toute personnelle de la sagesse. Sa vision du monde était faite d'amour de la nature sauvage, de gueuletons inimaginable, d'amitié, de poésie et d'écriture que nous voyons à travers des citations de plusieurs de ses ouvrages.
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Jim Harrison, l'homme du Michigan...

Parmi ces nouvelles, laquelle ne figure pas dans le recueil "Légendes d'Automne" paru en 1979?

Une vengeance
Légendes d'Automne
En route vers l'Ouest
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