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Sara Oudin (Traducteur)
ISBN : 2264016205
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (12/02/1993)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 191 notes)
Résumé :
Fils d'un émigré suédois, le héros de ce roman exerce la profession d'instituteur dans une bourgade rurale du Michigan.

Il partage ses loisirs entre la chasse, la pêche et les soirées à la taverne voisine. Et les nuits avec Rosalee, l'amie d'enfance, paisible et passionnée à la fois.

Mais survient Catherine, une de ses jeunes élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie qui va bouleverser le cours de choses.

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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  31 janvier 2019
Nord-Michigan est selon moi l'un des plus beaux romans que j'ai lus de Jim Harrison, sinon le plus beau. Mais puis-je être objectif lorsque je vous évoque cet immense romancier qui a su bousculer mon âme de lecteur ?
J'ai aimé les personnages, ils sont attachants. J'ai aimé cette nature immense qui emplit nos yeux et nos corps en même temps, j'ai aimé ces paysages abyssaux, presque infinis. J'ai aimé m'y perdre, ici au bord d'un lac, plus loin dans le cours d'un ruisseau, au fond d'une vallée. J'ai aimé entendre le bruit du vent dans les roseaux, le cri des coyotes pas très loin de moi quand surgissait la nuit et ses enchantements.
Nous sommes dans les années 50, c'est une page de l'Amérique, une page belle, intime, chaleureuse. Il y a tout d'abord le personnage principal, Joseph. Joseph appartient à une famille d'origine suédoise qui a émigré et est venue s'installer ici, dans le nord du Michigan, installer une ferme.
Joseph appartient à cette deuxième génération. Il est resté à la ferme, mais il est aussi enseignant. Sa particularité : une blessure suite à un accident lors de travaux agricoles et qui le fait boîter à jamais. Il aurait pu perdre cette jambe qui l'encombre aujourd'hui. C'est le docteur Evans, l'ami de la famille, qui a permis d'éviter l'amputation, en intervenant à temps. C'est un véritable ami, il revient tout au long du roman, c'est même pour moi le personnage que j'ai préféré dans ce livre, j'aurais aimé lui ressembler, même s'il a soixante-dix ans et est alcoolique.
Le docteur Evans a accompagné la famille de Joseph depuis le début. Il est tout le temps là quand il faut. Il fut là souvent et il est encore là avec sa vieille guimbarde, sirotant des whiskies, fumant le cigare, médecin alcoolique mais lucide et bienveillant comme personne ne pourrait l'être à sa place, le coeur gros comme cela. Il est là lorsque la mère de Joseph aborde l'ultime chemin de sa fin de vie. Il est sans doute là encore lorsque Joseph s'égare, se croit encore jeune comme un gamin ou tout simplement fou comme quelqu'un qui aime.
Car Joseph est entre deux eaux. Pour quelqu'un qui boit lui aussi beaucoup de bières et de whisky, c'est une ironie. Nous dirons que son coeur balance entre deux femmes. Il y a tout d'abord Rosalee, l'amie d'enfance, veuve puisque son mari Orin, le frère de Joseph, a été tué lors de la guerre de Corée. Tout serait simple, limpide, sauf qu'il y a cette adolescente Catherine, élève de Joseph qui tourne autour de lui et ne tarde pas à s'emmouracher de celui-ci. Il n'aurait jamais dû céder à ses avances, mais voilà, au hasard d'un chemin, la jeunesse éperdue comme un trait de feu lui a tendu les mains, tendu les lèvres, tendu son corps ivre de jeunesse, et Joseph, vieillissant a renversé la table, les verres, ses années d'illusion, ses rides et tout le reste comme dans un tourbillon effréné l'amenant au plus près du vertige.
C'est un livre qui fait l'éloge de l'amour et du sang qui bat dans les veines, de l'amitié et de la famille, mais la famille au sens large, très large, embrassant tout. Parfois les deux se mélangent en effet. Le docteur Evans n'est-il pas un frère, ou bien tout simplement un père pour Joseph ? Tout comme Jim Harrison vis-à-vis de nous-mêmes.
La nature est là aussi, immense, Jim Harrison n'a pas son pareil pour la convoquer et nous la faire vibrer, sentir, toucher au plus près de nos corps. C'est un roman sensuel et qui nous enivre de ses parfums.
Ici j'ai vu un chat tapi sous la véranda, un geai tout près qui cherchait à l'agacer derrière la vitre. Et puis plus loin mes pas m'ont entraîné au bord de cet étang où Joseph enfant se baignait avec Rosalee et sa soeur. Les buissons sont en fleurs. Je ne sais pas si c'est le bruit des guêpes ou celui des pages qui défilent sous mes doigts. Pourquoi la nature est-elle si belle sous les mots de Jim Harrison ?
Mais la nature n'est qu'un prétexte, un chemin, une rivière où courir pieds nus. Cet homme aussi fouille nos failles. Nos erreurs deviennent des errances. Au bord des étangs, il y a toujours et pas très loin, des marécages où nos pas risquent de s'enfoncer à chaque instant. Les bécasses semblent se moquer de nos gestes maladroits. On a beau avoir aimé toute sa vie, ce n'est pas une question d'expérience. Jim Harrison semble en savoir plus que nous sur la question.
Un rat musqué pointe son museau hors de l'eau. Son étonnement ressemble au visage que je dois avoir en égrenant les pages de ce livre.
Plus tard c'est le soir, des oiseaux se regroupent dans un coin du paysage comme s'ils étaient déjà prêts à immigrer vers le sud. Et nous, que devenons-nous dans ce fatras, dans cette écume du jour qui chavire ? Sommes-nous prêts aussi à prendre notre envol ? Et pour aller où ? Vers quels cieux éperdus ? Quels rivages abandonnés où croire encore qu'un vol de canard frôlant le bord de l'automne peut nous émouvoir, tandis que la paix du monde se refuse encore à nous.
La jeunesse a mis le feu dans le coeur et le corps de Joseph et dans les nôtres aussi, tant qu'à faire. C'est là, je le reconnais volontiers, l'immense générosité de Jim Harrison.
Un canard en mue prend la fuite alors que j'écarte les pages du livre pour venir à lui. Notre jeunesse chavire. Tout semble fragile, presque illusoire au moment où je referme ce roman.
Je me pencherais bien encore une dernière fois vers les remous de cet étang pour boire un peu d'eau fraîche, avant de cheminer vers un autre livre.
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maevedefrance
  07 juin 2015
Joseph vit dans une bourgade perdue du le Nord-Michigan, près de la Pine River. Il a 43 ans, tente de s'occuper de la ferme de ses parents. Il est également instituteur, métier qu'il déteste et exerce par nécessité et non par vocation. D'ailleurs, au moment où l'on ouvre le roman, on sait déjà qu'il n'en a plus pour longtemps dans cette école. Joseph est un solitaire. Il préfère la pêche et la chasse à la compagnie humaine. Sauf en ce qui concerne les femmes... Quand une de ses élèves, Catherine, lui fait des avances, au lieu de les ignorer pour éviter les pires ennuis, il fonce sur l'occasion. C'est d'autant plus dangereux qu'il fréquente également depuis toujours (ou du moins une éternité) son amie d'enfance, Rosealee, qui est aussi sa collègue à l'école. Pourtant, il n'envisage pas vraiment de faire sa vie avec elle. Il habite avec sa mère, mourante, et qui décédera au cours de la narration. Quand il n'est pas avec ses maîtresses, Joseph adore également la compagnie d'une bouteille de whisky ou des poèmes de Keats et Witman, un échappatoire efficace.
L'histoire va tourner autour de l'indécision de cet homme à choisir entre Catherine ou Rosaelee. On découvre également au fur et à mesure le passé de Joseph, l'accident qui l'a rendu infirme et inapte à l'incorporation pendant la 2nd Guerre mondiale; ses petits frères et soeurs morts bébés des affres de la diphtérie, toute une histoire de famille douloureuse. Des souvenirs incessants qui hantent Joseph, l'empêchent de vivre et le conduisent à un comportement suicidaire. Bref, vous l'aurez compris, cet homme n'est pas vraiment un gai luron.
Jim Harrison offre une photographie de la vie dans le milieu agricole du Nord-Michigan à la fin des années 50. le titre original du roman est d'ailleurs Farmer. Je dois avouer que ça ne fait pas très envie ! Entre alcool, ennui profond et dépression. Pourtant, j'ai vraiment eu du mal avec le personnage perpétuellement indécis, trop dépressif à mon goût. J'ai regretté que le roman focalise sur ses relations sexuelles avec Catherine et Rosaelee. J'ai fini par trouver ça indigeste. L'intrigue en elle-même ne m'a donc pas plu.
Par contre, j'ai vraiment apprécié la part belle que fait Jim Harrison à la nature et aux animaux. Des animaux qui paraissent parfois bien plus intelligents que les humains, comme l'anecdote sur un coyote qui roule dans la farine Joseph, complètement fasciné par l'animal. La forêt est décrite avec un humour et une saveur culinaire sans pareil :
"Les grouses étaient en somme de somptueux dîners sur pattes qui se baladaient dans la forêt en attendant d'être tuées et mangées."
Jim Harrison met aussi l'accent sur les origines des gens qui peuplent ce village du Nord-Michigan : le père de Joseph était suédois; le médecin de famille est d'origine galloise. le machisme des hommes n'est pas en reste : les fermiers considèrent les filles comme des bouches inutiles.
Une peinture sociale qui fait assez froid dans le dos, un roman à l'ambiance étouffante, (peut-être un peu trop à mon goût) malgré la nature sauvage qui peuple les pages. J'ai été un peu trompée sur le sujet par le titre français"Nord-Michigan", assez vague, et la couverture de cette édition de poche. le roman focalise vraiment sur le personnage du fermier célibataire et dépressif.
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cecilestmartin
  30 décembre 2017

C'est la première fois que je lis un roman de Jim harrison et je ne regrette pas cette lecture. Joseph est un instituteur d'une quarantaine d'année qui vit dans les années 60 dans une petite bourgade du Michigan. Issu d'une famille d'origine suédoise qui a tiré sa subsistance du travail de la terre, il a perdu une jambe alors qu'il était aux champs avec son père.
Célibataire, il vit avec sa mère malade et entretient une relation avec Rosalee, son amie d'enfance, institutrice comme lui, qu'il aime depuis toujours mais qui lui avait préféré Orin, décédé depuis.
Joseph s'ennuie, il rêve d'Océan, de grandes étendues, d'autres horizons. S'il est un homme de la forêt, que la chasse et la pêche sont des activités qu'il affectionne particulièrement et qu'il partage avec le vieux docteur Evans – formidable personnage – il étouffe à la pensée de s'installer comme agriculteur avec Rosalee. Alors quand la jeune Catherine vient s'offrir à lui, sans tabou ni pudeur, il se laisse faire et débute une relation dont la sensualité vient le distraire d'un quotidien un peu morne.
Joseph est un personnage qui a généré chez moi beaucoup d'empathie. La crise qu'il traverse, ses questionnements, ses errements sont d'une telle humanité qu'on se sent concerné par ce qu'il vit. Il oscille entre deux femmes, deux modes de vie, deux façons d'approcher le sens de l'existence, sans parvenir à choisir : se marier avec Catherine n'aurait aucun sens, s'engager définitivement avec Rosalee le fait hésiter.
Et puis, il y a la nature, le chant des oiseaux, les castors, le coyote que Joseph guette sans arriver à le voir, les étendues d'eau qui regorgent de poissons, le silence, la luminosité…
C'est beau, c'est bien écrit (traduit), on se laisse emporter avec plaisir dans l'univers de Jim Harrison.
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Loutre_des_Rivieres
  31 octobre 2012
Encore une fois, un roman situé dans le Michigan et une évocation de la nature qui est toujours aussi présente : un régal.
Joseph a repris la ferme de ses parents, immigrés suédois et issus d'une longue lignée de pêcheurs. de Chicago, ils sont venus s'installer à la campagne. Désormais, il est seul, ses soeurs sont retournés en ville. Lui il est rester, à la fois fermier et professeur, il passe son temps libre à chasser et pêcher , et prend aussi du bon temps avec son amour de jeunesse, Rosalee.
Jusqu'à ce qu'une de ses élèves, une jeune fille de 17 ans lui fasse du charme, et que bien sur, il y succombe. Alors Joseph ne s'est plus où il en est...
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Maquart
  28 avril 2018
Le démon de midi en milieu rural.
On est en 1956 dans le Midwest.
Joseph a 43 ans et une patte folle.
Il est enseignant, chasseur, mais sympa quand même.
La patte folle fait suite à un accident quand il était jeune (Jim a lui perdu un oeil à sept ans, également par accident…)
Ce n'est pas un « viandard », il aime les animaux et la nature, s'interroge sur sa pratique de la chasse.
Il vit dans la ferme familiale avec sa daronne valétudinaire alors que ses soeurs sont parties à la ville.
Il doit épouser Rosealee, veuve, qu'il connait depuis l'enfance et avec qui il est maqué depuis 6 ans.
En pleine crise de la quarantaine, il commence à se désintéresser d'à peu près tout ce qui faisait le sel de sa vie : la chasse donc, la pêche, la lecture…
Il rêve d'océans.
Force un peu sur le whisky.
Se confie au vieux médecin de famille, à la fois bienveillant et franc du collier.
Se souvient de son enfance quand son père était vivant et ses soeurs encore à la ferme.
Un père courageux mais piètre fermier, ils ont plusieurs fois frôlé la ruine.
Un jour, il croise Catherine, une élève de 17 ans.
Pas farouche la Cathoche. Il sait qu'il fait une bêtise mais il l'a fait quand même…
Ah les hommes…Ils ont tous un petit fond de vinaigre, comme dit sa mère.
Une histoire simple, une écriture simple et pourtant…
On est saisi par cette histoire universelle et cette nostalgie omniprésente.
C'est bucolique en diable.
Un livre super chouette qui donne envie de se baigner dans des lacs, de chasser la truite et de pêcher la grouse.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AmastacioAmastacio   07 janvier 2017
Tu sais Yoey, je vous ai entendus parler, le docteur Evans et toi. Je ne devrais rien dire parce que je ne suis pas censée avoir écouter, mais tu devrais épouser Rosealee et cesser de faire l'idiot avec cette fille. Elle vient soi-disant pour monter son cheval et elle ne monte jamais. Elle lui fit un large sourire et lui prit la main. Bien sûr, tous les hommes ont un petit fond de vinaigre, même ton père, mais tu es un peu vieux pour folâtrer avec une fille de cet âge.
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maddiemaddie   15 mai 2016
... il alla s'asseoir au bord de l'étang pendant deux longues heures, pour observer les oiseaux et la quiétude de cette immobilité prolongée dans un environnement d'une telle beauté l'amena à se poser des questions fondamentales sur l'humanité. Il s'arrêta à l'idée que la vie n'étais qu'une danse de mort, qu'il avait traversé trop rapidement le printemps et puis l'été et qu'il était déjà à mi-chemin de l'automne de sa vie. Il fallait vraiment qu'il s'en sorte un peu mieux parce que chacun sait à quoi ressemble l'hiver.
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ZeliglebowskiZeliglebowski   09 avril 2016
Regarde-moi. Nous avons quarante-trois ans et nous n’avons jamais baisé en plein jour. Sans parler de l’océan, qu’on n’a jamais vu. Nous avons été à Washington une fois, mais jamais à New York. Nous n’avons jamais baisé dehors, sauf la fois où nous avons bien failli le faire, il y a trente ans. Je pense qu’on devrait changer de vie avant qu’on soit trop vieux et qu’on meure, avant qu’il soit trop tard. Tu n’as pas envie que ça change, toi? J’en ai marre de te voir te comporter comme une veuve éternelle. Ça fait six ans. Et j’en ai marre de baiser une veuve dans le noir. Je t’aime depuis que j’ai treize ans.
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VALENTYNEVALENTYNE   30 novembre 2017
Joseph avait toujours été impressionné par le caractère net et pimpant d’une ferme en exploitation. Souvent, le gazon n’était pas tondu et la maison et les bâtiments n’avaient pas été repeints depuis longtemps, mais il y avait un charme particulier dans les vieux outils, les énormes tas de fumier et les grands champs cultivés. Il n’aimait pas les fermes proches de la ville qui avaient été rachetées comme résidences par les cadres de l’usine de laminage du comté. Après la guerre, l’usine s’était développée en fabriquant des pièces détachées pour les fenêtres et les caravanes de tourisme. Ceux qui avaient les meilleurs postes achetèrent des fermes à proximité du chef-lieu du comté et les laissèrent en friche ou les reconvertirent en pâturage pour les chevaux de leurs enfants. Une partie des terres fut revendue pour construire des lotissements pour les ouvriers de l’usine, et les maisons furent modernisées. On y ajouta des faux volets. Parfois même, on les entoura de barrières en bois blanc et on peignit en rouge les bâtiments annexes. Peut-être avaient-ils tenté de les faire ressembler aux fermes du Kentucky ou de Nouvelle-Angleterre.
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AmastacioAmastacio   27 décembre 2016
... Assis sur son talus, il se sentait jeune et stupide. Et puis triste aussi de n'avoir pas su, jusqu'à cet après-midi-là, que la vie pouvait, en de très rares occasions, offrir des choses aussi absolues et aussi merveilleuses que celles qui naissent parfois dans notre imagination.
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Vidéo de Jim Harrison
Cet épisode du podcast Homo Ethicus est un hommage à Jim Harrison et, plus particulièrement, à sa vision toute personnelle de la sagesse. Sa vision du monde était faite d'amour de la nature sauvage, de gueuletons inimaginable, d'amitié, de poésie et d'écriture que nous voyons à travers des citations de plusieurs de ses ouvrages.
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