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ISBN : 2290079413
Éditeur : J'ai Lu (08/06/2016)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 75 notes)
Résumé :
New-York - Août 1999. Au milieu d'une population de trente-cinq millions d'hommes qui ont retrouvé les Fléaux et les Grandes Peurs du Moyen-Âge, un jeune policier, Andrew Rusch, recherche l'auteur du meutre de Mike O'Brien, un des gros bonnets du marché noir. Mais pourquoi poursuivre un criminel quand on sait que la victime méritait mille fois la mort ? Comment faire respecter la "loi et l'ordre" quand on est soi-même talonné par la solitude, l'angoisse et le désesp... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
30 mars 2015
Comme je le disais à mon mari, je suis en train d'écouler un peu les livres de ma PAL en ce moment avant d'en acheter de nouveaux (mais bon, je crois que je craquerai avant...). Bref, cela faisait un petit moment que celui-ci me faisait de l'oeil mais j'attendais d'être au top de ma forme avant de m'y plonger dedans, chose que j'ai d'ailleurs bien faite.
Ici, plusieurs histoires se déroulent en parallèle mais celle qui est commune à tous les personnages de ce livre est qu'ils souffrent tous du manque de nourriture, de l'eau qui est rationnée et de logements insalubres (quand ils ont la chance d'en avoir un). C'est dans la ville New-York et ses alentours que se déroule cette histoire. Nous sommes fin 1999 et les prophètes les plus pessimistes prévoient la fin du monde pour le début de l'an 2000. le climat se dérègle de plus en plus, faisant parfois souffrir la population d'horribles journées de canicule et, quelques temps après, les accablant de neige et d'un temps glacial.
Andy Rush est l'un des policiers de cette ville et lorsqu'il se voit confier la résolution du meurtre d'O'Brien, plus connu sous le nom de Big Mike, un homme craint et respecté dans le milieu des affaires (et pas des plus claires qui soient si vous voyez ce que je veux dire) et richissime au possible, Andy n'y voit d'abord pas grand intérêt. Pourquoi ce meurtre aurait-il plus d'importance que tous les autres qui se déroulent chaque jour et auxquels la police n'y accorde pas plus d'intérêt que quelques semaines d'enquête. Pourtant, les ordres qu'Andy reçoit sont on ne peu plus clairs : il doit élucider ce crime coûte que coûte ! L'intérêt pour cette affaire va, cependant, aller crescendo, lorsqu'il rencontrera, la dernière conquête en date d'O'Brien, Shirl Greene, et qu'il en tombera éperdument amoureux. Mais comment une fille comme elle, habituée à vivre dans le luxe et l'opulence, pourrait-elle se contenter d'un modeste salaire de flic et de partager un modeste deux-pièces avec son col locataire, Sol, un homme d'un certain âge mais qui n'est pas dépourvu de sagesse, d'un certain bon sens mais qui est surtout extrêmement attachant ? Et pourtant...Mais...
Bref, je ne vous dirai pas tout, ne pouvant que vous inciter à venir découvrir cet ouvrage par vous-mêmes ! Ouvrage de de science-fiction, certes, mais qui pourrait très bien devenir réalité, et bien plus tôt que l'on ne le pense, même si cela ne s'est pas déroulé en l'an 2000 !
Une écriture fluide et un scénario extrêmement bien ficelé et entraînant ! A découvrir !
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PoisonLady
04 août 2017
Le hasard a voulu que je me mette à lire "Soleil vert" deux jours avant la fameuse date "du dépassement", celle au delà de laquelle la consommation en ressources naturelles de l'humanité excède celles que la planète est capable de régénérer. Or, s'il a été écrit en 1966, jamais un bouquin ne m'aura paru aussi actuel...
Au début pourtant, Soleil vert a plutôt des allures de roman d'anticipation vaguement post-apocalyptique, sauf qu'il n'y a pas eu d'apocalypse. Dans un New-York où la surpopulation est devenue problématique, c'est l'été, il fait très chaud, l'eau et la nourriture sont rationnées. Nous y suivons plusieurs personnages, tentant chacun de survivre à leur façon: Andy, simple flic; Billy, jeune homme débrouillard; Shirl, compagne d'un riche homme d'affaires. Trois personnages issus de milieux différents donc, qui ne le savent pas, mais dont les destins vont être amenés à se croiser très vite.
Contrairement à ce que le résumé laissait penser, il n'y a pas réellement d'enquête dans Soleil Vert. Le meurtre n'est qu'un prétexte pour lier les protagonistes, que l'on suivra tout à tour, chacun de leur côté. La véritable intrigue, on s'en rend compte très vite, gravite plutôt autour de la pénurie de ressources et des conséquences (et dérives) qu'elle entraîne, avant d'évoquer de plus en plus profondément les causes de cet état de fait.
Et l'on se découvre, sans trop savoir comment, en plein discours écologique, sur la nécessité d'agir avant qu'il soit trop tard, sur ce qu'il aurait pu être fait, sur pourquoi rien n'est jamais fait ; laissant, encourageant même carrément, les hommes continuer à consommer toujours plus. A cet instant, le lecteur quitte la fiction et l'anticipation pour se retrouver dans un présent bien réel, et face à un futur peut-être plus proche qu'il ne le croit. Et ce ne sont pas les solutions proposées dans le livre qui vont le rassurer. A l'époque où il a été écrit, la question de la contraception était logiquement plus sensible qu'aujourd'hui, mais les arguments nauséabonds des manifestants anti-avortement sont globalement les mêmes que ceux de la "manif pour tous", preuve que si les choses progressent, elles progressent encore trop lentement... La bonne nouvelle, c'est que si Harry Harrisson s'est montré plutôt visionnaire, on en est pas encore au stade dépeint dans son roman. Reste qu'au train ou on va, on a l'air plutôt mal barrés.
Bref, on suit le quotidien d'Andy et son colocataire Sol, Billy, Shirl et son garde du corps, dans une ville qui part peu à peu en vrille au gré des privations, des émeutes qui s'ensuivent et du manque de logements. La misère est partout (sauf, naturellement, chez les riches, et encore même la fortune de ceux-ci ne peut les mettre à l'abri d'un revers changeant totalement la donne), l'auteur nous la décrit en permanence, en long, en large et en travers. Soleil vert n'est finalement qu'une plongée en apnée dans un monde fort peu reluisant, mais bien construit, cohérent, peuplé de personnages crédibles et très humains dans leurs imperfections. Et c'est ce qui rend la lecture plaisante, accrocheuse même, malgré le manque flagrant d'action.
Car, finalement, il ne se passe pas grand-chose.
Soleil vert, ce sont des tranches de vie, d'abord dans la canicule estivale puis sous les neiges hivernales, mais pas beaucoup plus. "L'enquête" qui sert de pseudo fil-rouge se résout pour ainsi dire toute seule, sans jamais avoir occupé de vraie place dans l'histoire, (). La situation finale est exactement la même qu'au début. Le monde, et (), n'ont pas changé.
C'est peut-être cette absence d'évolution () qui laisse une vague impression de "tout ça pour ça". Comme si l'auteur était parti au début sur un polar futuriste, et avait laissé en route le côté polar pour se concentrer sur le message qu'il voulait faire passer.
Au final, on lira surtout Soleil vert pour son contexte, son univers et ses personnages, plus que pour son histoire.
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Z0skia
20 juillet 2016
Comme le héros de notre roman, Andy, c'est en sueur et par une canicule impossible que j'attaque cette chronique.
En effet, à New York (comme à Lyon) la température est tout bonnement caniculaire, sauf qu'en cette année 1999, la planète s'est vidée de ses ressources. L'eau et la nourriture sont rationnées et les gens doivent faire la queue tous les matins afin de pouvoir se nourrir. La cause ? Une surpopulation qui a renvoyé le monde à l'âge de pierre. L'électricité n'est pas stable, les rues ne sont plus sures et la température a considérablement augmenté. du haut de ses buildings, la ville voit ses occupants lutter pour une survie quotidienne que ce soit dans les quartiers plus aisés ou bien dans les ghettos.
Mais bien que les quartiers riches soient un peu plus sûrs, cela n'empêche pas "Big Mike", trafiquant et homme influent, de se faire assassiner chez lui, et c'est Andy, agent de police acharné et intègre qui va devoir enquêter sur cette affaire apparemment insoluble.
C'est donc avec ce "Soleil Vert", roman d'anticipation sur fond de polar noir dans la plus pure tradition qu'Harry Harrison a écrit l'un des classiques de la SF.
Pour replacer les choses dans leur contexte, le roman a été écrit en 1966 et fait preuve d'une certaine justesse dans sa vision du futur et de la société arrivée au point de non-retour écologiquement. le pétrole n'est plus, la nourriture se consomme sous forme de gâteau d'algue, et trouver des aliments authentiques avec un goût naturel est mission impossible à moins peut-être d'avoir de l'argent pour se payer quelque chose qui ressemble à un steak.
Car bien que l'humanité soit au bord du gouffre, les classes sociales, elles, sont toujours présentes. L'homme a gagné de la place en s'installant sur l'eau, à bord de péniches rassemblées pour former des bidonvilles flottants, pendant que certains, comme "Big Mike" peuvent se payer le luxe d'avoir un appartement. le constat est alarmant, même dans la période la plus sombre de l'ère humaine, l'argent continue de diviser et de diriger le monde.
Puis il y a New-York, cette grande ville réduite à néant qui se fait le témoin de la déchéance de ses habitants qui rackettent, manifestent et polluent ses rues. L'auteur fait peser sur ses personnages une ambiance caniculaire et poussiéreuse qui ne manquera pas de les mettre à rude épreuve. le lecteur suffoque et se sent encore plus alourdi par le poids des immeubles défraîchis et au final, Harrison fait de la ville un personnage à part entière.
Le roman nous présente des personnages aussi très intéressant, en particulier celui d'Andy, protagoniste principale de ce "Soleil Vert", qui a tout du gentil garçon prêt à servir la police quitte à sacrifier sa vie personnelle. L'auteur fait peser tout le poids de cette affaire sur ses épaules et fait basculer Andy dans un dilemme qui l'oblige à continuer l'enquête bien que celle-ci soit impossible.
Andy vit avec Sol, un vieillard qui, lui, a connu l'ancien temps de l'abondance et des bonnes choses. Il représente ainsi la vieille génération qui a tout à regretter et qui a participé à la dégradation de la planète. le personnage de Shirl apporte quant à lui, la touche de féminité du roman. Ancienne compagne de "Big Mike" elle tombe amoureuse d'Andy pour sa simplicité mais parviendra-t-il à la garder alors que son travail lui prend du temps ? Encore une question qui peut se poser et s'appliquer à notre temps. Nous suivons aussi le meurtrier de "Big Mike". Son épopée constitue une partie importante du récit bien que l'objectif de ce tueur reste assez flou. Il tue "Big Mike", OK, mais pour la suite, à part appuyer sur le fait que la lutte pour la survie est dure, pas grand-chose de ce côté-là. Au final le lecteur a du mal à voir où l'auteur veut en venir bien que ce personnage soit important.
Entre autre chose, "Soleil Vert" possède une grosse part de prise de position sociale/politique, notamment en faveur des femmes et de la contraception qui faisait grincer des dents à l'époque où le roman a été écrit. Harrison prend clairement partie pour la gente féminine avec un long dialogue très intéressant entre Shirl et Sol.
Avec "Soleil Vert", Harry Harrison aborde un nombre de thèmes incroyable et fait du coup passer l'intrigue au second plan. Contraception, classes sociales, drame écologique sont autant de sujets abordés avec une finesse et une intelligente peu communes pour l'époque et fait de ce roman une oeuvre visionnaire qui n'a jamais aussi bien collée à notre temps. Il constitue un élément important dans la littérature SF et plus particulièrement de l'anticipation et fait partie de ces livres à lire absolument pour la personne qui s'intéresse de près à ce genre. le côté polar accentue l'intérêt de l'histoire car c'est par là que l'action arrivera. le fait de se retrouver dans un New-York façon post-apocalyptique est jouissif et ne manquera pas de dépayser le lecteur car tout est très bien détaillé, les manifs, les rues à la chaleur étouffante et l'hiver rude, car oui, "Soleil Vert" parle (dans une petite mesure) du climat aux conditions extrêmes et il comporte une partie qui se déroule en hiver.
Donc toi, lecteur inconditionnel de romans qui font réfléchir, sors donc de chez toi et saute sur cette édition toute neuve de chez J'ai Lu et profite de cette chaleur de fou pour te plonger dans cette aventure suffocante qui ne manquera pas de te faire suer !
Zoskia

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gill
27 mars 2012
New York août 1999 Andrew Rusch recherche le meurtrier de O'Brien, magnat du marché noir.
Au cours d'une enquête mouvementée il découvre le terrible secret sur lequel se fonde la puissance des maîtres du futur.
Impossible d'en dire beaucoup plus sans déflorer les clés du récit.
Mais ce roman, adapté au cinéma avec Charlton Heston dans le rôle principal est un voyage inquiétant au coeur d'un avenir possible.
Il est un des titres majeurs de la science fiction moderne.
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Mokeby
15 février 2017
Avec un gout amer au travers de ma gorge j'ai la déception ténue face à cet ouvrage dont j'avais tissé quelques espérances. Grâce à mon professeur de cinéma l'année dernière j'ai pu apercevoir le début du film (le générique en réalité avec une musique qui rentre dans le crâne) attirantes photographies cousant une intrigue particulière. Alors, dans la librairie j'ai pu ravir le livre avant de voir le film (principes, principes). Seulement la profondeur des idées développées restent muettes tandis que la surface se noircit par des personnages, des événements, un embouteillage de moments piétinant une trame de base censée s'élever dans un zénith d'intelligence. Reste d'une déception au creux des désirs.

Oeuvre de science fiction, les personnages vivent dans un univers dystopique très proche du notre, manque de nourriture, manque de ressource, la population augmente quand la terre stérile ne procure plus rien comme richesse à la survie de la population. Ce fut l'idée centrale expliquée par quelques phrases tout au long du récit ; une diatribe d'un vieil homme également, intelligente, nouée dans la colère d'un peuple de plus en plus grand. Quelques fois j'ai pris peur, durant quelques secondes, monde ressemblant au notre, encore plus à présent qu'il y a quelques années. J'ai médité quelques fois, pas suffisamment toutefois pour ressentir pleinement le discours politique que l'auteur cherchait (peut-être, rien n'est moins sûr) à nous faire comprendre. Discours écologique en avant garde de son temps. Drôle d'effet de voir les précisions, la date aussi de la cette dernière page qui énonce cruellement l'année 2000 comme une déchéance complète. Encore cette terrible désillusion quand j'attendais quelques informations importantes rajoutées dans le film qui ne se trouvent pas dans le livre, informations augmentant les effets dramatiques de cet univers.
On patauge dans une histoire, un personnage principal sur lequel s'accrochent d'autre personnages, seulement leur psychologie laissent une saveur d'inachevée, de même que les événements s'enchaînant rapidement, les explications ne suivent pas (en tant que lectrice aimant s'immerger complètement j'ai été noyée dans le vide, un néant de superficialité) concernant cette planète à la dérive. Pour le coup, de repères je n'ai pas perdu, pour le coup quand j'ai réalisé que je n'aimais pas lire ce roman la suite de la lecture devint un Everest que j'ai gravi avec difficulté. Une fois réalisé que le récit édictait des faits avec une conclusion (et encore je suis gentille car s'il avait pris ce parti pris en soignant son style, il y aurait peut-être eu autre chose que de la lassitude) sans émotions, sans baffes, sans bousculade (regarde lecteur, prend peur) j'ai compris qu'il n'y avait rien qu'une histoire là pour procurer un semblant de plaisir.

Or, ce que je reproche, hurleuse chieuse que je suis (j'assume oui oui) c'est ce manque d'équilibre flagrant, ce manque de motivation de la part de l'écrivain qui allonge ses phrases, les transforment en action sans raison particulière. L'enquête même n'est pas une vraie enquête tout comme la dystopie n'est pas une vraie dystopie. L'écrivain se focalise sur un point important (ici le manque de nourriture) sans apporter autre chose, sans développer sa pensée. Pour cela, pour une idée méritant un discours percutant qu'elle n'aura jamais (sauf dans le film, tous mes espoirs reposent maintenant dans le visionnage de l'adaptation cinématographique) je suis en colère. Il aurait pu faire quelque chose de grandiose et rien n'est pire que ce gout de frustration brûlant sur les lèvres. Amatrice de sensations fortes, de voyages au creux de l'enfer quand je me noie dans les pages, je n'ai eu qu'un simagrée déroutant négativement, une superficialité noyant le bon dans une bourbe d'artificialité. Il tenait quelque chose, une bouillie informe a surgit au lieu d'un big bang d'ingéniosité.
Lien : http://musae.rpdiv.com/?p=237
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Domi_VDomi_V17 juillet 2014
Andy dut enjamber la jambe tendue d'un vieil homme affalé sur le trottoir devant l'immeuble. Il semblait mort, pas endormi - n'importe comment, personne ne s'en souciait. À sa cheville crasseuse était attachée une ficelle, au bout de laquelle se tenait un bébé nu assis sur le trottoir, occupé à mâchonner une vieille assiette en plastique avec un air absent. Il était aussi sale que l'homme, et la ficelle entourait sa poitrine sous ses aisselles à cause de son estomac lourd et gonflé. Le vieillard était-il mort ? Non pas que cela ait la moindre importance, sa seule tâche dans ce monde était de servir d'ancre à l'enfant, et il pouvait tout aussi bien l'accomplir vivant que mort.
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gillgill28 mars 2012
Lundi 9 août 1999
New-York : volé à des indiens trop confiants par de rusés hollandais, pris aux hollandais par des anglais belliqueux, repris enfin aux anglais devenus pacifiques par les colons révolutionnaires.
Il y a des dizaines d'années que l'on a brûlé ses arbres, rasé ses collines, comblé et drainé ses lacs. Ses sources d'eau pure ont été emprisonnées sous terre pour être déversées directement dans les égouts.
Lançant depuis son île natale des tentacules urbanisées, la ville est devenue une mégapolis qui couvre la moitié d'un archipel, longeant l'Hudson River du côté nord-américain.
L'ancêtre c'est Manhattan une plaque de granit primaire et de roche métamorphique bordée de tous côtés par l'eau, plantée comme une araignée de pierre au milieu de sa toile, réseau de ponts, de tunnels, de câbles et de rails.
Incapable de s'épandre à l'extérieur, Manhattan s'est contractée sur elle-même, se nourrissant de sa propre chair, abattant les vieilles constructions pour en élever de nouvelles, de plus en plus hautes - jamais assez hautes pourtant, car il ne semble pas y avoir de limites à l'accroissement des hommes. Ils se compressent, venant de partout pour y élever leurs familles, les familles des enfants de leurs enfants, jusqu'à ce que la ville soit peuplée comme aucune ville ne l'a jamais été dans l'histoire du monde.
Par cette chaude journée d'août de l'année 1999, il y a - à quelques milliers près - trente-cinq millions d'hommes à New-York.
(Introduction à la première partie - "Soleil vert" paru en 1966)
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genougenou13 juin 2016
...J'en veux aux politiciens pourris qui n'ont jamais osé poser le problème, par démagogie et par imprévoyance. C'est ainsi que les hommes ont pillé en un siècle des ressources qui ont pris des millions d'années pour se constituer, et personne n'a écouté ceux qui sonnaient l'alarme. C'est ainsi qu'il n'y a plus de pétrole, c'est ainsi qu'il n'y a plus de sols fertiles, c'est ainsi que les arbres sont morts, que les espèces animales se sont éteintes, que l'eau est devenue un poison. Et la seule récompense que nous en avons tirée, ce sont ces sept milliards d'hommes vivants une existence misérable. Alors, je dis que le temps est venu de faire les comptes.
+ Lire la suite
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PeggyPeggy19 janvier 2009
(...) le monde est déjà parti pour l'enfer, et nous avec.
- Est-ce que vous n'exagérez pas un peu ? On ne peut pas tout mettre sur le compte de la surpopulation.
- Si. Le charbon qui était supposé pouvoir durer des siècles a été complètement épuisé car tout le monde a voulu se chauffer. Il en est de même pour le pétrole, il en reste si peu qu'on ne l'utilise plus qu'à la fabrication du plastique. Et les rivières, qui les a polluées ? Et l'eau, qui l'a bue ? Les sols, qui les a détruits ? Que nous reste-t-il ? des carcasses de voitures, c'est tout. Tout le reste a été utilisé : il ne nous reste plus que deux milliards de carcasses de voitures.
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cicou45cicou4529 mars 2015
"Rien n'est jamais si simple quand il s'agit de trouver une réponse. Tout le monde a un avis sur tout, et tout le monde l'estime meilleur que celui des autres. C'est toute l'histoire de la race humaine."
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Tête de litote (Cyrielle) : https://www.youtube.com/channel/UCbo-... Flo Bouquine : https://www.youtube.com/channel/UCtUP... A book around the corner : https://www.youtube.com/channel/UCwlY...
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