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EAN : 9782207136928
320 pages
Éditeur : Denoël (08/02/2018)

Note moyenne : 2.82/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Quand le mythe de la «mère parfaite» en prend un coup…
Mele Bart tient un blog culinaire. Installée à San Francisco, elle a vingt-huit ans, une magnifique petite fille de deux ans, Ellie, et un ex, Bobby, qui lui a appris qu’il était déjà fiancé à une autre le jour où elle lui a annoncé qu’elle était enceinte. Quand ce dernier lui demande que leur petite fille soit demoiselle d’honneur à son mariage, Mele accepte, un peu à contrecœur. Pour se changer les idé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  02 mars 2018
Mele n'a pas encore trente ans mais elle dispose de toutes les cartes pour être une parfaite desperate housewife. Elle a été « mise en cloque par l'amour de sa vie qui avait fini par la plaquer pour rejoindre l'amour de sa vie à lui. » Depuis, elle élève seule sa fille de deux ans et demi, l'adorable petite Ellie qu'elle ne considère par comme un cadeau du ciel mais une « merveilleuse erreur ». Lorsqu'Ellie était encore bébé, Mele a pris conscience qu'elle était en train de s'embourber dans une existence plutôt solitaire et elle a fait le maximum pour rencontrer des gens. Elle s'est notamment inscrite au CMSF (Club des mamans de Sans Francisco) et a fait la connaissance, par le plus grands des hasards, de ceux qui constituent désormais son cercle d'amis, Annie, Georgia, Barrett et Henry, avec qui elle discute de longues heures au parc pour enfants. Mais voilà, si sa vie connaît une phase de stabilité, Mele souffre de son manque d'évolution professionnelle. Elle décide alors de se lancer dans le Concours du livre de cuisine du CMSF. Ses recettes, inspirées de situations cocasses vécues par elle-même et par ses amis, nous permettent de découvrir la face cachée de la société dans laquelle elle évolue.
La Guerre des mères est un roman qui m'a beaucoup fait rire, je garderai notamment en mémoire l'anecdote hilarante de la séance d'épilation chez l'esthéticienne ! L'humour n'est cependant pas toujours utilisé aussi franchement et des allusions plus subtiles émaillent assez régulièrement le récit, elles sont comme des petits bonbons corrosifs que l'on savoure en souriant. le personnage de Mele est franchement sympathique, elle a une véritable fraîcheur et un recul sur sa vie plutôt admirable. Elle rit d'elle-même, elle rit de sa fille, elle rit de cette situation de maman solo parasitée par un ex qui se remarie et un peut-être futur amant marié, elle prend la vie avec légèreté mais pas à la légère. C'est un personnage que l'on aimerait avoir pour amie… On n'aurait plus, alors, qu'à s'asseoir sur un banc, un paquet de pop corn posé à côté, et les commérages iraient bon train. L'idée de départ est également très intéressante : associer les recettes de cuisine inventées par Mele aux histoires que lui racontent ses amis, mettre en scène leur quotidien dans l'assiette, transformer les péripéties de la société franciscanaise en croque-monsieurs ! Cependant, sur les 300 pages du roman, je trouve que les allusions aux recettes ne sont finalement pas si nombreuses, je m'attendais à ce qu'elles occupent davantage le devant de la scène. De plus, j'ai trouvé la structure du roman un chouia confuse : reproduction de messages postés sur le site internet du CMSF, questionnaire rempli par Mele, passages narratifs à la première personne, passages narratifs à la 3ème personne… J'aurais apprécié une narration plus simple et les anecdotes racontées n'ont, en outre, pas toute la même saveur…

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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kateginger63
  16 mars 2018
Les perfect- mum's n'ont pas la cote!
*
Les Editions Denoel m'ont envoyé ce livre à l'occasion de l'ouverture de notre blog "mère et fille qui lisent". (merci encore pour cette attention). Mais ma fille de 15 ans, en ayant lu le résumé, n'a pas voulu le lire.
Oui, je suppose qu'elle est loin encore des soucis des jeunes mamans.
*
La couverture orangée et fraîche créée par l'illustratrice Soledad Bravi laisse penser à une comédie chick-lit. Une sorte de lecture légère et facile pour l'été.
Pas du tout. Ne vous y trompez pas.
Il y a bien sûr la touche humoristique présente tout au long du récit.
L'auteure dépeint précisément les aventures d'une jeune trentenaire hawaienne mère et célibataire.
Mele est blogueuse culinaire à San Francisco, vit dans un quartier chic et pour se changer les idées, s'inscrit à un concours d'écriture pour des recettes de cuisine dans le très fameux club sélect "Club des mamans".
Un club un peu prétentieux qui n'accepte que des mamans parfaites à tous points de vue. Bref, certainement pas la tasse de thé pour l'héroine.
Elle arrive à rencontrer des gens charmants tout de même et elle leur propose, à chacun, de leur concocter une recette-signature basée sur une anecdote vécue.
Je trouve que l'idée est intéressante. Tout le long de ces révélations, on s'aperçoit que la carapace de ces mamans parfaites se fissure et révèle des problèmes.
Etant mère, j'ai moi-même été dans des situations similaires. Un peu dépassée, un peu déboussolée face à l'immense tâche de bien éduquer son enfant , à travers le prisme parfois déformant de notre société.
*
Avec lucidité, l'auteure a bien su retranscrire la face cachée de la maternité.
Et l'amour? Au début du récit, Mele a été échaudée par l'amour et tout le long elle doute de sa féminité mais......je n'en dirais pas plus :)
Une comédie grinçante certes, mais valorisante pour nous les mamans si imparfaites!!
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marnchoups
  09 avril 2018
Vous connaissez ces lectures à l'écriture légère et pleine d'humour ? Elles ont le pouvoir de nous tirer des rires francs et bruyants, ce qui il faut être honnête, ne sont pas toujours les bienvenus. Pas plus tard qu'avant hier, je n'ai pas réussi à réprimer mon rire à la suite d'une scène particulièrement visuelle. Une fois ça peu passer à peu près inaperçu mais deux fois, les regards ont commencé à peser sur moi. Ce qui ne serait pas arrivé à une mère parfaite, elle aurait su se tenir ou encore mieux elle aurait lu quelque chose de plus..de moins...enfin vous voyez ce que je veux dire ? Ces parfaites ont tout pour elles et savent tout faire à la perfection.
Ce qui n'est pas mon cas ni celui de Mele. Cette mère célibataire élève seule sa fille Ellie et ce n'est pas par choix. L'homme qui n'est pas celui de sa vie a cru que ça serait marrant de jouer sur deux tableaux en même temps. Sauf qu'à un moment, un des deux s'est retrouvé dans l'ombre et ce n'est pas celui de l'autre femme.
Mele vit donc en tête à tête avec sa petite tête blonde qu'elle élève bien comme il faut. Enfin à ses yeux car dans la belle et ensoleillée ville de San Francisco, le CMSF ( comprenez le Club des Mamans de San Francisco ) règne en maître sur tout ce qui a trait à la maternité, l'éducation et l'éveil des enfants. Pour être bien vu dans ce comité il faut être riche, belle, avoir une nounou et des jouets en bois. Sur le papier Mele est tout ça mais dans la vie elle est pas trop moche, pas vraiment fauchée si on compte l'argent qu'elle emprunte chaque mois à ses parents pour vivre, et a des jouets en bois pour sa fille si on compte les ustensiles de cuisine qui ornent ses plans de travail. Quant à la nounou, elle n'est ni mexicaine ni porto-ricaine mais plutôt issue de quartiers en vogue de San Francisco. Elles se prénomment Annie, Georgia, Barrett et Henry ( seul homme du groupe et pas n'importe lequel ! ).
Si ils sont tous inscrits au CMSF, ensemble ils forment une belle brochette hétéroclite de parents imparfaits et d'amis. Quand Mele reçoit leurs confidences sur leur vie familiale, elle les retranscrit en créant des plats à l'image des narrateurs. Car je ne vous l'ai peut-être pas encore dit, mais Mele est une blogueuse culinaire et grâce au CMSF, elle participe à un concours qui pourrait lui offrir la chance de voir son premier livre de cuisine éditer. Mais avant d'en arriver là, la maman (im)parfaite à un question à remplir.
C'est au travers des réponses de Mele à ce questionnaire que Kaui Hart Hemmings nous dresse les portraits hilarants mais bien souvent réalistes de ces mères imparfaites. Dans une certaine mesure, tous les parents pourront s'identifier à Mele et ses amis parfaitement imparfaits.
Je me suis prise d'affection pour cette lecture qui a eu le mérite de me changer les idées pendant quelques heures. La guerre des mères est un remède pour les petites baisses de régime et un déculpabilisant pour les parents.
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Kloliane
  10 avril 2018
Tout avait l'air de débuter comme une parfaite romance: Mele avait trouvé le grand amour, ils travaillaient tous deux dans un restaurant qui commençait à se faire un grand nom et… Un petit bébé est sur le point d'arriver. Mais il s'avère que la vie est pleine de surprise, bonne comme mauvaise. Et pour Mele, malheureusement, c'est la seconde option. Deux ans passent… Son cher ex l'invite à son futur mariage. La jeune femme est partagée: elle ne désire pas s'y rendre, mais elle ne veut pas empêcher non plus sa petite fille voir son père.
Ne sachant que faire et pour se changer les idées, elle se lance dans un concours de recettes de cuisine organisé par son club de mamans. Pour Merle, la cuisine a toujours été un moment d'apaisement où ses sentiments s'exprimaient à travers différentes saveurs.
Et en découvrant ses réponses au questionnaire, la jeune femme se dévoile peu à peu à nous, ainsi que ses plus proches amis, à coups d'anecdotes.
Au vu de la couverture, je m'attendais à un roman plein d'humour et de quiproquos, et agrémenté d'une jolie romance. Certes, ma première impression n'est pas très éloignée de ce que l'autrice nous propose avec l'histoire de Mele. Pourtant, sous cette comédie légère, se cache une ironie bien aiguisée qui est là pour dédramatiser les parents pensant ne pas être à la hauteur pour leurs enfants.
La narration, qui se divise de 3 façons distinctes, contribue à renforcer ce sentiment:
– Tout d'abord, il y'a les réponses de Merle au questionnaire qui nous révèle beaucoup de son quotidien, de ses sentiments face à la trahison de son ex, le désir d'écrire son propre livre de cuisine, son amour pour sa petite fille et les différentes idées de recettes s'inspirant de ses amis.
– Ses réponses sont entrecoupées par des intermèdes qui nous dévoilent les petites révélations que chaque ami de Mele lui a révélées et avec lesquelles, elle a créé de nouvelles recettes. Ses parties sont intéressantes, car elles apportent différentes facettes de parents selon une situation précise: se réapproprier son corps et se sentir désirable après une grossesse, établir un dialogue avec son enfant en pleine crise d'adolescence, démontrer aux autres mères que l'on est aussi parfaite qu'elles etc…
– Et puis, nous avons une narration typique, à la troisième personne, revenant de façon générale sur tous les personnages.
Je vous avoue avoir eu un peu de mal à suivre cette narration multiple qui me perdait un peu dans ma lecture. Mais le style ne reste pas moins agréable et j'apprécie que l'autrice essaye de rassurer les parents. Il n'y a pas de modèle parfait à suivre et nous ne sommes pas exempts d'erreurs. le plus important est d'être là pour nos enfants, à l'écoute, attentifs à ses besoins et d'être son plus grand soutien.
Puis, il y'a le thème de la cuisine, très important au sein du récit, car c'est avec ses sentiments et les anecdotes de ses amis que Mele crée ses recettes. Bien que nous ayons les noms des plats et quelques ingrédients, je m'attendais à des recettes complètes (d'autant plus qu'elles ont l'air succulentes !), mais ce n'est pas le cas. Et c'est vraiment dommage !
Quant à l'humour, elle a parfois fait mouche avec moi avec quelques anecdotes qui m'ont bien fait rire, tel que le passage entre une mère et son fils ado. Je me suis même imaginée de transposer Mininous, mon fils, et moi dans leurs rôles. Hum… Pas sûr que la scène se déroule de la même manière que celle du roman.
Et puis, par moments, je suis passée totalement à côté trouvant la situation futile et parfois déconnectée face à ce que peut appréhender des parents d'une classe plus modeste. Cela peut sembler bizarre de souligner ce genre de détails, mais je n'ai pas réussi à me détacher de ce sentiment à certains moments de ma lecture.
Conclusion:
Avec « La guerre des mères », l'autrice aura le mérite de vouloir décomplexer les parents avec un humour accompagné d'une touche d'ironie et d'une galerie de personnages hétéroclites.
Pourtant, le style un peu confus de la narration pourra ralentir un peu votre lecture et peut-être que la thématique ne peut pas être vraiment parlant pour tout le monde. Pour ma part, je regrette que l'autrice n'est pas agrémenté son récit des recettes réalisées par Mele.
A vous de voir si cette comédie quelque peu acidulée, mais un bon réconfort pour les parents, vous tente!
Lien : https://klolianebooks.wordpr..
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Taylor
  15 février 2018
Mele avait tout pour être heureuse, un compagnon et bientot un bébé. La chute fut brutale lorsque celui-ci lui annonce qu'il est fiancé et qu'il n'officialisera jamais leur couple. La voilà donc installée à San Fransisco, deux ans plus tard, elle tient un blog culianire et pour rompre sa solitude elle s'inscrit au Club des Mamans de San Fransisco.
Ce club comprend tout ce qui peut se faire en matière de maternité : du bio, des couches lavables (qu'on ne lave pas soi-même bien sur), des jouets en bois... bref du politiquement correct et de la poudre aux yeux ! Mele s'en rend rapidement compte et se fait son propre groupe de mamans : des mamans qui font ce qu'elles peuvent, des mamans pas toujours parfaites mais des mamans qui se couperaient un bras pour le bien de leur progéniture. Pour preuve que leur groupe est cool, il accepte même les papas !
Avec un ton détendu du string, l'auteur déculpabilise le mythe de la mère parfaite : est-ce que nos enfants nous aimeraient plus si on était plus que parfaites ? Non ils nous aiment parce qu'on fait les andouilles avec eux, parce qu'on s'occupe d'eux et qu'on ne les traite pas comme des objets de décoration.
En plus, l'héroine transforme les anecdotes de son entourage en recette et le résultat s'en trouve particulièrement alléchant.
En un mot, mesdames, déculpabilisez et soyez vous même !
J'aimerais aussi souligné la couverture réalisée par Soledad Bravi : illustratrice que j'adore et qui résume assez bien le ton du livre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
calypsocalypso   02 mars 2018
Les gens aiment les méchants. Ça leur laisse un peu de répit. Mais je ne suis pas méchante. Juste observatrice. J'espère que quand Ellie ira à l’école j'aurai trouvé un moyen d'en tirer parti. Même si mes parents n'ont pas l'intention de nous laisser mourir de faim, je veux faire quelque chose de ma vie - je veux élever correctement Ellie et je veux qu'elle ait une mère dont l'existence ne se résume pas à élever sa fille. J'ai été à l'université pour devenir écrivain, et au fond je désire toujours la même chose qu'à l'époque : écrire sur mes malheurs tout en créant une structure, une intrigue et des personnages de sorte que mes malheurs deviennent ceux des lecteurs. Je veux révéler quelque chose de vrai. Je veux tourner la page.
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marnchoupsmarnchoups   08 avril 2018
Comment vous sentez-vous ?
Comme un plat qui mijote. Quelque chose de chaud et de nourrissant. Quelque chose qu'on peut partager, goûter, sentir, quelque chose qui marque la fin de la déprime. J'ai l'impression que je suis prête à affronter bien d'autres choses que ce livre de cuisine. Je suis prête à écrire une histoire. Je suis prête à tourner la page.
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marnchoupsmarnchoups   08 avril 2018
Il y a une vraie magie dans le fait de prendre soin l'un de l'autre. J'avais terriblement hâte d'ouvrir le paquet. Ce serait comme ouvrir son âme, ouvrir un souvenir, ouvrir la pensée de cet acte absurde et touchant.
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LizouzouLizouzou   10 mars 2018
L'amitié est censée vous rendre plus fort, et non vous diminuer.
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LizouzouLizouzou   10 mars 2018
Parfois la vie est simple et fantastique, et tout s'additionne parfaitement. Et puis cette parenthèse se termine et nous laisse en manque.
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