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ISBN : 2743639989
Éditeur : Payot et Rivages (29/04/2017)

Note moyenne : 2.52/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Après «Un certain monde», très remarqué par la presse et les libraires, Rivages poursuit la découverte de ce génie méconnu des lettres australiennes avec un nouvel inédit, «Deux soeurs», roman psychologique qui plaira aux fans de Daphné du Maurier. Clare et Laura décident de fuir leur terrible famille grâce à Felix, un homme charmant qui se présente en bienfaiteur. Mais l'homme se révèle d'une grande cruauté au fil du temps, manipulateur et tyran. Best-seller en Aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  01 décembre 2017
A la mort brutale de leur Pére, dans l'Australie de l'aprés guerre , deux jeunes filles dont une encore dans l'enfance , Laura et Clare Vaizey, se voient confiées à leur mére, absente jusqu'alors de leur existence.
Elles grandissent comme elles le peuvent esclaves des caprices exclusifs de celle - ci, d'une indifférence glacée mêlée à un despotisme doucereux, une cruauté indolente, totalement narcissique , cette mére....
Soudain elle décide de quitter l'Australie pour l'Angleterre , sans s'encombrer de ses filles.
Elle les laisse aux mains de Felix, l'employeur quadragénaire de la jeune Laura, qu'il épouse.
Il accepte de s'occuper aussi de Clare , encore adolescente .....
Elles emménagent bientôt dans une superbe villa blanche et spacieuse qui appartient à Félix.
Il s'avère que l'aimable Felix se révélera au fil du temps , un pervers narcissique, alcoolique , d'une violence ahurissante , dont l'effroyable haine et la volonté d'emprise et de main mise ne feront qu'empirer ....
Ses accès de violence: pièces dévastées comme dans une ville abandonnnée aprés des jours et des nuits de bombardement, rideaux déchirés, débris de verre , chaos total, situation inextricable..." Que pouvait - on désirer d'autre au milieu de ce cauchemar que la fin de l'angoisse?" Songe Clare, " Quel individu raisonnable et sensible ne se moquerait - il pas de l'idée qu'il pût exister dans une charmante maison coloniale de banlieue aux murs blancs , une situation humaine dépassant les pouvoirs de réparation et du bon sens? "
Laura, acceptera l'humiliation, l'esclavage intérieur , la haine , la servitude, la douleur psychologique intense , l'effacement , elle deviendra l'ombre d'elle -même, ..terrifiée , elle restera captive ......
L'autre , Clare se soustraira à sa maniére " Elle s'était juré de survivre, elle n'accepterait pas d'être rejetée ..."elle avait soif de lucidité et de compréhension, conserver toute son énergie afin de sauvegarder son propre équilibre ..."
Une enquête psychologique dotée d'une mécanique parfaite, impressionnante et saisissante , un roman noir machiavélique , lutter ou subir?
Deux innocentes aux mains folles d'un pervers , un ogre? Comme dans les contes.
À lire à condition de le replacer dans son époque... Les années 40 .....
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diablotin0
  22 janvier 2018
Je n'ai pas du tout adhéré au style. Très rapidement j'ai eu tendance à lire en diagonale ce qui est évidemment très mauvais signe et finalement j'ai abandonné, trop de livres m'attendent pour me forcer à lire un roman qui me déplait.
L'aspect psychologique qui aurait dû être traité avec force et finesse vu le sujet ne répond pas à mes attentes. Je suis restée distante, je n'ai jamais ressenti d'empathie pour ces deux soeurs, ce qui est assez étrange vu le sujet. le style y est sans doute pour quelque chose, style qui s'apparente à une étude clinique. (Il est précisé, dans plusieurs critiques qu'il faut se remettre dans l'ambiance de l'époque, oui bien sûr, mais ce n'est pas cela qui m'a gêné, mais bien l'écriture, le style et la façon dont est "analysée" la psychologie des personnages)
Je regrette mais au regard des critiques, je m'aperçois que je ne suis pas la seule à avoir été déçue.
J'ai conscience d'être peut-être un peu sévère avec mon étoile vu que je ne suis pas allée jusqu'au bout, mais justement, ce n'est pas dans mes habitudes !
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rosulien
  17 juin 2018
Un roman ennuyeux et daté . L'histoire se passe en Australie dans les années 1940. La guerre est vaguement présente mais vraiment très loin et n'a quasiment aucune influence sur l'histoire de ces deux soeurs. Leur père vient de mourir , leur mère ne s'intéresse pas du tout à elles , part seule en Europe et les laisse donc seules tant sur le plan psychologique que social.L'ainee croit trouver la solution en épousant son patron, nettement plus âgé mais qui accepte de s'occuper aussi de la petite soeur.Bien sur,cet homme se révélera profond perturbé psychologiquement.Mais toute cette histoire est bien longue, bien ennuyeuse et surtout d'u e banalité affligeante surtout dans le contexte historique même si nous sommes en Australie
Un roman qui date de 1966 et qui aurait pu rester dans les cartons Sur des sujets similaires, il y a eu des oeuvres bien plus marquantes .Lecture totalement inutile.
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Fifibrinda
  07 juillet 2017
Australie, fin des années 30. Laura et Clare poursuivent tranquillement leur scolarité dans une pension pour jeunes filles de bonne famille et tous les espoirs leurs sont permis quant à leur vie future. Mais la disparition de leur père assombrit leur ciel serein : il leur faut quitter la pension pour aller vivre avec leur mère, « malade », dépendante, tyrannique et toxique. Laura doit renoncer à ses rêves de médecine et s'inscrire dans une école de secrétariat et commerce, tandis que la jeune Clare est inscrite au collège le plus proche. le climat familial est lourd, étouffant, sombre, à l'image du climat international … La mère supporte aussi peu l'un que l'autre et aspire à rentrer en Europe pour y trouver des conditions de vie plus confortables, mais que faire des filles ? C'est alors que le très respectable Félix Shaw entre en scène, avec ses costumes de Saville Row et son usine … Il commence par offrir un emploi à Laura, puis des cadeaux et sorties à toutes les trois, puis parle de mariage comme il règlerait l'achat d'une nouvelle usine, et ce langage devient vite celui de la mère … Laura se résigne (se dévoue ?) et accepte le marché. La voilà devenue Mrs Shaw : plus de salaire mais toujours autant de travail à l'usine, sans compter la maison à tenir et Clare à élever puisque madame Mère est repartie en Europe …
Le piège est en place : l'usine de Félix, la maison de Félix, l'argent de Félix, le bon plaisir de Félix, les beuveries de Félix, les caprices de Félix, la violence de Félix … Ou comment un pervers narcissique se construit une parfaite petite famille parfaitement dysfonctionnelle : l'ogre ordonne et terrorise, l'épouse soumise obéit, souffre et s'interpose pour ménager le tyran domestique ou protéger sa jeune soeur, et celle-ci supporte mais réfléchit, compare et tente de faire réagir son aînée.
Félix protège les siens « en bon père de famille », les isole et les exploite, les insulte et les brutalise, les détruit à petit feu tout en paradant avec ses beaux costumes, sa voiture, sa maison, son usine … Il tire des ficelles, joue des coups de poker avec leurs vies et celles de quelques « amis » rencontrés en faisant des « affaires » …
L'ambiance est délétère, les femmes sont soumises à la brutalité avilissante des hommes, l'horizon est noir, lourd, fermé …
Elizabeth Harrower, Australienne, auteur de chroniques et critiques pour le Sydney Morning Herald, et de cinq romans psychologiques remarqués, écrits entre 57 et 71, a créé un univers particulièrement étouffant et angoissant, que d'aucuns ont rapproché de Hitchcock ou de Daphné du Maurier. Son écriture est vive, précise, procédant par petites touches, allusions implicites, toute en sobriété, à tel point que l'on serait tenté de la qualifier d'écriture « blanche ». Les personnages ne sont pas décrits ou commentés, mais campés : ils sont et agissent et cela suffit à étreindre le lecteur d'une angoisse et d'un désespoir de plus en plus absolus. Pas de pathos, pas de grandes tirades ou de dialogues sophistiqués, les faits et quelques paroles suffisent …
Encore une fois, Masse critique est une magnifique opportunité de découverte littéraire …
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Sourisetdeslivres
  21 juin 2017
Voilà un roman qui est paru une première fois, mais l'auteure née en 1928 est vite retombée dans l'oubli.
Réédité en français cette année (son autre roman « avec un certain monde » a été salué par la critique en 2016) j'ai eu envie de le lire.
Si vous lisez ce roman, il faut que vous vous remettiez dans les moeurs de l'époque où ce roman a été écrit sinon vous ne comprendrez pas les réactions des deux soeurs : Laura, l'aînée et Clare la cadette.
Nous suivons donc Laura et Clare, leur père décédé elles doivent quitter leur école de jeunes filles de bonne famille, elles vont habiter avec leur mère dans la banlieue de Sydney.
Stella Vaizey leur mère est agaçante au plus haut point, elle prend ses filles pour des domestiques, se « venge » de leur déchéance comme si Laura et Clare étaient responsables. Elle ne quitte jamais son canapé ou sa chaise longue, disséminant ses ordres.
Laura comprend que la carrière de médecin à laquelle elle se destinait n'est plus qu'un lointain souvenir, elle entame une école de commerce où elle apprend la sténo-dactylo.
Son certificat en poche elle se met très vite à travailler, elle n'a pas le choix, la subsistance de sa jeune soeur et de sa mère repose sur ses épaules.
Elle est engagée dans une usine dirigée par Felix Shaw, un homme 20 ans plus âge que Laura mais pas méchant avec ses employés, on peut même dire qu'il est généreux et juste.
Quelques années plus tard, leur mère décide en plein milieu de la Seconde Guerre mondiale de retourner en Angleterre, après tout ses filles sont grandes et se débrouilleront bien seules.
Félix Shaw propose alors à Laura de l'épouser.
Laura ne connaît rien de la vie, elle a quitté son école de jeunes filles pour ensuite travailler à l'usine et chez elle, elle n'a pas de loisirs, pas d'amies, elle ne sort jamais.
Après réflexion elle se dit qu'après tout Félix n'est pas méchant, il a toujours été un patron gentil et il propose de prendre en charge les frais de scolarité de Clare, de quoi les mettre à l'abri.
Laura ne sait pas encore qu'elles les emmènent tout droit dans la gueule du loup.
Très vite le véritable caractère de Félix Shaw se révèle tout autre que ce qu'il avait montré jusqu'à présent.
Il est cruel, violent, rabaissant sans cesse les 2 femmes, il a besoin de son auditoire chaque soir, son harem comme il le dit en rigolant.
Laura la plus sage des 2 soeurs accepte son sort, elle se dit qu'un jour ou l'autre Félix changera, Clare, elle, est différente elle se révolte, elle fait part de ses angoisses à sa soeur, elle aspire à une autre vie mais obéit quand même à sa soeur et Félix.
Ce roman est terrible, à chaque chapitre on plonge de plus en plus dans la psychologie des personnages et des moeurs des années 40-50, il faut vraiment garder ce fait à l'esprit quand vous le lirez, car sinon vous ne comprendrez pas les réactions des personnages et surtout de Laura.
Au fil du roman, Laura est comme aliénée par Félix, vous avez envie de la secouer, qu'elle ouvre les yeux, qu'elle crie ou parte très vite de sa jolie maison, mais où règne l'horreur.
J'ai trouvé quelques longueurs à certains moments, mais sinon c'est un roman remarquable du côté de la psychologie des protagonistes. Une fine analyse de la société, noire, certes, mais juste.
L'auteure joue avec vos nerfs, vous êtes pris d'empathie pour Laura et Clare, vous détestez ce type fou, vous vous demandez comment il va réagir, il rigole et d'un coup sans savoir pourquoi il explose.
Une auteure à découvrir, un roman noir psychologique que vous aimerez si vous vous plongez dans l'époque.
Il m'a révolté, j'ai aussi pensé à toutes ces femmes pour qui ce n'est pas un roman, car oui, on a évolué depuis, mais c'est un sujet qui je trouve est encore tabou, surtout quand on en est victime.

Lien : http://luciebook.blogspot.be..
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critiques presse (3)
Lexpress   16 août 2017
Elizabeth Harrower sait magnifiquement suggérer l'inquiétude et la folie, la manipulation et la soumission, décryptant avec patience la mécanique de l'emprise qui peut tuer ou rendre invincible.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   09 juin 2017
Avec Deux sœurs, Elizabeth Harrower construit un univers à la Hitchcock, cette vaste bâtisse cernée de murs et de cris, hantée par on ne sait quelle malédiction.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   03 mai 2017
Dans l'Australie de l'après-guerre, deux jeunes filles se retrouvent sous le joug d'un pervers. L'une l'accepte, l'autre se libère. Une enquête psychologique saisissante.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   07 mai 2017
Laura avait lu des livres. Dans chacun, à l'exception de certaines histoires dramatiques situées à d'autres époques et mettant en scène des personnages et des circonstances ridiculement éloignés d'elle, tout se terminait bien pour l’héroïne. Et si leur projets avortaient et qu'il n'y avait plus aucun espoir, cela semblait toujours dû à un extraordinaire malentendu. Les jeunes filles et leur amoureux se précipitaient alors en riant vers un avenir de rêve. N’était-elle pas une jeune héroïne ?
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Annette55Annette55   01 décembre 2017
" Il y avait, dans la cuisine, un long couteau à lame courbe. N'était ce - pas, chez Félix la secrète conscience que ses souriantes et implicites menaces de sang et de mort effrayaient sa femme jusqu'à la moelle qui le poussait , en pleine nuit, à déclencher ses ultimes et sinistres scènes dans la cuisine avec son dangereux arsenal d' instruments métalliques aux lames acérées ?"
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2018
C’était étrange de ne faire de projets que le matin pour l’après-midi et le soir, alors que le jour suivant, la semaine suivante n’étaient qu’un vide informe et l’année suivante, ou les cinq années suivantes, semblables à l’espace au-delà de l’univers. Elle avait la sensation d’avoir égaré un plaisir vital dont elle n’avait qu’un vague souvenir, ou bien une partie d’elle-même. Il n’y avait pas de place pour le rêve.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2018
Elle faisait penser à quelqu’un qui, ayant avec courage effectué tous les préparatifs d’une opération susceptible d’abréger sa vie, comprend avec un terrible serrement de cœur, à l’instant où descend le masque d’anesthésie, que cette chose épouvantable est réelle, inévitable, et qu’il ne servirait à rien de résister ni de hurler.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2018
Même l’argent ne peut pas tout acheter.
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Vidéo de Elizabeth Harrower
Elizabeth Harrower on her book 'In Certain Circles' being published for the first time and what her old friend Patrick White would've thought.
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