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Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)
EAN : 9782847201376
491 pages
Éditeur : Gaïa (25/05/2009)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Mattias est né en 1969, la nuit où l’Homme a marché sur la Lune. Il en garde une fascination pour l’espace, le lieu de tous les possibles, mais surtout pour le vrai architecte de la mission Apollo 11, non pas Armstrong mais Buzz Aldrin, celui qui le second mettra le pied sur la Lune. Comme l’astronaute, Mattias refusera d’entrer dans la lumière ou dans la légende, il sera celui qu’on ne repère pas en classe, celui dont on ne se souvient pas vingt ans après, il devie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Malivriotheque
  23 mars 2018
Matthias, qui mène une petite vie tranquille avec son job de jardinier et la même copine depuis plus de dix ans, voit pourtant tout s'effondrer autour de lui quand il perd presque en même temps le job et la copine en question. Alors qu'il est en voyage avec des amis, il se retrouve sans souvenir aucun sur une route des Îles Féroé, avec un tas d'argent en poche. Il ne sait pas comment il est arrivé là mais ça lui convient très bien parce qu'il n'en peut plus, il veut qu'on l'oublie encore plus, lui qui s'est toujours évertué à ne pas attirer l'attention. Il est récupéré par Havstein, directeur d'un havre de paix bien particulier...
Mais... il ne se passe rien dans ce roman !!! Enfin... presque on va dire. Et c'est bien dommage, car la description absolument inutile de la vie du héros sur place et les dialogues pour la majorité totalement superflus se fondent dans une écriture remarquable, proche parfois d'une oralité littéraire dans laquelle je me retrouve, doublée d'un travail de traduction incroyable à la langue hyper fraîche et vraie (on ne souligne jamais assez le travail des traducteurs, surtout quand il est impeccable).
Et ce mélange d'inutilité et de qualité narrative a de quoi déboussoler un peu, alors que ce n'est semble-t-il pas l'effet recherché par l'auteur.
On attend, beaucoup, et on apprend, peu. La fin tarde largement à venir et l'on ne comprend pas vraiment pourquoi Matthias se perd à ce point-là, est épuisé à ce point-là, se contente du vide à ce point-là, s'éloigne de tout à ce point-là. Sa recherche de la deuxième place (comme Buzz Aldrin) qui plus est ne se révèle jamais vraiment fructueuse, lui qui se rend intéressant dès qu'il ingurgite trop d'alcool, ou prend le leadership d'une troupe cabossée. C'est un paradoxe qui a du mal à passer tout au long de la lecture, il y a comme une chose qui ne colle pas.
Quelques menus mystères ponctuent le récit ici ou là mais sans non plus rendre le bouquin intéressant. le seul passage marquant (tardif pour le coup) sera peut-être le passage en toute fin d'ouvrage où le personnage de Carl raconte son expérience traumatique en Bosnie pendant et après la guerre. Donc pas grand chose à voir avec le héros en somme.
C'est une lecture longue, qui apporte peu au final. Car si les personnages semblent se chercher et pour certains plus ou moins se (re)trouver dans cette Usine où Matthias réside, le lecteur, lui, se perd, s'est perdu au cours du texte. Et cette attente d'une éventuelle action ou d'un éventuel rebondissement n'ont rien à voir avec une expérience de lecture particulière puisque le narrateur prend le lecteur à témoin, non ne lui propose de vivre son expérience. On est loin d'un effet à la Désert des Tartares de Buzzati, qui, lui, mêlait pleinement le lecteur au sort de son personnage principal.
Y a pas vraiment de raison de lire ce livre (et c'est bien triste vu les talents d'écriture de l'auteur). Si vous vous sentez paumé et seul, vous vous sentirez encore plus paumé et seul après ça. Peut-être, seulement et avec du recul, ce livre nous apprend-il qu'il faut du temps pour guérir et que chacun a ses propres traumatismes ; voire que singularité ne rime pas forcément avec folie... Mais trop de phrases et de dialogues menant nulle part ruinent le peu d'intérêt dégagé.
En ce qui me concerne, je me retrouve aujourd'hui avec ce livre entre les mains parce que c'est moi, il y a dix ans, qui ai trouvé ces images pour la couv' et la quatrième de couv', moi la petite stagiaire (j'aurais voulu faire rimer avec "pas chère" mais non, gratuite la stagiaire, comme d'hab à l'époque et encore trop souvent aujourd'hui). Et pour le coup, j'en étais fière, elle est class cette couverture. Mais je n'avais pas lu, pas le temps. Je sais aujourd'hui dix ans plus tard que cette couverture n'a rien à voir avec le texte. Et pourtant, les éditrices étaient super enthousiastes quand elles ont vu mes propositions, elles qui avaient lu le livre. Allez comprendre... Tout ça pour dire que le plus intéressant finalement dans cet ouvrage, c'est sa gueule. Dommage on a dit...
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Bellonzo
  07 janvier 2014
Il s'appelait Edwin Buzz Aldrin et arriva sur la Lune en deuxième position. Comment voulez-vous vous remettre d'une telle expérience? le passionnant premier roman du jeune auteur norvégien Johan Harstad nous présente Mattias, né la nuit de juillet 69 où un petit pas pour l'homme etc. Mattias garde de cette date une fascination pour le "rouage" Aldrin en cette mission Apollo 11. Plutôt nanti en une société nordique sans trop de problèmes majeurs Mattias n'aura qu'un but, curieux, une sorte de quête d'un anonymat qu'il pensera trouver aux Iles Féroé, ce confetti en voie de boréal où les arbres s'apparentent plus aux lichens qu'aux séquoias. Mais il n'y trouvera qu'une intranquillité et quelques amis en équilibre instable. Harstad revient régulièrement au destin d'Aldrin, agité lui aussi. Ce parallèle entre le deuxième homme et cet autre homme, Mattias, souffrant d'être le premier pour ses parents par exemple, et même le seul, est extraordinaire de précision et d'intériorisation d'un héros septentrional. On sait depuis les auteurs de polars de là-haut que nuit polaire, soleil de minuit et saunas baltiques n'assurent pas forcément la félicité.

Ce roman, récent, est à ma connaissance peu présent dans les critiques. Je l'ai emprunté par hasard à la Bibliothèque Municipale. Cela m'arrive parfois, au vu de la couverture, du titre, ou de quelques lignes au dos. J'aimerais beaucoup avoir l'avis d'autres lecteurs car il m'a semblé vraiment original tant par sa géographie (peu de romans se passent aux Féroé) que par ses influences revendiquées du côté d'un certain rock un peu désespérant, du côté aussi d'un absurde quelque peu tartaro-buzzatien. Archives psychiatriques au milieu de nulle part. Inquiétant non? Un personnage arrive seul sur un canot, venant de l'Ouest. Plutôt troublant. Normalement on fait naufrage dans une île du Pacifique Sud.
Visiblement ce passionnant roman m'a tourneboulé.
Perdrez-vous un peu la boussole, vous aussi?
Et si oui mais où serez-vous donc passés?
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crapahutevida
  11 juin 2017
Généreux et humaniste....
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
crapahutevidacrapahutevida   11 juin 2017
tout le monde ne veut pas diriger une entreprise. Tout le monde ne veut pas figurer parmi les sportifs les plus doués de la nation, siéger au sein de différents conseils d’administration, tout le monde ne veut pas avoir les meilleurs avocats dans son équipe, tout le monde ne veut pas se réveiller le matin avec les réjouissances ou les catastrophes claironnées par la une des journaux.
Certains veulent être la secrétaire qui reste toute seule après que les portes de la salle de réunion se sont fermées, certains veulent conduire une benne à ordures, même le jour de Pâques, certains veulent autopsier le corps du garçon de 15 ans qui s’est suicidé un matin de janvier et a été retrouvé une semaine plus tard dans le lac.[…]
Certains veulent être un rouage.
Non pas parce qu’il faut bien que certains le fassent, mais uniquement parce qu’ils veulent le faire
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