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EAN : 9782253937173
528 pages
Le Livre de Poche (29/03/2023)
  Existe en édition audio
3.74/5   403 notes
Résumé :
Un voyage aux confins des mondes, une aventure fantastique, entre Terremer et À la Croisée des mondes.

Selon January Ruddy, il n’y a qu’une façon de s’échapper de sa propre histoire : c’est de se faufiler dans celle de quelqu’un d’autre…grâce à une des Dix Milles Portes…

Pénétrez, vous aussi, dans le monde magique de l’Ecrit… où certaines paroles tracées ont le pouvoir de modifier le réel, alors que le Mal qui ferme les Portes une à une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
3,74

sur 403 notes
Ayant lu récemment The Once and Future Witches de Alix E. Harrow, et ayant beaucoup apprécié cette lecture, j'étais très curieuse de découvrir d'autres romans de l'auteur. Quand l'occasion de lire Les dix mille portes de January s'est présentée, j'ai donc sauté sur l'occasion. le résumé était intrigant et promettait une aventure originale avec une pincée de magie. Beaucoup d'ingrédients faits pour me plaire. Malheureusement… le roman a été une grande déception pour moi… Parfois, tout est là, mais la sauce ne prend pas (oui, je reste dans mes métaphores culinaires).

Nous rencontrons donc January Ruddy, élevée par un homme riche pendant que son père court le monde à la recherche d'objets de valeurs. Malheureuse de la situation, elle parvient cependant à se faire à cette vie, profitant des quelques joies qu'on lui accorde et de son imagination débordante. Jusqu'au jour où son père disparait et que tout son monde bascule.

L'un des premiers problèmes pour moi a été January. A aucun moment de l'histoire, je n'ai trouvé notre héroïne sympathique ou attachante. Elle est omniprésente et pourtant impossible de vraiment la comprendre, de saisir sa psychologie. Elle est un personnage à peine effleuré qui se laisse ballotter par les événements. J'ai même eu l'impression, à certains moments, d'avoir été flouée sur cette héroïne que l'auteur dépeint comme une jeune femme assez exceptionnelle. Bad ou Jane ont bien plus de volume pour moi, et ce sont pourtant des personnages secondaires. Difficile à partir de là d'entrer dans l'histoire. Sans attachement, pas d'empathie. Et j'ai du mal à être spectatrice dans mes lectures.

Le second point a été la lenteur du récit. Il ne se passe pratiquement rien avant le dernier tiers du roman. Ce qui est, vous me l'accorderez, bien long pour arriver à happer son lecteur. le fait d'avoir imbriqué deux histoires n'était pas pour moi très judicieux d'ailleurs. En plus de couper l'élan de l'histoire originale, nous sommes perdus dans des explications et dans une romance très fade qui ne nous apporte en plus aucune surprise. le concept des portes était pourtant très facile à comprendre, mais Alix E. Harrow semble vouloir lui donner une complexité qui n'existe pas. J'avais envie d'action, de voir les personnages se faire bousculer et évoluer, que les portes soient exploitées avec plus de force… mais rien… Mis à part le dernier chapitre qui montrait enfin un peu d'audace, je me suis ennuyée.

Et pourtant, le potentiel était là. Une quête, une recherche d'identité, la possibilité de découvrir d'autres mondes, une lutte contre des antagonistes mystérieux et sournois. Mais, Les dix mille portes de January reste un récit assez plat. Même l'idée d'exploiter la vie d'une jeune métisse dans une Amérique du début du vingtième siècle tombe à l'eau. Tout est dilué, trop stéréotypé, il y a même un acharnement sur January que j'ai eu du mal à comprendre. Pourquoi faire autant subir à une héroïne qu'on ne fait pas évoluer ? Il y avait matière à donner un aspect plus politique à l'histoire, mais là encore, ce point est survolé.

Une déception donc pour ce roman pourtant très prometteur. Je pense qu'il fait partie, un peu comme La vie invisible d'Addie Larue, de ces romans que l'on aime ou que l'on n'aime pas sans entre deux. J'ai lu de nombreuses critiques qui vont dans mon sens, tout comme des avis très positifs. Encore une fois, je pense que l'important est de se faire son propre avis, donc s'il vous tente, allez-y, j'espère que vous ferez partie de ceux qui apprécierons le récit de January.
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Récit enchanteur qui invite au voyage et à la nostalgie, la quête de January nous emporte dans un tourbillon d'aventures et de mystères.

Considérée comme un simple objet de collection par le riche propriétaire qui l'élève pendant que son père voyage dans le monde en quête de nouvelles antiquités, January n'aura qu'une envie : se libérer des carcans de son époque et vivre des aventures en dehors de l'immense domaine. Alors que son père disparaît de façon dramatique, la jeune fille va découvrir les dix mille portes à travers un livre. Les deux récits vont se répondre et le roman alternera les deux histoires de façon intelligente.

Ces dix mille portes sont disséminées partout dans le monde et ouvrent un passage vers des univers inconnus. Alix E. Harrow nous embarque dans ce récit envoutant avec une plume de qualité et nous offre un récit empreint d'une ambiance si particulière et marquante. À découvrir !
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Ce livre n'est pas ce à quoi je m'attendais en lisant la 4ème de couverture. Je pensais lire une aventure où une héroïne voyage de monde en monde à travers des portes. En fait durant plus de la moitié du livre on entend parler de ces portes sans les voir en action. Ça m'a fait penser à ce conseil qu'on donne beaucoup aux écrivains "show don't tell": je comprends maintenant pourquoi.
Je n'ai pas non plus aimé le "livre dans le livre". Ces chapitres interposés coupaient l'action, le rythme de l'histoire. Ils étaient, au début, plutôt ennuyeux à mon goût. J'ai failli abandonner ma lecture vers le milieu du livre. Finalement j'étais assez curieuse pour poursuivre et je ne regrette pas, même si au final je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre.
Car je n'ai pas vraiment aimé les personnages. En dehors de January, ils me sont apparus comme des cintres sur lesquels on a posé un costume, un rôle unique. Comme des gens qui existent dans le seul but d'être utiles à l'héroïne. C'est particulièrement le cas de Samuel, mais aussi de Jane.
Je n'ai pas non plus aimé la romance dans ce livre: insta love, 2 pour le prix d'1.
Ensuite, j'ai trouvé globalement qu'on était dans une vision du monde très binaire. Il y a une chose qui m'a dérangée c'est que j'ai l'impression que dans cette histoire les liens du sang sont plus forts que tout, plus fort que l'adoption. Puisqu'on voit notre héroïne aimer son père biologique, ce qui est normal, oui mais, elle n'a aucune relation avec lui en dehors de quelques cartes postales. On pourrait même dire que M. Locke est son vrai père: c'est lui qui l'a élevée, jour après jour, alors que son père était absent. Donc, malgré tous ses défauts, ça ne peut pas être aussi simple que ça de se détacher de lui, il me semble. En tout cas, cette relation était intéressante et aurait gagnée à être explorée avec plus de nuances - comme d'ailleurs le personnage de Locke dans son ensemble.
Un autre aspect qui m'a déplu c'est le côté prévisible: je n'ai été surprise par aucune révélation - tout se devine facilement. Certaines décisions de l'héroïne qu'on ne peut attribuer qu'à de la stupidité, m'ont fait lever les yeux au ciel quelques fois aussi. Et on peut ajouter à cela quelques incohérences. Par exemple, si elle a le pouvoir de faire en sorte que ce qu'elle écrit se réalise, pourquoi se contenter d'écrire "elle ouvre la porte", au lieu de "elle est dehors" ? voir même "elle est devant son père" ? Parce que sinon l'histoire était réglée en 5 minutes. Oui, mais alors, il aurait fallu expliquer comment fonctionne ce pouvoir, quelles sont ses limitations, parce que sinon, la logique m'échappe.
Enfin, étant moi-même une femme noire à la peau claire, j'ai été ravie de voir une héroïne qui me ressemble - c'est assez rare pour être souligné. Je me suis demandée au début si l'autrice l'était aussi. En une phrase j'ai eu ma réponse: January passe rapidement un coup de peigne dans ses cheveux alors qu'elle ne s'est pas coiffée depuis plusieurs jours. Lol, c'est physiquement impossible. Seule une femme blanche a pu écrire ça. Je lui pardonne ce petit détail. Par contre je n'ai pas compris cette insistance à décrire une fille métisse comme "un entre-deux", "d'une couleur indéfinissable".... enfin, il faut vraiment qu'elle n'ait aucun noirs dans son entourage pour ne pas savoir que nous sommes une palette de couleurs, mesdames et messieurs :-). Enfin, ce livre n'est pas mauvais, l'autrice a une jolie plume, il y a des aspects poétiques, philosophiques, mais il aurait pu être mieux. Il y avait de quoi faire.
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January est la narratrice de cette histoire, et revient sur ce qui l'a amenée à découvrir ces portes. On ne sait pas vraiment à quelle époque elle fait ce récit ni pourquoi. Elle raconte et puis c'est tout, on adhère à ce qu'elle raconte sans se poser de questions. Enfin il m'a manqué une dimension importante pour suivre la narratrice : cette crédibilité narrative indispensable pour que ça tienne debout. C'est un point assez souvent négligé je trouve, et c'est dommage, car cela aurait pu ajouter quelque chose d'intéressant ici.
Ca aurait été assez longuet si ce récit n'avait pas été entrecoupé par un autre fil, dont je parlerai plus bas, et par un regard critique porté sur la société de l'époque. Place de la femme dans cette société très patriarcale et paternaliste, racisme bien évidemment, rapports de classes entre les personnages, éducation des enfants… Ce n'est pas le coeur du roman, et ce n'est ni très exhaustif, ni très original. Mais enfin, ce fond a le mérite d'exister et apporte un peu de contexte pas dénué d'intérêt.

Les dix mille portes de January raconte le passage de l'enfance à l'âge adulte. January évoque son enfance dans la bonne petite société bourgeoise américaine au début du XXe siècle. Parcours un peu compliqué car January n'a plus de mère, son père est un grand voyageur qu'elle ne voit que peu, et surtout c'est une métisse à la peau sombre. Et ça, en 1901 aux Etats-Unis, c'est embêtant. Et surtout, January a le coeur et l'âme aventuriers; être une bonne petite fille obéissante n'est pas dans ses plans. Elle va donc connaître les injustices, les frustrations, les moments qui font grandir très vite, et puis va peu à peu s'affirmer, tracer sa route, faire ses propres choix.
January m'a un peu fait penser à Sophie, des romans de la comtesse De Ségur, avec des scènes très similaires. Pas mal de scènes très ponctuelles, mises bout à bout, qui reconstituent l'enfance de January, sa nature, son caractère et son désir d'évasion.

Les dix mille portes de January c'est surtout un bon petit roman d'aventures. Et c'est là aussi l'intérêt d'avoir dessiné préalablement un cadre contextualisé au récit et une société très contrainte. En effet, le désir d'évasion de January se comprend et se détache ainsi d'autant plus. La porte est d'abord cela, la matérialisation d'un désir de fuite, de liberté, de détachement vis à vis de ce monde étriqué.
January tombe sur un manuscrit très étrange qui raconte l'histoire d'une certaine Ada, qui trouve et cherche des portes, voyage de monde en monde. Dans un premier temps, l'aventure du roman est vécue par procuration, donc, à travers le personnage d'Ada. Un roman dans le roman, comme une fenêtre ouverte sur un autre monde. Très clairement, c'est l'histoire d'Ada qui m'a intéressée davantage, parce que le récit englobant est assez commun et linéaire.
La frontière entre le monde de January et celui d'Ada tend, au fur et à mesure du roman, à devenir poreuse, et bientôt January va aussi vivre, à son tour, des aventures de porte en porte. Bref, plus on avance, plus c'est trépidant (et tant mieux, parce que le début est long à démarrer).

Je disais plus haut que le manuscrit trouvé est selon moi la 1e porte, et la plus fondamentale du roman. J'aime beaucoup la symbolique de la porte, marqueur de frontière, de limite et de passage à la fois. On en retrouve dans toute la littérature mais ce qui est intéressant ici, c'est que ces portes dynamisent les relations entre les personnages, qui jouent à une grande partie cache-cache. Les uns franchissent la porte sans un regard en arrière, d'autres les repassent plus tard, et enfin d'autres encore les referment. Les portes apparaissent, disparaissent, peuvent être coincées… Pourquoi et comment, je vous laisse le découvrir.

Malgré tout, je n'ai pas trouvé dans ce roman la force du propos assez similaire de la cité des nuages et des oiseaux, que je trouve beaucoup plus méta et vertigineux. de la même manière, il ne réinvente pas grand chose, finalement. le fond de l'histoire est assez banal, avec des personnages plutôt archétypaux, aux motivations très basiques et des ressorts maintes fois vus. Passons aussi sur certains rebondissements fastoches. Mais Les dix mille portes de January parvient à tirer son épingle du jeu avec quelques originalités, notamment la manière dont ces portes s'ouvrent.
En effet, celles-ci s'ouvrent par l'écrit. Les dix mille portes de January célèbre le pouvoir du langage et des mots. L'écrit ici donne forme, dessine la réalité, les réalités, aussi modelables que l'on souhaite – du moment que l'écrit est suffisamment précis pour être compris. C'est une jolie métaphore du travail du poète, et par extension, de l'écrivain. Car ces portes, ce sont bien les personnages qui les façonnent à leur image, comme Alix E. Harrow nous en ouvre une, immense, par ses mots.
Lien : https://zoeprendlaplume.fr/a..
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January est une jeune métisse, vivant en pleine ségrégation raciale aux États-Unis au tout début du XXe siècle. Son père travaille pour un riche milliardaire collectionneur d'objets archéologiques rares. Étant toujours en voyage pour ses recherches, January est en pratique élevée par ce dernier, dans une cage dorée, et a souvent l'impression d'être aussi un objet de collection destiné à épater la bonne société.

Mais January a aussi la capacité d'ouvrir les Portes. Si lors de vos promenades, vous croisez des portes tenant bizarrement debout au milieu de ruines, d'autres couvertes de toiles d'araignée dans un bâtiment historique, ou encore des arbres et des lianes formant une sorte d'arche, il est fort probable qu'il s'agisse d'une Porte qui permet de voyager entre deux mondes. Cette capacité de la jeune fille est pourtant fortement réprimée par son père adoptif, qui veut en faire une jeune femme de la bonne société (et les femmes biens comme il faut n'ouvrent pas de Portes).

J'ai beaucoup apprécié le point de départ du livre, qui offre finalement une explication unique à tous les contes et les mythes du monde : les géants, les fées, les vampires, les farfadets, … ne seraient finalement que des voyageurs d'autres mondes ayant passé, volontairement ou par accident, une Porte. Ces voyages apporteraient aussi des idées neuves, des nouvelles technologies, et seraient le point de départ de beaucoup de révolutions que nous avons connues.

En second niveau de lecture, on peut aussi y avoir un besoin d'évasion, pour une jeune femme soumise au pouvoir des hommes (qui peuvent l'enfermer dans sa chambre, ou l'envoyer à l'asile si elle est trop indisciplinée), et métisse dans un monde où il ne fait pas bon de ne pas être blanc. À ce titre, le livre nous plonge dans une ambiance un peu mélancolique et de « Paradis perdu ». January devra batailler durement pour acquérir son indépendance : à quoi bon avoir le pouvoir de voyager entre les mondes si on ne peut même pas sortir de chez soi, ou prendre le train pour chercher d'autres Portes ?
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critiques presse (2)
Elbakin.net
13 octobre 2021
Classique, parfois dès lors un peu prévisible, The Ten Thousand Doors of January est un petit (ou grand ?) plaisir qui n’a rien de coupable mais peut-être pas tout à fait à la hauteur de certains lauriers.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net
12 novembre 2020
Classique, parfois dès lors un peu prévisible, The Ten Thousand Doors of January est un petit (ou grand ?) plaisir qui n’a rien de coupable mais peut-être pas tout à fait à la hauteur de certains lauriers.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Celui-ci ne sentait comme aucun livre que j'avais un jour ouvert. La cannelle et la fumée, les catacombes et le terreau. Les soirées humides en bord de mer et les midis collants de transpiration sous les feuilles des palmiers. Il sentait comme s'il avait voyagé par voie postale plus longtemps qu'aucun autre paquet, comme s'il avait fait plusieurs fois le tour du monde et accumulé les couches de parfum, tel un clochard les vêtements.
II sentait comme si on avait moissonné l'aventure elle-même en pleine nature, qu'on l'avait distillée qu'on en avait aspergé chaque page.
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Ceux qui fréquentent assidûment les livres - ceux qui passent leurs après-midi de liberté dans des librairies vieillottes, ceux qui caressent furtivement le dos des volumes familiers - savent que le feuilletage est une étape essentielle du processus d'apprivoisement d'un nouveau livre. Le but n'est pas de lire les mots, mais lire le parfum qui s'échappe des pages dans un nuage de poussière et de pulpe de bois.
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" Tomber sur quelqu'un dont les désirs sont si semblables aux siens procure un profond sentiment d'étrangeté, comme si on touchait son reflet dans un miroir et qu'on sentait de la chair sous ses doigts. Si tu devais être assez chanceux pour trouver un jour cette symétrie magique et fragile, j'espère que tu seras assez courageux pour l'attraper à deux mains et ne pas la laisser s'échapper.
Moi je ne l'étais pas, à cette époque."
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Une chaleur enivrante m'a enveloppée, comme si je me tenais au cœur d'un brasier. Je ne connaissais pas cette émotion, j'aurais été incapable de la nommer - sans doute parce que personne n'avait jamais cru en moi jusqu'à ce jour. Ou alors en une version de moi tout autre, moins capable. Locke, mon père et Jane avaient tous cru en la January timide qui hantait les couloirs de la Maison Locke, qui avait désespérément besoin de leur protection. Mais Samuel me regardait à présent comme s'il s'attendait à me voir manger du feu ou danser sur des nuages d'orages. Comme s'il s'attendait à me voir accomplir un acte miraculeux, courageux et impossible.
Sa confiance était une armure que je revêtais, une paire d'ailes que je déployais, un océan au-delà de mes limites ; sa confiance se rapprochait dangereusement de l'amour.
J'ai encore contemplé son visage l'espace d'une seconde avide, le temps de laisser sa foi pénétrer tous les pores de ma peau, puis je me suis tournée vers la porte. J'ai empli mes poumons d'air chargé d'iode et de fumée, consciente de la confiance de Samuel derrière moi tel un vent chaud gonflant la voile d'un navire, et j'ai posé la plume sur la page.
La porte s'ouvre, ais-je écrit, et je croyais à chacune des lettres que j'avais couchées sur le papier.
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Le feuilletage est une étape essentielle du processus d'approvisionnement d'un nouveau livre. Le but n'est pas de lire les mots, mais de lire le parfum qui s'échappe des pages.
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Vidéo de Alix E. Harrow
Extrait du livre audio « Les Dix Mille Portes de January » d'Alix E. Harrow, traduit par Thibaud Eliroff, lu par Zina Khakhoulia. Parution numérique le 26 avril 2023.
https://www.audiolib.fr/livre/les-dix-mille-portes-de-january-9791035412746/
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